Le Retour du projectionniste
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takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 décembre 2025
Voici typiquement le genre d'œuvre qui permet de réfléchir à la fameuse question : fait-on de bons films avec de bons sentiments ? Selon moi non, ou en tout cas pas dans le cas présent, dans un "soi-disant documentaire" où tout semble justement travaillé, remarquablement calibré pour le plaisir du spectateur occidental, oserais-je dire pour son confort. Je suis le premier à aimer découvrir des vies radicalement différentes de la mienne, mais quand j'ai le sentiment que ces vies sont en partie "fabriquées", ou du moins quand je perçois trop les coutures de cette fabrication, je suis beaucoup moins client.

Vu en avant-première
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2025
C'est un voyage en terre méconnue que nous propose Le retour du projectionniste, dans un village reculé d'Azerbaïdjan, à la rencontre de deux hommes séparés par 50 ans d'écart mais néanmoins unis par leur passion du cinéma. Le plus âgé pleure son fils depuis deux ans et ambitionne de projeter un film dans une salle municipale alors que le second, étudiant, conçoit des films d'animation à domicile. Estampillé documentaire, le film soigne son fil narratif à travers l'insoutenable attente de la livraison d'une lampe nécessaire pour faire fonctionner un projecteur de l'époque soviétique. Le récit, assez souvent facétieux, quand il décrit les obstacles matériels et humains à la réalisation du rêve du vieil homme et de son jeune assistant, est une histoire d'amitié et de solidarité dans une communauté isolée, en un endroit où il faut grimper sur une colline pour espérer capter du réseau. La magie de l'écran blanc de cinéma et la réunion de toute une population, autour de la célébration du 7ème art, sont les moteurs inaltérables d'un film qui dit la passion des images avec une attachante pureté.
Photofilm
Photofilm

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2026
Film passionnant qui nous plonge dans un amour pur de cinéma. Au coeur des montagnes d'Azerbaïdjan, un ancien projectionniste se bat pour partager des films avec les autres villageois.
Le film se vit comme une véritable aventure, faite d'obstacles et de rebondissements. Cette petite épopée se déploie dans des paysages restitués avec une grande esthétique.
On croirait se retrouver en compagnie de pionniers du cinéma!
nezdek
nezdek

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2026
vraiment intéressant de voir la ruralité d'un tel pays, c'est sobre, on est transporté dans un univers qui est réaliste, le documentaire étant quand même avec un narratif
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2025
A Sym, un petit village reculé des montagnes Talyches, entre l’Iran et l’Azerbaïdjan, un réparateur de télévision dépoussière son vieux projecteur soviétique dans l’espoir de faire revivre le cinéma de son village et d’y réunir ses habitants.

Pour son premier long-métrage, Orkhan Aghazadeh nous offre un regard bienveillant et attendrissant, ainsi que de magnifiques portraits, ceux de Samid et Ayaz, qui malgré leur différence d’âge (50 ans d’écart), sont unis par une passion commune, celle du cinéma. Tous les deux vont s'entraider pendant de longs mois pour permettre à l’un comme à l’autre de réaliser leur rêve. Le premier, Samid, un ancien projectionniste, à obtenir la fameuse ampoule qui lui permettra de redonner vie à son projecteur, le second, Ayaz, un adolescent qui réalise des films d’animation.

On découvre deux cinéphiles passionnés qui vont se démener pour parvenir à leurs fins, malgré les nombreux obstacles qui vont se succéder. On les retrouvent dans des situations cocasses, notamment à dos d’âne, parcourant les collines qui surplombent leur village, à la recherche de wifi, parfois en pleine nuit, éclairé par leurs lampes frontales, essayant tant bien que mal de mener à terme leurs recherches sur internet pour trouver le Saint Graal, à savoir l’ampoule (en provenance Lituanie) tant désirée pour permettre la projection de films.

