Jeanne du Barry
Note moyenne
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876 critiques spectateurs

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116 critiques
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65 critiques
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38 critiques
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Norbert F
Norbert F

16 abonnés 82 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mai 2023
C'est mou d'une l'acteur ce film. Johnny Deep que j'adore n'as besoin de forcer son talent. Bref j'ai été déçu, je m'attendais à mieux.
Michel C.

370 abonnés 1 813 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2023
Film "de" et "avec" Maïwenn nous conduisant au règne de Louis XV , et plus particulièrement de ses amours et de sa fin de vie. Tout d'abord des décors grandioses, soignés, éblouissants, aussi les costumes magnifiques et variés, mais surtout un vrai tour de force pour Maïwenn, de direction d'acteurs , et de réalisation extraordinaire. Son propre personnage : Mme Jeanne Du Barry avant de devenir Comtesse, est remarquable. Elle allie Histoire, et Humour. Partout, dans les dialogues, son regard perçant, son attitude moderne, elle apporte sa touche. Bien entendu Louis XV ( Johnny Depp ) n'est pas en reste et joue merveilleusement le Roi "Bien-aimé", mais ayant aussi beaucoup "aimé" en retour et notamment tombé sous le charme de J du Barry. Tout simplement "Royal" !! A noter, son secrétaire général, le valet La Borde ( Benjamin Lavernhe ) véritable homme orchestre jouant parfaitement les deux partitions, homme de confiance du roi, et bienveillant avec la favorite officielle. N'oublions pas la féroce et méchante Adélaïde ( India Hair ). C'est extrêmement bien filmé et rendu, et reprenant l'expression "c'est pas Versailles, ici", on peut dire "Si, ce film, c'est bien Versailles" !!...Il brille magiquement, un régal.... !!**
Nicole M
Nicole M

13 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2023
Magnifique histoire très bien interprétée. Belle lumière, beaux costumes, beaux maquillages, magnifiques décors. Maiwen est une excellente réalisatrice très inspirée.
On rentre dans l'histoire en un instant.
Johnny depp est tres crédible dans le rôle de louis XV. Un joli moment de cinéma.
Labaigt de Bonaparte
Labaigt de Bonaparte

25 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2023
Un biopic comme on en fait peu et tourné dans des décors admirables avec des acteurs et comédiens biens de leurs personnes, les spectateurs sont fascinés par le mélange d'émotions, de rebondissements et même parfois d'humour. Egalement une bonne leçon de vie.
Alolfer
Alolfer

181 abonnés 1 796 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mai 2026
Un film exceptionnel ! "Jeanne du Barry" a eu toutes les qualités pour que je trouve ce film excellent ! Que cela soit pour sa mise en scène, sa réalisation (qui est incroyable ; certains plans sont magnifiques) , la photographie magnifique, la musique, et bien évidemment son histoire. Tout marche très bien, proche de la perfection. Maiwenn est imposante en Jeanne ainsi que Johnny Depp également qui en impose également ! les autres acteurs et actrices sont très réussi également !

Magnifique et poétique !
L A
L A

4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 août 2024
Au moment de la rencontre avec le roi, Actrice dont le physique est l'opposé de celui de la vraie Du Barry, ces dents, juste hallucinant. Je me demande bien qui l'a choisi pour ce rôle.
L'actrice du couvent était bien plus plausible et plus charmante.
mary17
mary17

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 juin 2023
Clairement un film où Maiwen s'est fait plaisir : grosses robes de princesse, perruques dont la hauteur ne passent pas les portes, Johnny Depp qui a 3 répliques et aucune crédilité, bref un film égocentrique. Avec mes amis, nous avons perdu 15 euros !
Benoit Lahousse
Benoit Lahousse

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 mai 2023
Un film parfaitement décalé et totalement pas crédible tant sur le jeu des acteurs que par la. Mise en scène.
j Deep en roi!!! Incompréhensible
VeroniqueL
VeroniqueL

