548 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
70 critiques spectateurs
5
7 critiques
4
23 critiques
3
22 critiques
2
9 critiques
1
5 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
tenshi
3 abonnés
9 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 30 avril 2023
C'était pourtant bien parti mais on se perd au fur et à mesure que les minutes avancent... certaines scènes n'ont pas grand intérêt. Bien que le film nous promet une belle histoire, on reste sur notre faim qu'en au choix du scénario qui reste assez platonique.
Le sujet est fort (proposer aux vieux " inutiles" une euthanasie sociale dès 75 ans) et rappelle "Soleil vert". Mais que c'est lent, que c'est long ! Le film ne démarre réellement qu'après 1heure et abuse de plans fixes interminables. La solitude de la vieillesse et la primauté de la vie sont cependant bien rendues.
Ma note ne reflète pas l'extrême qualité de ce "Plan 75", et si je ne peux pas mettre au moins 4/5, c'est simplement parce que le dernier tiers n'est pas aussi sordide et écrasant de solitude que les deux premiers tiers qui s'approchent vraiment de l'excellence.
C'est froid comme peut l'être le vieil âge en solitaire, de ce froid qui ne connaîtra plus de printemps et ne se réchauffera plus jamais.
Certaines scènes sont d'une saisissante cruauté, d'autres sont si pudiques dans l'émotion pourtant forte qu'elles suscitent, tout est fait pour torturer le spectateur qui ne peut rester qu'impuissant devant un spectacle pas si dystopique qu'il n'y semble.
Un film bien plus grand public que ce à quoi je ne m'attendais (Je ne suis en plus pas une dingue des films asiatiques, je le précise).
A voir absolument. Les plus : les messages sociétaux du film, la musique (discrète, au bon moment), de très belles images, une actrice principale remarquable et des rôles secondaires très crédibles. Le moins : un scénario très intéressant sur le fond, mais assez peu construit
A l'heure où nos sociétés occidentales sont vieillissantes , où les solidarités inter-générationnelles se délitent, où le vieillissement devient difficile, il faut voir ce film pour aider à débattre sur le droit à mourir dans la dignité et l'aide active à mourir, se faire ses propres opinions. Ce n'est pas un récit d'anticipation irréaliste, loin de là : le contexte est le meme, les contraintes (économiques, environnementales, sociétales) aussi.
Personnellement, j'ai pleuré quasi tout du long, bien que le film ne soit pas larmoyant ni mélo. Regardez là à un moment serein et paisible de préférence. Si vous avez des difficultés à accéder à ce film sur les grands écrans, il est actuellement sur MyCanal.
Un ennui total durant la majorité du film. On voit à peu près où veut en venir le réalisateur mais on est très peu transportés, les personnages restent assez vides, le rythme est horriblement lent et personnellement je n'ai pas ressenti d'émotions.
Un film que j'ai trouvé très doux sur la fin de vie. J'ai aimé suivre à la fois une vieille dame de 78 ans qui ne peut plus travailler et ne retrouve pas d'emploi, et un jeune homme encore plein d'acné qui travaille pour le fameux Plan 75. J'ai aimé les suivre sur des silences lors de journée ordinaire, chacun avec ses pensées dont nous ne saurons rien mais que l'on peut aisément deviner. Un film que j'ai trouvé plein d'espoir et lumineux sur un sujet plutôt sombre.
« Plan 75 » est le premier long-métrage de la réalisatrice japonaise Chie Hayakawa (2022). Dans un avenir très proche, pour endiguer les dépenses de santé liées au vieillissement de la population, le gouvernement a lancé le Plan 75 cad que moyennant une somme de 100 000 Yens (680 €uros) les plus de 75 ans acceptent d’être euthanasiés (dans un délai que je n’ai pas bien saisi). On suit alors le trajet de Michi (Chieko Baishō), une octogénaire femme de chambre dans un hôtel qui arrivée à la retraite se retrouve seule dans un logement qui va être détruit et sans ressources malgré des petits boulots. Après des hésitations elle va finalement signer ce contrat Plan 75 même si… En parallèle on suit l’évolution des réactions humaines de 3 jeunes : Maria, une jeune aide-soins philippine qui a besoin d’argent pour faire opérer sa petite fille d’une malformation cardiaque et qui a accepté de travailler dans une « usine à mourir » ; Hiromi, un jeune cadre « prospecteur » qui va se retrouver face à un oncle qu’il n’avait pas vu depuis plus de 30 ans et Yoko, une jeune femme travaillant au centre d’appel téléphonique de Plan 75, les adhérents ayant le droit à une conversation téléphonique de soutien par semaine de moins de 30 minutes afin de ne pas se lier aux clients… mais cette jeune fille troublée par la voix de Michi, va déroger à la règle et la rencontrer dans un bowling. Le Plan 75 remporte un tel succès avec plus de 1 000 Millions de Yens gagnés en 3 ans que le gouvernement réfléchit à baisser la barre d’âge à 65 ans ! Un film d’anticipation (?) très intelligemment fait qui a reçu une Caméra d'Or au Festival de Cannes. Un film sans fioriture, dérangeant et glaçant, sans jugement de valeur qui nous questionne sur l’avenir de la prise en charge des personnes âgées !