Quand Samid mène ses recherches pour dénicher des vieux films indiens, Ayaz réalise des films et confectionne un mini-projecteur portatif (fonctionnant avec son smartphone et une loupe). La passion qui les anime semble ne plus avoir aucune limite et la relation qui les unie est particulièrement touchante, notamment aux yeux de Samid qui y trouve du réconfort, lui qui a perdu son fils Polad, âgé de 29 ans.

Quand l’ampoule trouve enfin son nouveau refuge et que le film tant désiré est enfin trouvé, on s’amuse de voir Samid demander à certains membres du village l’approbation afin de savoir si ce dernier ne risque pas de bouleverser les moeurs des uns et des autres. Et lorsque le moment fatidique est enfin là, quel bonheur de voir les villageois tous réunis dans la salle des fêtes pour découvrir le film, aux doux bruits du projecteur 35mm. spoiler: Mais les problèmes ne sont jamais bien loin, comme lorsqu’ils découvrent que le film n’est finalement pas doublé en azéri, contraignant Ayaz à le doubler en direct pendant la projection, sans parler des bobines manquantes, obligeant Samid & Ayaz à improviser, en réalisant en animation la fin du film ou lorsqu’ils projettent par mégarde l’une des bobines à l’envers).
Mais tout cela n’est pas bien grave, car le bonheur se lit sur le visage des enfants lorsque la magie de la projection opère.

« Je fais tourner le projecteur rien que pour le son, pour moi, c'est comme une berceuse. »

Le Retour du projectionniste (2024) est un magnifique documentaire, dévoilant par la même occasion, une très belle relation vue par le prisme du cinéma et cette entraide au sein du village où tout le monde est mis à contribution (notamment les femmes qui vont coudre des bouts de tissus pour permettre la réalisation de la grande toile pour la projection).

� http://bit.ly/CinephileNostalGeek � http://twitter.com/B_Renger �
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2026
C’est comme un ciné-club qui se reconstitue, autour du vieux projecteur dépoussiéré . Samid , comme autrefois est aux commandes, Ayaz un jeune garçon , cinéphile et technicien lui vient en aide. Ils reprennent tout à zéro, mais difficile de trouver dans ce coin perdu du Caucase, l’ampoule magique. Et un film à projeter . Les femmes confectionnent un écran, les hommes se penchent sur le film prévu. « Il ne faut pas que ça heurte nos mœurs ». Samid voit-il dans Ayaz le fils qu’il vient de perdre sur un chantier ? Il pense beaucoup à son garçon mais n’en dit rien auprès de ses proches , préférant s’arc bouter sur son projet. spoiler: Une fois le film remis dans le bon ordre, la lumière enfin stabilisée, et les dialogues correctement assurés par Ayaz, tout près du projecteur.
Le ronronnement de la machine et le sourire de ces spectateurs d’un soir … Le film de Orkhan Aghazadeh est salvateur .
Eric Michel62
Eric Michel62

4 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2026
Vu en avant-première au Forum des images. Le Retour du projectionniste est un film d’une délicatesse rare, qui transforme un geste minuscule — attendre l'ampoule nécessaire à la projection— en une véritable épopée humaine et poétique. Orkhan Aghazadeh signe un premier long métrage d’une grande maîtrise, où l'amour du cinéma est une manière d’être au monde. À travers Samid, ancien projectionniste habité par la mémoire des images, et Ayaz, jeune aspirant réalisateur porté par le désir de création, le film fait dialoguer deux âges, deux élans, inspirés par l'amour du cinéma.
Aghazadeh révèle combien la passion pour le cinéma peut créer une légère mais décisive déviation dans l’ordre du monde. ,Le Retour du projectionniste célèbre l’amitié et la transmission. C’est un film lumineux, humble et profondément émouvant, qui rappelle que le cinéma, même dans son plus simple appareil (un vieux projecteur installé dans une salle) reste un acte de résistance poétique.
Christian VALADE
Christian VALADE

11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2026
Dans ce village des montagnes talyches, où le brouillard s’élève des vallées comme un fantôme, un vieux projecteur soviétique retrouve vie sous les mains obstinées d’un réparateur de télévisions. Le film d’Orkhan Aghazadeh s’ancre dans un territoire presque hors du temps, entre ruines du passé et menaces du présent, où la guerre plane comme une ombre muette. Les plans fixes, d’une beauté austère, sculptent la rudesse des visages et la densité des paysages : brumes nocturnes, neiges immobiles, flammes vacillantes d’un feu de bois.

