Silent Friend
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takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2026
J'attendais ce "Silent Friend" avec grande impatience tant les trois films d'Ildikó Enyedi que j'avais vus ("Mon XXe siècle", "Corps et Âme" et "L'Histoire de ma femme") m'avaient paru stimulants, exigeants sans être élitistes. Et la réalisatrice hongroise nous refait le coup avec ce récit qui réclame au spectateur de lui faire confiance *, de franchir avec lui les portes de la science, de la philosophie, mais aussi du temps car l'ami silencieux, du haut de son âge respectable, a pu observer l'émancipation de Grete en 1908, l'éveil aux passions du jeune Hannes dans les années 70, et est toujours là aujourd'hui pour "converser" avec Tony. Comme toujours chez la cinéaste hongroise le fond très riche va avec une forme qui l'est tout autant, alors elle ne se contente pas d'alterner noir et blanc et couleur, non elle travaille chaque récit dans un format d'image différent, argentique 16 et 35mm, numérique. L'objet est donc d'une beauté saisissante, ce récit parfois onirique sur le sentir et le ressentir, sur la communion du vivant, est accompagné par tout ce que le septième art permet, sans oublier le bonheur d'y retrouver Tony Leung, et le tout donne 2h27 de vrai cinéma.

* Visiblement ce fut le cas des spectateurs du festival où je me trouvais car "Silent Friend" est reparti avec le Prix du public.

Vu en avant-première (Festival)
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2026
Ildikó Enyedi n'a pas tourné pour le cinéma durant les 15 premières années du XXIe siècle et c'est autant de beaux films potentiels qui manqueront à sa magnifique filmographie. La réalisatrice hongroise s'est rattrapée depuis, avec notamment le sublime Corps et âme et nous envoûte encore aujourd'hui avec l'inclassable Silent Friend. Trois époques, trois scientifiques, parfois en devenir, et trois solitudes avec la soif d'apprendre et de s'émouvoir : l'on se demande au tout début où le film veut en venir, avant d'oublier ses interrogations et de se laisser emporter par le flux sensoriel de cette ode à la nature, vivante et connectée. On cherche le lien entre les différents récits et bingo, ou plutôt ginkgo, c'est un arbre plus que centenaire qui en constitue le tronc commun, si l'on ose dire, et devient le témoin et l'ami silencieux de personnages épris de botanique et en quête pourquoi pas de compréhension sur l'essence de la vie. D'un lyrisme tranquille, avec un format d'images différent selon les périodes et un ton qui varie, lui aussi, Silent Friend est typiquement le genre de film en liberté qui se joue des carcans habituels du narratif cinématographique. Mais pas besoin de se raccrocher aux branches, il contient tellement de beauté, d'humanité et de sensualité qu'il ne peut que fasciner et éblouir les esprits doués pour la rêverie et ayant le goût de la poésie. C'est simple, à la fin de la projection, on aimerait entourer le film de ses bras, comme on peut le faire avec un arbre.
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2026
Dans le parc d’une université allemande, trois personnages passionnés de sciences et de plantes, vivent des situations intenses et des émotions en symbiose avec un jardin botanique et un impressionnant ginkgo biloba.
Trois périodes : 1908 et la difficile entrée des femmes à l’université ; les années 70, période de liberté ; 2022, moment de confinement et de quarantaine. Des acteurs excellents, une mise en scène maîtrisée, très belle. Certaines scènes sont envoutantes. Un film à voir absolument sur grand écran.
D’une durée de 2h 30, annoncé comme « contemplatif », le film tient toujours le spectateur en alerte, passant harmonieusement d’une période à l’autre. C’est délicat, intelligent, teinté d’humour. La période années 70, par sa légèreté et son marivaudage, fait penser à Rohmer.
Après son remarquable « L’histoire de ma femme », sorti en 2022, Ildiko Enyedi confirme qu’elle est une réalisatrice de premier ordre.
sindrome
sindrome

