Incité à aller voir ce film par son bouche-à-oreille positif, j’ai été globalement déçu. Principalement du fait du manque de vraisemblance du scenario, qui se traduit dans plusieurs scènes dans lesquelles on se dit Ce n’est pas possible. En gros on n’y croit plus dans la dernière partie du film, et l’émotion qui devrait en ressortir est gâchée par le non-rationnel. N’est pas Woody Allen qui veut. Pour autant on peut être séduit par ce film pour le charme irrésistible de l’actrice principale, très expressive. Jonathan Cohen, tellement drôle dans le registre comique, est ici moins à l’aise dans ce rôle triste. Au final un film au scénario original mais qu’on oubliera vite.
« L’Ame idéale » partait d’une bonne idée et d’une bonne intention mais le résultat est étrange. Il faut sérieusement laisser de côté sa suspension d’incrédulité pour adhérer au film. Si pour un film comme « Ghost », cela fonctionnait parfaitement, c’est parce qu’il y avait des règles établies et là, il n’y en a pas. spoiler: Sous quelle forme est Jonathan Cohen ? Un être solide ou un être éthéré ? On peut avoir une relation physique ou intime avec une âme ? On se pose régulièrement ces questions devant le film et cela nuit clairement à l’emportement du spectateur On se pose régulièrement la question de la crédibilité des scènes qui ne semblent fonctionner que quand les personnages sont seuls. Pendant toute la première partie du film, où on ne sait pas sur quel pied danser, beaucoup de scènes tombent à plat et les dialogues sonnent bizarrement. La scène du concert spoiler: où Elsa tente de d’introduire dans le concert et dans la loge du DJ en est le meilleur exemple et est complètement ratée. Heureusement sur la deuxième partie du film, certaines scènes contrebalancent partiellement cette sensation d’invraisemblance comme la scène du karaoké ou de la fête des internes, mais elles arrivent bien trop tard. En résulte un mélange assez maladroit où subsistent quand même quelques moments touchants notamment la fin réussie, même si attendue, et une très jolie BO. Note : 11/20
Ce film est une petite perle. En effet il re-donne le goût à la vie, à force de voir Elsa dialoguer avec les morts. Elle qui avait tourné le dos au rencontres avec les vivants. Mais cet élan l'entraîne assez loin, jusqu'à envisager l'improbable. Le film est très prenant, et je lui souhaite longue vie. Ce film est beaucoup plus percutant que "le dernier souffle" de Costa Gavras avec Denis Poladyles et Khad Merad. La complicité entre Jonathan Cohen et Magalie Lépine Blondeau y est aussi pour beaucoup. Courrez y !
Un film qui réussit à parler de la mort, du deuil, des regrets, tout étant une comédie romantique réussie, bravo! Les deux acteurs principaux ainsi que celle qui joue Mimi sont formidables.
Le film le plus émouvant et le plus beau de ces dix dernières années. Magalie Lépine Blondeau est magnifique, sublime. Je ne vois pas plus petit qu'un Oscar pour son interprétation. Jonathan Cohen est formidable également. Je ne vois pas moins que l'Oscar. Et l'Oscar pour ce film. C'est aussi simple que ça.
Un bon petit film, l'actrice principale est lumineuse et clairement mise en valeur par le réalisateur. Comme j'ai déjà écrit un bon petit film qui fait passer un bon moment.
L’Âme idéale fait communiquer le monde des vivants spoiler: avec celui des morts par l’intermédiaire d’un personnage prénommé Elsa et d’une mise en scène qui se plaît à penser ses transitions comme autant de glissements, de passages d’une lumière à l’autre, spoiler: telle la transition de la bougie au phare du véhicule accidenté quelques instants plus tard . Pourtant, la réalisatrice échappe à l’écueil suspensif de Ghost (Jerry Zucker, 1990), c’est-à-dire qu’elle refuse de faire de l’existence spectrale d’Oscar Blum un élément de retournement de situation final – idée reprise, par exemple, par Paul Feig dans Last Christmas (2019) – pour mieux l’intégrer comme cœur de son récit, associée à la question suivante : comment annoncer à une personne qu’elle est sur le point de disparaître ? Tout le film devient ainsi une métaphore spoiler: des soins palliatifs , et le registre fantastique sert à figurer les particularités des métiers qui s’en chargentspoiler: , condamnés à une errance fantomatique entre deux rives, à une solitude faute d’être compris et acceptés . Alice Vial choisit l’humain, et s’entoure pour cela de deux comédiens magnifiques auxquels elle laisse un vaste espace de jeu. En dépit de quelques facilités mélodramatiques et lacrymales, voici une comédie dramatique forte, intelligemment écrite et réalisée.
