A Man
Note moyenne
3,8
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126 critiques spectateurs

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mat niro

468 abonnés 2 189 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2024
"A man" est un film complexe et tortueux difficile à classer. Daisuke, malgré sa timidité, va séduire Rie, tenancière d'une papeterie et déjà mère d'un enfant. Seulement voilà, à la mort du jeune marié, un doute s'installe sur la véritable identité de ce bûcheron/dessinateur. Kei Ishikowa prend un malin plaisir à brouiller les pistes et à questionner ses personnages en mettant en avant deux histoires familiales. Plus qu'un thriller, ce récit s'apparente plus à une réflexion sur le poids de ses origines et le sens à donner à sa vie. Un drame intense avec une pointe de politique à travers l'avocat, qui mérite une attention de tous les instants, au risque de décrocher de ce récit un poil nébuleux.
Loïck G.

397 abonnés 1 840 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2024
Ambition esthétique affichée, ressorts scénaristiques huilés à fond, une fois encore le cinéma asiatique tente de se démarquer des productions courantes, surtout quand le genre est celui du film policier. Ce que réussit assez bien Akira Kido dans le miroir aux alouettes qu’il nous tend autour d’une usurpation d’identité , prétexte à l’élaboration de son scénario déviant. Car derrière le mystère laissé par ce mari décédé, qui n’était pas l’homme que l’on imaginait, le cinéaste japonais revisite le pays de l’enfant roi et surtout celui où des conventions rigides interdisent à certains toute indépendance d’esprit Dans ce carcan les protagonistes de l’histoire doivent à leur façon quêter leur propre identité quand celle de l’époux disparu n’est plus qu’un prétexte à une investigation policière menée par un avocat. C’est le sel d’un récit captivant , mais sans résolution particulière, sur le niveau de l’intrigue final. Un bon film policier.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Joce2012
Joce2012

267 abonnés 774 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2024
Film assez complexe à comprendre sur la recherche d'identité, on se mélange un peu dans les personnages
Ninideslaux
Ninideslaux

107 abonnés 292 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2024
​        Un magnifique film japonais qui n'a certainement pas eu la carrière qu'il méritait, mal sorti sans doute, à un moment où de nombreux films plus "grand public" apparaissaient sur les écrans. Mais quand on est inconditionnel du cinéma japonais, quelle merveille!
       C'est un film à entrées multiples. Sur ce rêve que souvent l'on peut faire: et si j'étais quelqu'un d'autre? Et si je pouvais changer ma vie, l'échanger contre une autre? continuer dans la peau d'un autre? Un film sur le phénomène japonais des "jōhatsu",  personnes qui s'évaporent sans que personne ne sache ce qu'ils sont devenus. Et un film politique qui nous montre une réalité complètement ignorée en France, la violence du racisme qui s'exerce à l'encontre des immigrés, en l'espèce.... les coréens. On entend au cours d'une manifestation des injures "cloportes, parasites...."  et j'en passe, qu'aucun manifestant de la droite la plus extrême n'oserait proférer chez nous. Alors, il y a beaucoup de japonais naturalisés d'origine coréenne qui cachent leurs origines, mais, on les reconnait... C'est le cas d'un des protagonistes du film, Akira.
       Mais, enfin, le film se présente comme un thriller, un thriller façon Extrême Orient qui progresse avec une lenteur.... extrême elle aussi et qui comportera en tout et pour tout sept secondes un peu gores....
     Rie (Sakura Andô) est une jeune divorcée qui travaille dans la papeterie familiale où elle vit avec sa mère et son fils. Elle a perdu un autre enfant d'une tumeur au cerveau et son couple n'y a pas survécu. Et elle rencontre un dessinateur timide, Daisuke (Masataka Kubota), avec qui, il y a tout de suite, un véritable amour. Mais, après trois années heureuses et la naissance d'une petite fille, Daisuke qui est bucheron meurt d'un accident du travail. Rie connait sa ville d'origine, sait que sa famille, très aisée, tient une auberge thermale (encore une spécificité japonaise qui nous fait rêver...), on retrouve donc le frère, un type très désagréable qui fait bien comprendre que Daisuke était un bon à rien, un marginal. Mais quand il voit la photo posée sur l'autel funéraire, il est formel: celui là n'est pas son frère, celui là n'est pas Daisuke. 
   Qui a t-elle épousé, alors? Rie demande à son avocat, Akira (Satochi Tsumabuki) d'essayer de le savoir, et c'est en cela que le film a un aspect thriller puisque l'on suit le lent cheminement d'Akira, ses nombreuses tribulations, pour retrouver celui qui se cache sous cette fausse identité, et, accessoirement, ce qu'est devenu le vrai Daisuke dont il a retrouvé la dernière amoureuse. Cela lui vaudra, entre autres, de rencontrer l'inquiétant et pittoresque Norio (Akira Emoto), une brute ricanante incarcérée à vie pour avoir trafiqué des échanges de personnalités, qui l'appellera d'abord "l'avocat joli garçon" avant de passer à "l'avocat abruti" et dont il ne tirera pas grand chose d'ailleurs. Cela lui vaudra aussi de visiter une exposition de dessins de condamnés à mort...(!!! là aussi imaginez l'équivalent en France!!) Akira sortira de cette aventure psychologiquement très marqué (même si vous avez un train à prendre, ne manquez pas la dernière scène)
   Il n'y a rien de plus dépaysant que les films japonais. Déjà, voir les gens se saluer respectueusement avec une petite courbette, ça nous fait rêver d'un monde policé.... et je dois dire que voir des dames très élégantes, en robe chic ou en tailleur, se déplacer chez elles les pieds enfouis dans d'immondes chaussons me fera toujours rire... Mais avant tout, il y a une grande noblesse de pensée dans tout ce scénario; on ne se sent pas crasseux en sortant comme après certaines projections, mais au contraire, enrichi. C'est un film passionnant à ne pas rater, pendant qu'il passe encore dans certaines salles!!.

