Vivre
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velosolex
velosolex

6 abonnés 53 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2023
Il y a dans ce meveilleux film, comme le déroulement d'un conte écrit par Charles Dickens. Dans « un chant de Noël », le vieux Scrooge, cet homme riche et avare, après avoir croisé le fantôme de son ancien associé mort depuis des années, et qui traîne des chaînes en se lamentant, prend conscience du vide de son existence, et décide de changer de tout au tout, voulant laisser une image positive aux autres.
Mais "Vivre" tire son inspiration d"un autre chef d'oeuvre, non littéraire, mais cinématographique. Kurusowa, le grand cinéaste Japonais a réalisé en effet "Vivre" en 1953. Ce n'est pas pour rien que cette adaptation Anglaise place l'action dans le Londres de cette même année. Il semble que Kazuo Ishiguro, le prix Nobel de littérature, était prédestiné à adapter le scénario de ce remake ! :
"J’avais très envie de voir une version britannique de ce grand classique, dt-il. Je crois que je l’ai découvert à la télévision, en Angleterre, quand j’étais enfant, et il m’a fait très forte impression. En partie en raison de mes origines japonaises par le message de ce film."
Cet auteur Anglo-japonais avait déjà écrit « les vestiges du jour », que James Ivory adapta au cinéma, dans un chef d’œuvre mémorable. Un film plein de délicatesse et de nostalgie, et qui excelle comme celui ci, déjà dans le souci de reconstitution historique. Autres ressemblances entre les deux films, les thèmes de l’éthique, du conformisme liée à une charge professionnelle dans cette société anglaise, où le « quant à soi », la place de chacun, et la retenue s’imposent entre les individus
Les acteurs sont admirables, et les dialogues sont exquis, très contenus, tout en sous entendus et en non dits, dans cette dynamique très particulière qu’ont les Anglais de communiquer entre eux, et qu’on lie souvent à tort à l’hypocrisie, mais laissant à chacun le choix de l’interprétation.
C’est toute l’œuvre d’Ishiguro, dont la sensibilité dans le traitement des affects est toujours présente, qui pourrait être condensé dans ce film. Le cinéaste sud-Africain Oliver Hermanus  est à l’unisson. Dès les premières images, ces travellings, et ces plans nous livrant sous différents angles le Londres de 1953, on reste scotché, tant la perfection de la narration des images est présente. Une qualité propre au cinéma Anglais, si étonnant quand il s’attaque aux reconstitutions historiques.
La jeune génération, qui n’a pas connu les administrations croulant sous des monticules de dossiers et de bureaux annexes, sera surprise de voir cette plongée dans ce monde de paperasserie et de rapports kafkaïens, de façon quasi ethnographique.
Le Londres de 1953, dont les cicatrices de la guerre sont toujours présentes, semble être resté immuable à celui du début du siècle. Un monde encore marqué par l’époque victorienne, prude et stratifiée dans ses rapports de classes, où la rectitude est de mise, et où chacun doit rester à sa place.
Williams, la soixantaine bien sonnée , chef de bureau craint et respecté, élégant comme un lord, n’est pourtant qu’un rouage impuissant dans le système administratif de la ville encore pafois sous les gravats, et qui doit se reconstruire.
Il mène une vie morne et sans intérêt, en compagnie de son fils et de sa bru, dans une maison de la banlieue Londonienne. Chaque jour, depuis des décennies, il se rend à la gare pour se rendre au travail, comme tant d'autres..
Tous ces cols blancs à chapeau rond, montant les escaliers des quais ressemblent à ces personnages étranges et désincarnés d’un tableau de Magritte. C’est à ces subalternes de Williams, assis ensemble dans un compartiment, que la première scène du film s’intéresse. Ils parlent de leur chef de bureau, avant même qu’on ne voit celui ci sur le quai, droit et hiératique, comme une sorte de dieu omnipotent, faisant son entrée en scène..
Pieter, le jeune homme, entamant son premier jour de travail, fait office de novice rentrant dans une église, et permet au spectateur de s’identifier à lui, dans ce monde Orwellien qu’il découvre, avec ses règles absconses, et sa hiérarchie, ressemblant à une liturgie.
Il y a sans doute des satisfactions liées au pouvoir que chacun possède à son niveau sur ces collègues, et sur les préposés venant demander humblement qu’on instruise leur dossier, dans le domaine des « travaux publics ».
Le pouvoir de Williams est omnipotent sur l’ouverture ou l’enterrement des affaires en instruction. spoiler: Ainsi , ce projet d’aire de jeux pour les enfants, dans un quartier déshérité de la ville, et dont une poignée de militantes à l’origine de l’affaire, n’ont jamais de réponse. Renvoyées de bureau en bureau, d’un étage à un autre, elles s’épuisent en tentatives vaines.


