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Cocobusiness
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4,0
Publiée le 3 mai 2009
La Dentellière, 1976, de Claude Goretta, avec Isabelle Huppert, Yves Beneyton, Florence Giorgetti, Monique Chaumette et dans un petit rôle de débutante, Sabine Azéma. D’après l’œuvre éponyme de Pascal Lainé (Prix Goncourt 1974), qui a participé à l’adaptation cinématographique, pour le scénario et les dialogues. Œuvre subtile, délicate, toute en nuances, film bouleversant par l’histoire racontée et par le jeu d’une extraordinaire comédienne débutante…qui s’apprête à présider, 33 ans plus tard, le jury du prochain Festival de Cannes. Petite shampouineuse apparemment incolore, inodore et sans saveur, tout l’opposé de sa collègue extravertie qui l’emmène en vacances à Cabourg pour draguer, Pomme va néanmoins attirer l’attention d’un jeune étudiant cultivé et de bonne famille. Je ne me souviens plus si l’auteur du roman fait un lien explicite avec le tableau de Vermeer, La Dentellière, mais je sais que les figures féminines du peintre sont éclairées de l’extérieur, lumière de l’atelier ou d’une fenêtre. Pomme n’est pas brillante, et son éclat possible n’est que le reflet du regard que l’on veut bien poser sur elle, pour voir sa simplicité, sa sincérité, la façon dont elle s’accepte et accepte le monde qui l’entoure, sans jugement, sans dérangement. On ne sait trop s’il s’agit d’un vrai déficit d’expression, ou d’une forme de sagesse discrète. Quand l’amoureux va se lasser, après une heureuse période de vie commune, de sa jeune amante docile, trop transparente, inexistante en société et sans la moindre volonté de faire autre chose que ses shampoings (« mais pour faire quoi ? » demande t’elle) elle s’effacera sans rébellion pour glisser vers la folie. Ce feuilleton amoureux nous livre aussi une belle étude de comportements (familles, travail, milieux étudiant, vacancier), dont les détails liés à la banalité de la vie transcendent les réalités prosaïques pour laisser surgir la poésie et les vibrations à peine palpables de Pomme.
Un des premiers grands rôles d’Isabelle Huppert. Elle y est formidable. Un film tout en subtilité et douceur. Si le film date un peu, il n’en reste pas moins très fort. J’ai trouvé cela très mélancolique, voir très triste. Un film très lent, limite contemplatif, mais émouvant et avec une fin bouleversante. Une belle découverte, un très beau film.
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4,0
Publiée le 21 mars 2023
Une modeste et timide shampouineuse s'èprend d'un brillant et verbeux ètudiant...spoiler: qui la quitte! Voilà pour le pitch! Isabelle Huppert, dèjà tout en nuance et en retenue, est la frileuse et lumineuse Bèatrice dite « Pomme » , celle qui ne parle pas beaucoup et qui ne demande jamais rien à personne! D'après le roman de Pascal Lainè, "La dentellière" (1976) a ètè visiblement taillè sur mesures pour la jeune et prometteuse Huppert qui se vide peu à peu sous nos yeux! Elle compose là ce qui reste sans doute à ce jour sa meilleure performance d'actrice! Son investissement personnel y est entier puisque l'on suit son personnage du dèbut à la fin, plan par plan! Comme dans les films du suisse Claude Goretta, les acteurs (même secondaires) s'identifient aux rôles! ils sont tous convaincants dans ce qu'ils proposent, en particulier la mère de Pomme! Un beau et dèchirant moment de cinèma avec des silences qui n'ont pas besoin de mots pour exprimer l'èmotion! Et ça grâce à l'immense Isabelle Huppert...
Chef d'oeuvre du cinema francais, hélas méconnu ! ce film s'attache à nous montrer la beauté lumineuse de certains etres simples , confrontés à la betise d'une certaine bourgeoisie intellectuelle prétentieuse et bornée.Isabelle Hupert, à ses débuts, y joue de façons remarquable.
Un excellent film ! Dans un style résolument réaliste, Claude Goretta nous livre une histoire bouleversante. Quant au message qu'il cherche à faire passer, il n'est pas anodin. Et il va à contre-courant des idées modernes, clairement. Tout ceci est supporté par la performance remarquable des acteurs.
