As bestas
Note moyenne
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505 critiques spectateurs

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Laurette S
Laurette S

33 abonnés 156 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juillet 2022
Film d'une grande intensité dramatique auquel on ne peut reprocher peut-être que certaines longueurs. Mais cette lenteur contribue à nous associer à la montée d'une peur viscérale qui noue les entrailles. On sait forcément que ça va mal finir tant il y a de haine entre ces deux mondes qui s'affrontent, celui de vieux paysans misérables, incultes, rendus bestiaux par un sort résolument défavorable et celui de ces neoruraux, bienveillants, pacifiques, prêts au dialogue et qui ne comprennent pas cette hostilité. Avis à ceux qui, animés de nobles ambitions écologiques ne voient pas la violence que portent parfois leurs projets pour les autochtones qui se sentent dépossédés, humiliés, bafoués. Acteurs impeccables, réellement habités. Un film utile et beau : le retour à la terre dans sa rudesse et sa dimension sociale et conflictuelle.
Eleni
Eleni

19 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juillet 2022
Un film d'une puissance rare. Denis Ménochet crève l'écran, mais tous les interprètes sont remarquables. La tension nous tient jusqu'au bout et nous laisse scotché à notre siège lorsqu'arrive le générique de fin.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2022
Après les excellents " Que dios nos perdone" et " el reino", le sixième long métrage de Rodrigo Sorogoyen est un film choc.

Ce thriller rural ( qui lorgne en direction des " chiens de paille" de Samuel Peckinpah), se déroule dans un village perdu de Galice ( partie Nord-ouest du pays) et recèle une force oppressante décuplée par le sentiment de vérité qu'il manifeste.

Film qui aborde le thème de la xénophobie, de l'expatriation et la confrontation avec une culture différente, peut-être sur le mépris de classe, sur fond de divergence de point de vue à propos de l'installation d'éoliennes.

"As bestas" propose une mise en scène antispectaculaire, qui diffuse adroitement la haine qui oppose les personnages et témoigne de la maîtrise de la mise en scène de ce réalisateur de premier ordre.

L'interprétation de la part de l'ensemble de la distribution est formidable.
Septimus
Septimus

2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 janvier 2023
Bof ... Scénario simpliste et peu crédible... En aucun cas une lutte globale, construite, montrée entre la population locale et le couple d'étrangers. Juste deux alcolos inintéressants qui disjonctent. Scénario pas crédible : La police ne bouge pas à la disparition du français, mais après la découverte de la caméra elle retrouve le corps sans explication dans une région montagneuse et boisée... En plus c'est trop long pour cette maigre histoire. Ca, une palme d'or ?
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 août 2022
As Bestas est un thriller rural particulièrement angoissant. On voit bien que cette querelle de voisinage sur fond de xénophobie, de sentiment de mépris de classe, ne peut pas bien se finir. Les flics ont beau dire qu'il suffit d'aller boire un verre avec ses voisins pour que tout puisse s'arranger, on constate bien que ça n'est pas vrai, que tout ça va dégénérer.

On le sent parce que Sorogoyen sait poser une atmosphère lourde et pesante, il étire les séquences afin de faire monter l'inquiétude et le sentiment de danger. C'est la force du film, réussir à montrer Denis Ménochet taillé comme un buffle se faire tout petit devant ses voisins qui lui font la misère, espérant que ça va leur passer ou leur faire entendre raison.

Parce que cette histoire a un fond social plutôt bien trouvé. On a des bobos français qui débarquent dans un village paumé dans les montagnes espagnoles et qui ont comme projet de faire revivre ce village en retapant les vieilles maisons pour que les gens puissent venir s'y installer. Or ce village, ceux qui y vivent depuis longtemps ils ne le voient pas avec des yeux de bourgeois, ils voient la misère, le fait qu'il n'y ait pas de gosses, pas de femmes, qu'ils sont cinquantenaires et célibataires. La confrontation de ces deux mondes ne pouvait pas bien se passer, surtout qu'elle est exacerbée par la proposition d'une compagnie de racheter les terrains pour mettre des éoliennes à la place et que c'est l'opportunité pour ceux qui n'ont jamais connu la ville d'enfin quitter ce bled paumé, là où les bobos ont bien l'intention de rester là.

Il n'y a pas de manichéisme, les deux points de vue s'entendent mais sont irréconciliables. Le drame c'est que, lorsqu'enfin ils se parlent, c'est trop tard, ils sont déjà allés trop loin pour résoudre ça en bonne intelligence, pour écouter des arguments... et rien que le fait d'avoir des arguments est vu comme une forme de mépris.

