Les Choses humaines
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Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2021
Il y a cette prise de conscience de la société depuis le mouvement  "mee too",  relayée par de nombreux médias dont le cinéma. Ainsi beaucoup d'œuvres ont abordé ce  thème. Je pense évidemment à d'autres films vus récemment  "Le dernier duel", "Cigare au miel",  "la terre des hommes",  "Promising young woman",'Slalom ... qui évoquent cette notion  du consentement dans la relation sexuelle, du refus clamé, entendu ou  silencieux, l'abus sexuel, le viol par pressions psychologiques ou physiques, brutales. Alors  je me  suis dit "'encore un ! "
Mais aucun n'avait  fait le choix de l'aborder de manière aussi centrale ,frontale et contemporaine que dans "Les choses humaines". Aucun  n'était inspiré d'un roman d'une auteur femme Karine Tuil, réalisé par un homme Yvan Attal, porté par un casting de qualité, comédiens aguerris pour certain,  mais surtout hommes et femmes  paraissant intégres à mes yeux ;  ce drame judiciaire a  alors tout  pour  m'attirer et en définitif me convaincre. La construction chronologique en deux espaces temps bien définis mêlés à des flash back sur les faits permet de maintenir le suspense . Les temps forts sont plus particulièrement durant le procès. Les plaidoiries des témoins et avocats sont de longs monologues extrêmement bien écrits d'une réelle authenticité. La vérité me direz vous ?  C'est une "question de perception "...
le_criticoeur
le_criticoeur

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 décembre 2021
Un mois de décembre qui commençait si bien avec La méthode Williams, pourquoi tout gâcher avec un film aussi nul et pathétique… Les choses humaines est un film avec un scénario adapté du livre de Karine Tuil intéressant et avec du potentiel. Cependant, un jeu d’acteurs au plus bas, une réalisation scolaire sans intérêt et une pauvreté de dialogues ennuyante à souhait nous entraînent dans une torture pendant plus de 2h. En effet, le film tourne en rond avec des dialogues hyper répétitifs qui décrédibilisent tout le sujet abordé. Chaque dialogue est exagéré jusqu’à en devenir cliché, caricatural et ridicule.
Le casting rassemblait des acteurs normalement de renom comme Charlotte Gainsbourg, Pierre Arditi et Mathieu Kassovitz puis deux nouveaux acteurs Ben Attal et Suzanne Jouannet. Tous étaient mauvais à part peut être Kassovitz. Avec un sujet aussi sensible et touchant que le viol et la question du consentement, on est censés être touchés ou encore choqués mais ici…rien, aucune émotion provoquée. De même, aucun des personnages n’est développé, impossible de s’identifier ou comprendre ce que la personne ressent.
Une réalisation signée Yvan Attal catastrophique sans une seule minute de talent, le film est plat, inutile et curieux de nullité.
christophe B
christophe B

10 abonnés 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2021
Une adaptation réussie du roman de Karine TUIL. L'histoire de deux jeunes dont la vie va basculer. Qui est coupable? Qui est la victime? Y a-t-il consentement ou viol? Y a-t-il simplement une perception différente des choses ou au contraire le mensonge s'invite dans le récit de chacun?
Yvan ATTAL met en scène des acteurs de très grands talents. Difficile cependant de croire au couple ARDITI/GAINSBOURG. Passons cette incohérence pour souligner la prestation éblouissante de Ben ATTAL et Suzanne JOUANNET.
Un film à voir sans hésiter.
Christophe B
Christophe B

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2021
Les choses humaines est un très bon film à suspens avec des sujets qui nous prennent aux tripes... émotions assurés.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 décembre 2021
Tiré d'un roman de Karine Tuil, le nouveau film d'Yvan Attal s'attaque à un sujet incontournable de nos jours : le consentement.

L'affaire est classique. Deux jeunes vont dans une fête, ils ont un rapport sexuel. Lui dit qu'elle était consentante, elle qu'elle a été violée.

Si le propos est estimable (pour simplifier, ce n'est pas parce que la fille ne dit pas non qu'elle est consentante), la façon dont le film est conçu n'entraîne pas vraiment l'adhésion. L'écriture du film est en effet didactique au possible. On dirait qu'Attal coche les cases d'une liste au fur et à mesure que l'intrigue avance : influence des classes sociales, exemple des parents, examen des personnalités pendant le procès, tentatives de diversion, etc.

