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Philippe G.
131 abonnés
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2,5
Publiée le 13 mars 2023
Film surestimé. Menochet excellent mais trop convenu dans son éternel rôle de mutique. Marina Fois tire la tronche (vu 100 fois chez cette non Cesarisée). La psychologie du couple reste confuse car rien n'explique leur entêtement à rester chez les ibères. Pour les dépressifs, à deconseiller.
Lauréat du César du meilleur film étranger en 2023, ce long-métrage du réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen reste un thriller sociologique particulièrement efficace. A l’aide d’une mise en scène soignée et d’une photographie sombre, le cinéaste prend le temps d’exposer les rapports conflictuels entre un couple de français (Marina Foïs et Denis Ménochet) et leurs voisins agriculteurs dans un petit village de Galice. Le déracinement, les difficultés d’intégration et la jalousie sont décrits dans un climat anxiogène dévorant. La radiographie de ce monde rural, ancré dans ses valeurs ancestrales, permet de décrypter la violence physique et morale qui y règne. Malgré certaines longueurs, le résultat est captivant en raison de plusieurs scènes clés éprouvantes (la discussion dans le bar, la confrontation entre la mère et sa fille, etc.). Bref, une étude intelligente de la haine ordinaire.
Mouais, pas convaincu très redondant, on tourne en rond. Puis on ne sait pas trop ce que le couple vient faire là. Soit disant ils se sentent bien alors qu'ils ne cessent d'être harcelés, puis on croit qu'un moment Antoine va se révolter, mais c'est tout le contraire qui va se produire. Le scénario est bien plat, malgré quelques bons dialogues, heureusement que j'ai apprécié l'ambiance ainsi que les beaux paysages pas assez mis en valeur. Enfin le moment où arrive la fille et discute avec sa mère est interminable, et n'apporte strictement rien au film. On reste sur notre faim en plus de cela. Décevant il y avait de la matière pour bien faire, mais il ne passe quasiment rien.
-Mise en place de l'intrigue extrêmement longue. -Personnages principaux antipathiques, pas une super idée puisque ce sont les "victimes". - dialogues ultra descriptifs, la palmes va à la séquence de la cuisine entre la mère et sa fille longue, mal jouée... - caricature du monde paysan vs urbain - ellipse après le meurtre inutile - l'ennui fait place rapidement à la tension - à n'assumer aucun parti pris clair le film en ressort brouillon
Ce film qui a (plus ou moins) marqué l'été 2022, réalisé par Rodrigo Sorogoyen, n'est pas mal mais sans plus. Encore une fois, je n'arrive pas vraiment à comprendre l'engouement du public et de la presse ni les prix qui vont avec. Le film raconte ici l'histoire d'un couple de français qui s'installent dans la campagne espagnole pour y faire de l'agriculture biologique. Et ça ne plait pas vraiment à leurs voisins ! Sur le papier, ça fonctionne très bien mais à l'écran, ça se transforme assez rapidement en "Petits secrets entre voisins". Et oui car ces histoires de voisinages de campagne, ce n'est pas nouveau, le film m'ayant d'ailleurs rappelé le (très bon pour le coup) "Fumiers !", épisode de la toute aussi excellente émission "Strip-Tease". Ainsi, on peut cependant voir que le sujet du film n'est forcément cliché ; effectivement ces histoires de parisiens bobos venant s'installer à la campagne pour faire leurs trucs qui dérange leurs voisins, implantés là depuis longtemps, existe. Seulement, c'est plutôt la manière de traiter le sujet qui m'a posé problème. Tout y est exagéré. Que ce soit les paysans incultes vivant chez leur mère ou les bobos instruits, le film passe par tous les stéréotypes possibles. Et l'histoire en elle-même n'est foncièrement passionnante. À force de vouloir créer de la tension de partout, on finit par s'ennuyer (en même temps, le film sélectionné à Cannes donc on sait qu'on va se faire chier à un moment donné). En plus des stéréotypes des personnages, on a aussi les clichés du film d'auteur intello avec ces longues scènes ne comportant aucun dialogue, ces pseudo moments de tension dans lesquelles les personnages se regardent mal etc. Et on pourrait penser que le film partirait dans une autre direction dans la seconde partie du film mais non, on reste sur le même rythme alors qu'il y avait pourtant un tout autre thème à exploité ; spoiler: celui de la vengeance . Cependant, j'avoue que je n'ai pas forcément passé un mauvais moment pour autant car tout n'est pas à jeter. Même si le réalisateur y va un peu fort avec ses scènes de tension, faisant tomber le film dans une certaine lourdeur, certaines scènes sont en revanche réussies, comme par exemple celle dans laquelle Antoine et Xan tentent d'avoir une discussion posée. D'ailleurs, concernant les acteurs, tout le monde est très bon, que ce soit Denis Ménochet, Luis Zahera, Marina Foïs, Diego Anido etc. "As Bestas" n'est donc pas mauvais mais est loin d'être le chef-d’œuvre que tout le monde porte aux nues.
