Le Cri du hibou
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NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2009
Un Chabrol très hitchcockien, croisement entre Psychose pour le doute qu'on éprouve face à notre héros (fou ou non ?), La mort aux trousses et consoeurs pour le thème du faux coupable et peut-être Vertigo pour l'amour morbide. Certes le film n'atteint pas le niveau des trois chef d'oeuvres cités, mais il a le mérite de ne pas en faire un plagiat fade et déjà-vu. Et oui, il y a la Chabrol's touch en situant l'action dans la province française. Le film est très pessimiste, en témoigne la fin sordide qui nous laisse estomachée, et une scène de lynchage par les villageois qui n'est pas sans rappeler celle de M le Maudit. On ne sait plus trop qui est fautif, qui est le coupable, mais on voit bien que tout le monde est pourri. Les acteurs peu connus sont tous très bons, et la mise en scène aussi.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juin 2014
Le Cri Du Hibou est un Chabrol mineur qui amorce une réflexion pas très fine sur la mort et la fatalité avant de bifurquer vers une pure enquête policière. Le film est assez mal équilibré et la photographie est fade. De plus, la scène finale laisse sur une mauvaise impression: j’ai rarement vu un corps à corps aussi mal filmé.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 février 2012
Typique des années 80 avec sa photographie fade, après un début moyen le film finit par développer divers pistes intéressantes pour un bon thriller. Je ne suis pas sur que la voie prise par Chabrol fut la meilleur.
aldanjah
aldanjah

88 abonnés 705 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2010
Un Claude Chabrol déroutant avec des personnages aux tendances psychotiques. Juliette (Mathilda May), une jeune femme instable est séduite par Robert Forestier, un "rôdeur" séducteur sur lequel le sort semble s'acharner. Son fiancé, jaloux et violent s'alliera à l'ex-femme du premier, une nymphomane manipulatrice, pour lui nuire. Un suspense qui nous tient en haleine et qui finit sur une scène marquante, dérangeante même.. Du bon cinéma.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 911 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2010
Un bon Chabrol sur le thème du "porte scoumoune". J'apprécie aussi la vision de l'auteur sur la rumeur. Et Mathilda May, quel charme ! Seule la fin est un peu en queue de poisson, mais on passe un bon moment.
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juin 2010
Malgré un rythme bien trop décousu et une conclusion trop surprenante, Chabrol signe ici un film abouti, reposant sur un suspense efficace et des personnages ambigüs et réussis. Porté par des comédiens livrant ici des interprétations dans l'ensemble plutôt propres, "Le cri du hibou" s'appuie sur une mise en scène sobre et aux allures presque hitchcockiennes pour prendre le specateur jusqu'au bout du film, et le faire réfléchir. Toutefois, si la photographie est superbe, et si la musique colle parfaitement à l'image, certains points du scénario laissent perplexes tant ils sont peu crédibles.
calamarboiteux
calamarboiteux

47 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2007
Les films de Chabrol les plus réussis sont ceux où, à travers son récit, coule une peinture, en général caustique, de la Province. Le cri du hiboux est de ceux-là.
Ce qui est remarquable, c'est le contraste entre le héros, lucide et finalement très rationnel, et son environnement de déjantés.
La plongée vers le sanguinaire, usuelle chez l'auteur, se fait ici avec clins d'oeil au spectateur, un conduit à une scène finale savoureuse.
Le film manque toutefois un peu de cohérence, avec une première partie descriptive, centrée sur les rapports psychologiques entre personnages, et une seconde moitié de type "film policier", en rupture avec le début.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 juin 2010
J'aime les Chabrol. C'est pendant le visionnage du Cri du hibou que j'ai eu cette pensée. Et je me suis demandé pourquoi. On aime trop souvent dénigrer en France les réalisateur français. Pourtant il y a en Chabrol tous les éléments du génie du cinéma, du maître du suspens, comme on aime à appeler Hitchcock, et après avoir vu ce film, je dois dire qu'en effet je me suis rendu compte à quel point pendant près de 2 H ,Chabrol avait su jouer avec mes nerfs, jusqu'à l'ultime souffle du film,magnifique moment où le spectateur se tend tout entier vers l'image pour pousser un cri intérieur. Je n'en révèle pas la raison, je ne révèle pas ce que le spectateur peut bien crier à la fin,ce serait gâcher votre plaisir si vous ne l'avez pas encore vu,mais je me dois de souligner le génie de cette fin, qui montre que oui, la fin du film dans le cerveau des réalisateurs et scénaristes,n'est pas fatalerment vouée au flop mielleux des fins où tout s'arrange, et où on est tenté d'éteindre la télévision avant même l'image finale.Ici la séquence finale n'arrive pas sur le tas, mais elle retenti, littéralement. J'aime. Après avoir vu seulement trois films de Claude Chabrol, le premier, La fille coupée en deux, puis, plus ancien, Masques, très bon aussi, et maintenant ce 3eme, - je dis seulement mais finalement 6 h de sa vie consacrée à un seul réalisateur n'est ce pas déjà beaucoup quand on pense à l'ampleur de la production cinématographique, à tout ce que nous ne verrons jamais-, après ces trois films donc je peux dire,que oui, j'aime ses films.
Une autre réflexion que je me suis faite, c'est Qu'est ce que cela m'a-t-il apporté de voir ce film ? et pour les trois films ma réponse a été invariablement la même: rien. N'attendez pas d'apprendre quoique ce soit en regardant un Chabrol.Car Chabrol c'est du pur cinéma, on tremble, on s'évade dans une autre histoire que la sienne, on réfléchit et on se laisse porter à la fois. Bref on pourrait dire la même chose du maître, Alfred Hitchcock.
bsalvert