Hervé L
Hervé L

92 abonnés 719 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 février 2024
Un film lent paisible sur un changement d'identité double et un peu embrouillé. Les acteurs sont bons mais plutôt inexpressifs à la japonaise
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

50 abonnés 282 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 février 2024
Un récit un peu terne sur la durée malgré l'application de la réalisation et la qualité de l'interprétation.
Guillaume LR
Guillaume LR

46 abonnés 165 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 février 2024
Le film se perd un peu sur la longueur et sur les thèmes abordés. Celui de l'identité est bien sur prégnant, mais questionne ce qui nous définit : notre famille, notre nationalité, notre métier, notre condition sociale, nos papiers, ... ça fait beaucoup sur la longueur. On ne sait plus si le film s'intéresse à l'investigation, ou, ce qui est res intéressant, aux victimes collatérales.
Finalement le film apporte une réponse à ses personnages mais aussi aux spectateurs. Ce qui nous définit, finalement, ce sont peut-être nos intentions, simplement.
Fêtons le cinéma

861 abonnés 3 737 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2024
Dans une réactualisation involontaire du roman Mémoires d’Hadrien (Marguerite Yourcenar, 1951), qui amenait l’empereur à s’interrogeait sur les différentes personnes qu’il avait été sa vie durant sans parvenir à aboutir à une seule et même identité, Aru Otoko prend la forme d’une enquête, aussi appelée « chasse à l’homme » par l’épouse du détective, pour mieux remonter la piste d’une vérité tout à la fois juridique et philosophique, quoique l’intérêt de cette première s’estompe au profit de la seconde. Car l’essentiel réside moins dans la connaissance d’un nom véritable et de la biographie associée, que dans la vérité présente dans une fausse identité, au sein de laquelle s’accomplit une résurrection perturbée çà et là de retours en arrière, des fantômes que l’on transporte avec soi et que l’on porte en soi. Le long métrage interroge et démantèle la notion de déterminisme, qu’il ancre dans un Japon fracturé en son sein par des revendications nationalistes et racistes, lui préférant la thèse du rachat par l’art et par la fiction, incarnés par les dessins des condamnés à mort et par les différentes usurpations.
Son intelligence, même si elle repose de façon quelque peu schématique sur des symboles lourdement assénés, tient alors au refus du double, poncif psychanalytique, pour lui préférer le triple, ou plutôt la médiation par un tiers présent de deux absents, séparés par la géographie ou par le statut de vivant : le détective Akira Kido circule entre trois familles, à savoir celle de Rie, qu’il connaît déjà pour s’être occupé d’un précédent divorce, celle des Taniguchi véritables et celle, enfin, dans laquelle il s’inscrit en tant que père et mari aimant. Non pas une simple binarité, mais une tripartition ouverte sur une infinité de dédoublements, à l’image du tableau qui ouvre et referme le film, capté dans un miroir.
Parfaitement interprété et rigoureusement mis en scène, Aru Otoko prône la reconquête de sa vie et d’une identité apte à la refléter, dessinant trois espaces possibles : enterrer son passé pour mieux renaître (le faux Daisuke), se raccorder in extremis à son passé (le vrai Daisuke, retrouvé par son ancienne petite-amie au restaurant), errer entre ces deux rives dans une quête (in)finie de soi.
AZZZO