Mais tout change pour Williams, lorsque son médecin lui diagnostique une maladie grave, ne lui donnant que six mois à vivre. Neuf mois, peut être…...
La crise crée un catharsis ! Le bilan qu'il fait de sa vie ne semble par très positif. Comment rattraper tout cela? On ne le voit plus au bureau. Ses sulbalternes s’interrogent quant à cette disparition momentanée. Il sait qu’il ne lui reste que quelques mois pour se réconcilier avec lui même, et se mettre en rapport avec cette exigence nouvelle, sans concession, qu’il a jeté sur la vie, sur son travail.

Il reprend la vie de bureau. Sa place n'est pas ailleurs. Il y a là ce dossier qui traîne, remis sans cesse aux calanques Grecques. …. spoiler: L’aire de jeux va prendre alors une dimension prométhéenne. La cause n'est pas anodine. Ce n’est pas le projet d’un pont, encore moins de la statue d’un homme célèbre. Si ce projet hier lui semblait ridicule, l’attention qu’il prend maintenant aux autres en fait un combat primordial !

Ce sera le moyen de se remettre dans l’empreinte de l’enfant qu’il fut, à la recherche maintenant de son « Rosebud ». Ce « Bouton de rose », est le mystère qui parcourt le chef d’œuvre « Citizen Kane », d’Orson Wells. Rosebud, le nom du traîneau perdu, et qui explique toutes les névroses d’un milliardaire mourant, passé à coté de sa vie...

Encore quelques années, et ces images de gentlemen si austères, en chapeau melon et costume cravate se rendant chaque matin à leur bureau, seront balayées par l’émergence de la génération du baby boom. Et les images d’un Londres coloré, jeune et inventif, prendront le pas de cet univers guindé, avec ces fonctionnaires, semblant marcher sans but, les uns derrière les autres. Et les chansons des Beatles, ironiques et déjantées, mais si ampathiques, surferont elles aussi délicatement sur cette morosité ambiante, tout en les parsèmant de fleurs et de couleurs.
« All the lonely people
Where do they all come from?
All the lonely people
Where do they all belong? »
Les prémices du changement d’époque sont là, comme dans ce personnage de cette jeune employée de bureau enjouée et souriante, et qui rêve d’une autre vie, d’un autre travail. Elle irradiera des moments de bonheur inespérés aux vieil homme, et sera sa confidente, une lumière inespérée.
Cette Margaret semble sortir elle aussi d’une chanson du « fab four » quand elle confie à Williams, dans un café, les surnoms que chacun de ses collègues lui inspiraient. Et le vieil homme ne se fâche pas, mais rit de bon cœur, quand il apprend qu’il était affublé du patronyme de « Zombie »…
Après tout, ce nom ne le concerne plus. Il n’est jamais trop tard pour se transcender dans des travaux d’Hercule, et devenir un exemple, plus tard, pour les autres. Le Zombie s’est réveillé, et n’a pas été si vivant depuis bien longtemps!
Il rit, se régale de la vie qu’il lui reste enfin à vivre. A cette heure crépusculaire, il redevient l’enfant qu’il fut! Margaret aurait pu tout autant l’appeler « Nowhere man », l’homme de nulle part...Une chanson qui sera écrite par John Lennon dix ans plus tard.
« He's a real nowhere man
C'est un vrai homme de nulle part,
Sitting in his nowhere land
Assis dans son pays de nulle part »

