Ce film est présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025.
Outre le festival de Cannes, Romería a été présenté dans de nombreux festivals internationaux comme ceux de Sydney, Busan, Hambourg ou encore Vancouver.
Le film a surtout été tourné dans la région de la Galice, notamment dans la ville de Pontevedra. Quelques scènes ont également été filmées en Catalogne, dans la ville de Tarragone.
Avant Romería, la comédienne principale, Llúcia Garcia, n’avait jamais connu d’expérience en tant qu’actrice. En 2025, elle a également participé à la réalisation du court-métrage collectif, Les distàncies.
Il s’agit du troisième long-métrage de Carla Simón après Été 93 (2017) et Nos soleils (2022). Tous ont en commun d’être très personnels pour la réalisatrice et d’explorer le thème de la famille.
Le film est directement inspiré de la vie de la réalisatrice, Carla Simón. Comme le personnage principal de Romería, cette dernière, orpheline de mère et père, a dû reprendre contact avec ses grands-parents à l’âge de dix-huit ans afin de récupérer le certificat de décès de ses parents, nécessaire à son entrée à l’université. C’est notamment à ce moment-là que l’un de ses oncles l’a invitée à venir leur rendre visite. Plus que le ressentiment, la cinéaste a surtout ressenti une certaine curiosité et un désir de connaître ses origines. C’est ainsi qu’elle est partie à la rencontre de la famille de son père pour découvrir l’histoire de ses parents.
Le titre du film est très courant dans le sud de l’Espagne. Il renvoie à un pèlerinage vers une chapelle ou un sanctuaire pour honorer une figure religieuse, une vierge ou un saint. Mais cette signification n’est pas la même dans le reste du pays, notamment en Galice, où la connotation est davantage païenne, à savoir une fête populaire. Dans Romería, ces deux sens coexistent puisqu’il s’agit à la fois d’un voyage spirituel et d’une célébration collective.
Romería comprend une dernière partie plutôt atypique avec une séquence onirique qui tranche avec le naturalisme propre au cinéma de Carla Simón depuis ses débuts. Pour cette partie, la réalisatrice s’est inspirée de plusieurs films parmi lesquels Monika d’Ingmar Bergman (1953), More de Barbet Schroeder (1969) ou encore Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni (1970). De plus, la cinéaste reconnaît également s’être inspirée des tableaux de la peintre surréaliste galicienne Maruja Mallo.