Basé sur une histoire vraie, « l'Ennemi » n'arrive pas vraiment à captiver son spectateur... La femme d'un homme politique interprété par Jeremie Renier, est retrouvé morte dans leur chambre d'hôtel. Relation passionnelle mais aussi toxique, on se demande s'il a pu commettre l'irréparable. Le film ne va finalement pas explorer cette piste mais plutôt l'après-meurtre, les conséquences, les jugements et l'impact sur cet homme et ses proches. En soi, le film n'est pas mauvais, mais il a un rythme assez lent avec des scènes inutiles, on ne sait pas trop où on va parfois, manquant de tension et donc des difficultés à accrocher, malgré une bonne interprétation des acteurs.
Un homme politique connu se retrouve accusé du meurtre de sa femme, une nuit, dans une chambre d'hôtel. Coupable ? Innocent ? Lui seul le sait, ou pense le savoir... Ce thriller psychologique, porté par un Jérémie Renier toujours aussi crédible, est tout de même une petite déception tant au niveau de l'histoire assez mal fichue, qu'au niveau du rythme que l'on peut aisément qualifier de flemmard. Le final laisse également à désirer, on ressort de ce long-métrage frustré et avec le sentiment désagréable d'avoir vu un film pas totalement abouti. Bref, sans être mauvais, ce drame à la sauce "introspection de son moi profond" ne laissera pas une trace indélébile, loin s'en faut ! Moyen, sans plus. Site CINEMADOURG.free.fr
Louis Durieux (Jérémie Rénier) est un homme politique wallon promis à un brillant avenir. Il entretient une relation passionnelle avec sa femme, Maeva Cordier (Amma Jodorowsky) une journaliste politique. Une nuit, dans un palace d’Ostende, après une soirée très arrosée et une énième dispute bruyante dont attestent les caméras de surveillance, Maeva décède. Crime ou suicide ?
Inspiré d’un fait divers qui avait défrayé la chronique outre-Quiévrain en 2013, la mort mystérieuse de l’épouse d’un homme politique belge dans un hôtel d’Ostende, "L’Ennemi" est l’œuvre de Stephan Streker qui avait signé en 2017 "Noces", un film marquant sur le mariage forcé d’une jeune Belgo-Pakistanaise.
En regardant son affiche, qui fait la part égale entre ses deux personnages principaux, on pourrait croire que "L’Ennemi" est l’histoire d’un couple uni par une passion destructrice.
Autre direction dans laquelle nous emmène cette fois-ci la bande-annonce : "L’Ennemi" semble raconter une disparition mystérieuse que les souvenirs épars et contradictoires de ses protagonistes peinent à élucider.
Il s’avère en fait que le principal sujet du film est ailleurs. "L’Ennemi" est le portrait d’un homme à la recherche de lui-même, incapable de se souvenir des événements qui ont précédé la mort de sa femme. Une longue incarcération aux côtés d’un prisonnier lui aussi bien opaque (Félix Maritaud, brûlante révélation de "Sauvage"), le soutien indéfectible de son avocate (Emmanuelle Bercot décidément aussi juste devant que derrière la caméra) et les retrouvailles avec le fils désormais poussé en graine qu’il a eu d’un premier lit (Zacharie Chasseriaud) l’y aideront peut-être.
Malgré l’interprétation habitée de Jérémie Rénier, "L’Ennemi" hésite entre trop de sujets pour convaincre tout à fait.
Sensible et subtil dans l'interprétation de Jérémie Renier et le montage qui maintient l'interrogation sur ce qui a bien pu se produire le soir du drame dans cette chambre d'hôtel. La mise en scène est brillante.
Nouveau film de Stephan Streker, réalisateur belge de Le monde nous appartient et du terrible Noces, librement inspiré d’un fait divers. Ça par plutôt mal ici. Les personnages sont antipathiques, l’histoire inintéressante et l’image n’est pas belle. Puis le drame arrive et cela commence à être un peu plus palpitant sans être passionnant, mais le doute et un petit suspens s’installent. Pour se terminer un peu en eau de boudin. Heureusement belle distribution, interprétation toujours fiévreuse et habitée de Jérémie Regnier, avec aussi les excellents Emmanuelle Bercot, Sam Louwyck, Félix Maritaud et Zacharie Chasseriaud. Du beau film sur la culpabilité, au sens propre comme au figuré, qu’on aurait pu avoir ne reste qu’un objet froid et sans émotion. Au final, aussitôt vu, aussitôt oublié.