521 abonnés 3 712 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 février 2013
L'un des rares films supportables de Chabrol car il a un scénario et les acteurs jouent.
PLV Chabrol était apte à faire des films avec des acteurs.
AMCHI

6 943 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Excellent Chabrol que le Cri du Hibou avec son ambiance réussie qui nous entraîne dans une intrigue machiavélique et inquiétante.
bidulle3
bidulle3

86 abonnés 335 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2010
juliette (matilda may) et patrick (jacques penot) vive apparement heureux et vont bientot se marié jusqu'a ce que la jeune femme rencontre robert forestier (chritophe malavoy) alors que ce dernier rodait depuis 3 mois devant la maison, mais tres vite juliette va se prendre d'amour pour forestier et decide de ne pu se marier et vivre avec l'autre homme qui se dit lui meme fou, c'est alors que vengeance et trahison vont surgir ...
claude chabrol, avec le cri du hibou met en scene la vie de plusieur personnage tous un peu plus fou les uns que les autre, on est entre folie et paranoïa, a la fois inquietant et perturbant, c'est une vrai réussite, les acteur son convaincant en commencant par christophe malavoy en personne peu apprecié du au faite qu'il vienne d'arrivé dans ce nouveau village, et que dire de la belle mathilda may qui est tres touchante dans sa performance
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 juillet 2010
Claude Chabrol s'est parfois royalement planté.L'année 1987 fut à double tranchant pour son oeuvre.Après le brillant et caustique "Masques",il signe un polar de moeurs tortueux et de basse qualité."Le Cri du hibou" est censé fonder son intérêt sur l'ambiguïté de personnages provinciaux,moins lisses qu'ils n'en ont l'air.Pourquoi ce dessinateur renfermé et apparemment dépressif épie t-il une jeune femme naïve?Pourquoi la délaisse t-il ensuite?En tout cas,cette rencontre peu commune est le point de départ à un déchaînement d'intolérance de personnages périphériques cruels et aux motivations vaines.C'est peut-être cela que réussit le mieux Chabrol ici:pointer du doigt l'inhumanité sous le couvert des convenances et des règles sociales.La première partie est psychologique,et pour tout dire très ennuyeuse.La seconde,plus classique,se dote d'une enquête plan-plan(mettant en valeur Jean-Pierre Kalfon).Chabrol n'a jamais été le cinéaste du mouvement,mais là,le statisme frôle l'indécence.Sans parler de la mode vestimentaire des années 80 qui va jusqu'à envahir l'histoire.Un bug dans une filmographie très remplie.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 juin 2010
Y'a du bon et du moins bon chez Chabrol...Celui-ci me parait quelques peu raté vu l'interprétation de tous les personnages qui manque franchement d'envolé et la scène de l'affrontement finale qui frise le ridicule...
Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

23 abonnés 389 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Le cri du hibou (1987), drame sanglant et scénario étrange (d'après Patricia Highsmith), a dans un premier temps des accents rohmeriens pour mieux retrouver, dans un second temps, les obsessions chabroliennes. Le personnages joué par Malavoy est difficile à cerner.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 335 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2025
« Le cri du hibou » réalisé en 1988 se situe dans la seconde moitié de la foisonnante filmographie de Claude Chabrol (près de 60 films en 50 ans de carrière). Pour cette adaptation d’un roman de Patricia Highsmith, le cinéaste retrouve Odile Berski, romancière d’origine polonaise avec laquelle il vient de travailler à trois reprises (« Violette Nozière », « Le sang des autres », « Masques »). Ce thriller qui est en réalité une étude de caractères très sombre voit Chabrol faire appel à une nouvelle génération d’acteurs (Christophe Malavoy, Mathilda May et Jacques Penot) qu’il place aux trois rôles principaux. Un dessinateur (Christophe Malavoy) en pleine séparation d’avec son épouse (Virginie Thévenet) travaille pour un temps à Vichy où pour surmonter son spleen, il s’adonne au voyeurisme en rôdant autour du pavillon d’une jeune femme (Mathilda May) souvent seule le soir. La rencontre se fait et bizarrement celle-ci tombe amoureuse de celui qu’elle a d’abord tancé pour sa conduite. Le futur mari (Jacques Penot) accepte très mal cette situation. Autour de cette intrigue banalement classique spoiler: se dessine le portrait d’un "looser" qui ne cesse de se déprécier au point de se juger infréquentable en raison des sautes d’humeur dont il est coutumier et qui le rendraient toxique. Plutôt naïf, il va découvrir que tout autour de lui rôdent des êtres bien plus dangereux.
Le film est sobrement mis en scène par un Claude Chabrol ne retrouvant pas ici la férocité veloutée qui est la sienne quand il scrute tel un entomologiste les mœurs et surtout les petites manies et bassesses qui agrémentent l’ennui de la bourgeoisie provinciale. Peut-être confronté à des acteurs plus jeunes qu’il ne connaît pas, le réalisateur n’a pas su trouver la juste mesure de ce qu’il pouvait exiger d’eux. Heureusement arrive Jean-Pierre Kalfon en commissaire visqueux qui ayant très vite fait le tour de la personnalité inquiète et instable du dessinateur soupçonné d’un meurtre se joue avec malice et une certaine dose de sadisme de celui qui est devenu sa proie. À lui seul le fantasque Kalfon donne la petite touche de folie à ce « cri du hibou » qui en manquait un peu spoiler: malgré les cadavres qui s’amoncellent
dans cette petite banlieue vichyssoise. Il est très bien secondé dans sa tâche par la tonitruante et très sensuelle Virginie Thévenet.
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