29 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2026
Un film d'auteur comme on rêve d'en avoir. Une vision unique, poétique, sensible, du vivant qui nous entoure. Le casting a beau être formidable, c'est bel et bien cet arme sublime et mystérieux qui nous émeut et nous transporte. Mention spéciale pour le petit géranium qui m'a aussi beaucoup touché.
Un grand film !
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2026
Le héros de "Silent Friend" est un majestueux gingko biloba qui trône au milieu du parc de l'université de Marbourg dans la Hesse allemande. La réalisatrice hongroise Ildikó Enyedi entrelace trois histoires qui se sont déroulées à ses pieds. La première dans le temps a lieu en 1908 lorsque la première étudiante, bravant la misogynie de l'époque, est admise à l'université. La deuxième, en 1972, voit un étudiant s'initier à la botanique et tomber follement amoureux. La troisième se déroule pendant le confinement de 2020 qui immobilise un professeur chinois en neurosciences dans le campus déserté, en compagnie d'un gardien.

La bande-annonce de "Silent Friend", diffusée ad nauseam pendant tout le mois de mars, ne m'avait pas incité à aller voir ce film. Je me demandais s'il s'agissait d'un film historique, d'un essai poétique à la Terrence Malick ou d'un documentaire new age sur l'intelligence des arbres.

En fait "Silent Friend" tient un peu des trois. Et c'est tout ce qui en fait le sel.

"Silent Friend nous plonge dans trois temporalités historiques en utilisant trois prises de vue bien différentes. Le 35mm noir et blanc d'une mate élégance pour les années 1900. Le 16mm coloré pour les seventies hippy. La froideur du numérique pour les scènes contemporaines.

Les trois histoires qu'il raconte ont en commun d'évoquer des sentiments ardents. Dans la première, Grete (Luna Wedler, prix Mastroianni du meilleur jeune espoir à la dernière Mostra de Venise) incarne l'entêtement courageux de la jeunesse face à la bêtise du monde. La deuxième contient des scènes très chastes et pourtant d'une incroyable sensualité entre Hannes (Enzo Brumm) et Gundula (Marlene Burow). La troisième a pour héros un professeur d'âge mur (on reconnaît Tony Leung, tête d'affiche en son temps du brûlant "In the Mood for Love", dont les ans n'ont pas gommé le pouvoir de séduction).

Elles ont surtout en commun cet arbre immobile et silencieux autour duquel tout gravite. Son silence, son immobilité ne doivent pas nous tromper. Car comme nous l'apprennent les derniers développements de la science, les arbres pensent, les arbres ressentent, les arbres interagissent. Tout ce fatras anthropocentriste ne me convainc qu'à moitié. J'avais émis les plus strictes réserves devant le très allemand et très populaire "L'Intelligence des arbres". Mais force m'est de ravaler mes préjugés cartésiens devant les avancées de la dendrologie.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2026
Un arbre, trois personnages et trois époques différentes. Voici le pitch - en très bref - de ce dernier film réalisé par Ildikó Enyedi. Et malgré les près de deux heures et demi d'un film qui semblait presque expérimental, je me suis quand même lancé dans l'aventure, très curieux au vu des images de la bande-annonce. Et je ne me suis pas trompé sur un point : c'est pratiquement de l'expérimentation.
Et on le sait dès le début avec ce gros plan sur un bulbe donnant naissance à une plante. C'est relativement lent, contemplatif et ce plan fait appel à plusieurs de nos sens : la vue (évidemment !) et l'ouïe. Ces deux éléments vont être très essentiels à la suite du film car ce dernier ne nous apprend pas à voir mais à regarder, ainsi qu'il ne nous apprend pas à entendre mais à écouter. Alors certes, c'est de l'analyse de comptoir et j'en ai bien conscience mais c'est de cette manière que j'ai perçu ce film ; comme une expérience purement sensorielle, nous apprenant à être un peu attentif à l'espace qui nous entoure, comme ces plantes que nous considérons davantage comme des meubles que des êtres vivants à part entière.
Et pour exprimer son propos, la réalisatrice ne fait pas appel qu'à des plans macroscopiques de plantes bien-sûr mais à trois personnages dont la trajectoire est réunie par un arbre particulièrement résistant au temps mais pas seulement. En effet, ces trois personnages sont également uni par un certain ostracisme dépendant du contexte de leur époque respectif.
Tout d'abord, une étudiante qui est la première à être acceptée à l'université en tant que femme. Eh oui, nous sommes au début du siècle dernier, elle subit donc le sexisme ambiant, régi par un patriarcat encore très présent. Le deuxième, un étudiant de cette même université mais dans les années 70, préférant s'intéresser à un géranium qu'aux combats pseudo-militants de ses camarades qui ne le comprennent pas. Enfin, un neuroscientifique isolé à cause du COVID et dont personne ne comprend vraiment la démarche suivante : est-ce que les plantes réagissent, comme les humains ou presque, aux mêmes stimuli (ou quelque-chose dans le genre).
Bref, un film passionnant sur le papier mais qui, à l'écran, demande beaucoup d'implication de la part du spectateur. Comme je l'ai dit, c'est plus de deux heures et le rythme en pâti forcément au bout d'un moment. Même si la réalisatrice m'a directement happé dans son délire, j'avoue, au bout d'un moment, avoir ressenti une certaine lassitude.
Malgré tout, on pourra néanmoins souligner une excellente mise en scène qui épouse le rythme du film mais également les époques avec ces formats d'images, ce noir et blanc et ce grain qui nous transportent littéralement dans le temps. On en est même presque déçu lorsqu'on revient à l'image numérique à l'étalonnage un peu grisâtre du présent diégétique !
Bref, "Silent Friend" et loin d'être mauvais et vaut clairement le coup d’œil mais vise quand même un public de niche auquel je ne fais visiblement pas complètement partie.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 avril 2026
Non, le personnage principal n'est pas un arbre. Ou alors l'acteur est mal dirigé...

