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"Jean de Florette" version "Les Nerfs à vifs" contemporain avec l'extraordinaire Luis Zahera, terrifiant en De Niro galicien, qui harcèle sans relâche avec son frère demeuré un couple de profs "bobo ecolos" français anti-éoliennes reconvertis dans l'agriculture bio. Captivant, haletant, effroyable. Un thriller paysan parfaitement réalisé qui mérite son César et Luis Zahera mille fois son Goya!
Original et très bien interprété, un thriller profondément humain, où il est question intelligemment (et en creux, sans emphase) à la fois de "vivre ensemble", de xénophobie ordinaire... et de nouveau départ. Une vraie réussite.
Un film magnifique porté par des acteurs tellement justes et émouvants avec une mention spéciale à Denis Ménochet qui ne cesse de m'impressionner depuis Grâce à dieu ou Jusqu'à la garde. Un film virtuose qui nous met sous tension du début à la fin.
Violence de la misère dans ce village de montagne où les éoliennes pourraient rapporter gros mais défigurent le paysage. Multinationales qui les installent sans concertation.
Depuis ses débuts, Rodrigo Sorogoyen semble s’être donné pour mission d’ausculter la société espagnole : la facette sombre de ses forces de police (‘Que dios nos perdone’), ses malversations politiques (‘El reino’) et à présent, ses crimes non élucidés. Librement inspiré d’un authentique fait divers, ‘As bestas’ raconte l’histoire d’un couple français venu s’installer dans un village isolé et semi-abandonné des montagnes galiciennes, avec de grandes ambitions de maraîchage bio et de réhabilitation de l’habitat local. Malgré leurs efforts pour s’intégrer, ils se heurtent à certains habitants, frustes, pauvres et hostiles au monde extérieur. A première vue ,’As bestas’ pourrait passer pour un remake ibérique des ‘Chiens de paille’ qui ne dirait pas son nom, si ce n’est que l’aspect dramatique y est plus accentué que le Thriller, et qu’il n’y aura pas d’assaut frontal contre la maison et de défense acharné des expatriés soudain revenus à l’état sauvage. ‘As bestas’ présente avec un certain savoir-faire les visions irréconciliables des deux camps en présence : les Français agissent pour des motifs émotionnels (ils sont tombés amoureux de l’endroit) et croyant sincèrement oeuvrer pour le bien collectif (ils retapent des ruines en espérant attirer de nouveaux résidents) et ne peuvent comprendre la mentalité de ceux qui leur vouent une haine qu’ils ne peuvent pas désarmer,, paysans nés par hasard dans un lieu qui leur est indifférent, à la fois trop pauvres pour y vivre et trop pauvres pour en partir. Toute la montée en puissance de ce conflit de plus en plus ouvert fait preuve d’une réelle intensité, au point de donner à ces montagnes humides les atours d’un décor de western. En revanche, ‘As bestas’ est encore un de ces films qui ne savent pas s’arrêter à temps : une fois le climax atteint, il persiste à vouloir apporter à tout prix une conclusion à tout ce qui s’est mis en place, au prix d’une demi-heure de ventre mou pour conclure : c’est vital dans une affaire criminelle mais pas forcément dans le film basé sur cette même affaire criminelle et c’est d’autant plus difficile à comprendre que le scénario s’éloigne alors totalement du fait divers dont il s’inspire.
Film surestimé. Menochet excellent mais trop convenu dans son éternel rôle de mutique. Marina Fois tire la tronche (vu 100 fois chez cette non Cesarisée). La psychologie du couple reste confuse car rien n'explique leur entêtement à rester chez les ibères. Pour les dépressifs, à deconseiller.
Lauréat du César du meilleur film étranger en 2023, ce long-métrage du réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen reste un thriller sociologique particulièrement efficace. A l’aide d’une mise en scène soignée et d’une photographie sombre, le cinéaste prend le temps d’exposer les rapports conflictuels entre un couple de français (Marina Foïs et Denis Ménochet) et leurs voisins agriculteurs dans un petit village de Galice. Le déracinement, les difficultés d’intégration et la jalousie sont décrits dans un climat anxiogène dévorant. La radiographie de ce monde rural, ancré dans ses valeurs ancestrales, permet de décrypter la violence physique et morale qui y règne. Malgré certaines longueurs, le résultat est captivant en raison de plusieurs scènes clés éprouvantes (la discussion dans le bar, la confrontation entre la mère et sa fille, etc.). Bref, une étude intelligente de la haine ordinaire.
Mouais, pas convaincu très redondant, on tourne en rond. Puis on ne sait pas trop ce que le couple vient faire là. Soit disant ils se sentent bien alors qu'ils ne cessent d'être harcelés, puis on croit qu'un moment Antoine va se révolter, mais c'est tout le contraire qui va se produire. Le scénario est bien plat, malgré quelques bons dialogues, heureusement que j'ai apprécié l'ambiance ainsi que les beaux paysages pas assez mis en valeur. Enfin le moment où arrive la fille et discute avec sa mère est interminable, et n'apporte strictement rien au film. On reste sur notre faim en plus de cela. Décevant il y avait de la matière pour bien faire, mais il ne passe quasiment rien.
-Mise en place de l'intrigue extrêmement longue.
-Personnages principaux antipathiques, pas une super idée puisque ce sont les "victimes".
- dialogues ultra descriptifs, la palmes va à la séquence de la cuisine entre la mère et sa fille longue, mal jouée...