Ceux qui sont vus comme les antagonistes du film, aussi odieux puissent-ils être ne sont pas, comme ça peut être le cas dans d'autres films, de simples sauvages, bêtes et assoiffés de sang et ceci malgré leurs manières un peu rustres.

Après ça ne change pas que chacune de leurs apparitions sont faites pour être flippantes, pour faire naître l'angoisse, surtout Loren, le personnage joué par Diego Anido dont on sent bien qu'il a un problème et qu'il est pas net. Il fait simplet, mais le genre de simplet qui peut déraper bien vite.

D'ailleurs, on comprend pourquoi un grand gaillard comme Ménochet peut avoir peur de ces types là, qu'il devrait pouvoir brouiller d'une seule main (et dont on supplie tout le film qu'il le fasse). On sait qu'ils sont capables de mater des chevaux sauvages à main nues... Alors Ménochet, tout steak qu'il puisse être, ne fait bien évidemment pas le poids. Notons la reprise de ce plan, zoomant lentement sur la bouche du cheval lors d'une scène clé du film.

Sorogoyen a également eu la bonne idée de séparer son récit en deux, une partie plus sur Ménochet, une autre plus sur Foïs (qui était vraiment en retrait au début du film) et paradoxalement autant Ménochet semblait toujours énervé ou flippé, il se dégage une sérénité de Foïs... Elle gère et elle gère très bien. Finalement c'est avec son personnage qu'on développe le plus d'empathie, elle est ferme, déterminée et vraiment touchante.

En résulte un beau film...
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2022
Jusqu’ici j’ai toujours beaucoup aimé les films de Rodrigo Sorogoyen. Mon préféré reste pour l’instant Que Dios nos perdone. A chaque fois, il nous livre une partition différente, un polar noir, un thriller politique, un drame familial, pour aujourd'hui nous offrir un peu la synthèse des trois. Après Madre, tourné en France, avec quelques acteurs français, il s’isole cette fois en Galice avec en tête d’affiche les excellents, et non moins français, Marina Foïs et Denis Ménochet. On retourve d’emblée toutes les qualités qui font que l’on aime le cinéma du réalisateur espagnol. Une mise en soignée, maitrisée, quasi virtuose, un scénario parfaitement écrit, qui n’en fait jamais trop, avec un suspens et une tension de tous les instants. La direction d’acteur suit bien sûr le mouvement. Le duo d’acteurs français fonctionne parfaitement. Ils ont du apprendre l’espagnol pour leurs rôles qui sont très physiques. Si Denis Ménochet excelle surtout dans la première partie, Marina Foïs prend le dessus, logiquement, dans la seconde. Elle est impériale, et trouve là, à mes yeux, l’une des plus belles performances de sa carrière. Avec en crise sur le gâteau, la scène de confrontation avec sa fille dans la cuisine. Tous les acteurs espagnols sont aussi formidables. As Bestas s’impose déjà comme l’un des meilleurs films de l’année. Et cela vient une fois de plus du réalisateur le plus doué du cinéma espagnol de ces dernières années. Il est vraiment rare, de nos jours, qu’un cinéaste nous régale autant film après film. Pourvu que cela dure. En tout cas, ce nouvel opus est aussi dur et sombre que prenant et passionnant. A ne pas rater.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2023
" As Bestas", "les bêtes" en portugais et "comme des bêtes" en espagnol. Si la scène d'ouverture se caractérise par une puissance visuelle impressionnante, elle préfigure, annonciatrice, le drame en forme de tragédie moderne à venir.
Le réalisateur signe ici un film d'une force brute jusqu’au-boutiste, en situant l'action dans un petit village abandonné, en ruines, encore peuplé par quelques familles rurales pauvres et frustrées.
Alors quand débarque un couple de français ( le couple Marina Foïs/ Denis Ménochet, tous deux impeccables) plutôt lettré, aisé, écologiste avec la volonté de cultiver le biologique et de refuser de signer pour la construction d''éoliennes qui aurait été source d'argent pour les villageois, la haine se focalise sur eux. La tension sourde devient violence et on a l'impression que l'étau va se resserrer jusqu'à l'étranglement. Un excellent métrage à ne pas manquer.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2023
Le film prend son temps pour faire monter la pression, pour resserrer l’étau autour du français venu s’installer dans les campagnes espagnoles. Le scénario bien que simple en soi met en scène les personnages dans un environnement hostile à tout étranger.
Le réalisateur utilise les angles de caméras, la musique ou les dialogues pour donner le frisson. Un grand Thriller même si un peu déçu par la fin.
Arnaud KaDo
Arnaud KaDo

81 abonnés 257 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2022
film tres bien avec une tension reelle , une montée en puissance interessante

la premiere partie est (1h) est tres longue et on s'ennuie clairement

a partir d'une heure l'histoire devient interessante et on arrive à rentrer dedans, les acteurs jouent tres bien

film tres bon original et un scenario plutot bon oui

à voir mais dommage que ça soit inegal mais sur le principe oui il faut le voir
Shawn Atreides
Shawn Atreides

35 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2024
Après l'Americana, voici un superbe Españana !