9 abonnés 39 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2023
Film poussiéreux. La voix off nous fait penser à un vieux documentaire sur Versailles. Les costumes sont tristes. Johnny Deep, poussif, joue un jeu monocorde, MaÏwen semble décalée, par rapport à l'époque et au personnage. Ce qui sauve le film est la performance d'acteur de Benjamin Lavernhe, sublime de retenue, qui d'un battement de cil sait nous transmettre tant d'émotions. Melvil Poupaud très bon aussi.
lovehappens2
lovehappens2

3 abonnés 23 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 juillet 2023
Il faut sauver le travail du directeur photo qui a fait un travail magnifique et aussi les créatrices et créateurs de costumes, et surtout l'excellentissime Benjamin Lavernhe. Passé cela, passez votre chemin. Déjà c'est d'un ennui TOTAL, les dialogues sont ridicules voire inexistants... Comme dit la critique, Johnny Depp donne vraiment l'air de ne pas être sorti de sa loge, il ne croit pas au film, et franchement nous non plus ! Il est complètement absent ou disons le : pas dirigé ! Oui on le sait Maïwenn a beaucoup de charme mais SVP Maïwenn peaufinez vos scénarios, étoffez les ! Effectivement c'est pauvre historiquement !
Ce film est une carte postale !!
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

182 abonnés 589 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2023
Ai vu "Jeanne du Barry" de Maïwenn. J'aime beaucoup le travail toujours original et plein de vie de cette réalisatrice et pour moi "Polisse" est un très grand film et "ADN" frôle le chef d'oeuvre. Maïwenn n'est jamais là où on l'attend et en même temps toujours fidèle à elle même. "Les filles de rien sont prêtes à tout" nous informe la voix off qui nous raconte, à la façon d'un conte de Perrault, la vie de Jeanne du Barry qui née Jeanne Vaubernier, fille de cuisinière sans scrupule qui vend sa fille au plus offrant, va devenir la femme la plus influente et la plus détestée de la cours de Versailles à la fin du règne de Louis XV. Mais Maïwenn qui ne peut s'empêcher de parler d'elle même, nous raconte aussi l'histoire de Maïwenn Le Besco adolescente de 15 ans qui dans les années 90 après avoir été trainée chez des photographes et des directeurs de casting par une mère abusive, tombe amoureuse et se marie avec le roi du cinéma (Luc Besson). Elle sera dédaignée, ignorée, moquée par la grande famille du cinéma et le jour où elle sera répudiée pour une autre, connaitra avec le temps les honneurs de la Grande Cour du faux semblant, du monde de l'illusion et du paraître tout en restant le canard boiteux de la redoutable industrie. La fierté qui est reçue comme de l'arrogance, la liberté irrépressible comme une désinvolture, le refus d'intégrer les codes comme une défiance, Jeanne et Maïwenn ont de bien nombreux points communs. Jeanne du Barry n'est absolument pas un biopic classique et n'est pas non plus une pâle copie du "Marie Antoinette" de Sofia Copolla, ce long métrage est avant tout un film de Maïwenn. Quand bien même les longs plans séquences, la caméra à l'épaule, les scènes improvisées ne sont pas de mise ici, nous retrouvons toute la grammaire de ce qui fait l'originalité du travail de cette réalisatrice. Un casting de première classe et le duo qu'elle forme avec Johnny Depp (autre roi déchu et rejeté par la Cour et les anciens courtisans) est tout simplement idéal et évident tant sur le papier que sur l'écran. Benjamin Laverhne est excellent et trouve là un de ses meilleurs rôles. Le film n'est pas une reconstitution classique d'un film d'époque, la ré-interprétation des filles de Louis XV comme les méchantes soeurs de Cendrillon en est un des exemples, tout comme le jeu très XXIème siècle de Maïwenn en décalage total avec le jeu des comédiens interprétant la Cour. Le montage est très construit, la photographie sublime et la mise en scène parfaite. Maïwenn réussit le pari fou de présenter le château de Versailles sous des angles totalement inédits. Comme d'habitude elle sait exactement où mettre la caméra, cadrer de façon précise et surprenante pour capter la moindre émotion où le faux pas inattendu. Maïwenn qui est vilipendée et répudiée dans des pétitions signées par une bonne partie de la Cour du cinéma français pour agression contre un journaliste, m'a donné un uppercut en pleine poitrine une fois de plus avec ce nouvel opus.
Cinévore24

