Le film a été présenté en avant-première mondiale lors de l’édition 2023 du festival de San Sebastian. Par la suite, il a été sélectionné dans d’autres manifestations cinématographiques comme le festival de Singapour ou celui de Göteborg.
Last Shadow at First Light marque une nouvelle étape dans la carrière de Nicole Midori Woodford puisque c’est le premier long-métrage qu’elle réalise. Par le passé, cette dernière a surtout signé des courts-métrages (Kitchen Quartet – 2009 ; For We Are Strangers – 2015 ; Permanent Resident – 2018…) ainsi que des épisodes de séries (My Mother’s Story, Folklore…).
Le tournage s’est notamment déroulé dans la ville portuaire de Rikuzentaka, au Japon. Un endroit qui avait été sévèrement endommagé par le tremblement de terre de Tōhoku, survenu en 2011.
La réalisatrice a puisé dans son histoire personnelle pour réaliser Last Shadow at First Light. Notamment à travers l’histoire de sa grand-mère japonaise qui avait survécu à l’explosion atomique de Hiroshima dans les années 1940. Elle s’était ensuite installée à Singapour, bien décidée à de ne plus revenir au Japon, pays qui avait été la source de terribles traumatismes. Nicole Midori Woodford a écrit son film dans le but de se reconnecter, à travers le présent, à ces racines oubliées dans l’histoire de sa famille.
Pour trouver l’actrice idéale pour le personnage d’Ami, Nicole Midori Woodford a fait un long casting. En tout, cela lui a pris deux ans avant qu’elle ne confie le rôle à la jeune comédienne Mihaya Shirata.
Lors des dernières étapes de l’écriture du scénario, la réalisatrice a découvert un poème d’une poétesse japonaise, Nagase Kiyoko, qui a particulièrement résonné en elle. Les lignes du poème ont eu un effet saisissant sur la réalisatrice notamment sur le rapport parfois compliqué entre les mères et les filles. Ce texte a fait réfléchir la cinéaste sur plusieurs thèmes comme celui de la maternité. Un sujet qui l’attire, en tant que cinéaste mais aussi comme future mère.
Parmi les références cinématographiques de Last Shadow at First Light, la réalisatrice cite plusieurs longs-métrages japonais comme Ugetsu de Kenji Mizoguchi ou les films de Kiyoshi Kurosawa. Mais le cinéma européen a également été une source d’inspiration dans son film, notamment à travers des œuvres telles que Personal Shopper du Français Olivier Assayas ou L’Éternité et un jour du Grec Théo Angeloupoulos.