Elsa a un pouvoir particulier, elle voit et communique avec les morts. Cela lui porte préjudice dans sa vie amoureuse, elle qui est médecin en soins palliatifs. Suite à un accident de scooter, elle va de nouveau se donner le droit de rêver. Il faut le dire tout de suite, la réussite du film repose sur le couple Jonathan Cohen/Magalie Lépine Blondeau. Le premier est d'une sobriété que l'on ne lui connaissait pas, tandis que la deuxième illumine l'ensemble par sa fraîcheur teintée de fragilité. Peut-être un peu trop lacrymale parfois, cette histoire d'amour impossible souffre d'une certaine redondance sur le thème de la mort, mais emporte l'adhésion du public grâce à un scénario bien ficelé et des acteurs convaincants.
Voilà un film touchant de part son histoire, cette femme avec don particulier qui trouve l'amour au travers cet homme...décédé! Alors oui dit ainsi, cela fait bizarre mais bon il est mort mais on voit son enveloppe!^^ Bref donc cette histoire touche entre les scènes où elle voit et exprime les dernières volontés des défunts avant qu'ils ne partent définitivement ou celle entre eux. Le fait de la voir aimer cette âme alors qu'ils n'ont aucun avenir...et le duo Lépine/Blondeau et Cohen fonctionne à merveille vraiment , une belle alchimie avec le côté déconneur qu'il a et puis la dur réalité sur le fait de comprendre son état et elle que je connaissais pas qui à vie une vie difficile mais qui accepte ce don pour aider ceux qui tente de passer dans l'au delà etc...bref une belle surprise et une belle émotion. NOTE :
Pourquoi bouder son plaisir ? Un très bon film est si rare ...Sur un scénario très original une romance impossible qui tente l'impossible. Dés la première scène - stupéfiante - on est happé par cette histoire extraordinaire. Jonathan Cohen est touchant et sa partenaire impeccable. Bon il y a peut-être quelques maladresses ici ou là mais on se laisse volontiers porter par cette aventure fantastique et ses rebondissements dont certains très drôles. Il y a aussi une réflexion intéressante sur les unités de soins palliatifs et le recours éventuel à la télé-assistance. Le film tient l'affiche depuis des mois. Il doit bien y avoir une raison. ....
Un bien joli film romantique qui se laisse voir avec douceur et poésie alors que les personnages spoiler: ne sont pas supposés s'aimer puisque l'un est mort . La délicieuse Elsa (Magalie Lépine Blondeau) est plus que crédible médecin que les autres perçoivent comme perturbée à cause de son don particulier et Jonathan Cohen dans le rôle d'Oscar très convaincant en amoureux et musicien. De plus, la ville du Havre offre de beaux décors avec, entre autres, l'architecture de Perret. A voir !
L’Âme idéale m’a vraiment marqué par sa sensibilité et sa manière de parler des relations humaines sans jamais en faire trop. Le film prend son temps, mais c’est justement ce qui le rend touchant : on s’attache aux personnages, à leurs doutes, à leurs contradictions. Il y a quelque chose de très vrai dans la manière dont il montre le besoin d’être compris et aimé.
J’ai adoré le duo Magalie Lépine-Blondeau / Jonathan Cohen. Elle est d’une justesse incroyable, très naturelle, avec une vraie intensité dans les moments plus fragiles. Et Jonathan Cohen m’a surpris : on est loin de son registre habituel, il est beaucoup plus posé, presque à nu, et ça fonctionne vraiment bien.
Ce que j’ai aussi apprécié, c’est l’ambiance du film, assez douce, presque mélancolique par moments, avec une mise en scène qui laisse respirer les émotions. Rien n’est forcé, tout passe par les regards, les silences, les petits gestes.
Alors oui, le rythme est parfois lent, mais pour moi ça fait partie du film. On prend le temps de ressentir, et ça fait du bien.
Un film sincère, sensible, porté par deux acteurs vraiment justes. Note : 4/5