Ce récit, à la fois simple et universel, oppose les fragiles gestes de réparation au fracas des conflits. L’apparition d’un jeune cinéphile, allié inattendu, fait naître une fraternité entre générations, comme si la lumière du cinéma devenait l’ultime résistance à l’effacement. À travers ses travellings patients et ses silences habités, le film raconte autant la quête d’une lampe introuvable que le désir de rallumer une communauté autour d’images partagées.

Le Retour du Projectionniste est une ode mélancolique au cinéma comme feu collectif, mais aussi une fenêtre rare sur les paysages d’Azerbaïdjan, filmés avec une intensité qui les rend presque mythiques. Pour la beauté de ses images, pour la justesse de son geste et pour la singularité de son cadre, ce film a été présenté et à trouvé sa place au Festival International du Film de Muret en novembre 2025
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 janvier 2026
"Le Retour du projectionniste" se déroule dans les monts Talych, au sud de l’Azerbaïdjan, près de la frontière iranienne. Samid, un sexagénaire dévasté par la mort accidentelle de son fils deux ans plus tôt, s’est mis en tête de restaurer un antique projecteur soviétique et de diffuser des vieux films dans la salle des fêtes du village, comme au temps jadis. Il s’adjoint Ayaz, un jeune étudiant passionné de cinéma, qui bricole des films d’animation à la Gondry avec son téléphone portable.

La nostalgie des salles de cinéma d’antan, le désarroi devant leur fermeture est un sujet qui a inspiré beaucoup d’œuvres de fiction ou de documentaires. On pense bien sûr à "Cinema Paradiso", que j’avais vu en projection officielle à Cannes en 1989 (il faut bien frimer de temps en temps) ou à "Splendor" d’Ettore Scola, contemporain du film de Giuseppe Tornatore, dont il reproduisait la même recette avec beaucoup moins de talent. Sortis en 2019, l’excellent "Kabullywood" racontait les tentatives de quatre jeunes cinéphiles de rouvrir un cinéma dans la capitale afghane et "Talking about Trees" mettait en scène quatre vieux cinéphiles soudanais projetant des films à travers le pays.

"Le Retour du projectionniste" reprend cette recette bien connue. Il le fait dans un cadre bien particulier et rarement filmé : l’Azerbaïdjan, qui n’est guère connu pour sa production cinématographique. Il en filme les collines, les montagnes et la capitale au modernisme anachronique dont on découvre la skyline – occasion pour moi de saluer notre courageuse ambassadrice à Bakou qui ne doit pas y avoir la vie facile. S’agit-il d’un documentaire ? d’une fiction ? Le doute est permis et il est stimulant.

"Le Retour du projectionniste" est un film modeste. C’est ce qui en fait le prix. C’est aussi ce qui en pose les limites. Ses rebondissements et sa conclusion sont sans surprises. On savait déjà, en le commençant, comment il se terminerait. Il a l’élégance de ne durer qu’une heure vingt à peine.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2026
Si vous ne deviez voir qu'un seul documentaire cette année, je vous conseillerais bien celui-ci.

Vous y découvrirez d'abord la vie en Azerbaïdjan, ses paysages sauvages et ses habitants qui semblent placides en toute circonstance.

Vous verrez ensuite naître sous vos yeux la belle amitié entre un jeune homme cinéphile et un vieux monsieur qui fut projectionniste et qui a perdu son fils. Les deux compères vont essayé de réparer un vieux projecteur et d'organiser une séance dans leur village : y parviendront-ils ? C'est bien sûr le suspense qu'entretient ce thriller sinueux et délicieux, aux images splendides.

