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Vinz1
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3,5
Publiée le 1 février 2024
« Le livre des solutions » est une sorte d’autoportrait de Michel Gondry incarné ici par un Pierre Niney au sommet de son art. Si le protagoniste principal est complètement foutraque mais proche du génie car il a mille idées à la seconde, il peut aussi se montrer détestable au possible avec son entourage. Toutefois, ça fait partie du personnage : il faut le prendre comme il est ! Nanti d’un très bon casting, ponctué de scènes loufoques, de disputes ou de séquences fabuleuses (cf. celle avec un invité surprise ou bien encore celle avec l’orchestre), ce film de Gondry, sorte de catharsis du cinéaste, est à son image : un peu borderline mais hyper attendrissant, un peu comme la tante Denise, volant presque la vedette à Marc ! Pas le meilleur du réalisateur certes qui a fait plus grandiose avec son chef-d’œuvre « Eternal Sunshine of the Spotless Mind », mais bien sympa au visionnage !
Le film paraissait intéressant avec la participation de Pierre Niney et Blanche Gardin mais malheureusement l'ennui s'installe rapidement. Le côté déjanté du réalisateur ne verse pas dans la folie hilarante d'un Jack Nicholson ou d'un Michael Keaton et le vide sidéral domine. De bons acteurs mais rien n'y fait. Impossible de magnifier un scénario aussi laborieux.
Le cinéaste Marc Becker, en conflit avec les producteurs de son nouveau film, se réfugie dans un village des Cévennes avec sa monteuse et son assistante pour finir le montage du film. Michel Gondry réalise une comédie vive et primesautière articulée autour du personnage de Pierre Niney, dont on ne dira pas forcément qu'il est le double du cinéaste dans ce qui serait un auto-portrait; mais on peut être sûr que le cinéaste a prêté à Marc de ses traits, tant le personnage semble faire le cinéma qui inspire Gondry. L'imagination au pouvoir, ça pourrait être le credo de Marc, et son ambivalence aussi, parce que ce cinéaste inventif, jamais à court d'idée, peut alternativement séduire et exaspérer (ses proches). Car, si Gondry fait de Marc un artiste visionnaire et toujours en éveil, un hyperactif qui use son entourage, il l'accable aussi d'un caractère capricieux et intransigeant; et tous les défauts et les qualités de Marc -j'en fais un simple résumé tant le personnage requiert de qualificatifs!- forment une figure de comédie survoltée et détonnante dont Pierre Niney fait une brillante composition. Toutefois, si son personnage est central, occupant tout l'espace par ses exaltations, les seconds rôles (pour l'essentiel, quatre personnages féminins, très justes) existent pleinement dans leur fonction de contrepoids, entre compréhension et crispations. Il faut de la patience pour supporter l'artiste! Le livre de solutions est un livre vide que Marc entreprend de remplir en y consignant les grands principes qui doivent régir sa vie et son métier. Il est à la fois un guide et un hommage aux créateurs.
comme le film "l écume des jours" ce film est ennuyeux, loufoque ! pourquoi tout le monde supporte tout de ce réalisateur malade ? va-t'il mourir ? cela aurait pu expliquer un peu plus certains comportements... mais non il est atteint d'un trouble bipolaire. le film est complètement tiré par les chevaux et loufoque au possible.... à fuir !
Ce film m'a bouleversé par son scénario, ses acteurs, son sujet. Il décrit les démons intérieurs de très nombreux créateurs qui parfois partent trop loin dans leur imagination délirante et leur soif de liberté. Le film est à leur image original, décousu, brouillon, émouvant et drôlement fou. A voir et revoir !
j'ai trouvé ce film très original et surprenant, avec des acteurs supers, un scénario qui sort de l'ordinaire et sentiments positifs, très agréable à regarder
Je ne comprends pas les critiques encensant ce genre de film. Une grosse déception et perte de temps pour moi. Je peux imaginer que Niney s'est amusé à jouer ce rôle mais alors quel dommage. A oublier tout de suite.
Marc est un jeune réalisateur qui a du mal a être pris au sérieux, et pour cause ses méthodes sont peu conventionnelles. Lorsque la production veut lui retirer le film, il fuit avec toute son équipe, et arrête son traitement. Il enchaîne alors les idées les plus saugrenues et met son équipe à l'épreuve. Il veut monter son film à l'envers, diriger son propre orchestre...sa tante et son équipe sont d'une patience infinie face à son hyperactivité. Il est insupportable, mais aussi attachant dans l'intensité de sa passion. Finalement, il est d'une inconscience telle que rien ne l'arrête. Il ne doute jamais, et finit donc par obtenir quelques réussites et reprendre un peu la confiance de son équipe. Avec Blanche Gardin, Pierre Niney exprime parfaitement le registre absurde est décalé d'un réalisateur lunatique.
