Sophia (Magalie Lépine Blondeau) est en couple avec Xavier et fréquente la bourgeoisie locale tout en enseignant la philosophie à des seniors. Quand elle rencontre Sylvain (Pierre -Yves Cardinal), elle va tomber sous son charme malgré la différence de classe sociale, lui étant plus manuel que cérébral. Cela donne lieu à des scènes drôlissimes avec un humour piquant propre à la cinéaste, Monia Chokri. Il y a un mélange de désir charnel assez osé et de subtilité quand il s'agit d'analyser le mépris du gotha des pseudos intellectuels québécois. C'est une vraie réussite et assurément l'une des meilleures comédies de ces derniers temps. BRAVO!
Un couple illégitime puis qui le devient se confronte à un quotidien de plus en plus normalisé par l’habitude et ses servitudes . On tente d’y remédier en intellectualisant les rapports de groupe, sans se départir d’un humour qui fait légèrement sourire sans atteindre la côte d’alerte de nos zygomatiques. Comme la mise en scène ne fait pas grand-chose pour retendre les ressorts de ces fantaisies gentillettes, il nous faut valider les pulsions sexuelles de plus en plus torrides de ce couple lui-même surexcité. De Catherine Corsini à la bande de copains de Denys Arcand, Monia Chokri dresse ainsi un nouvel état des lieux de la relativité des sentiments. La philosophie en guise de support et quelques exercices pratiques pour confirmer. Ou pas Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Les films québécois sont toujours rafraichissants car décalés par rapport à notre production française. « Simple comme Sylvain » ne fait pas exception à la règle. C’est drôle, émouvant, parfois cruel. Le film commençait très bien mais a du mal à tenir le niveau sur la durée. Dans le même genre (une comédie romantique qui appuie sur les différences de classe sociale), j’ai trouvé mieux construit et plus abouti « Pas son genre » de Lucas Belvaux en 2014.
Une comédie dramatique insolente sur la crise de la quarantaine d'une femme qui veut se reconnecter aux plaisirs du corps sans pouvoirs éviter les écueils d'une relation entre deux personnes très différentes entre lesquelles s'étend un gouffre social et intellectuel. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2023/11/simple-comme-sylvain-de-monia-chokri.html
Excellent film de Monia Chokri qui réalise là une Romance cocasse et très drôle sur fond de conflit de classes . L'Héroïne , interprété par la délicieuse Magalie Lépine Blondeau , est en pleine crise de la quarantaine est succombe là , avec Sylvain , à un Amour physique alors que dans son couple c'est clairement + un Amour intellectuel . Dans la réalisation c'est un petit jeu de massacre Social impitoyable, à la vacherie jubilatoire !
Troisième long-métrage de la Québécoise Monia Chokri, Simple comme Sylvain prend la forme d’une délicieuse comédie romantique aux forts accents psychanalytiques. À partir d’un sujet classique – l’épuisement d’un couple et l’envie d’aller voir ailleurs afin de retrouver, notamment, le désir charnel des débuts – la réalisatrice revisite des schémas connus mais nous offre un regard neuf, drôle et décalé sur le genre. Et illustre avec malice, à travers son personnage principal, la complexité de trouver un partenaire à la fois épanouissant sexuellement et stimulant intellectuellement.
Cette romcom québécoise n'offre rien de très original sur sa trame narrative mais apporte pourtant une fraîcheur et une belle réflexion sur le thème de la passion, des préjugés sociaux culturels ainsi que sur la crise de la quarantaine. Une délicate et esthétique mise en scène et des acteurs pleins de charmes. Belle surprise.
Simple comme Sylvain ou le couple dans tout ses états. A voir plus pour l'étude sociologique de l'amour et du couple, à travers une succession de scènes assez drôles ou touchantes, que pour la romcom qui laissera le spectateur fleur bleue assez désabusé. Dommage car l'alchimie du couple principal est au rendez-vous et c'est assez enthousiasmant. Un film pas totalement convaincant.
Film attachant qui aborde plusieurs sujets (l'épanouissement, l'amour, le couple, le sexe, l'amitié) qui se croisent, se mélangent et se séparent, de façon amusante parfois ou plus brutale d'autres fois.
Un petit bémol je trouve sur ce côté un peu binaire: l'homme cultivé est forcément mou et l'homme plus terrien est forcément plus viril et trivial.
Mais dans l'ensemble c'est un film plaisant et touchant.
Sans le savoureux accent canadien aux propriétés naturellement hilarantes, je trouverais ce film à la fois banal et triste. Banal car d'un thème convenu: l'amour entre deux partenaires de condition socio-culturelle opposée et triste parce que l'amour y est cruellement traité. Soit il se réduit à une passion charnelle dévorante qui ne résistera pas au choc de la réalité triviale, soit une morne situation conjugale. Les acteurs se donnent à plein indéniablement mais finalement ils sont tous ridicules et n'ont chez moi en tous cas suscité aucune sympathie. Très décevant et d'un pessimisme désinvolte très bobo je trouve.
C'est étonnant comme les avis sont clivés sur ce film ! Moi, j'ai adoré. J'ai tout de suite adhéré à cette histoire de coup de foudre, je trouve l'histoire et les comédiens très crédibles, les situations sont souvent savoureuses et le film est empreint d'une grande sensibilité. Oui, le fond de l'intrigue n'est pas nouveau, mais c'est revisité à la sauce Monia Chokri, et ça vaut la revisite. J'ai adoré les variations du cours de philo en fonction du "baromètre de l'amour" du moment. Ce film m'a un peu fait penser au "Goût des autres" qui est aussi un excellent film.
Le propos souvent cru, cocasse et caustique voudrait fustiger le déterminisme social avec cette Love story décomplexée. Malheureusement l’histoire finit par tourner en rond et s’enliser de façon trop prévisible dans les travers qu’elle prétend dénoncer. ... Quel est finalement le sens de tout cela pour Monia Chokri : Romance impossible au regard des assignations sociales indépassables ou névrose sur l’angoisse de la vie conjugale et blues de la quarantaine ? On finit par s’y perdre.... Pour autant il est difficile de rester insensible au charme de l’accent québécois pour disserter sur le désir, le plaisir de la chair, et les interprétations très convaincantes de Magali Lepine-Blondeau et Pierre-Yves Cardinal
Pour son 3ème film (les 2 premiers étant déjà parsemés de très bons moments) Monia Chokri réinvente la comédie romantique grâce à son audace, sa modernité et son sens du dialogue. L’humour décapant s’allie à la subtilité, la crise de la quarantaine percute le foudroiement des sentiments, l’Amour et le désir côtoient l’amertume et la mélancolie. Épicurien, intelligent, drôle, émouvant et original, le film est une belle réussite brassant aussi bien des névroses que l’on devine personnelles que le poids de conventions sociales persistantes. Une Rom-Com où l’on aurait remplacé la guimauve sirupeuse habituelle par un sirop d’érable pimenté. Vive le Québec libre !