De la même façon, la construction et la mise en scène du film sont un gloubi-boulga d'influences et d'idées non maîtrisées : histoire racontée de deux points de vues, scènes de remplissage beaucoup trop longue (on ne peut plus en 2021 filmer des valises sur un tapis roulant d'aéroport pour débuter un film), personnages caricaturaux, dialogues académiques, scènes de procès plus inspirées.

J'ai donc vécu la projection du film comme une conférence, certes complète mais fastidieuse à suivre, sur un sujet par ailleurs très intéressant. Le point remarquable du film sont les deux plaidoiries finales des très inspirés Judith Chemla et Benjamin Lavernhe.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 décembre 2021
Ce film est l’un des rares films à ne faire aucun faux pas lorsqu’il traite de son sujet. Certes, le film démarre au bout de 30 minutes mais une fois qu’il commence réellement, c’est simple le film est très nuancé dans son propos et les réflexions des personnages sont poussées jusqu’au bout. Le film est magnifiquement interprété à l’exception peut-être de Ben Attal ayant un jeu assez limité. Le but du film n’est pas de trouver un vrai coupable, de savoir qui a tort ou raison ni même de savoir ce qui s’est réellement passé. Le film est très intelligent car il nous laisse réfléchir en laissant des détails anodins qui aideront le spectateur à créer sa propre vision, sa propre réalité vis-à-vis de l’affaire. Le véritable but du film est de nous mettre face à une suite de questions les plus intéressantes les unes que les autres. Et pour finir le film a de magnifique plan séquences de plus de 10 Min surtout vers la fin. La qualité technique du film n’est donc pas non plus à négliger.
Marie C
Marie C

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2021
Ce film qui semblait s’essouffler à la moitié, m’a finalement bouleversée dans sa deuxième partie. Le traitement de ce sujet relevait de la nécessité à mon sens. Beaucoup ignorent cette « zone grise », et la notion de consentement dévoile dans ce film ses limites. Ce film pousse à se questionner, sans accabler. Il invite à la réflexion, pousse au débat, déroute aussi et touche profondément.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2021
J’ai toujours plutôt aimé les films d’Yvan Attal réalisateur. Sauf lls sont partout, mais Mon chien Stupide, son dernier, était excellent. Celui-ci n’est pas raté, pas pleinement réussi non plus. Je trouve le film bien construit, plusieurs chapitres, deux avec la version de la victime et de l’accusé, et les autres sur le procès. On a le temps de bien s’imprégner des faits et de s’attacher aux personnages. Mais sur le fond, j’ai trouvé que l’ensemble manquait de petits quelques choses, de puissance, d’émotion. Le procès n’est pas franchement crédible et le verdict étonnant. Mais on voit bien les ravages faits dans les deux familles. Et le doute persiste toujours, même après le dénouement. Côté interprétation excellente direction d’acteurs comme toujours. Ben Attal, même s’il est fils de, est très bien. Suzanne Jouannet aussi, pour un premier rôle elle est très convaincante. Tous les seconds sont tenus par des pointures : Charlotte Gainsbourg, Pierre Arditi, Mathieu Kassovitz, Audrey Dana, Judith Chemla, Benjamin Lavernhe. Un film en demi-teinte donc, mais qui se laisse très largement regarder.
Alice025

1 887 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2021
Film complexe sur le thème d'un viol, divisé en trois parties : le point de vue d'Alexandre, celui de Mila, puis les plaidoiries lors du procès. Malgré quelques lenteurs, on reste tout de même captivé par cette affaire. Tout y passe : la présentation des personnages, la rencontre, l'arrestation, la garde à vue, les examens médicaux, les interrogatoires, le procès, la réaction des familles et des principaux concernés... Une histoire dure mais instructive, décortiquée, qui pose la question de la perception de chacun et du consentement dans cette « zone grise » souvent évoquée.

http://cinephile-critique.over-blog.com
Lilicot
Lilicot

9 abonnés 267 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2021
Le film s'empare d'un sujet de société sensible et complexe et le traite avec une certaine subtilité. Bonne prestation de la famille Attal. Excellente interprétation du fils et de Charlotte Gainsbourg égale à elle-même.
monique h.
monique h.

