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Ciné2909
94 abonnés
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3,0
Publiée le 19 mai 2026
Non, il n’y a aucune honte pour un homme de se montrer Fragile ! Si la première réalisation d’Emma Benestan adopte la forme d’une comédie romantique, elle bouscule un peu les codes. On découvre ainsi un Yasin Houicha fraîchement largué qui va tenter de remonter la pente avec l’aide de ses amis. C’est l’un des atouts du film, on a droit à un casting rafraîchissant et à un cadre qui respire bon les vacances d’été. J’ai beaucoup apprécié le trio Tassadit Mandi / Samira Sedira / Holy Fatma qui offre de jolis moments de rigolades au point que j’aurais aimé les voir davantage à l’écran. Avec tout ça, on pardonne facilement un scénario qui n’offre dans son développement que peu de surprises. Du rire, de la danse, de la bonne humeur ; bref on passe un bon moment à déguster si possible avec un plateau d'huîtres !
Après la petite chronique méditerranéenne « Fragile », on peut dire que la jeune Emma Benestan passe à la vitesse supérieure avec son second long-métrage intitulé « Animale ». Pas que le film dispose d’un plus gros budget mais plutôt qu’il fait montre d’une ambition plus conséquente. Elle choisit d’investir un microcosme totalement méconnu du grand public et d’un endroit qui l’est presque autant; il s’agit de celui des compétitions de taureaux en Camargue. Mais elle choisit surtout d’y incruster une bonne part de fantastique, chose de plus en plus courante dans le cinéma français mais tout de même pas habituelle, le cinéma de genre restant encore assez confidentiel. Enfin, moins original voire même carrément lassant à force depuis dix ans, on parle ici de féminisme, de patriarcat et de masculinité toxique.
Heureusement, la manière dont on approche ce sujet est étonnante et inusitée, presque farfelue même diront certains. Tout le monde ne verra pas arriver la résolution du mystère (sans être surpris, on ne s’y attendait personnellement pas de cette manière) mais il faut avouer que cette thématique commence à être usée jusqu’à la corde et donc lasser, au-delà de l’effet de mode post-MeToo. La manière peu commune dont « Animale » l’appréhende lui permet d’éviter la redondance. Il n’empêche, le suspense qui entoure l’intrigue du long-métrage est un peu longue à se mettre en route et le tout manque cruellement de tension. Le bon côté est que cela permet vraiment de se fondre dans le milieu investi et de s’y attacher tout en découvrant ses us et coutumes. On sent le film très documenté sur le contexte dans lequuel il nous plonge et l’immersion est totale.
L’une des grandes qualités de « Animale » est sans conteste sa mise en scène travaillé et racée. Le travail du directeur de la photographie est exemplaire. La Camargue est filmée comme dans un western crépusculaire et certains plans confinent au surréaliste, en parfaite adéquation avec le sujet qui verse dans le fantastique et le symbolisme homme-animal. Les clairs-obscurs proposés sont de toute beauté et certains plans sont véritablement sublimes. On sera moins convaincus par le tournant body-horror et trop démonstratif vers lequel se dirige le film dans sa dernière ligne droite. Des collègues cinéastes francophones comme Coralie Fargeat et son « The Susbtance » ont bien entendu fait bien mieux. Un fantastique plus minimaliste et mystérieux aurait suffi surtout que la fin est plutôt abrupte. Une œuvre prometteuse pour sa réalisatrice, clairement audacieuse, et qui se révèle intéressante à défaut d’être totalement aboutie.
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Malgré ses bonnes intentions, le premier long-métrage d’Emma Benestan accumule les clichés de la douce comédie sentimentale. Ce film, sorti en 2021, propose l’éternel schéma du triangle amoureux dans lequel un jeune homme sensible demande de l’aide à son amie d’enfance pour reconquérir le cœur de la femme de sa vie. Si la fragilité du héros, justifiant ses nombreuses indécisions, reste décrite avec délicatesse, c’est bien la prestation euphorisante de l’actrice Oulaya Amamra qui apporte un peu de peps à cette histoire légère. Il convient tout de même de reconnaître que la réalisatrice a su éviter les clichés trop appuyés sur les différences sociales et culturelles inhérents à ce genre d’intrigue. Bref, c’est mignon mais tellement prévisible.
Mon avis : la présence de Raphaël Quenard était la seul raison de rester devant ce film que j’ai qualifié d’ennuyeux, malgré une histoire qui tient de bout au premier abord.
Je rédige rarement une critique sur un film par paresse mais là, je me dois de le faire. Ce film mérite largement la note de 4,5 : le casting est parfait, quel que soit le rôle, l'histoire est très bien écrite et interprétée par des comédiens inconnus (à part Raphaël QUENARD). Pour une fois, on ne nous montre pas des gens issus de l'immigration délinquants mais des personnes parfaitement intégrées à la France. Bravo et merci aux scénaristes ! Et merci également de m’avoir fait découvrir le groupe Acid Arab.