Tout est doux dans ce court et beau film (1h20), qui flirte entre documentaire et fiction : la mise en scène est tellement travaillée qu'on imagine mal que certaines scène n'aient pas été "construites".

Il est parfois très touchant (le voyage à la ville sur les traces du fils), parfois burlesque (la recherche de réseau dans la neige), toujours instructif (le poids des traditions).

C'est enfin un formidable chant d'amour envers le cinéma, et sa magie. A ne pas rater !
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2026
Entre collines et plateaux oubliés, "Le Retour du projectionniste" installe une rencontre touchante entre deux âmes reliées par une même passion pour le cinéma. Tandis qu’un homme âgé, ancien opérateur de salle soviétique, tente de ranimer un projecteur poussiéreux, un jeune créateur de dessins animés l’accompagne avec ses moyens improvisés. Orkhan Aghazadeh capte ce compagnonnage avec naturel, alternant légèreté et gravité, et joue habilement sur les frontières entre réel et fiction. Au bout de ses errances, ce portrait simple et discret de Samid finit par dessiner une ode à la transmission et au lien intergénérationnel.
aaber
aaber

39 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2026
A takeshi29 : c'est un documentaire. Faut revoir la critique :) Et sinon, c'est donc bien un documentaire et non une œuvre de fiction, c'est tout simplement magnifique, une ode au cinéma, dans une région bien reculée du monde.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2026
The Return of the Projectionist tisse, dans sa réflexion sur la renaissance d’un art au sein d’un espace apparaissant en tout point impropre à le recevoir, différents fils narratifs et thématiques qui font du cinéma une métaphore de la vie dans les montagnes Talysh : spoiler: le deuil d’un père trouve en Ayaz, un jeune cinéphile, un fils symbolique avec lequel retourner dans certains lieux associés à l’industrie pour en capter les sons ;
les contraintes matérielles s’intègrent à un discours social sur un village et, par extension, sur un territoire à l’identité de toutes parts menacée tant leur position enclavée les rend dépendants des pays alentours (Iran, Azerbaïdjan, Arménie), de l’influence géopolitique des grandes puissances en lutte (Russie, Ukraine) et de l’influence culturelle de Bollywood. Cet enclavement est retranscrit par les incessants déplacements de Samid au sein de son village comme à l’extérieur, par des moyens de transport spécifiques (âne, voiture, bus…) et au contact des éléments déchaînés (neige abondante, boue, pluie…), sans découragement aucun, en dépit des rumeurs qui circulent sur lui et les critiques essuyées par Ayaz parce qu’il néglige l’école et ses études.
En cela, l’approche documentaire est pertinente mais semble interdire au film de représenter l’imaginaire, la rêverie, cette énergie intérieure qui anime les protagonistes : son désir ardent de cinéma demeure de l’ordre de l’intention et ne s’attache pas, par exemple, aux élans créatifs de l’adolescent animateur ou au travail sur la synchronisation de l’image et du son. L’épure évolue en mise en scène illustrative, capable de plans magnifiques mais étrangère à la beauté et à l’émotion construites en mouvements.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2026
"« Pour l’amour du cinéma»
Film venu d’Azerbaïdjan tout en naïveté et bienveillance avec un vieil homme et un ado qui essaient de ressusciter le projecteur antique du village pour offrir au village une séance de cinéma.
On est plongé dans ce petit village loin de tout, où on peut capter un peu de réseau en haut de la colline et attendre des mois l’arrivée de l’ampoule qui permettra de projeter. A voir pour le dépaysement et les messages de solidarité et de patience !"
Michel Moatti
Michel Moatti

21 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2026
C'est le récit de l'obstination d'un ancien projectionniste avec un jeune garçon à restaurer un vieux projecteur.
C'est très touchant.
Les meilleurs films de tous les temps