52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2021
ce film retrace le tracé judiciaire d' un viol
on voit la vie des 2 jeunes gens avec la vie dans un milieu familial très différent , un religieux et l' autre dans les médias et plus friqué
par contre c' est là aussi qu' on voit la vie différente des 2 jeunes , lui fête festive où on se fait des défis avec l' alcool et la drogue lors de ces soirées et où l' amour n' est que la finalité de la soirée , les filles ne sont pas plus consentantes mais alcoolisées elles ne se rendent pas compte de ce qu' elles font
lui alexandre ne se rend pas compte de ce qu' il fait et à la fin au tribunal il s' excuse
on voit aussi le poids sur ses 2 vies de jeune qui démarrent difficilement dans la sociéte
un très beau film
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2021
Alexandre (Ben Attal, le fils de Charlotte Gainsbourg et de Yvan Attal, dont on passera la quasi-totalité du film à se demander s'il ressemble plus à son père ou à sa mère) a vingt-deux ans. Bachelier surdoué, polytechnicien à dix-huit ans, élève à Stanford, c'est un "héritier" bourdieusien qui a grandi dans le seizième arrondissement. Son père, Jean Farel (Pierre Arditi) est un séducteur compulsif et un célèbre animateur de télévision qui, malgré l'âge et la baisse de ses audiences, refuse de décrocher. Sa mère, Claire (Charlotte Gainsbourg), est une féministe engagée. Elle a quitté Jean pour refaire sa vie avec Adam (Mathieu Kassovitz), un professeur de lettres. Claire et Adam élèvent ensemble Mila (Suzanne Jouannet), la fille aînée d'Adam, encore mineure.
Le soir du retour d'Alexandre des Etats-Unis, Claire, Adam, Alexandre et Mila dînent ensemble. Encouragés par leurs parents respectifs, les deux jeunes gens finissent la soirée ensemble chez des amis en proche banlieue.
Le lendemain matin, la police investit brutalement le domicile d'Alexandre et le place en garde à vue. Mila vient de déposer plainte et de l'accuser de viol. Alexandre nie les faits. La vie de Mila vient d'être brisée ; celle d'Alexandre va l'être.

En 2019, déjà auréolée du succès de ses précédents romans ("L'Invention de nos vies", "L'Insouciance"), Karine Tuil publie "Les Choses humaines". Son livre emporte le prix Interallié et le prix Goncourt des jeunes lycéens. Sa lecture à l'époque m'avait laissé un sentiment mitigé. J'en avais aimé la modernité, le rythme, sa capacité à embrasser des thèmes ultra-contemporains et en faire autant de dilemmes moraux ; mais j'avais trouvé ses personnages parfois trop artificiels, ses enjeux trop lourds et son ton manquant d'élégance, de légèreté et de modestie. Et j'avais craint que le film qu'allait en tirer Yvan Attal (un acteur qu'on connaît bien et qui a déjà réalisé une demie-douzaine de films) partage les mêmes tares.

Je me trompais. Yvan Attal et sa co-scénariste Yaël Langmann délestent "Les Choses humaines" des intrigues secondaires qui le lestaient au risque de le faire chavirer. Ils se concentrent sur son sujet : le procès d'un viol à l'ère #MeToo.

Dns ces situations là, on dit souvent : c'est parole contre parole. La parole de l'accusé : "je ne l'ai pas touchée" contre la parole de la victime : "il m'a violée". Le propos ici est plus subtil, plus ambigu. La matérialité des faits n'est contestée ni par l'accusé ni par la victime : il y a bien eu relation sexuelle. La question est celle du consentement. Mila était-elle consentante ? Elle clame que non. Brillamment défendu par son avocat (Benjamin Lavernhe), Alexandre se défend en disant qu'il était persuadé du contraire, que rien dans le comportement de Mila n'indiquait qu'elle ne le fût pas, qu'elle l'a suivi de son propre gré, qu'aucune violence n'a été exercé sur elle, qu'à aucun moment elle n'a, en parole ou en action, exprimé son refus, que son silence et sa gêne pouvaient légitimement être mis sur le compte de son jeune âge et de son inexpérience.