Tourné simplement, avec un scénario en timbre-poste, Le livre des solutions est à l'image du projet de Marc ; une collection de scènes légères, absurdes, mais qui trouve bizarrement une cohérence et même un certain charme.
Un film légèrement burlesque... des très bons interprètes ... beaucoup de dérision, de jolis dialogues... mais il manque un grain de folie et plus de rythme ... mais reste toujours la capacité d'inventions hors pair de ce réalisateur !
Le Livre des solutions s’affirme comme l’une des œuvres les plus personnelles de son auteur, transposant le trouble bipolaire découvert pendant tournage de L’Écume des jours et la retraite qui a suivi à la campagne de sorte à universaliser ce temps de crise perçu par l’artiste comme l’expression la plus complète de son activité (truchement esthétique), et par la tante comme les signes préoccupants d’une maladie (truchement scientifique). La relation chaotique entre le personnage de Pierre Niney, Marc, et le reste de son équipe traduit à la fois un déséquilibre mental ainsi que la nécessité de faire autrement, d’entraîner ses fidèles collaborateurs dans un voyage aux confins de la folie : cris, sautes d’humeur, caprices et lubies – acheter une vieille bâtisse délabrée pour l’offrir à sa monteuse, créer un « camiontage », soit la parfaite rencontre entre un camion et une salle de montage, se demander si l’amour physique pourrait être une façon de remercier sa tante septuagénaire, etc. – comme autant d’expressions physiques d’un élan intérieur constamment à l’intersection entre le coup de génie et la mauvaise idée. Michel Gondry se plaît à réviser la grammaire classique du cinéma, propose le palindrome comme structure de récit, l’intermède en fond blanc comme pause technique aux spectateurs, l’insertion d’un court métrage sur un renard qui, après avoir été renversé par une voiture, décide d’ouvrir un salon de coiffure où personne hélas ne vient. Une image revient plusieurs fois, celle du trou – toilettes, feuille d’arbre puis de papier, siège – qui métaphorise le processus de descente vers soi sous forme d’une chute brutale au terme de laquelle naît et s’épanouit la vie. « Tout a commencé par un trou dans une feuille », affirme Marc. Disparaître et tout recommencer, en somme, lorsque l’œuvre a atteint sa maturité et a quitté son arbre pour choir sur le sol de la réception publique et critique. Soit la rencontre entre une épreuve singulière et la destinée universelle de l’œuvre d’art. Tout cela pris en charge par une forme en perpétuelle réinvention que dynamisent des comédiens talentueux et un sens de l’autodérision appréciable. Quelques trouvailles restent en mémoire après projection, à l’instar de cette séquence de composition musicale en direct, où le corps de Marc guide l’orchestre et remplace toute partition. Une réussite.
"Le Livre des Solutions", réalisé par Michel Gondry et mettant en vedette Pierre Niney, Blanche Gardin et Frankie Wallach, est un film qui allie comédie et réflexion sur la créativité et le processus artistique. L'histoire suit Marc, joué par Pierre Niney, un réalisateur qui, confronté à des difficultés pour terminer son film, décide de s'enfuir avec son équipe dans un petit village des Cévennes, chez sa tante Denise.
L'approche visuelle unique de Gondry brille dans ce film, avec des séquences qui oscillent entre réalisme et surréalisme, reflétant la tempête créative dans laquelle Marc est plongé. L'interprétation de Niney est captivante, dépeignant avec brio un artiste en proie à un tourbillon d'idées, parfois au bord du chaos. Blanche Gardin, en tant que tante Denise, offre une performance pleine de charme et de sagesse, tandis que Frankie Wallach apporte une énergie jeune et dynamique au récit.
Le film se distingue par son humour intelligent et son approche originale des dilemmes auxquels sont confrontés les créateurs. La quête de Marc pour l'inspiration et la clarté à travers l'écriture du "Livre des Solutions", un guide de conseils pratiques, devient une métaphore de la recherche d'équilibre dans la vie et l'art.
L'écriture est à la fois drôle et introspective, explorant avec légèreté mais sérieux les défis de la création artistique. Les dialogues sont vifs et les interactions entre les personnages révèlent des dynamiques intéressantes, notamment dans la façon dont ils influencent la vision artistique de Marc.
"Le Livre des Solutions" est un film charmant et réfléchi, qui combine humour, fantaisie et une réflexion profonde sur le processus créatif. C'est un hommage à l'imagination débordante et parfois chaotique des artistes, et une célébration de la manière dont les idées, aussi folles soient-elles, peuvent mener à des solutions inattendues.