Un thriller que j'ai trouvé mauvais, qui ne m'a pas réellement captivé. Il y a beaucoup d'effets musicaux pour finalement très peu de choses quand on regarde bien. Quand j'apprends que ce film a reçu trois nominations aux Razzie, je me dis que je ne suis pas fou, que je ne suis pas le seul à avoir remarqué la pitoyable prestation des comédiens, le scénario très léger, les effets visuels absolument ridicules et une réalisation très moyenne. Un ensemble pathétique !!
Chef d’œuvre tout simplement ! Les références au maître Hitchcock sont présentes (le musée de Vertigo ou la douche de Psychose) sans que ce ne soit jamais un plagiat. On est saisi par l’angoisse tout au long du film. Les angles, les cadres ne sont jamais gratuits. L’utilisation du miroir est la plus intelligente qu’on puisse faire. La musique est excellente pour mettre dans l’ambiance. Le suspense et la surprise sont tous les deux présents tout du long. Cette réactualisation de 1981 des films d’Hitchcock des années 1950 n’a pas pris une ride, tant les thèmes abordés (transsexualité, importance du geek) restent actuels. Libéré des contraintes de son illustre aîné qui était soumis au code d’autocensure Hays, DePalma se permet tout (sexe, violence). Les acteurs sont très impressionnants.
Lors de la première vision de Pulsions (Dressed to kill, 1980), ce qui saute aux yeux est la proximité du film de Brian De Palma avec le chef-d’œuvre d'Alfred Hitchcock Psychose (Psycho, 1960) et les autres références qui émaillent le film (Sueurs froides du même Hitchcock, La Nuit des masques de John Carpenter ou encore le cinéma de Dario Argento). Mais il serait dommage de réduire ce polar à ces simples hommages et de ne pas voir tout le travail du réalisateur. Effectivement, De Palma fait preuve une fois de plus d'une parfaite maîtrise du cadre et du montage, aspect qui ressort de plus en plus à chaque nouvelle vision. Il n'hésite pas à user de toutes les possibilités que lui offre le cinéma (les fameux split-screens qu'affectionne le réalisateur, l'utilisation de d'optique à double focale, les travellings, les vues subjectives...) comme a pu lui enseigner le maître du suspense. De plus, le travail sur le scénario est très rigoureux. Ainsi, toute personne ne connaissant pas le film ayant inspiré celui-ci sera surpris par le retournement de situation central. Evidemment, le spectateur connaissant Psychose sera moins étonné mais, en contrepartie, savourera le travail référentiel qu'effectue le réalisateur de Carrie. Les acteurs, quant à eux, sont parfaitement mis en valeur (notamment les deux actrices principales, Angie Dickinson et Nancy Allen, filmée toutes deux avec amour), ce qui leur permet de d'offrir de splendides prestations. Pour tous les spectateurs estimant qu'un film doit avant tout représenter la personnalité du cinéaste, il faut signaler que De Palma parsème son film de références personnelles comme le fait que la chambre de Keith Gordon remplie d'inventions reproduise celle de De Palma jeunespoiler: ou comme la séquence de drague au musée, qui en plus d'être une référence directe à Sueurs Froides (Vertigo, 1958) d'Hitchcock, renvoie au fait que De Palma lui-même draguait dans les musées quant il était plus jeune . Film n'hésitant d'ailleurs pas à traiter des sujets peu évoqués à l'époque spoiler: (les maladies vénériennes, le transsexualisme...) , Pulsions se révèle donc être un des sommets de l’œuvre de Brian De Palma.
Ça manque un peu de rythme sur le début, mais une fois le premier coup fort, ça se rattrape et c'est bien. La photographie est superbe et le suspens intense jusqu'à la fin, bon film!
Un thriller aux forts accents hitchcockiens signé Brian de Palma dont le point fort réside dans une mise en scène d’une maitrise impeccable où le cinéaste sûr de sa technique délivre un film au suspens savamment orchestré notamment dans la gestion du rythme en parvenant à faire alterner les moments de tension. Il parvient alors à jouer avec les nerfs du spectateur alors même que l’intrigue n’est pas forcément d’une grande originalité.
Mi thriller, mi érotique, “Pulsions” est un long métrage de Brian De Palma qui suit une femme lassée par sa relation avec son mari et qui se met à fantasmer sur un inconnu dans un musée ou son psychiatre. Assassinée atrocement par une femme blonde dans un ascenseur, une call-girl est témoin du crime. Les soupçons de la police se portent alors sur elle, mais celle-ci est traquée à son tour par la tueuse. Le fils de la première défunte va alors mettre au point une caméra pour découvrir l’identité de la tueuse. Certainement le film le plus chaud du cinéaste, le point de départ de “Pulsions” se déroule dans une douche avec gros plan sur des seins et savon qui glisse jusqu’à l’entre-jambe. Cette audace dans les plans lui vaudra tout de même une interdiction aux moins de 16 ans. Il faut dire que les scènes frôlent également le fantasme du viol et que les hommes sont la caricature des machos sexistes. Parodie ou mauvais film, De Palma s’amuse à jouer avec nos nerfs en manipulant la tension malsaine qui réside perpétuellement dans l’intrigue. Véritable hommage à “Psychose” de Hitchcock de par sa construction, “Pulsions” est un thriller psycho-schizophrène mené avec intensité. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
De Palma savait faire à une époque malheureusement révolue des films à l'attraction physique. Pulsions et l'un des meilleurs exemples des capacités du réalisateur. Il est impossible de ne pas voir dans ces films la constante influence d'Hitchcock dont il arrive à capté le suspens et à l’insuffler dans son cinéma. Pulsions à un construction efficace et une mise en scène géniale.
Que ça a mal vieilli! Typique des films des années 80, la musique classique à tout va, stridente à volonté. Le scénario éthiquement limite, une autre époque clairement ! J'ai été très déçue par les clichés dépeints dans le film, certes érotique, le scénario est surtout très macho, la femme, objet du désir de l'homme, le transexuel, sous l'angle du pathologique.. tout ça est très bas de plafond.
Beau navet un début inutilement long probablement pour utiliser et rentabiliser au maximum Angie Dickinson, ensuite c'est du très bas de gamme à tout les niveaux, on finit par passer en accéléré.
Pfffff le film que l'on regarde à la TV l'aprés midi , à part que la version DVD on voit un peu plus d'endroits intimes , film qui se voudrait être thriller avec un peu d'érotisme , mais bon le film est vieillissant et celà pour moi casse un peu l'ambiance , pourtant le scénario est pas mal . Dommage que certains films vieillissent mal , uniquement pour les amateurs de films des année 1970
Un film étrange, provoquant le malaise. La mise en scène de De Palma est toujurs aussi diablement efficace, et cette sombre histoire provoque parfois une réelle angoisse, une réelle ambiguité chez les personnages. Sans être mon film préféré tant sans faux, il faut tout de même reconnaitre que ce film est très fort, avec en plus une très bonne interprétation, notamment Michael Caine, fascinant.
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5,0
Publiée le 30 mai 2020
Dressed To Kill est l'un des meilleurs thrillers jamais réalisés. Ses rapports avec le sexe et la violence en font un film pour adultes. Brian De Palma une fois de plus prouve pourquoi aucun autre réalisateur ne peut égaler son utilisation de la caméra pour raconter une histoire. Il réalise de nombreuses scènes sans dialogues et il raconte une grande partie de son histoire strictement à travers l'utilisation de ses visuels et de la brillante partition de Pino Donnagio. Les performances solides de sa distribution, sa superbe direction et peut-être l'une des meilleures musique de film jamais écrite, font de Dressed To Kill un incontournable...