Note moyenne
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J'attendais ce film avec impatience car j'ai adoré Madre. Au final As bestas est un remake de Jean de Florette et Manon des sources en Espagne, j'aurais aimé plus d'originalité. La distribution espagnole est géniale, la française est derrière à la traine, j'ai eu du mal à y croire, peut-être ai-je déjà trop vu ces acteurs. La scène entre la mère et la fille hyper explicative est le gros ratage du film. À voir donc pour les comédiens espagnols et pour la merveille que ce film aurait pu être s'il avait suivi sa propre voie.
« As bestas » du réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen dont j’avais moyennement apprécié le film « Madre » en 2020, revient avec un film qualifié de thriller/drame mais qui pour ma part correspond à une analyse psychologique très fine. Impossible de « résumer » le scénario sans le dévoiler, mais il est certain que l’amour qui unit Olga (Marina Foïs) et Antoine (Denis Ménochet), tous les 2 français et venus depuis quelques années en Galice pour y rénover une baraque dans un hameau à l’abandon et y fonder une ferme écologique, est très profond et basé sur des conceptions de vie tout à fait singulières, clairement précisées lorsque la fille d’Olga revoit sa mère. Il s’oppose à l’hostilité de 2 frères nés dans ce village en perdition et qui faute d’avoir reçu l’argent promis par une compagnie d’éoliennes pour pouvoir aller en ville avec leur mère, acheter un taxi et mener une meilleure vie à leurs yeux, vont développer une hostilité vis à vis de ces 2 étrangers puis un rejet et une haine viscérale bien qu’on puisse au fond « comprendre » leur frustration ! Des réactions animales vont se réveiller après les plaisanteries, les vexations, les affronts… réactions « annoncées » par le prélude qui nous montre 3 « alitadores » maitrisant un cheval sauvage.
Toute la force de ce film - peut-être un peu trop long (2 h17) - repose sur l’interprétation extraordinaire de Marina Foïs !
Toute la force de ce film - peut-être un peu trop long (2 h17) - repose sur l’interprétation extraordinaire de Marina Foïs !
Quelle belle tension proposée par Rodrigo Sorogoyen et portée par un immense Denis Ménochet (comme toujours) face à un acteur incroyable, l'espagnol Luis Zahera, que j'ai découvert dans ce film. Marina Foïs toujours très juste complète ce duo. Ce film met en lumière le quotidien laborieux de la ruralité, un quotidien isolé, oublié. Ça te tourne et te retourne le bide comme si c'était un tracteur et toi le sol. Le fort enracinement peut parfois faire trembler la terre. Je recommande ce film.
As Bestas était plutôt correct pendant un long moment. Même s'il m'a fallu du temps pour rentrer dedans, une fois qu'on est lancé, le film est agréable. Jusqu'à
spoiler:
la mort d'Antoine
. A partir de ce moment, le film devient extrêmement lent, long, ennuyeux et inintéressant. On suit Olga qui achète des chèvres, plante ses choux, on assiste à une discussion lunaire entre Olga et sa fille où Marie Colomb est incapable de jouer la colère, son surjeu tournant au ridicule. Il n'y a plus aucun enjeu, spoiler: Olga cherche le cadavre de son mari et tombe sur la carte SD... qui n'est utilisable.
Alors à quoi bon ? A quoi ces interminables minutes, longues et chiantes ont-elles servies ? En tout cas, ça m'a complètement plombé et je priais pour que ce calvaire se termine. Tellement dommage pour un film a su me tenir pendant un long moment.
. A partir de ce moment, le film devient extrêmement lent, long, ennuyeux et inintéressant. On suit Olga qui achète des chèvres, plante ses choux, on assiste à une discussion lunaire entre Olga et sa fille où Marie Colomb est incapable de jouer la colère, son surjeu tournant au ridicule. Il n'y a plus aucun enjeu, spoiler: Olga cherche le cadavre de son mari et tombe sur la carte SD... qui n'est utilisable.
Alors à quoi bon ? A quoi ces interminables minutes, longues et chiantes ont-elles servies ? En tout cas, ça m'a complètement plombé et je priais pour que ce calvaire se termine. Tellement dommage pour un film a su me tenir pendant un long moment.
Deux parties dans le film. Une première moitié que j'ai aimé où la tension monte petit à petit entre les personnages.
Une seconde centrée sur le personnage de Marina Fois qui malgré son très bon jeu d'actrice m'a moins convaincu.
Une seconde centrée sur le personnage de Marina Fois qui malgré son très bon jeu d'actrice m'a moins convaincu.