C’est un film profondément réjouissant, jouant sur une palette de sentiments précieux, dans le cadre d’un monde finissant, comme cet étrange et sympathique monsieur Williams, mais qui va se régénérer. Il nous interroge sur le sens des valeurs et de la vie, de l’engagement de chacun, de l’importance de ne pas se fourvoyer, et de mener toujours le combat.
ana1976
ana1976

3 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2023
tres bien mais un peu lent au début. Et au final je suis heureuse de l'avoir vu donc je le recommande
Joce2012
Joce2012

264 abonnés 761 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 janvier 2023
Film triste au possible, on meurt avec l'acteur, partie avant la fin, pas la seule d'ailleurs, scénario très demolarisant
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2023
Une œuvre sur une personne condamnée à mort par la maladie qui s’appelle « Vivre » et donne justement envie de croquer la vie à pleine dents, c’est peut-être paradoxal mais c’est ce qui se passe avec cette belle chronique destinée à nous faire aimer la vie. Pour son quatrième film, le sud-africain Oliver Hermanus, connu pour ses films traitant de l’homosexualité dans son pays, a décidé de réaliser le remake d’un vieux chef-d’œuvre japonais de l’illustre Akira Kurosawa : « Ikaru ». L’œuvre originale se déroulait en 1953 et sa relecture fait de même. Et il faut avouer qu’il était presque évident qu’un remake de cette histoire d’un citoyen japonais bien sous tous rapports, fonctionnaire à la vie millimétrée et ennuyante, se fonde si bien dans le moule de la culture britannique de l’époque. Les règles et coutumes de la culture britannique, suivis par les gentlemen selon un traditionalisme so british, développent quelques accointances avec les us et coutumes du pays du soleil levant. Ici, on est donc aussi bien dans une ode à la vie que dans une critique des dysfonctionnements administratifs rigides de l’époque.

Ce remake risqué s’avère donc au final quasiment évident, logique et il ne déçoit pas. Pour ceux ayant vu l’original, peut-être qu’il ne lui arrive pas à la cheville, mais quand on est vierge de toute comparaison, « Vivre » fait son petit effet et nous touche. Après un générique old school de toute beauté, faisant vibrer la corde nostalgique des cinéphiles avec ses images granuleuses du Londres des années 50, la première demi-heure patauge un peu. Les bases sont posées mais la manière dont le personnage principal assimile l’annonce de sa mort et quitte son travail ne nous a pas convaincu. Puis, plus le film progresse, plus on s’attache au personnage par petites touches et au changement (un peu rapide) qui s’opère en lui. Et la dernière partie, alors qu’il est mort, alterne astucieusement les flashbacks qui représentent les souvenirs de son entourage et la vision qu’ils ont de cet homme rigide devenu altruiste et libéré dans ses derniers instants. C’est de toute beauté et l’émotion est au rendez-vous.

C’est alors que « Vivre » développe ses meilleurs moments et nous touche en plein cœur en plus de nous gratifier d’une belle leçon de vie sans jamais tomber dans la larmoyant ou le pathos excessif. La mise en scène demeure classique mais non dénuée de belles idées (comme cette ellipse temporelle avec la caméra qui survole le bureau où officie M. Williams et ses collègues) et le tout développe une facture très académique, à l’ancienne, mais c’est volontaire et fait avec goût. Enfin, on ne peut nier qu’une grande partie du film tient sur les épaules d’un très grand comédien, injustement cantonné à des seconds rôles de prestige dans tous types de production (du blockbuster horrifique « Underworld » à un film culte tel que « Good Morning England »). Avec « Vivre » il se trouve le rôle d’une vie et sa nomination aux Oscars est le couronnement d’une riche carrière. Il est d’une justesse indéniable aussi bien en fonctionnaire à l’esprit étroit et formaté qu’en hédoniste altruiste sachant sa fin proche. Simplement et avec beaucoup de talent, il nous émeut et porte ce beau film au classicisme à l’ancienne sur ses épaules.