Ce film est une pépite : de l'esthétisme, du fond, des rires et beaucoup d'émotions ! A voir et à revoir. Les acteurs sont formidables, la prestation d'Oulaya Amamra est superbe. On ressent la complicité entre les acteurs. Les paysages de la ville de Sète et ses environs sont sublimés. BRAVO
Méli mélo sentimental, je t’aime moi non plus, tout ça sur fond mer méditerranéenne à Sete . Les acteurs jouent bien , on y retrouve l’une des premières apparitions de Raphaël Queunard, le réalisatrice a su nous embarquer dans son histoire jusqu’à bon port.
Déception Premièrement, il faut s habituer a l accent de cité, et c est fatiguant d de faire des efforts pour comprendre ce qu’ils disent. Le scénario est cousu de fil blanc Quelques passages drôle mais ça vole pas haut
Une vraie petite pépite que ce film de Emma Benestan. Bien sûr on ressent l’influence de Abdellatif Kechiche , et tout particulièrement son dernier magnifique Opus « Mektoub my love » , tourné au même port de Sète , avec une bande de jeunes , issus de tout milieu, qui cherchent leur place dans la société, et se cherchent aussi les un(e)s, les autres . Benestan a été l’assistante de Kechiche et en a tiré de magnifiques enseignements , mais tout en personnalisant avec son style propre , pas de dimension érotisante , pas de drama extrême utilisant la transe « Kechichienne » pour trouver une vérité , on est dans un mode plus impressionniste, plus respectueux, plus poétique, plus délicat . Le film doit aussi beaucoup à sa palette d’acteurs formidables, bien sûr en premier lieu à Oulaya Amamra , formidable actrice qui confirme bien son César : radieuse, lumineuse, attendrissante , hyper -sensible , un énorme potentiel encore pour aller beaucoup plus loin. Et puis il y a un des premiers grands rôles du « fameux » Rafael Quenard , et il est effectivement exceptionnel , son jeu est lunaire , dès qu’il apparait il éblouit tout , son phrasée , son attitude , son expressionisme , tout est unique et envoutant en lui . On comprend le succès actuel qu’il rencontre. Très bien aussi, Thiphaine Daviot, que l’on voit beaucoup à la télé, mais qui mérite mieux. Le scénario est assez simple, Az est amoureux fou d’une fille qui ne lui rend pas, trop centrée sur son ambition perso, et finalement il pourrait tomber amoureux d’une autre. Un triangle amoureux assez classique, mais bien mené, assez astucieusement bouclé. Mais la beauté du film est dans ce style impressionniste et dans des dialogues , savoureux , souvent décalés , qui collent au plus près de la vie de ces jeunes ados très finement vu de la part de Benestan . La manière de filmer Sète, le milieu des pêcheurs d’huitres, la vie réelle, on y est , on sent l’air marin et le gout iodé des huitres, un peu comme l’épisode de l’élevage de brebis dans « Mektoub ». Oui vraiment Benestan est une très grande réalisatrice que l’on attend impatiemment.
Pas fameux pas mal de seine malaisante c'est assez ennuyeux il y a néanmoins des seine intéressantes mais bon je vois pas pourquoi romantiser les huitres
Vu en aout 2024 sur Netflix, c'est pour moi une bonne petite surprise, une belle découverte. On est loin des super productions Netflix qui se ressemblent toutes.
Ici, on est à Sète, un microcosme du sud de la France bien décrit, ici on est dans la France Black/Blanc/Beur, qu'on aimerait voir plus souvent, ici on est immergé dans la jeuness française qui croit encore à l'amour. Dans ce film, spoiler: on parle des huitres, on parle de déclarer sa flamme, on parle de faire sa demande en mariage, on parle d'apprendre à danser pour séduire, on parle des hésitations.
Dans ce film, les dialogues sont la chose la plus importante. Et je trouve qu'ils sont bons, que les dialogues sont souvent pertinents. C'est un premier film, les acteurs et actrices sont pour la plupart des jeunes, des débutants, ils et elles se débrouillent très bien. Ils et elles donnent envie de voir la suite de leur carrière. La Bande Originale est cool. Certes, ce n'est pas un chef d"oeuvre, il y a des petits défauts ici et là, un bon scénario mais une histoire un peu légère, dont on est capable de prévoir la fin assez vite. Je déclare cependant que c'est TRES BIEN, je mets la note de 4. Je recommande ce film, à tous ceux qui aiment ce cinéma, jeune et frais. Ne pas aimer, je dirais qu'il faut être un peu brute ou dépressif ou être dans un très mauvais jour.
Pas moyen de mettre zéro étoile... Dommage ! Quel navet !!! Nul, archi nul ! Des dialogues de gosses d'école primaire, une histoire qui traîne. Au bout de 10 minutes je m'ennuyais déjà. J'ai essayé de voir comment les choses évoluaient puis j'ai avancé en accéléré avant de zapper. Aucun intérêt.