Un jour ou l'autre, il allait falloir que je m'y colle. Même si nous aimerions tous visionner uniquement des bons films, il y a parfois des étapes obligatoires dans la vie d'un cinéphile. Étant si violemment détesté, j'ai donc débuté le visionnage de la saga la plus controversée d'Hollywood avec ce "Resident Evil". Réalisé par Paul . Anderson, le long-métrage débute une histoire de plus de 6 films. Ce premier volet était donc un avant-goût pour moi, même si je ne m'attendais encore une fois à rien. Sachant également qu'il est le plus petit budget de la saga, je savais déjà ce que j'allais voir. Pourtant, à défaut d'être vraiment réussi, je dois dire que ce premier épisode est peut-être le seul opus à être "acceptable" au sein de cette série. Ce n'est clairement pas un projet que je vous recommande, mais, comparé à ceux qui suivront, on peut s'estimer heureux de son contenu. Déjà, car il est probablement celui qui respecte le mieux son matériau d'origine. Choisissant de se positionner comme un préquel à l'histoire du jeu, il ne prend donc pas trop de risques à ce niveau. On y retrouve effectivement les éléments qui feront la série, et aucune grosse incohérence n'est vraiment à noter. On a bien la présence d'Umbrella, de Raccoon City, des infectés, etc... Ce n'est pas parfait, mais ce n'est pas celui-ci qu'il faut pointer du doigt pour son infidélité. Cela dit, s'il est respectueux en matière d'histoire, il l'est beaucoup moins dans son ambiance. Alors que le jeu était surtout stressant et jouait sur l'angoisse, ce dernier s'éloigne rapidement de cette idée. Certes, le début du film a bien quelques tentatives pour coller à cela, mais, une fois que les infectés sont de sortie, le long-métrage se transforme beaucoup. On a énormément d'actions, de séquences de fusillades, tout cela étant englobé par le fameux montage épileptique des films de ce genre. Malgré tout, je tiens à préciser que ce n'est clairement pas aussi marqué que ce que nous verrons par la suite. Au moins, ici, une certaine atmosphère essaye d'être installée. Cela passe par des décors plutôt sympathiques, mais aussi par un rythme toujours impeccable. Autant le dire, on ne s'ennuie jamais, car les scènes s'enchaînent toujours très bien. Malheureusement, même à ce niveau, le film n'est pas sans reproche. Il a beau essayer de construire quelque chose, son "petit" budget ne l'aide pas toujours.
On peut prendre l'exemple du Licker de fin de film pour illustrer cela, l'effet spécial pour lui donner vie étant complètement ridicule.
Alors, pour un premier volet, on ne peut pas dire que ce soit réussi, sans pour autant le condamner. D'un côté, je trouve que quelques points sont intéressants, comme les décors, l'esthétique ou le rythme. Mais de l'autre, pour le départ d'une saga, je trouve que c'est assez maigre. La promesse s'avère extrêmement faible, et même si Alice était loin d'être ce qu'elle sera par la suite (son développement étant d'ailleurs assez honnête dans ce film), cela ne donnait pas une base suffisamment marquée pour continuer. Je ne vous recommande donc pas ce premier volet, mais je vous demande simplement de ne pas le considérer aussi durement que les autres. Avec le plus petit budget des 6 films, il est probablement celui qui aura le plus essayé. Pour conclure, une première tentative assez honorable.