454 abonnés 953 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2023
Film d'ouverture de ce 76e Festival de Cannes, la nouvelle réalisation de Maïwenn remonte le temps et se focalise cette fois-ci sur le destin de la "favorite" du roi Louis XV, Jeanne du Barry.

Fille de roturière devenue courtisane et s'étant peu-à-peu élevée dans l'échelle sociale, elle finit par atteindre les arcanes du pouvoir monarchique et venir bousculer, de par sa personnalité exubérante et spontanée, les us et coutumes de la cour royale (le "lever du roi" en est une très bonne illustration), s'attirant par la même occasion les foudres de certains proches du roi, la renvoyant sans cesse à ses origines très modestes.

Ce 6e long-métrage est moins un portrait tout en subtilité des coulisses de la royauté qu'une histoire d'amour atypique et sincère.
Une histoire dans laquelle Maïwenn s'approprie, comme d'habitude, le rôle principal, nourrissant le personnage de Jeanne de sa propre personne, rendant la frontière entre passé et présent encore un peu plus fine. Une interprétation qui marche dans son ensemble, même si j'aurai voulu voir Maïwenn diriger quelqu'un d'autre plutôt qu'elle-même, d'autant qu'elle ne ressemble pas vraiment à l'authentique comtesse du Barry.
Et face à elle, Johnny Depp, qui fait son retour sur la Croisette (12 ans après «Pirates des Caraïbes 4»), incarne un Louis XV un brin malicieux, un brin mélancolique, certes parfois engoncé dans ses habits royaux, mais donnant suffisamment de sa personne sans être dans la surenchère pour que l'on y croit (il a même réussi à dissimuler son accent américain plutôt efficacement).

Autour de ce duo amoureux qui finira condamné par la maladie, un casting parfois trop effacé (Pierre Richard, qu'on aurait voulu voir un peu plus), parfois dans un jeu trop appuyé (India Hair et Suzanne de Baecque, incarnant les filles du roi, et plus proches des méchantes belles-sœurs de Cendrillon). Mais il y a également et surtout Benjamin Lavernhe. Dans le rôle de La Borde, plus proche conseiller (et ami) du roi qui finit par se prendre d'affection pour Jeanne, l'acteur brille à l'écran de par sa présence, parfait équilibre entre droiture et complicité.

Une histoire de convenances et de liberté plastiquement soignée (Versailles et ses alentours sont filmés sous toutes les coutures) et respectant les codes classiques de ce type de film (voix-off, musique symphonique, cadres souvent fixes).
Une chronique de la cour assez honnête, mais sans grandes surprises.
Un "biopic" en costumes appliqué, à défaut d'être réellement passionnant. 6,5/10.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 638 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2023
Pari gonflé, pari réussi.
La réalisatrice Maïwenn, riche d'une filmographie étoffée et plutôt intéressante. parvient avec maestria son tournant "film à costumes".
S'appuyant sur une photographie superbe, des costumes éblouissants, et un scénario solide et fluide, Maïwenn réalise un film puissant, prenant et émotionnel.
Le casting est à la hauteur de l'audace du projet: étourdissant !
Mention spéciale à Johny Depp, ultra crédible.
Bravo Madame !
Laurence B
Laurence B

7 abonnés 60 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2025
Très beau film ! Lumières décors acteurs tous très justes ! Beaucoup d’émotions et Maywenn magnifique aussi Johnny Depp excellent en Louis XV !
William W.
William W.