Très bon film par le jeu des acteurs, par la mise en scène et par le choix des musiques. 4 scènes-dialogues sont remarquables : le vieux taulard philosophe, l'assassin Pablo qui crée un lien fort avec Louis, le juge génial qui expose la culpabilité,, le fils qui fait la morale à son père. Et que dire de la BO : Nina Simone sur la danse des amoureux, Nat King Cole sur la plage avec les jeunes mariés, musique hallucinogène de Jon Hopkins pour transcender la confusion mentale.... La parabole des masques est aussi remarquable! Merci...
Réalisation de Stephan Streker dont on pouvait attendre beaucoup plus... Le sujet très intéressant laissait espérer davantage sur les circonstances aboutissant à une mort dont il sera très difficile d'en savoir plus, au vu des scènes - certes bien filmées, très propres - et quelquefois très détaillées, n'apportant rien de mieux. Le scénario nous emmène au contraire dans les vicissitudes altérées par des excès en tout genre et principalement en matière d'alcool ! Louis ( Jeremie Durieux) est plutôt sympathique et calme, accepte son sort comme s'il était coupable de quelque chose, sans jamais se révolter - étonnant. Son avocate (Emmanuelle Bercot ) est convaincante, tout en restant discrète. C'est un peu contre toute attente, par le jeu des erreurs de procédure, que l'horizon de Louis s'arrange. Et bizarrement, cela ne le réjouit pas, et semble même le mettre mal à l'aise. Je pense être confus, c'est bien le reflet de ce film, qui me laisse un goût d'inachevé sur le fond. Je ne suis pas sur que Louis, lui-même, soit convaincu par la décision de justice !?.... !!**
La déception est de mise lorsque l’on découvre la nouvelle réalisation du cinéaste belge Stephan Streker. En effet, son précédent long-métrage, « Noces », était un petit chef-d’œuvre dramatique sous tension. Un véritable choc. Ce qui n’est absolument pas le cas de ce nouveau film. « L’ennemi » oscille entre la tragédie amoureuse, le film carcéral et un soupçon de suspense concernant le fait de savoir si ou non Louis Durieux, le personnage principal, est coupable du meurtre de sa femme. Mais il ne nous convainc sur aucun des genres qu’il emprunte. Et on se demande à la fin de la projection quelles étaient les réelles intentions du cinéaste tant le film se suit sans passion ni vraiment de ligne narrative claire.
Le sujet d’une relation toxique et passionnelle qui aboutit à un drame mortel semblait intéressant, que ce soit sur son versant tragique ou sur celui du thriller. Dans les deux cas, cela ne fonctionne pas vraiment et ni l’émotion ni le suspense ne sont au rendez-vous, la faute à un montage erratique et une totale absence de tension. Jérémie Rénier s’avère convaincant dans le rôle d’un jeune député à la carrière prometteuse mais la postiche qu’on lui affuble n’est pas du meilleur effet et court-circuite quelque peu son jeu. Les seconds rôles sont mieux lotis. Nadia Jodorowsky, qui joue sa femme, est en revanche crédible dans le peu de scènes lui étant impartie. Félix Maritaud joue quant à lui un codétenu qui sort des clichés avec brio quand Zacharie Chasseriaud, découvert dans « Les Géants » de Bouli Lanners, est très juste dans le rôle du fils empathique et compréhensif.
