Lady Nazca est le premier long-métrage réalisé par le comédien Damien Dorsaz.
Malgré qu'il s'inspire de la vraie Maria Reiche, le cinéaste est clair : il ne s'agit pas d'un biopic. Une volonté sur laquelle il s'explique : " Il ne s’agit en rien d’un biopic, encore moins d’une reconstitution historique. Il s’agit d’une quête existentielle, un récit initiatique. Je pourrais aussi résumer le film ainsi : Un être trouve ce qu’il veut faire de sa vie et trouve sa connexion profonde avec le monde."
Le film a été tourné au Pérou à l’été 2024, entre Lima et la région de Nazca. En tout, il a duré 28 jours.
Il s'est passé dix-sept ans entre le moment où Damien Dorsaz a commencé à écrire le scénario du film avec le co-scénariste Franck Ferreira Fernandes, et son tournage, en 2024.
Damien Dorsaz connaît Guillaume Gallienne, qui joue ici Paul d’Harcourt, depuis qu’ils ont seize ans. Les deux hommes étaient ensemble dans la classe libre du Cours Florent puis au Conservatoire National d’art dramatique. Le comédien a d'ailleurs contribué à faire exister Lady Nazca puisse exister. Damien Dorsaz s’est inspiré de ce dernier et de ses contradictions pour écrire le personnage de Paul d’Harcourt.
Outre ce long-métrage, la bande-dessinée Lady Nazca de Nicolas Delestret, met aussi à l'honneur la figure de Maria Reiche et sortira le 7 janvier 2026 aux éditions Grand Angle.
Damien Dorsaz a réellement rencontré Maria Reiche, dont la vie a inspiré Lady Nazca. C’était lors de son premier voyage au Pérou en 1996, soit deux ans avant la mort de la célèbre archéologue allemande. Ce n’est pas la première fois que le réalisateur s’intéresse à cette figure puisqu'en 2006, il lui avait déjà consacré un documentaire, Maria Reiche, La Dame de Nasca.
L’actrice allemande Hannah Schygulla aurait pu figurer au casting de Lady Nazca. En effet, dans l’une des anciennes versions du scénario, Damien Dorsaz avait songé à développer le personnage de la mère de Maria Reiche et avait proposé à la comédienne de l’interpréter. Ce personnage, qui n’apparaît pas dans la version finale du scénario, avait été décrit de la manière suivante par l’iconique égérie de Fassbinder : " Mais la mère, elle coupe le vent ! Et moi, je n’ai pas envie d’être celle qui coupe le vent, je préfèrerais être le vent !"
Damien Dorsaz s’est inspiré de nombreux films pour Lady Nazca parmi lesquels La Randonnée de Nicolas Roeg (1971), Point Limite Zéro de Richard C. Sarafian (1971), Dersou Ouzala d’Akira Kurosawa (1975), Fitzcarraldo de Werner Herzog (1982), Into The Wild de Sean Penn (2007) ou encore Nomadland de Chloé Zaho (2020).