1 abonné 1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2023
Maïwen en madame du Barry joue très naturellement. Melvil Poupaud en Jean du Barry et Pierre Richard en duc de Richelieu sont très bien. Johnny Depp en Louis XV n’est pas aussi déplacé qu’on le dit. On a évidemment et heureusement limité son texte, mais sa pointe d’accent ne se sent pas trop désagréablement. Ça rajoute une sorte d’embarras à la langue de Louis XV, un vague mâchouillais qui va assez bien à ce roi profondément secret et neurasthénique. Benjamin Lavernhe – hbituellement fort bon – est caricatural jusqu’au gênant et je ne comprends pas que les critiques l’encensent. L’image est belle, bien que souvent sans grand relief. Certains paysages sont charmants. La voix off est de trop et semble surgir des films déjà lourdingues en leur temps des années 50.

Mais Jeanne du Barry à la cour de France donc, et puisque Maïwen sait essentiellement parler d’elle – ce qu’elle fait assez justement – ce sera surtout Maïwen à Versailles. Or, les plus belles images de ce Versailles sont les vues de loin, dans la nuit ou la brume, ou dans le survol par drone des superbes Grands Degrés. Significativement, lorsque la caméra rentre dans le château, le charme n’opère plus et la galerie des Glaces est à peine moins clinquante et sans âme que Mar-a-Lago.

Et ces ridicules du protocole dont Maïwen veut se moquer avec quelques férocités, ne sont filmés eux-mêmes que… ridiculement. Les petits pas qu’exécutent les personnages en se retirant devant le roi sont parodiques jusqu’au grotesque et on ne sait par quel conseiller historique Maïwen a été épaulé. Trois pas en arrière avant de se retirer normalement étaient évidemment la norme et non cet insensé piétinement dont la réalisatrice a cru drôle de ponctuer son film. D’ailleurs, elle est à ce point incohérente dans sa mise en scène, que lorsque Mesdames, les filles de Louis XV, se retirent de la Grande Galerie, indignées par l’attitude de la du Barry, elles passent entre le roi et la favorite, présentant leur dos au souverain, ce qui, pour le coup, aurait été une grave entorse au protocole auquel elles-mêmes n’auraient pu se soustraire. Quant à l’usage du « Votre Majesté » adressé uniment au roi comme au Dauphin, il suffisait de regarder un épisode de « The Crown » (plutôt que « Game of Thrones ») pour apprendre la différence entre « Majesté », « Altesse » ou « Monseigneur. »

Que Jeanne soit « en cheveux » la plupart du temps, sans perruque et sans même une quelconque coiffure élaborée, est certainement dû au fait que Maïwen se trouve tout simplement mieux avec les cheveux lâchés, plus en accord donc avec le tapis rouge de Cannes qu’avec les Aubussons de Versailles. Du coup, le spectateur juste un peu averti du XVIIIe siècle passera son temps à se demander si elle est au sortir du lit. Au demeurant, c’est peut-être mieux comme cela, car lorsque la du Barry est présentée à la Cour, la haute perruque en barbapapa qu’elle arbore enfin est plus digne d’une pub pour Jean-Paul Gaultier que d’un tableau de Drouais. On trouve des postiches plus convaincants sur Etsy. D’ailleurs, dans la même scène, Gaultier semble avoir encore frappé pour les perruques de Mesdames gonflées comme des montgolfières asymétriques. « Scandal ! » On aurait pu excuser cette dernière fantaisie – comme on excusait et même on pouvait approuver les Converses roses et les Ladurées traînant dans la chambre de Marie-Antoinette de Sofia Coppola – si tout n’était pas à l’avenant et si la robe de présentation de la du Barry, avec une traîne aussi prétentieuse et laide que celle de Lady Di, n’avait pas été faite elle aussi en toile de montgolfière et avec moins de tenue. Maïwen n’a-t-elle jamais regardé « Les Liaisons dangereuses » de Frears ou, justement, le « Marie-Antoinette » de Coppola dont elle se dit si entiché ? On signalera, d’ailleurs, à l’attention des dialoguistes (et des critiques pressés), que la crinoline n’existe pas au XVIIIe siècle et que l’on y porte des « robes à paniers »…