366 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 février 2024
Qui sommes-nous vraiment ? C'est sur cette vieille et complexe question que Kei Ishikawa s'est penché. Son intrigue permet d'aborder les différentes formes de l'identité - juridique, héréditaire et sociale - tout cela en même temps... et c'est réussi. Sans que le propos soit explicite, laissant toute l'interprétation au spectateur, Kei Ishikawa pose habilement des questions philosophiques. La réalisation est classique mais efficace. Un film intelligent et intéressant.
Pascal
Pascal

269 abonnés 2 520 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2024
Au décès accidentel de son second mari, au Japon, une femme se rend compte qu'il possédait une autre identité. Elle charge un avocat d'origine coréenne d'éclaircir ce mystère.

Réflexion sur la part des traumatismes (ici ils seront d'ordre familiaux) dans la construction d'un être, sur la difficulté et la nécessité de les dépasser, de se libérer, afin de vivre sa propre vie.

Voilà une très bonne surprise venue de l'empire du soleil levant qui touche une problématique universelle.

" Profession reporter" (1977) de M. Antonioni est peut-être un des maîtres étalons du traitement cinématographique de cette thématique introspective.
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2024
Si le sujet est intéressant : le fils d'un criminel est il un délinquant prédestiné ou, par extension, le fils d'une ministre est il dispensé d'un cursus académique légal ?

A méditer.

Quelles que soient les qualités indéniables de la réalisation et de l'interprétation, le tout est quand même un peu long.
Muriel F.
Muriel F.

73 abonnés 335 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2024
Une jeune femme devient veuve et découvre que son mari n'était pas celui qu'il prétendait être. La recherche de sa véritable identité se fait avec l'aide d'un avocat empathique, attachant et peu bavard. On déroule le fil tout en découvrant plusieurs histoires. Une interrogation sur nos propres existences pour parvenir à nos propres identités sans avoir forcément comme dans le film le besoin d'occulter certains faits pour ne pas dire certaines hérédités. Le film est un peu trop long mais sans ennuis avec des acteurs sincères même si la version originale ne permet pas de juger complètement de la qualité du ton juste des comédiens dans toutes les scènes. A voir !
Y Leca
Y Leca

47 abonnés 1 185 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2025
Une intrigue de départ passionnante, des acteurs japonais plus expressifs qu'à l'habitude, une réalisation et un montage parfaits...du moins la première heure car la fin est plus laborieuse et il manque la méthode de ces changements d'identité si faciles (seules les causes en sont révélées). Le twist final, surprenant mais pas tant que ça, répète que tout traumatisme (familial ou conjugal) peut conduire quelqu'un à vouloir fuir sa vie actuelle pour endosser celle d'un autre.
christophe D10
christophe D10

35 abonnés 1 029 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 octobre 2024
Un récit sur une usurpation d’identité qui est loin d’être mauvais, surtout dans sa première partie, mais le scénario s’enlise dans sa 2eme moitié, et le film trop long avec un rythme assez lent finit par endormir …
Assez décevant par rapport aux bonnes critiques en ce qui me concerne…
PASCAL C
PASCAL C

29 abonnés 314 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 février 2024
D'une lenteur toute nippone cette histoire compte autant pour son histoire d'identité volée que pour la propre quête du héros ? Sous-tendu quand est-on intégré dans le pays qui nous a vu naître et grandir ?
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