Mais malheureusement, malgré une distribution concernée, « L’ennemi » ne parvient pas à capter notre attention sur la durée. Intrigant au début bien que nanti d’allers et retours dans le temps inutiles, un peu long à l’allumage et finalement doté d’un script qui tourne en rond et part dans trop de directions, le long-métrage nous apparaît inabouti. Il y a quelques dialogues bien sentis (la tirade d’Emmanuelle Bercot sur les médias et la justice est d’une objectivité rare) et quelques scènes réussies qui empêchent le film d’être totalement raté mais le film de Ketzer est à mille lieux de la maestria et de la puissance émotionnelle de « Noces ». Avec un tel sujet il y avait de quoi faire un bien meilleur film mais qu’on ne verra jamais. Même la psychologie du personnage principal nous apparaît hermétique tout comme la conclusion de tout cela, bien trop mystérieuse pour être pertinente. On peut passer son chemin, si le film n’est pas mauvais, ce n’est pas une réussite non plus.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
L'Ennemi est un film que j'ai découvert lors du Festival du Film Policier de Reims. Sur le papier, je trouvais ce film prometteur et ce fut finalement un échec cuisant. Arrivée à la fin du film, j'attendais encore que l'histoire commence. L'Affaire Wesphael est traitée de manière maladroite et inexacte. La connaissant par les journaux et le documentaire Netflix, je n'ai pas su me retrouver dans l'Histoire. Les acteurs auraient pu être bons, mais malheureusement, un scénario tel ne leur permet peut-être pas d'être à leur avantage.
Excepté la scène finale ridiculement ratée cet Ennemi (qui ou quoi donc ? l’alccol, la passion amoureuse, le personnage, qui serait son propre ennemi ?) un bon film qui nous permet de découvrir une femme superbe et le talent de son partenaire dans une intrigue bien menée, sans minimiser la mise en scène de l’absurde scission linguistique d’un pays.
Même s’il n’a pas la force de "Noces", le film précédent de Stephan Streker, "L’ennemi" est un film important par ce qu’il dit sur les jugements humains, sur la faiblesse des témoignages, sur ce que représente l’intime conviction.
Tout comme pour son long-métrage précédent, l'excellent Noces, Stephan Streker s'est inspiré d'un fait divers (de 2013) pour L'ennemi. Mais avec moins de réussite cette fois-ci, que ce soit dans la construction de l'intrigie, avec des flashbacks nombreux qui donnent une impression de répétition agaçante, ou dans ses différents aspects qui se multiplient sans donner une quelconque unité. L'ennemi essaie de traiter de nombreux sujets sans parvenir à en approfondir un seul : la relation toxique au sein d'un couple, la vie carcérale, les errements de la justice, le fonctionnement de la démocratie belge, au sein d'un pays partagé entre deux communautés linguistiques qui ne se comprennent pas. Cela fait beaucoup pour ce portrait d'un homme dont on ne sait s'il est meurtrier ou non et qui divise l'opinion publique aussi bien que le tribunal qui le juge. Quoi qu'il en soit, et même au bénéfice du doute, ce personnage, peu sympathique au demeurant, est impossible à cerner et le film ne fait rien pour lui donner une personnalité marquante. Ce n'est vraiment pas la faute de Jérémie Renier, pourtant, impeccable une fois encore, dans un rôle complexe. Mais la vraie éclaircie de L'ennemi c'est bien la solaire Alma Jodorowsky (oui, la petite-fille de) que l'on aurait aimé voir plus longuement et dont on peut rêver, pour elle, à l'avenir, d'incarner un vrai personnage romanesque qu'elle ne fait qu'amorcer dans le film de Stephan Streker.
Dans “L’ennemi”, Jérémie Renier est un beau et célèbre homme politique français. Alors qu’il est parti en Belgique avec sa femme, il se réveille un matin à ses côtés dans leur chambre d’hotel et la retrouve morte. Très vite accusé de meurtre, personne ne sait s’il est innocent ou coupable. Pourtant,chacun semble avoir son point de vue et ce ne seront pas les erreurs de traduction dans les rapports de police entre le flamand et le français qui aideront à démêler ce cauchemar. Stephan Streker signe une œuvre sur l’intime conviction de façon peut-être trop linéaire. Renier est certes irréprochable dans son jeu, mais jamais il ne s’y dégage de l’émotion. Ainsi, si le sujet est fort, le réalisateur a oublié toute l’empathie qu’il nous avait offert dans “Noces” en 2017. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com