Enfin Jeanne elle-même. On passera – avec quelques difficultés – sur ses habits d’homme quand elle s’en va chevaucher avec le roi. Maïwen est allé pêcher cela dans un célèbre et scandaleux portrait de Drouais, mais cet « habit d’homme » n’avait évidemment rien d’une revendication féministe comme la réalisatrice paraît le croire, mais n’était que fantasme érotique d’inversion et de travestissement, comme le profond décolleté, très peu viril – Ouh ! le mot fort peu woke ! –, le montre bien.

On passera – avec encore plus de difficultés – sur son attitude provocatrice et « indécente » (aux yeux d’une cour de l’Ancien Régime), sur ses maladresses de femme du peuple, quand la favorite est unanimement décrite par les témoins de son temps comme toujours élégante et possédant parfaitement les usages. Faire de la du Barry une fille de banlieue – Wesh ! Ma sœur ! – important sa maladresse insouciante et son respect des petites gens sous les ors du pouvoir est d’un populisme puant et transpire la vision qui se croit bienveillante et qui n’est que méprisante. Si on est pas grossier et sentant la sueur, on est pas du peuple.

On ne passera pas sur l’ennui poli qui traverse ce film, ennui qui vient évidemment de tout ce qui a été évacué d’intéressant dans la vie et l’époque de la comtesse du Barry. On comprend bien que, pour un public moderne, il faille simplifier l’histoire, mais il aurait été beaucoup plus captivant, et finalement beaucoup plus woke, de démonter un peu le fonctionnement de la broyeuse de vies humaines qu’était le pouvoir : le soupçon constant qu’une femme puisse avoir une influence évidemment pernicieuse et évidemment débilitante parce que féminine sur la politique ; de fait, les intrigues des ministres auxquelles la du Barry qui se voulait sans ingérence fut obligée de prêter la main malgré elle et juste pour survivre ; les campagnes déchainées de calomnies, à coup de pamphlets et de chansons, dont elle fut victime, répétition de la future tempête qui devait s’abattre sur Marie-Antoinette…

Enfin, on regrettera – même si on peut admettre le parti narratif de Maïwen, comme avant elle celui de Coppola, de s’arrêter au seuil de la Révolution –, que certains des épisodes les plus romanesques de la vie de la du Barry soient escamotés (Ô Dumas !) : le hold-up rocambolesque de ses bijoux, la réconciliation dans la même adversité avec la reine, son insouciance fatale pendant les événements révolutionnaires, l’horreur du massacre de son dernier amant, le duc de Brissac, enfin sa lamentable fin dont ses origines populaires ne la protégèrent pas. Voilà qui aurait été intelligemment montrer le vrai paradoxe du « transfuge de classe », celui avec lequel Annie Ernaux ou Edouard Louis se débattent : le transfuge, malgré tous ses efforts pour rappeler ses origines et appeler à la compréhension de la classe – au sens marxiste du mot - dont il est issu, n’est inévitablement plus de cette classe et ne peut plus juger que « de haut », car il partage désormais le sort des privilégiés au niveau desquels il s’est haussé, pour le meilleur et pour le pire.

On ne pardonnera pas d’avoir fait de la dernière parole sur l’échafaud de Jeanne du Barry, ce salmigondis boursouflé qui clot le film de Maïwen : « encore un instant… moi qui ai tant aimé la vie… contempler le ciel… » et autres niaiseries enrubannées, alors que les derniers mots de la pauvre femme furent infiniment plus simples et terriblement vivants, déchirants d’humanité : « encore un moment, monsieur le bourreau ! »
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