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Albert
Albert

16 abonnés 440 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 août 2023
Je commence par les points forts : la réalisation est très soignée, la direction de la photo très belle, les couleurs très soignées
bill nighy joue très bien
Maintenant les points faibles : le film est chiant du début à la fin, on ne croit pas une seconde que le film se déroule en 1953 à cause des jeunes acteurs et leur jeu à la netflix.
Enfin, avec un scénario pareil, il y avait de quoi explorer les pensées d'un homme en fin de vie, ce qui aurait été passionant et enrichissant
mais les dialogues sont à côtés de la plaque et ne parlent que du superficiel pendant tout le film.
Dommage car visuellement c'est maitrisé!
Yves G.

1 856 abonnés 4 065 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2023
Sans jamais déroger à ses habitudes, Mr Williams, un gentleman d’une cinquantaine d’années, prend chaque matin le train de banlieue pour Londres. Il y dirige le bureau des Travaux publics de la municipalité. Les cinq fonctionnaires placés sous ses ordres y font régner une routine administrative qui ne connaît aucune dérogation : dès qu’un dossier soulève une difficulté, il est soigneusement mis de côté.
Mais la vie monotone de Mr Williams est remise en cause par la funeste nouvelle que lui confirme son docteur : un cancer incurable lui laisse à peine quelques mois à vivre. Que faire de ce temps qui reste pour donner un peu de sens à une vie qui n’en avait guère ?

Ce film d’Oliver Hermanus est une entreprise déroutante. C’est la reprise, quasiment à l’identique, du film de Kurosawa de 1952. Tout y est : le même héros engoncé dans une routine étouffante et brutalement confronté à la finitude de sa vie, la même époque, celle de l’immédiat après-guerre, les mêmes administrations courtelinesques aux procédures déshumanisantes contre lesquelles vient se fracasser un collectif de femmes qui souhaitent la transformation d’un espace désaffecté en aire de jeux. Mr Williams déploiera exactement les mêmes stratégies que M. Watanabe face à la mort inéluctable : il partagera une nuit de beuverie avec un écrivain dans une station balnéaire, il prendra le thé avec une jeune employée de son service dont la fraîcheur le touche, il sacrificiera ses dernières forces à réaliser l’aire de jeux qui s’était jusqu’alors heurtée à l’inertie de son administration. Cette dernière entreprise nous est révélée dans le film de Kurosawa comme dans son remake par une série de récits racontés sous forme de flashbacks par les participants à ses funérailles.

Pourquoi faire le remake d’un chef d’oeuvre ? "Psycho" de Gus Van Sant, "West Side Story" de Steven Spielberg…. à chaque fois la même question se pose. Et les mêmes réponses peuvent y être apportées : pour rendre hommage à un chef d’oeuvre, pour lui redonner une actualité qu’il a perdue, pour le transposer dans un autre lieu et dans un autre temps et ainsi en démontrer l’universalité et l’intemporalité. Le pari ici ne tient pas à un changement d’époque mais à un changement de lieu. Et il est très malin : quoi de plus compassé, quoi de plus cérémoniel que la vie d’un fonctionnaire japonais sinon celle d’un fonctionnaire anglais ?!

L’idée en est semble-t-il venue lors d’un dîner partagé entre le producteur du film Stephen Woolley, Bill Nighy, son acteur principal, et Kazuo Ishiguro, le plus japonais des Prix Nobel britanniques et le plus britannique des romanciers japonais.
Le résultat est impeccable. Mais il laisse sans réponse une question abyssale : pourquoi aller voir le remake plutôt que revoir l’original ?
tupper
tupper

193 abonnés 1 587 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2022
Un homme qui se sait condamné, qui a l’impression d’être passé à côté de sa vie et qui cherche à rattraper le temps perdu. Cela semble banal. Mais « Vivre » le traite de façon originale et subtile, s’appuyant sur le non moins subtil Bill Nighy. En plus d’être touchant, cela en devient très surprenant.
Cathpout14
Cathpout14

