Le récit initiatique pudique et touchant (mais un peu mou) d’un fonctionnaire rigoureux et dévoué à son travail qui, à l’approche de la fin, apprend le bonheur de vivre, interprété avec une élégance so british par le poignant Bill Nighy. 3,25
Les images sont magnifiques, la photographie est sacrément soignée, impeccable, léchée. Le casting est excellent, la bande originale est sublime. Ce mélodrame comporte néanmoins de grosses longueurs, ce qui m'a un peu frustrée par moments, mais dans l'ensemble j'ai passé un bon moment devant cette oeuvre intelligente et dépouillée. Exquise reconstitution d'époque, de toute beauté.
Pas mal sans plus, malgré le talent indéniable de Bill Nighy. En gros, que dit le film : dans la vie, éviter d’être le nez dans le guidon, mais au contraire s’ouvrir sur les autres, favoriser les instants privilégiés, comme les pots entre amis, le partage… Rien de nouveau mais le film, même s’il est triste, se laisse regarder.
Un bureaucrate londonien austère vivant dans l’après-guerre se remet en cause lorsqu’il apprend qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre. Ce beau drame magnifiquement cadré dans une mise en scène ouatée est porté par la composition toute en nuance de l’acteur Bill Nighy capable d’une palette d’émotions saisissantes malgré le stoïcisme de son personnage.
Si la mise en place du film de sa lenteur initiale peuvent donner envie de passer à une autre occupation, le film se construit petit à petit pour être une réussite. L'austérité du démarrage contraste magnifiquement avec la légèreté du final. On se laisse prendre par l'émotion et son envie de vivre tout simplement autrement ses derniers jours. L'interprétation de l'acteur principal est remarquable
C'est un film surprenant je dirais. L'histoire semble banale mais reste originale. C'est celle d'un fonctionnaire administratif, un petit chef de bureau consciencieux qui fait son travail avec zèle et mène son équipe d'une main de fer. Sans jamais élevé la vois bien sur. Lorsqu'on regarde les sources d'inspirations de ce film, c'est surprenant aussi car c'est un remake, comme l'indique Wikipédia, d'un film japonais lui-même inspiré du roman La Mort d'Ivan Ilitch de Léon Tolstoï. Le film est très "british", c'est classe mais guindé, c'est drôle mais cynique. Bref le charme et le flegme anglais. Il y a aussi de très beaux décors, notamment ceux où on voit le train à vapeur menant les fonctionnaires au travail. J'ai particulièrement apprécié la première scène sur le quai de gare. Mais j'ai moins aimé le format 4/3. Bref, à voir en VO si possible et une mention spéciale aux deux acteurs principaux, B. Nighy et A. Sharp.
Un film d'une délicatesse comme on en voit peu!De l'humour,une étude des caractères des protagonistes,des collègues,fils et belle fille,particulièrement fine,et une leçon de vie.En outre,la réalisation est parfaite,les acteurs tous au top.Je vais voir le film de Kurusawa pour pouvoir comparer,mais difficile de faire mieux qu'Hermanus.
Un film qui montre les rigidités et conventions du monde du travail dans les années cinquante au Royaume Uni dans l'immédiat après guerre. Film qui montre toutes les conventions de classes. Film sur un instant de folie d'un fonctionnaire qui décide de passer outre les règlements pour mener a bien un projet, son projet.
Très beau film qui vaut par sa reconstitution d'une époque.
Je suis allé voir ce film sans avoir vu le film de Kurosawa dont il est un remake.
Cela se passe à Londres, dans les années 1950.
Le chemin de fer est encore à vapeur.
Très British (= pas Japonais).
Le jeune réalisateur sud africain Oliver Hermanus (né le 26 mai 1983) s'en sort bien.
Au fond ce sujet est universel n'importe où sur la terre et il est en deux temps : 1) prendre conscience qu'on est mortel (toute chose ayant un début a une fin !) - 2) décider de vivre sa vie selon des valeurs humanistes.
