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Kat's eyes
69 abonnés
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4,0
Publiée le 9 avril 2023
Un film qui touche par sa sincérité, sa simplicité et sa douceur. Bernard Campan est sobre et juste. Alexandre Jollien est fascinant et bouleversant. Le film laisse apercevoir la profondeur de son intelligence et l'âpreté de sa vie avec pudeur.
Un film à la fois feel good et très utile. L'histoire est simple, il y a peu de personnages et on s'attache donc à eux. Le film permet une vraie reflexion sur le handicap et sur le regard que l'on porte sur lui. On se rend compte très concrétement des efforts et des changements que nous devrions tous adopter dans notre façon de voir et de considérer le handicap (d'ailleurs le mot lui même pose problème). Le sujet de la mort est aussi au coeur de l'intrigue mais ici, la reflexion est plus artificielle, théorique bien qu'également intéressante.
Avec cette note de 4.1 je m'attendais à mieux en visionnant ce film. Bien sur, il y a cette rencontre Campan-Jollien et leurs performances à l'écran, mais l'ensemble m'a paru un peu fade. J'aurais aimé que le personnage de Campan soit plus étudié, qu'on en apprenne plus sur lui. Bien sur, le film se focalise sur le handicap, comment il est perçu, les difficultés au jour le jour. Et il y a A. Jollien qui philosophe, qui ne se plaint jamais, qui fait des rencontres, qui est ouvert à tous ; à travers lui les réalisateurs font passer les émotions, de façon simple et efficace, mais pour moi il a manqué un petit je ne sais quoi supplémentaire.
Un film qui fait vraiment du bien. Les quelques légèretés du scénario sont vite effacées par des scènes très fortes. Aussi bien Alexandre Jollien que Bernard Campan savent rester sur le fil pour que l'on croit à ce qui ressemble à une vraie amitié entre ces 2 personnes ! AJ est un merveilleux acteur philosophe qui donne envie d'enlever le "Presque".
C'est beau touchant ! Bernard campan dans un rôle qui lui va à ravir ! J'ai découvert Alexandre Jollien également ! Bravo à lui !!! Enfin à eux 2 pour cette très belle histoire !
C'est un film que j'ai eu beaucoup de peine à m'approprier. Ayant l'habitude de voir une quête, une aventure, un objectif. Et là c'est vrai qu'une bonne partie du début de film je me suis demandé ou le film voulait m'amener. C'est après une dizaine de minutes que j'ai compris que le film voulait juste me montrer quelque chose d'humain. C'est un moment de partage, tout simplement. Tout sujet tabou, toutes personnes considérées comme mal vu par la société est traité avec grande humanité dans ce film. Je vois ce film comme un livre de philosophie en image. Le film sur son scénario, ses dialogues et ses acteurs est parfait. Cependant je regrette le manque de plan et d'images aussi poétique que les dialogues. Je trouve aussi dommage que le film veuille mettre le plus de moral possible et sur beaucoup de sujet, ça donne l'impression de survoler le tout sans jamais vraiment entrer dans la profondeur. Bref, bien que non parfait ce film est un vrai appel à la tolérance et mérite d'être vu.
Presque commence comme un documentaire sur le métier de thanatopracteur, investit le quotidien de Louis Caretti défini par la modération de son langage, le contrôle et la minutie de ses gestes, la rigueur de sa gestion du temps ; la caméra le suit au plus près de ses déplacements, sonde son visage impassible, similaire à celui que laisse, en ultime souvenir, les défunts. Cette rigueur cadavérique, explicitée lors d’une intervention à domicile, constitue évidemment une métaphore de la routine dans laquelle se complaît un individu spectral, tout à la fois omniprésent et invisible, réconfortant et triste. Le film pense alors la rencontre avec la différence par le prisme du choc vital, place au contact du croque-mort une personne en situation de handicap qu’un traitement stéréotypé aurait réduit à l’état de fantôme maladif ; rien de tel ici, et cette inversion des caractérisations donne lieu à un road movie d’abord intrigant parce que contenu, loin des effusions sentimentalistes qui, hélas, rattraperont à terme le récit. La mise en scène, illustrative quand elle s’arrime au feel good, revendique une sobriété et une précision bienvenues qui témoignent du talent de Bernard Campan – qui avait déjà signé La Face cachée en 2007 – derrière la caméra. Voilà donc une œuvre imparfaite mais souvent juste qui propose un autre regard sur le handicap, ancré dans spoiler: la mort et dans la philosophie , servie par d’excellents comédiens.
Mitigé sur ce film en grosse partie sur le handicap. C'est une comédie qui reste simple ce qui est plutôt une qualité pour faire transparaitre des côtés plus sentimentaux mais pour la philosophie cela se conjugue rarement et difficilement sur écran et cela ressort bizarrement dans un contexte trop peu défini et ambigüe. Avec ces impressions j'ai cherché à mieux comprendre le film: l'acteur handicapé est de fait le réalisateur et diplômé en philosophie, une rapide lecture de sa bio fait bien ressortir que c'est un film autobiographique. Mais cela cloche dans le film tout simplement parce qu'il tient un rôle qui n'est pas tellement le sien. Le film est bien fait et fait ressortir une philosophie humaniste qui n'est sans doute pas malsaine mais est en fait beaucoup plus conformiste qu'elle ne veut le faire croire et de ce fait trompeuse. Les artifices utilisés jouent dans les sentiments mais le fond est flouté et relativement creux. Mélange de comédie et autobiographie possible en forme d'auto dérision mais inaboutis juste fabriqués dans un compromis de facilités et de demi mensonges du style prise de liberté et rencontres fortuites.
Un duo touchant, Bernard Campan et Alexandre Jollien forme un beau et bon duo, le film est évidemment touchant par son histoire et par les rôles. J'ai mis la note de 7 sur 10. J'aime voir ce genre de film avant tout humaniste ! Merci
Un bon petit feel good movie qui se regarde sans ennui. Mais 4,2 de moyenne, il ne faut quand meme pas exagerer. C’est assez sympa mais ca reste un film assez mineur au scenario bien mince. Pas mal donc mais pas le film du siecle
Un film "courageux, difficile et délicat" : On peut d'ores et déjà féliciter la prestation de Bernard Campan. Alexandre Jollien, dans le rôle d'Igor, très attachant. Une jolie histoire qui mérite amplement ses notes malgré celle que je lui mets. J'aurais aimé être plus sensible par rapport à l'histoire et aux personnages. J'ai quand même passé un bon moment devant ce film, à suivre cette aventure entre ces deux hommes attachants.
Film prenant, distrayant, philosophique, drôle et fort par les multiples messages qu'il véhicule, sans pathos et sans faux-semblants, de plus il est servi par des comédiens que l'on ressent chacun dans son élément. Le scénario est un peu convenu sur certains points mais l'ensemble est très bon. Un vrai grand moment de cinéma.
La rencontre de Bernard Campan et Alexandre Jollien, philosophe suisse atteint d’une infirmité motrice cérébrale, donne lieu à ce road-movie profondément humaniste. Partageant la réalisation et l’interprétation du film, sorti en 2021, les deux comparses livrent un beau message de respect et de fraternité. Malheureusement, en raison d’un scénario composé d’un enchainement de situations rocambolesques et peu crédibles, ce long-métrage reste au simple rang de la pensée positive. La rencontre improbable entre un croque-mort et un homme handicapé manque de profondeur malgré la sincérité du propos. Bref, un film possédant de belles intentions mais dont la naïveté d’écriture nuit au message.