L'interprétation des faits est tellement subjective, leurs perceptions par l'accusé et par la victime, aussi contradictoires soient-elles, sont si légitimes l'une que l'autre, qu'on regrette presque que le film ne se termine pas à l'issue des plaidoiries, laissant le spectateur imaginer le sens du verdict. Un spectateur, une spectatrice qui se sent interpellé.e dans ce qu'il a de plus intime : sa sexualité et la part d'ombre qu'elle recèle - ou pas.

Tout est résumé dans trois mots que Mila affirme avoir entendus et qu'Alexandre ne nie pas avoir prononcés : "Suce-moi, salope !". L'injonction, choquante, crue, intolérable, est-elle l'expression d'un machisme démodé, d'un patriarcat séculaire, conscient ou inconscient, qui trouve sa jouissance dans la domination et l'humiliation des femmes ? Ou est-il légitime entre deux adultes consentants qui vivent librement leur sexualité et leurs fantasmes ? Ceux et celles qui s'en offusquent sont-ils des hypocrites, des culs-serrés ou des chiennes de garde ? Ceux qui ne s'en offusquent pas sont-ils des pervers qui s'ignorent ou des traîtresses à leurs sœurs ?
Joseph W
Joseph W

19 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2021
Bon voilà, pas envie de noter ce film sur le résultat d'un procès que je partage pas, contrairement à pas mal d'autres critiques. Film d'un scénario intéressant qui met le doigt (sans jeu de mot) sur pas mal de complexité des choses mais bon, j'espère que ça aidera des femmes à porter plainte.
Topazine23
Topazine23

43 abonnés 93 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2021
Un film poignant, puissant, sur le thème du viol.
Les inconditionnels de Charlotte GAINSBOURG, sublime, apprécieront, la prestation des acteurs se révélant à la hauteur. Outre les quelques longueurs, l'ensemble ne devrait pas vous laisser indifférent car Yvan ATTAL, à défaut "d'un film-détente", vous propose ici "un Parole contre Parole" méticuleusement disséqué...
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2021
« Les Chose humaines » a de quoi bouleverser et interpeller le spectateur par ces nombreux aspects très réalistes, intelligents et de fait passionnants !
Si chaque famille, chaque membre est d’emblée bien campé et décrit en tant que situation de départ, le film prend assurément toute sa force et sa vraie dimension avec le procès lui-même !
C’est alors là que se révèlent vraiment tous ces personnages, car chacun le fait à sa manière de façon magistrale, comme si l’on était plongé dans un documentaire en bonne et due forme !
Les scènes du procès lui-même sont en effet celles où les acteurs se donnent à fond et sont ainsi les plus persuasifs, les plus intéressants, les plus émouvants dans leurs propres tiraillements, leurs propres raisonnements, leurs propres « valeurs » en fonction de qui ils interprètent, voire même de qui ils sont vraiment…
De même que les plaidoiries des avocats resteront également en mémoire de par leur qualité d’écriture et de construction logique, et par la force avec laquelle elles sont présentées au sein de ce tribunal oppressant.
Le spectateur est ainsi partie prenante de ce procès auquel il assiste médusé et interpellé par l’écart entre ces deux familles où la différence de niveau social a ici toute son importance !
Suffisance, mépris, assurance des uns face à la soumission, au silence des autres.
Et pourtant, toute la complexité de cette affaire révèle celles des personnages eux-mêmes, et surtout celle de la victime (Suzanne Jouannet) face à celle de l’accusé (Ben Attal) !
À travers cette affaire, on aborde ainsi une lecture extrêmement délicate des comportements humains, des « choses humaines », du ressenti des uns et des autres…
Ce drame judiciaire a donc de quoi nous passionner par les multiples enjeux qu’il nous propose, sans compter les excellentes prestations des acteurs qui cette fois se surpassent tous pour magnifier ce film à un niveau qu’il méritait vraiment !
Bravo vraiment pour ce film de Yvan Attal, vraiment épatant et pertinent dans sa démarche…
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