Très beau film sur la ruralité et surtout l'acceuil que l'on peut recevoir quand on est pas du "coin" ou que l'on souhaite faire différemment des anciens et des locaux.
Un voyage ultra-réaliste dans la vie rude d'un couple de français en terre étrangère et en terrain hostile. Une histoire de conflit de voisinage qui s'envenime progressivement et embarque avec adresse le spectateur comme le témoin impuissant d'un drame qui se dessine de manière inéluctable. Luis Zahera transcrit avec un réalisme remarquable la personnalité inquiétante et menaçante d’un villageois dominateur, féroce et rompu aux exercices d’intimidation qui confère à ce film une rare intensité tout au long de l’histoire.
Le film est scindé en deux parties : une première, terriblement anxiogène, dans laquelle le film pousse le thème des querelles de voisinage à son paroxysme, puis une seconde sur la quête de justice et de vérité. Denis Ménochet excelle dans la première, Marina Foïs dans la seconde et, même s'il y a quelques longueurs, on a affaire à un vrai bon film.
Nul!!!!!!!!! heureusement qu'il y a Luis Zahera comme acteur que j'adore. !! pourtant un film mou sans aucune action et le cliché du gabacho envahisseur en fil conducteur. Récit : un étranger s'installe dans une région reculé et s'embrouille avec ses voisins étant légèrement arrogant !!!
On se laisse prendre dans cette histoire Les acteurs espagnols sont plus juste que les acteurs français. Il y a un peu de suspense. J'ai apprécié. Mais je ne suis pas pour autant transcendé
Des Français pleins d'idéaux s'installent en Galice pour cultiver un potager et rénover des maisons abandonnées. Un conflit les oppose vite à leurs voisins, des Galiciens pur jus qui n'acceptent pas que des étrangers puissent se réclamer de leur terre. As bestas touche à de nombreux sujets importants - tant sociétaux (ruralité et néo-ruralité, rejet de l'étranger, territoires abandonnés de la mondialisation, etc.) que psychologiques (solitude, sentiment d'appartenance à une communauté, relation mère-fille) - sans forcer, et sans jamais que cela ne se fasse aux dépens de l'histoire et des personnages, bien écrits et incarnés avec beaucoup de vérité par des acteurs (et surtout une actrice, Marina Foïs) hors normes. De cette vérité, mais aussi d'une bande originale tout en basses lugubres et d'une réalisation discrète mais laissant toujours poindre la possibilité d'une menace en arrière-plan découle la tension permanente que suscite le film de Sorogoyen. C'est fait subtilement, avec le souci de ne pas trop grossir le trait non plus ; c'est simple, on retient son souffle pendant toute la durée d'As bestas parce qu'on vit pendant deux heures avec ses personnages.
C'est vrai que le début est un chouilla long mais il fallait ça pour que la tension monte. Bravo M.Fois et D.Menochet. Je l'ai regardé suite à son César du meilleur film étranger. La deuxième heure prend aux tripes. La conversation mère/fille dans la cuisine m'a chamboulé. Un film que je conseille très vivement.
Le drame de Sorogoyen se veut puissant et viscéral mais il devient rapidement monotone et prévisible. La faute à une histoire pas toujours très crédible ainsi qu'à des longueurs.