As Bestas, me permet d'enfin découvrir Rodrigo Sorogoyen, cinéaste dont j'avais entendu parlé, mais avec lequel je n'avais pas encore eu l'occasion de communier.

C'est après les visionnages de Volver et d'Étreintes brisées que je termine cette semaine de cinéma hispanique.

Abordons tout d'abord cette fougue qui consume le cinéma espagnol. Récemment, j'avais déjà adoré Contratiempo d'Oriol Paulo, puis Les nouveaux sauvages de Damián Szifrón. Suite à mon incursion chez Almodovar, je réalise à quel point c'est un cinéma qui possède en lui une certaine radicalité aussi bien dans le fond que la forme. Parfois, les tentatives se laissent dépasser par le dispositif, mais saluons déjà l'effort qui est souvent fait pour ne serait-ce que présenter les histoires sous un angle nouveau.

Pour ce qui est d'As Bestas, Sorogoyen arrive à jongler entre drame social, drame familial et thriller paranoïaque.

Une fresque en deux parties qui étire et entremêle les tensions jusqu'à leur point de rupture, soulignée par la musique bruitiste et dissonante d'Olivier Arson, qui d'ailleurs appuie le côté transfrontalier du cinéma de Sorogoyen.

Notons également, quelques subtils mais élégants motifs de mise en scène (en ouverture puis en milieu de métrage), un cadre assez inédit qui laisse deviner toute l'aridité de la vie locale et enfin bien sûr, un quatuor d'acteurs incroyables.

Hâte de me plonger dans le reste de sa filmographie !
lacroix p
lacroix p

33 abonnés 189 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juillet 2022
Le film est exceptionnel (mise en scène, scénario, dialogues...) jusqu'à "l'irréparable" comme l'indique le pitch (et pour ne pas divulgâcher), ensuite la psychologie des personnages de ce thriller se trouble de façon incompréhensible. C'est dommage.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 août 2022
Antoine (Denis Ménochet) et Olga (Marine Foïs), ont tout quitté pour s'installer dans les montagnes de Galice. Sur leur propriété, ils font pousser des légumes bio qu'ils vendent au marché. Ils réhabilitent bénévolement les maisons du village, frappé par la désertification rurale, pour en encourager le repeuplement. Malgré leurs efforts pour s'intégrer, ils se sont déchirés avec leurs plus proches voisins autour du projet de construction d'un parc d'éoliennes. Entre le couple français de néo-ruraux et les deux frères butés, la rancœur le cède bientôt à la haine, distillant une ambiance délétère.

Avez-vous déjà eu un conflit de voisinage, avec un voisin qui laisse déborder sa haie sur votre jardin, qui met la musique trop fort ou qui joue de la perceuse chaque dimanche matin ? Avez-vous - gentiment - essayé de lui signaler que son comportement vous gênait ? Vous a-t-il - méchamment - rembarré - en vous expliquant qu'il avait le droit pour lui ? Comment avez-vous réagi à cette rebuffade ? Avez-vous haussé les épaules et oublié dans l'heure cette algarade ? ou avez-vous au contraire lentement développé une obsession paranoïaque vis-à-vis de chaque fait et geste de ce voisin inamical ?

Si vous faites, comme moi, qui ai failli déménager il y a une vingtaine d'années d'un appartement situé en dessous de celui d'un pianiste fou, partie de la seconde catégorie, As bestas vous dérangera au tréfond. Car il raconte précisément une querelle de voisinage qui rend l'air irrespirable et pose des questions sans issue : peut-on demander l'aide de la police ? sinon que faire ? se défendre ? partir ? On essaie de relativiser, de se dire que ce n'est pas si grave.... mais on n'y arrive pas et on finit par tourner comme un lion en cage, impuissant.

C'est précisément ce qui arrive à Antoine et Olga qui voient leur rêve, un peu naïf, de retour à la terre, se fracasser contre l'hostilité de leurs voisins. Un rêve d'ailleurs pas très glamour tant Rodrigo Sorogoyen s'emploie à peindre les montages de Galice non pas comme un paradis vierge, mais au contraire comme un amphithéâtre inhospitalier sinon étouffant.

