Ma critique de Lady Nazca.
J'ai vu ce film dans mon cinéma de quartier un lundi de février 2026.
Ce film avait déjà 223 notes et une moyenne de 4, 82 critiques dont 71 avec une note supérieure à 4, 80% d'indice d'affinités, mais je voulais le voir au plus vite avant tout car j'avais visité ce site pour mon voyage de noce.
C'était quelques semaines après la mort de Maria Reiche et le site, le personnage et tous les mystères qui y sont liés, me fascinent depuis longtemps.
Synopsis : Maria, allemande vivant à Lima au Pérou est une jeune enseignante en mathématique, ayant fuit l'Europe dans une période où la deuxième guerre mondiale semble inévitable. Suite à la rencontre avec un archéologue français qui lui fait traduire des documents et l’emmène dans le désert de Nazca, elle découvre un vestige millénaire qu'elle va mettre en valeur, puis défendre. Ce film est inspiré de la vie de l'archéologue Maria Reiche.
Si je devais résumer en deux phrases ce que j'ai ressenti : aucun défaut et une grande émotion.
J'ai adoré les images, les décors, la lumière, les costumes, la reconstitution de l'époque et tout ce qui fait que quand la fin arrive, on aurait envie que cela continue.
J'ai adoré l'interprétation de Devrim Lingnau, et c'est difficile de croire que c'est probablement son premier film. Elle est omniprésente dans le film, mais elle joue tellement bien qu'on ne se lasse pas. Elle donne de la constance, et un immense relief à son personnage. Les interprétations des second rôle sont bons également.
J'ai trouvé le scénario très bon et j'ai trouvé la manière de tourner ce film admirable. Difficile également de croire que c'est presque le premier film de Damien Dorsaz.
Spoiler.
"Lady Nazca" fait le portrait d’une femme tiraillée – déjà à cause de l’époque troublée qu’elle traverse et notamment dans une Europe qu'elle a fui - par une homosexualité probablement refoulée d'une part, une compagne un peu envahissante et très mondaine, ce qu'elle n'est pas. C'est le portrait d'une femme torturée peut-etre par une vocation ratée et par des relations épistolaires difficiles avec une mère qui n'est pas fière d'elle et le lui écrit. C'est aussi le portrait d'une femme qui trouve un sens à donner à sa vie et un lieu où elle sent qu'elle va s’épanouir avc entre autre une relation avec sa voisine indigène.
"Lady Nazca" raconte un combat âpre qu’elle va mener face d'abord à un archéologue qui ne veut pas mesurer l’importance de sa découverte, puis face à un riche et puissant péruvien qui revendique la propriété de ces terres et veut les transformer en champs de coton, puis enfin face au congrès qu'elle doit convaincre et obtenir un vote de protection.
"Lady Nazca" présente un site qui est une pure merveille, moins connu que le machu pichu mais tout aussi prestigieux et important.
Fin du spoiler.
C'est le moment de mettre une note.
J'hésite. La logique voudrait que je dise que c'est très bon, peut-être excellent, que je donne un 4.
Je décide de donner la note de 5 et je décide de déclarer que c'est un CHEF d'OEUVRE.
Je ne peux que vous écrire : aller le voir immédiatement.
J'ai pour ma part, une énorme envie de le revoir.