En tout point parfait le scénario le réalisateur les acteurs justes magnifiques mention spéciale à Marina Fois qui nous livre une interprétation magistrale
Spéculons. Et si « As Bestas » avait été présenté en Compétition... Vain, bien sûr, mais gênant tout de même compte-tenu de la médiocrité du film des Dardenne par exemple... De toute façon, heureusement, le succès est là, tellement mérité. Le film écrabouille la production française. En coproduction, certes, mais au fond, il s'agit bien de cinéma espagnol... Une puissance cinématographique inouïe. Seul le cinéma iranien coexiste dignement grâce à Saeed Roustaee. Alors, que faire... Le voir, le revoir, s'en inspirer, s'en imprégner, en désirant comme Rodrigo Sorogoyen que le cinéma se situe au plus haut. Refuser, contrairement aux producteurs des 340 films inutiles réalisés en France chaque année, que la médiocrité ait sa place au cinéma. Ce n'est pas qu'il n'y ait qu'une forme, qu'un genre, qu'une manière de raconter une histoire, mais qu'au fond ne soient financés que les projets ambitieux, ceux qui aspirent à l'excellence, à l'élévation... Sinon, à quoi bon ? « As Bestas » ne s'autorise aucune faiblesse. Tout y est parfait. Sur le plan esthétique, du Rembrandt musicalisé par Chopin... Sur le plan narratif, un récit épique à la fois apaisé et haletant, inventif, surprenant, humain... Des acteurs investis, émouvants... Une grandiose leçon de cinéma à ne surtout pas rater.
Magnifique, histoire simple mais très captivante, les personnages sont bien travaillés et le cadre est excellent. Bravo
Horrible. La peur est présente tout au long du film mais les scènes se répètent et sont sans surprises.
Les images de montagne auraient au moins pu nous séduire, ce n'est malheureusement pas le cas. Vraiment très déçu.
Les images de montagne auraient au moins pu nous séduire, ce n'est malheureusement pas le cas. Vraiment très déçu.
Deuxième long métrage que je découvre du cinéaste Rodriguo Sorogoyen après "Madre" que j'avais beaucoup aimé et avec "As Bestas", il récidive avec une histoire qui nous mets en tension du début à la fin !!
Ca raconte les mésaventures d'un couple d'agriculteurs Français installé en Espagne qui se font petit à petit harceler par le voisinage jaloux, grinçant, qui font monter la vapeur d'atmosphère inquiétante. Ca commence par des discutions pour ensuite attaquer physiquement. Ce film m'a fait penser à une histoire parallèle qui s'est passé vers chez moi en Auvergne il y a quelques années à l'a peu prés, comme quoi, le monde agricole n'est pas si rose que ça. Pour "As Bestas", le cinéaste Rodriguo Sorogoyen fait monter la température de nervosité grace à une mise en scène efficace, un scénario bien foutu, un environnement un peu hostile si on peux dire et des comédiens immenses comme Denis Ménochet et Marina Fois en tète. Le film est parlé en 3/4 Espagnol et le reste Français, ça ne m'a pas posé problème. Une oeuvre recommandable.
Ca raconte les mésaventures d'un couple d'agriculteurs Français installé en Espagne qui se font petit à petit harceler par le voisinage jaloux, grinçant, qui font monter la vapeur d'atmosphère inquiétante. Ca commence par des discutions pour ensuite attaquer physiquement. Ce film m'a fait penser à une histoire parallèle qui s'est passé vers chez moi en Auvergne il y a quelques années à l'a peu prés, comme quoi, le monde agricole n'est pas si rose que ça. Pour "As Bestas", le cinéaste Rodriguo Sorogoyen fait monter la température de nervosité grace à une mise en scène efficace, un scénario bien foutu, un environnement un peu hostile si on peux dire et des comédiens immenses comme Denis Ménochet et Marina Fois en tète. Le film est parlé en 3/4 Espagnol et le reste Français, ça ne m'a pas posé problème. Une oeuvre recommandable.
Super thriller franco-espagnol sur la haine de voisins galiciens envers des français qui se sont récemment installés au village comme agriculteurs. Très bonne musique et du suspense. Je recommande !
Une tension contenue pendant plus de 2 heures autour de problématiques bien réelles et qui ne trouvent une solution (mais qui n'en est pas une) jusqu'à la rupture. Les acteurs sont exceptionnels aussi bien du côté français qu'espagnol.
Hillbillies de tous les pays, unissez-vous !
C’est le coup de cœur du petit ciné associatif du coin. Une bonne raison pour aller voir ce qu’il en est. On ne devait pas être les seuls à se dire ça car la petite salle était presque pleine. Une bonne chose pour ce petit thriller franco-espagnol tourné en français, castillan et galicien.