38 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2023
Voir ce film après avoir vu Babylon la veille, c'est comme se promener une journée en Island après un voyage de trois semaines en Grèce...! Pour apprécier ce film à sa juste valeur, il est recommandé d'être attentif à chaque parole, action, décors et restitution sociétale de cette époque (années 60 en Angleterre). Il en reste un sentiment de sagesse, respect, retenue, non-dits, frustrations, bienveillance aussi, de belles réflexions sur la vie !
mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2023
Mr Williams est un homme respecté dans le Londres de l'après Guerre. Il est le patron du secteur travaux urbains de la mairie et mène une vie réglée Quand il apprend qu'il est atteint d'un cancer incurable, il va enfin profiter de la vie et surtout, s'ouvrir aux autres. Bill Nighy livre une prestation remarquable, entouré par la pétillante Melle Harris (Aimee Lou Woad), pour un film délicat sur la fin de vie et ce que l'on veut léguer aux plus jeunes. Cette oeuvre est un remake de Kurosawa qui donne envie de se replonger dans l'original. Evitant le côté larmoyant, Oliver Hermanus signe un film très touchant et nous replonge dans l'univers du Londres de 1953. Une réussite.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2023
Un film intéressant sur la vie à l'approche de la mort. Tout en douceur et subtilité. Une belle fable à retenir
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2023
Voilà un film qui se déguste comme une tasse de thé et des scores à 5 heures. Juste un portrait de gentleman, d'un vieux monsieur qui essaie de faire sa sortie de l'existence d'une meilleure façon qu'il ne l'a mené.
Tout est suggéré plutôt qu'asséné, du jeu des acteurs jusqu'à la photographie, les dialogues, la musique, la mise en scène...
Peut être pas un chef d'oeuvre, mais un très joli film.
Kat's eyes
Kat's eyes

69 abonnés 550 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2023
Drame à la fois poétique et poignant. D'une grande beauté formelle, ce film ne serait rien sans l'interprétation subtile et digne de Bill Nighy, bien loin de la prestation potache qui l'a rendu célèbre dans Love actually.
Il est bouleversant et si juste. Le film doit également beaucoup à sa réalisation sobre et à son scénario délicat. C'est tout à fait exceptionnel de sortir d'un drame, certes ému, mais aussi illuminé.
Yann LM
Yann LM

3 abonnés 104 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 janvier 2023
Le propos est respectable, très respectable même. Mais dans ce film qui avance à 5km/h, on prend le risque de s'ennuyer ferme si on n'est pas en forme. On voit, on observe, on comprend mais tout ceci nous passe un peu au-dessus de la tête tant l'ennui guette à chaque coin de rue. Excellents acteurs, ce qui sauve la mise, mais globalement on se dit au final : tout ça pour ça?
Ciné-13
Ciné-13

176 abonnés 1 442 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2023
So british et pourtant si universel!
Les employés de la Mairie de Londres paperassent inlassablement : quand le dossier est délicat, Mr Williams procrastinera et le mettra dans la pile à traiter plus tard... Il est coincé, rigide, enfoncé dans ses procédures : il vit à la surface des choses...
Mais à l'approche de la mort il réapprendra à vivre goulument : cabarets, machines à sous de fêtes foraines, chanson écossaise d'enfance, restaurant, cinéma, travail buissonnier,...
Les musiques surligneront le désespoir, le malheur, et la boulimie d'envie de vivre (des musiques originales au piano et des chansons jazzy des années 60). Mais les séquences émouvantes seront elles, surlignées par l'absence totale de musique : comme des pianissimo au milieu des fortissimo!
Une leçon de vie interprétée par un acteur formidable!
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2023
Très Britsh, ce film est une ode à la classe anglaise au travers de l'excellent Bill Nighy, formidable de retenue dans cercle de fonctionnaire dévoué à une dernière cause.
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