"Elle aurait pu être lingère ou porteuse d'eau ou dentellière". C'est ainsi que s'achève ce très joli film avec les débuts d'une Isabelle Huppert, déjà flamboyante à [/spoiler] l'égale de ses cheveux roux[/spoiler] qui sait faire passer dans ses regards et ses silences, la beauté des belles âmes, qu'un intellectuel de gauche (comme on en trouvait dans les années 70) ne peut pas comprendre. Assez magique
Isabelle Huppert livre ici une belle prestation . Le film est lent et calme , proche de la contemplation . L'histoire de Pomme bascule le jour ou sa raison de vivre disparait , c'est a dire : l'amour . Elle se renferme sur elle , dans un silence sans fin . Une ame simple , mystérieuse et silencieuse . J'ai beaucoup aimé.
La Dentellière de Claude Goretta est une adaptation du roman de Pascal Lainé . C'est l'histoire de Pomme une jeune coiffeuse qui rencontre par hasard François un étudiant brillant . Ils tombent amoureux . Elle , appartient à un milieu modeste , et Lui à un rang social plus élevé. Cette différence aura raison de leur amour ... François ne verra en Pomme qu'une jeune fille timide et secrète , pourtant elle cache en elle un trésor : l'intelligence du cœur . Nomination de la meilleure actrice aux Césars pour Isabelle Huppert.
On ne peut pas trouver sujet plus banal. Une femme rencontre un homme !! Après le traitement du film est assez joli. Doux, élégant et peut-être trop nostalgique. On passe vite du plaisir à la déception puis à la séparation. C'est l'histoire d'une vie en fait.
Une histoire ni originale ni très passionnante à regarder..La caméra suit Isabelle Huppert au physique de gamine à cette époque dans un rôle de jolie shampouineuse sans guère de personnalité. Un jeune étudiant va s'amouracher d'elle et assez vite, il va prendre conscience qu'ils n'ont pas grand chose en commun. Le film manque de peps et se traîne.
"La Dentellière"(1976) est un film d'auteur très facile d'accès,mais guère passionnant. On y suit une jeune coiffeuse timide et sa copine plus extravertie,qui rencontre un étudiant très propre sur lui,très cérébral. Au début,très amoureux,le choc des cultures va inexorablement séparer le couple naissant. Claude Goretta décrit cet éloignement avec une belle subtilité qui se passe souvent de mots. Isabelle Huppert,le visage encore poupin,joue de manière à ce qu'on ne puisse discerner exactement ses sentiments(spleen ou incompréhension?),sauf à la fin. Formellement,ce drame prend son temps,beaucoup trop,et ne fait rien pour se rendre aimable. Longues plages de silence,redondance de zoom sur les visages,désespoir généralisé,et impossibilité de réduire la fracture sociale. Un film de son temps,celui où les clichés de la hiérarchie sociale étaient encore plus pesants.
Tout en délicatesse, malgré une absence de rythme évident, cette "Dentellière" lança définitivement la carrière d'Isabelle Huppert. Etude de moeurs sous un angle social intéressant, le film est surtout l'occasion d'évoquer un amour impossible entre une jeune fille simple et dévouée et un étudiant de bonne famille. Dans le rôle de Béatrice, celle qui deviendra la plus grande comédienne française, est épatante.
On en voudrait presque à Pascal Lainé, l'auteur du roman la dentellière, d'avoir vendu la mèche. C'est terriblement vrai, remarquablement interprété, et quand on y pense, ça fait froid dans le dos.... Marie toi tu fais bien, marie toi pas tu fais encore mieux ............
Nul. Affligeant. J'ai regardé au réveil et même en état comateux, je me suis ennuyé à mourir. Il ne se passe rien du tout. Que de l'air et des gens qui radotent rien d'intéressant et rien qui aboutis. Quel gâchis de bobine... Je déteste hupert. elle campe toujours des rôles insignifiants et son jeu reste toujours identique. ce n'est pas cet opus qui me fera changer d'avis.
Réalisé par le cinéaste suisse Claude Goretta en 1977, La dentellière est le film qui fit découvrir une Isabelle Huppert alors âgée de 24 ans, bouleversante dans son rôle d’employée de salon de coiffure simple et timide. N’ayant pour horizon que son travail et le petit appartement qu’elle partage à Paris avec sa mère célibataire, sa rencontre lors de vacances à Cabourg, avec un étudiant de bonne famille va changer ses perspectives. En rentrant dans la capitale, les deux se mettent en couple et s’installent ensemble. Mais leur amour va-t-il résister à leur différence de classe sociale et à des aspirations de vie qui s’avéreront de plus en plus différentes ? Ce superbe film, qui s’intéresse à la vie des petites gens avec un respect rare, est une magnifique réflexion sur la possibilité d’envisager un futur commun lorsque l’on ne parle pas le même langage en raison de son milieu social d’origine. Intelligent et passionnant.