- caricature du monde paysan vs urbain
- ellipse après le meurtre inutile
- l'ennui fait place rapidement à la tension
- à n'assumer aucun parti pris clair le film en ressort brouillon
-Personnages principaux antipathiques, pas une super idée puisque ce sont les "victimes".
- dialogues ultra descriptifs, la palmes va à la séquence de la cuisine entre la mère et sa fille longue, mal jouée...
- caricature du monde paysan vs urbain
- ellipse après le meurtre inutile
- l'ennui fait place rapidement à la tension
- à n'assumer aucun parti pris clair le film en ressort brouillon
scénario impeccable, acteurs a la hauteur de l'histoire.
on est pris dans ce thriller rural
très belle surprise
on est pris dans ce thriller rural
très belle surprise
Ce film qui a (plus ou moins) marqué l'été 2022, réalisé par Rodrigo Sorogoyen, n'est pas mal mais sans plus. Encore une fois, je n'arrive pas vraiment à comprendre l'engouement du public et de la presse ni les prix qui vont avec. Le film raconte ici l'histoire d'un couple de français qui s'installent dans la campagne espagnole pour y faire de l'agriculture biologique. Et ça ne plait pas vraiment à leurs voisins ! Sur le papier, ça fonctionne très bien mais à l'écran, ça se transforme assez rapidement en "Petits secrets entre voisins". Et oui car ces histoires de voisinages de campagne, ce n'est pas nouveau, le film m'ayant d'ailleurs rappelé le (très bon pour le coup) "Fumiers !", épisode de la toute aussi excellente émission "Strip-Tease". Ainsi, on peut cependant voir que le sujet du film n'est forcément cliché ; effectivement ces histoires de parisiens bobos venant s'installer à la campagne pour faire leurs trucs qui dérange leurs voisins, implantés là depuis longtemps, existe. Seulement, c'est plutôt la manière de traiter le sujet qui m'a posé problème. Tout y est exagéré. Que ce soit les paysans incultes vivant chez leur mère ou les bobos instruits, le film passe par tous les stéréotypes possibles. Et l'histoire en elle-même n'est foncièrement passionnante. À force de vouloir créer de la tension de partout, on finit par s'ennuyer (en même temps, le film sélectionné à Cannes donc on sait qu'on va se faire chier à un moment donné). En plus des stéréotypes des personnages, on a aussi les clichés du film d'auteur intello avec ces longues scènes ne comportant aucun dialogue, ces pseudo moments de tension dans lesquelles les personnages se regardent mal etc. Et on pourrait penser que le film partirait dans une autre direction dans la seconde partie du film mais non, on reste sur le même rythme alors qu'il y avait pourtant un tout autre thème à exploité ;
spoiler:
celui de la vengeance
. Cependant, j'avoue que je n'ai pas forcément passé un mauvais moment pour autant car tout n'est pas à jeter. Même si le réalisateur y va un peu fort avec ses scènes de tension, faisant tomber le film dans une certaine lourdeur, certaines scènes sont en revanche réussies, comme par exemple celle dans laquelle Antoine et Xan tentent d'avoir une discussion posée. D'ailleurs, concernant les acteurs, tout le monde est très bon, que ce soit Denis Ménochet, Luis Zahera, Marina Foïs, Diego Anido etc. "As Bestas" n'est donc pas mauvais mais est loin d'être le chef-d’œuvre que tout le monde porte aux nues.
. Cependant, j'avoue que je n'ai pas forcément passé un mauvais moment pour autant car tout n'est pas à jeter. Même si le réalisateur y va un peu fort avec ses scènes de tension, faisant tomber le film dans une certaine lourdeur, certaines scènes sont en revanche réussies, comme par exemple celle dans laquelle Antoine et Xan tentent d'avoir une discussion posée. D'ailleurs, concernant les acteurs, tout le monde est très bon, que ce soit Denis Ménochet, Luis Zahera, Marina Foïs, Diego Anido etc. "As Bestas" n'est donc pas mauvais mais est loin d'être le chef-d’œuvre que tout le monde porte aux nues.
Très beau film sur la ruralité et surtout l'acceuil que l'on peut recevoir quand on est pas du "coin" ou que l'on souhaite faire différemment des anciens et des locaux.
Nul nul nul 2 heures interminable pour une fin encore plus nul. Ne perdez pas votre temps pffff ....
Un voyage ultra-réaliste dans la vie rude d'un couple de français en terre étrangère et en terrain hostile.
Une histoire de conflit de voisinage qui s'envenime progressivement et embarque avec adresse le spectateur comme le témoin impuissant d'un drame qui se dessine de manière inéluctable.
Luis Zahera transcrit avec un réalisme remarquable la personnalité inquiétante et menaçante d’un villageois dominateur, féroce et rompu aux exercices d’intimidation qui confère à ce film une rare intensité tout au long de l’histoire.
Une histoire de conflit de voisinage qui s'envenime progressivement et embarque avec adresse le spectateur comme le témoin impuissant d'un drame qui se dessine de manière inéluctable.
Luis Zahera transcrit avec un réalisme remarquable la personnalité inquiétante et menaçante d’un villageois dominateur, féroce et rompu aux exercices d’intimidation qui confère à ce film une rare intensité tout au long de l’histoire.
Le film est scindé en deux parties : une première, terriblement anxiogène, dans laquelle le film pousse le thème des querelles de voisinage à son paroxysme, puis une seconde sur la quête de justice et de vérité. Denis Ménochet excelle dans la première, Marina Foïs dans la seconde et, même s'il y a quelques longueurs, on a affaire à un vrai bon film.
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