Dès la première scène, qui, quand on la reconsidère, semble presque hors sujet, le ton est donné. Elle se déroule dans le café du village - mais s'agit-il à proprement parler d'un café ? - et Xan, le voisin d'Antoine, y débine méchamment un commerçant dont il critique la qualité du service. Des longues scènes dialoguées comme celle-ci, on en retrouvera à trois ou quatre reprises dans le film. Elles sont toutes aussi prenantes, aussi asphyxiantes les unes que les autres.

Le succès du film doit beaucoup à ses acteurs. Denis Ménochet est un buffle qui souffle et qui rue. L'acteur - dont le physique massif rappelle celui de Grégory Gadebois - vient d'être au sommet de l'affiche de "Peter von Kant". C'est aussi le cas de Marina Foïs, qu'on voit partout cet été ("En roue libre" sorti le 29 juin, "L'Année du requin" sorti le 3 août). À noter la présence de Marie Colomb qui interprétait une lumineuse Laëtitia dans la mini-série adaptée du livre de Ivan Jablonka. Mais celui qui leur vole la vedette à tous, c'est Luis Zahera, l'interprète de Xan, l'inquiétant voisin, dont chaque apparition est lourde de menaces.

"As bestas" fait penser à "Chiens de paille" de Peckinpah ou, bien sûr, à "Delivrance" de Boorman. Mais il n'en reste pas moins profondément original, tant dans son sujet que dans son traitement. Un film comme celui-ci, filmé comme cela, on n'en avait jamais vu !
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2022
"As bestas" présenté cette année au festival de Cannes (hors compétition), plébiscité par la critique est un thriller dramatique qui sort des sentiers battus En effet le réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen réinvente le genre du thriller pour nous proposer un scénario original et envoutant , l'histoire décryptant la descente aux enfers d'un couple français aux prises avec les habitants d'un petit village de Galicie dans une tension qui monte crescendo et une histoire féministe aussi avec les supers prestations de Denis Ménochet et Marina Fois.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2023
Un thriller réaliste, fondé sur une opposition entre des néoruraux expatriés, instruits, légèrement condescendants, et certains "locaux" miséreux, rustres, xénophobes... On n'échappe pas aux clichés, mais le scénario est assez bien écrit pour apporter ici et là des nuances bienvenues. Cette opposition, au-delà de sa résonance contemporaine, sociétale, trouve des racines plus profondes et intemporelles, dans l'opposition nature/culture. En termes de lignée cinématographique, sur ce sujet, on songe inévitablement à Délivrance, aux Chiens de paille... Mais tout en cultivant une tension permanente, une violence latente, As bestas est cependant moins explosif. Plus lent et répétitif aussi, un peu long même, jusqu'à une ellipse qui vient relancer la narration. La mise en scène de Sorogoyen est comme toujours soignée et efficace (superbe introduction au ralenti) ; l'interprétation est convaincante (avec une mention pour Marina Foïs qui trouve là probablement son meilleur rôle à ce jour). Le scénario a ses petites failles (logiques ou explicatives – les enjeux du projet éolien auraient gagné à être plus clairement présentés), ses moments forts (un dialogue intense entre mère et fille, vers la fin) et une conclusion intéressante, qui enterre la bêtise et la violence masculines au profit d'un renouveau féminin. Quant à la musique, elle n'est pas toujours utilisée subtilement, annonçant artificiellement les pics dramatiques. Au demeurant, malgré ses faiblesses, le film capte par son atmosphère et ses "gueules" de cinéma.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2022
Porté par des acteurs géniaux (les Français Denis Ménochet et Marina Foïs, les Espagnols Luis Zahera et Diego Anido) et par une mise en scène qui impose une atmosphère étouffante au possible, As bestas est un film brillant. En racontant l’inévitable confrontation de deux couples qui ne parviennent pas à se comprendre – des Français venu en Galice vivre leur utopie fermière, et leurs voisins, deux frères n’ayant connu que leur village et se considérant comme des laissés-pour-compte de l’histoire – le long-métrage aux paysages sublimes raconte en un peu plus de deux heures les frustrations nées du monde contemporain, dans lequel les gagnants et les perdants sont amenés à se vouer une haine tenace, rendant toute cohabitation impossible. Et nous montre avec une grande intelligence que le hasard de la naissance fait que ceux qui sont dans la peau des premiers pourraient tout aussi bien être dans celle des seconds. Les scènes de tension brutes et de violence sèche entre les voisins donnent lieu à des séquences absolument mémorables. Remarquable.
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