Un couple de français tendance « écolo et projet alternatif » s’installe dans une vallée galicienne miséreuse. Là, ils montent leur ferme maraîchère, retapent des ruines pour redonner vie au village et s’opposent à l’installation d’un parc éolien. La population locale ne semble pas ravie de leur présence, de leurs activités et surtout de leur vote en défaveur d’un projet éolien qu’elle voit comme une source de rémunération salvatrice. L’ambiance va un peu s’en ressentir.
Les deux premières scènes sont probablement les meilleures. Dans la première, on assiste à une lutte silencieuse entre l’homme et le cheval. Dans la deuxième, on fait connaissance avec les hommes du villages au cours d’une partie de domino au bar, pimentée d’une discussion animée. Ce sont eux les véritables stars du film, les frangins autochtones et voisins du couple français. Ils ont la gueule et le bagou. La langue galicienne rajoute à une couleur locale déjà très présente. Ces deux personnages seront une menace permanente, sourde, perverse, irraisonnée. Pathétique aussi. C’est un véritable thriller psychologique que nous tenons là. Il rappellera tous ces films qui présentent une population autochtone qui règle sa lutte des classes inconsciente à coups de fusil à l’endroit de l’urbain (ou pas) propre sur lui et garant de la morale du monde moderne. Ça a le goût des Chiens de Paille de Peckinpah ou du Easy Rider de Hopper. Ça a l’odeur de la poussière qui a trop traîné dans les mêmes rues et du sang séché au fond d’un bois. Cette tension sourde et lourde de réalisme sera ressentie pendant tout le film. Sans pause et sans relâche dans un crescendo maîtrisé. Mais c’est aussi un drame social. Si les méchants sont des salauds, leur raison, celle du plus fort, n’est pas forcément la plus mauvaise. Ils ont l’expression de ceux qui ne peuvent s’exprimer autrement. Ils ont en eux des décennies de complexe face à la ville, à l’argent, à l’instruction. Le couple immigré est dans son bon droit et son projet va dans le bon sens. Mais le bon sens est-il le sens commun ? Et peut-il être imposer à une population réfractaire ? Peut-on débarquer de nulle part et décréter à une population autochtone quelle est la nouvelle vérité ? Quand bien même on le ferait avec bienveillance et douceur ? Et ces éoliennes, arnaques sur pilonnes et garanties d’un avenir moins carboné, on les met où ? Chez le voisin de préférence ? Ici, pour gagner trois francs, six sous ? On le voit, la confrontation est autant physique que psychologique, autant épidermique qu’idéologique. Le film n’apporte pas de réponse est c’est probablement une bonne chose. Reste que tout ici fonctionne bien, de l’ambiance à l’interprétation (magistrale concernant Luis Zahera) en passant par un mise en scène sobre. On regrettera peut-être une seconde partie plus en retrait, avec l’arrivée de la fille du couple. Les questions semblent alors vouloir se multiplier, inutilement car ce n’est plus le même sujet (relation mère/fille et d’autres sujets que je ne peux traiter ici). Pour le reste c’est tout bon.
On ne pourra donc que conseiller ce thriller complet et efficace qui a en plus le mérite de mettre en avant les jeux linguistiques et le réalisme dans l’expression, utilisant la langue comme véritable caractérisation des personnages et des relations entre eux. Le genre de trucs dont les productions parisiennes sont bien incapables … et qu’elles ne comprennent même pas. As Bestas est une belle réussite.
C’est le coup de cœur du petit ciné associatif du coin. Une bonne raison pour aller voir ce qu’il en est. On ne devait pas être les seuls à se dire ça car la petite salle était presque pleine. Une bonne chose pour ce petit thriller franco-espagnol tourné en français, castillan et galicien.
Un couple de français tendance « écolo et projet alternatif » s’installe dans une vallée galicienne miséreuse. Là, ils montent leur ferme maraîchère, retapent des ruines pour redonner vie au village et s’opposent à l’installation d’un parc éolien. La population locale ne semble pas ravie de leur présence, de leurs activités et surtout de leur vote en défaveur d’un projet éolien qu’elle voit comme une source de rémunération salvatrice. L’ambiance va un peu s’en ressentir.
