Il y a des artistes sur lesquels on n'arrive jamais à trancher. Leurs maladresses ont l'air de partis pris, leur bricolage passe pour une signature, et comme personne ne veut risquer de passer à côté, le doute leur tient lieu de réputation. Michel Gondry a vécu là-dedans vingt-cinq ans. Le Livre des solutions referme le dossier, sans l'avoir voulu.
Le film est autobiographique et il ne s'en cache pas : Gondry a parlé de 75 % de vrai. Niney joue un réalisateur bipolaire à qui ses producteurs veulent retirer son film et qui part le finir chez sa tante, dans les Cévennes. C'est ce que Gondry a vécu sur L'Écume des jours. Il se filme donc lui-même, avec les pleins pouvoirs sur son propre portrait.
On pouvait espérer une confession cruelle. C'est l'inverse : un homme qui se regarde travailler et qui trouve ça magnifique. Marc épuise son équipe, humilie sa monteuse, rien n'est jamais une faute. Le film organise autour de lui une absolution permanente. Les autres encaissent, la tante approuve, et le chaos devient un climat qu'on traverse avec indulgence parce qu'au bout il y aura l'œuvre.
Le doute, celui qui empêche de dormir les gens qui fabriquent quelque chose, n'apparaît pas une fois en une heure quarante-deux.
Il y a cette scène spoiler: où Marc dirige un orchestre sans savoir lire une note. Le film la joue en apesanteur : celui qui ne sait pas fait mieux que ceux qui savent. À l'écran, ça ne produit rien. Un homme remue les bras, des musiciens suivent poliment. Toute la question de Gondry tient là-dedans et la réponse n'est pas celle qu'il croit donner.
Le reste s'étire. Les gags dépassent leur point de rupture et continuent, on attend qu'une scène serve à quelque chose, elle sert à rien, la suivante arrive. Un film sur un homme incapable de monter son film, et qui lui-même n'est pas monté : au bout d'un moment j'ai arrêté de croire à la mise en abyme, c'est juste mal fichu.
Ce qui oblige à revenir sur tout le reste. Le carton-pâte, la couture apparente, le refus du numérique, on appelait ça une esthétique. C'était peut-être la seule façon de faire de quelqu'un qui ne sait pas faire autrement. Les clips duraient quatre minutes. Eternal Sunshine avait été écrit par Kaufman, qui a eu l'Oscar pour ça. Chaque fois que Gondry a été bon, il y avait une contrainte, ou quelqu'un d'autre dans la pièce. Ici il s'enfuit dans les Cévennes, c'est-à-dire qu'il supprime le dernier contre-pouvoir, et on voit ce que donne le procédé livré à lui-même.
Niney est très bien, ce qui n'arrange rien : il tient à bout de bras un édifice sans fondations.
On peut aimer un film raté. Celui-ci fonctionne comme une pièce à conviction. Gondry se filme en train de travailler, il détaille sa méthode, et sa méthode ne produit rien.
Je regarde pour dire vrai peu de films récents. Celui-ci est néanmoins une excellente surprise ! Je l'ai vu trois fois toujours avec le même ravissement ! Et je ne sais toujours pas ce qui marche si bien dedans précisément ! Pierre Niney est excellent, le scénario est impeccable, et la réalisation est si bonne qu'on n'y fait plus attention ! En attendant je me fais toute la filmographie de Gondry.
Je n'ai pas réussi à entrer dans l'univers du film. Le scénario semble brouillon, ce n'est ni drôle ni dramatique. Les personnages ne sont pas attachants. Pierre Niney incarne Marc Becker, un réalisateur atteint de bipolarité (choix autobiographique de Gondry), en phase maniaque, qui monopolise l'écran. J'apprécie Pierre Niney, mais là, on voit qu'il fait de son mieux pour interpréter le rôle qui lui est confié. Les autres personnages sont sans relief. Film ennuyeux auquel j'ai décroché.
Super film sur l'envers du monde du Cinéma et sur l'âme des créateurs. La plupart du temps les gens qui ne sont pas créatifs, acteurs, artistes (..) voient seulement la réussite (où l'échec) d'une oeuvre sans s'imaginer le vécu et la personnalité des Humains qu'il y a derrière. Lorsque l'on est un créatif, on passe par toutes sorte d'états, de réflexions , de doutes , de peurs, d'embuches.. avant d'arriver au rendu final. Le film met en valeur le métier de créatif et les métiers de l'ombre du Cinéma. A voir si vous êtes passionné. de Cinéma où si vous êtes cré qui n'arrive pas à se lancer !
Film en partie autobiographique, à la fois doux et dingue, dans l'ensemble il n'est pas facile d'accès de par son côté vraiment décalé et absurde. Le casting est plutôt cool mais je me suis ennuyée et j'ai peiné à arriver à la toute fin du film.
Un film déconcertant, décousu, qui tourne en rond, mais que je ne me suis pas résolu à quitter. Curieux portrait d'un cinéaste déjanté, obsessionnel, fort bien incarné par Pierre Niney.
Un film particulier que j'ai regardé parce que je ne vais pas mentir il y a Pierre Niney. Un comédien qui excelle, peu importe le rôle qu'il a joué, il l'incarne dans toute sa complexité. Qu'importe il a page blanche pour écrire les solutions.
Je n'ai pas aimé et n'ai pas compris les bonnes critiques. J'ai trouvé Niney insupportable (d'ailleurs, je l’apprécie de moins en moins tellement il est identique à lui-même dans tous ses films). C'est un film décousu, deux films en un en fait (celui d'un film qui ne veut rien dire et d'un roman qui veut tout dire). Je ne sais pas de quoi les gens vivent, surtout dans le milieu du spectacle. La question se pose vraiment avec ce film.
Un navet. On prend plein de situations puis on les assemblés dans un film sans fond. Pierre Niney est parfois un excellent acteur mais ce film est un navet. Pas d'histoire, pénible je préfère même regarder le JT de 20h.
c'est vraiment pas bien ce truc Pierre Niney en grand enfant semi autiste semi hyperactif dont les comportements irrationnels sont pardonnés par tout le monde est assez imblairable on se fait un peu chier quand même je retiens tout de même : « L'amour, c'est pouvoir faire un bisou en dehors des horaires de départ et d'arrivée »
Film sympathique pour passer le temps. Bon après faut aimer l'absurde pour éviter de le voir comme un film bouche-trou d'un scénariste à court d'inspiration.