"Plan 75" est un film qui démarre fort avec le suicide d'un jeune homme, puis qui prend son temps pour développer les personnalités de ceux qui vont être concernées par ce plan. En effet, la population de plus de 75 ans au Japon est incitée à mettre fin à ses jours pour "laisser la place" aux jeunes, valides et vigoureux. On est dans le domaine de la fiction mais il se dégage de cette oeuvre un profond message de tolérance pour ceux que l'on appelle les seniors au fil du film. Caméra d'Or à Cannes 2022, le film de cette cinéaste est saisissant en espérant qu'il ne soit pas prémonitoire. Un sujet délicat traité avec beaucoup d'humanité.
L’adéquation parfaite entre le fond et la forme permet d’évoquer un chef d’œuvre. Rien n’est asséné, tout est suggéré, et l’opposition avec la brutalité des thèmes abordés — solitude et pauvreté de la vieillesse, délitement des liens familiaux, cynisme des firmes exploitant les contradictions économiques d’une société vieillissante — donne à ce film nuancé le choc d’un atémi au plexus.
Le film est plat dans sa globalité, on s'ennuie presque pendant les 3/4 du film. Mais ce dernier met l'accent sur une chose importante : la solitude des personnes âgées.
Certaines préfèrent mourir que de rester seules... Et c'est quelque chose de très présent dans nos sociétés.
Excellent film et extrêmement prometteur pour un premier long-métrage! Le thème de l'explosion du nombre de personnes âgées au Japon (et qui peut s'appliquer à notre pays, dans une moindre mesure) et du poids financier que cela représente pour l'ensemble de la société, en particulier la jeune génération, est envisagé de manière radicale avec ce plan national destiné à encourager les personnes de plus de 75 ans de choisir la mort volontaire. C'est une succession de scènes relativement courtes où l'issue est souvent suggérée. On suit plusieurs personnages, un jeune employé chargé de promouvoir le plan et de recruter des volontaires, une vieille femme en bonne santé mais isolée, une jeune employée occupée à l'exécution finale du plan. Les acteurs sont excellents dans leur interprétation et leurs personnages ne sont jamais outranciers, chacun n'étant qu'un minuscule rouage qui s'inscrit dans un dessein global. Ce film, plein de pudeur, de sensibilité, de subtilité, m'a interpellée profondément. Il parle d'humanité et de la place que nous voulons, ou pas, laisser à la place de la personne humaine dans notre société. Car ce film d'anticipation qui se situe au Japon, peut, dans un futur très proche, prendre sa place en France. Film magnifique, à voir absolument.
Film inconnu, réalisatrice inconnue, on m’avait vendu un film de SF et comme je ne suis pas bégueule, nous voilà dans le cinéma d’à côté.
Dans un futur très proche, le Japon fait face aux conséquences du vieillissement de sa population. Partant du principe que les vieux sont des boulets, le gouvernement fait la promotion d’un programme vantant l’euthanasie des plus de 75 ans. Pendant ce temps-là, trois personnages se débattent pour vivre.
Cette production nippo-franco-philippino-qatari est pour le moins surprenante. Elle pose sans fard la question de l’utilité de l’individu dans une société sous pression collective. Sous la forme d’une chronique sociale, le scénario nous présente une vieille dame en bout de course. Sans pension de retraite car celle-ci n’est plus financée, elle est obligée de travailler pour vivre et garder une place, si petite soit-elle, dans la société. Une jeune immigrée vit de son petit boulot, jeune et pourtant sans place. Un jeune salarié du Plan 75 est confronté à la réalité humaine des conséquences du projet de son employeur. Responsabilité individuelle et responsabilité collective s’affrontent sans cesse dans ce film âpre et lent qui fait la part belle à des portraits fins et assez touchants. Dans cette société de demain et presque d’aujourd’hui, chacun regarde ses chaussures en décidant collectivement de la mort du voisin, poussé au suicide. L’individualisme à son paroxysme. Le libéralisme capitaliste sans le masque de la protection sociale. L’humain de valeur est celui qui produit. On ne pourra que mettre tout ça en parallèle des débats sur le grand âge ou sur le droit à la retraite. Quelle place donne-t-on aux vieux ? Comment passer d’un monde basé sur la valeur marchande à un monde qui saurait voir la valeur humaine individuelle pour le bien collectif ? On le voit le film propose un questionnement intéressant. Pour autant, la forme peu rebuter, surtout si on était venu voir un film de SF. Le rythme est lent et on peine longtemps à savoir où le film va, surtout après une introduction choc et trompeuse. On appréciera en revanche l’interprétation et le réalisme des situations. Reste qu’on sort de là un peu dérangé et que le film manque parfois de force d’incarnation. C’est peut-être dans le registre intime qu’il s’en sort le mieux.
En bref, ce n’est pas un film de SF. C’est un drame social réussi dans le genre, un genre auquel j’adhère souvent difficilement, je le reconnais. Quoiqu’il en soit, les questions posées sont suffisamment importantes pour justifier le visionnage du film.