Après bien d'autres, Kurosawa et Hermanus (les deux réalisateurs ont dans la quarantaine quand ils choisissent ce sujet) nous disent que la compassion n'est pas une émotion mais une motivation, ils posent sans y répondre la question de fond qu'on peut se poser à n'importe quel âge : pourquoi donc attendre que le médecin pose le verdict qu'il nous reste 5 ou 6 mois à vivre pour prendre soin des autres ?
Remake du long métrage de même nom signé Akira Kurosawa, Living transpose la désincarnation depuis le Japon vers l’Angleterre d’après-guerre, se saisissant alors des travaux de reconstruction comme d’une métaphore du dernier combat entrepris par un fonctionnaire se sachant condamné pour réhabiliter un espace pollué, sale et dangereux, symbole de l’ancien temps, et en faire un jardin d’enfants. Malgré des lourdeurs présentes dans les dialogues hagiographiques et dans la réalisation, dont les emprunts à Xavier Dolan ou Wong Kar-Wai sont à ce point visibles qu’ils peuvent empêcher, pendant la première demi-heure surtout, l’immersion du spectateur, le film réussit à émouvoir en réactualisant l’immobilisme administratif, reflet d’un figement social de l’existence des hommes et des femmes qui s’y investissent, reflet d’un figement culturel inhérent au modèle du gentleman anglais évoqué par le personnage de M. Williams, fonctionnaire dépourvu de prénom, veuf et inconsolé. Le recours à un réalisateur sud-africain, Oliver Hermanus, facilite ce point de vue extérieur porté sur le microcosme londonien, que redouble l’introduction à la mairie d’un nouveau venu, Peter Wakeling, promenant sur les normes et coutumes un œil amusé. Si Living diffuse une belle mélancolie, quelque peu affaiblie par l’artificialité et la diversité des moyens mis en œuvre pour la représenter, c’est essentiellement grâce à l’interprétation magistrale de Bill Nighy, tout en retenue et éloquent par ses non-dits, ses silences, ses regards pénétrants. Une petite réussite.
Un fonctionnaire zombie re-découvre les petites joies de la vie en apprenant qu'il ne lui reste que 6 mois à vivre Reconstitution superbe de la triste vie de gratte-papier et interpretation magistrale très british et toute en retenue de Bill Nighy. La morale de l'histoire : la vie est un bien perdu quand on ne l'a pas vécue comme on l'aurait voulu.
Un film tres british, et d’une grande délicatesse, sur la fin de vie d’un viel homme malade. Le film a un charme indéniable, mais le rythme est par contre assez lent, et on s’ennuie à certains moments. Également, l’obsession de cet homme, avant de mourir, pour ne pas complètement rater sa vie, de tout mettre en œuvre pour que soit autorisée administrativement, la construction d’une aire de jeu pour enfants, parait un peu dérisoire… Pas mal, mais les critiques sont beaucoup trop élogieuses…
Dans les bureaux de l'administration des Parcs et jardins de la mairie Londonienne des années 1950 règne une atmosphère bureaucratique incarnée notamment par William, le responsable de service, un vieillard morne et terne qui apprend que ses jours sont comptés. S'en suivent le récit initiatique de cet homme rongé par le regret et qui tente de trouver le sens de son existence. On regrettera quelque peu une certaine naïveté dans ce film mais elle rend le film d'autant plus touchant.
Un bijou à chérir! Allez le voir! Quelle tâche difficile de dépeindre l'être au crépuscule de sa vie qui arrache d'ultimes instants d'humanité avec autant d'élégance. Somptueux sans succomber à la mièvrerie. Une seule envie vous poursuit, celle de nourrir ce trop plein d'émotion et de se ruer vers l'original de Kurosawa et la lecture de ''la Mort d'Ivan Ilitch'' de Tolstoï.