Les deux premières scènes sont probablement les meilleures. Dans la première, on assiste à une lutte silencieuse entre l’homme et le cheval. Dans la deuxième, on fait connaissance avec les hommes du villages au cours d’une partie de domino au bar, pimentée d’une discussion animée. Ce sont eux les véritables stars du film, les frangins autochtones et voisins du couple français. Ils ont la gueule et le bagou. La langue galicienne rajoute à une couleur locale déjà très présente. Ces deux personnages seront une menace permanente, sourde, perverse, irraisonnée. Pathétique aussi. C’est un véritable thriller psychologique que nous tenons là. Il rappellera tous ces films qui présentent une population autochtone qui règle sa lutte des classes inconsciente à coups de fusil à l’endroit de l’urbain (ou pas) propre sur lui et garant de la morale du monde moderne. Ça a le goût des Chiens de Paille de Peckinpah ou du Easy Rider de Hopper. Ça a l’odeur de la poussière qui a trop traîné dans les mêmes rues et du sang séché au fond d’un bois. Cette tension sourde et lourde de réalisme sera ressentie pendant tout le film. Sans pause et sans relâche dans un crescendo maîtrisé. Mais c’est aussi un drame social. Si les méchants sont des salauds, leur raison, celle du plus fort, n’est pas forcément la plus mauvaise. Ils ont l’expression de ceux qui ne peuvent s’exprimer autrement. Ils ont en eux des décennies de complexe face à la ville, à l’argent, à l’instruction. Le couple immigré est dans son bon droit et son projet va dans le bon sens. Mais le bon sens est-il le sens commun ? Et peut-il être imposer à une population réfractaire ? Peut-on débarquer de nulle part et décréter à une population autochtone quelle est la nouvelle vérité ? Quand bien même on le ferait avec bienveillance et douceur ? Et ces éoliennes, arnaques sur pilonnes et garanties d’un avenir moins carboné, on les met où ? Chez le voisin de préférence ? Ici, pour gagner trois francs, six sous ? On le voit, la confrontation est autant physique que psychologique, autant épidermique qu’idéologique. Le film n’apporte pas de réponse est c’est probablement une bonne chose. Reste que tout ici fonctionne bien, de l’ambiance à l’interprétation (magistrale concernant Luis Zahera) en passant par un mise en scène sobre. On regrettera peut-être une seconde partie plus en retrait, avec l’arrivée de la fille du couple. Les questions semblent alors vouloir se multiplier, inutilement car ce n’est plus le même sujet (relation mère/fille et d’autres sujets que je ne peux traiter ici). Pour le reste c’est tout bon.
On ne pourra donc que conseiller ce thriller complet et efficace qui a en plus le mérite de mettre en avant les jeux linguistiques et le réalisme dans l’expression, utilisant la langue comme véritable caractérisation des personnages et des relations entre eux. Le genre de trucs dont les productions parisiennes sont bien incapables … et qu’elles ne comprennent même pas. As Bestas est une belle réussite.
Premier film que je vois de ce réalisateur.
Et premier thriller que je vois avec un rythme aussi cassé, a la fois lent au début puis monte en intensité selon le déroulé du scénario.
Très impressionnée par le duo Menochet/ Fois qui ont failli me tirer une petite larme.
Je pense clairement que Denis Menochet est un acteur que l'on continuera de voir régulièrement ces prochaines années.
Marina a un rôle plus en réserve mais... Je ne dis rien j'ai trouvé une scène pleine de tension et pourtant magnifique au niveau du ressenti, ça me réconcilie avec elle.
Il y a vraiment un effort fait au niveau réalisation, mais ce qui m'a aussi le plus marqué c'est cette sorte de petite musique latente et qui revient surtout dans les moments de tension.
Si señora señor es una película fabulosa...浪
Et premier thriller que je vois avec un rythme aussi cassé, a la fois lent au début puis monte en intensité selon le déroulé du scénario.
Très impressionnée par le duo Menochet/ Fois qui ont failli me tirer une petite larme.
Je pense clairement que Denis Menochet est un acteur que l'on continuera de voir régulièrement ces prochaines années.
Marina a un rôle plus en réserve mais... Je ne dis rien j'ai trouvé une scène pleine de tension et pourtant magnifique au niveau du ressenti, ça me réconcilie avec elle.
Il y a vraiment un effort fait au niveau réalisation, mais ce qui m'a aussi le plus marqué c'est cette sorte de petite musique latente et qui revient surtout dans les moments de tension.
Si señora señor es una película fabulosa...浪
Film âpre et dur qui prend aux tripes, j'avoue que la première demi-heure, j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans et au fil de l'intrigue qui va crescendo j'ai été happée par celui-ci jusqu'au dénouement final il faut dire que le talentueux Denis Ménochet y est exceptionnel tout comme le reste de la distribution , pas le moindre temps mort
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