Un ami silencieux : il a bon dos le ginkgo biloba! Un prétexte surtout, qui fournit le titre au film, et guère plus. Cameron en a suggéré dix fois plus avec Avatar, et nous a profondément ému, résultat que ce film n'atteint pas. Le film aurait pu, par exemple, illustrer cette vertu d'activation de la mémoire bien connue aujourd'hui du ginkgo biloba, d'une façon ou d'une autre, puisque finalement, il fait évoluer des êtres humains, les pauvres microbes que nous sommes, aux pieds de cet être datant d'avant les dinosaures.

Rien de tout cela. Le film a toutefois des moments forts remarquablement réussis, comme l'examen oral de botanique mené par de vieux barbons (de l'étudiante en 1908) ou l'exposé sur la vision totalisante du bébé par rapport à la vision éliminante de l'adulte (du prof de neurologie de nos jours). Mais qu'ont-ils à voir avec le ginkgo biloba ? Parmi les moments forts, citons aussi des chansons emblématiques latino-américaines particulièrement bienvenues (elles font sens, bien plus que les tentatives de captations respiratoires de l'arbre).

Ce film bizarre a pourtant une qualité exceptionnelle : sa photographie. C'est sa force. Donc si vous ne cherchez pas à comprendre, si vous voulez juste ressentir, planer, voire vous assoupir, alors allez voir ce film. Mais peut-on passer sous silence le fait d'avoir dormi quelques minutes ? Non, ce serait malhonnête. C'est vrai que c'est désolant, quand on aime la nature, notamment les arbres, quand on aime les êtres, notamment leurs efforts de communication, de se retrouver déçu par un tel chef-d'œuvre (puisque c'en est un quelque part) - mais un chef-d'œuvre qui a une irrépressible vertu soporifique !

spoiler: Ce dont on se souviendra est sans doute le moment où la réalisatrice nous amuse le plus, et nous enchante, sans conteste le moment où le jeune soixante-huitard constate qu'un petit géranium maigrichon, mais bien éduqué, peut lui ouvrir la porte et la refermer derrière lui.
Shawn Atreides
Shawn Atreides

35 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2026
Nouvel exemple d’un métrage qui, au premier abord, semble ne rien raconter, mais qui, dès lors qu’on s’y penche à nouveau, délivre tant de thématiques passionnantes, des plus intimes aux plus universelles.

Un film également que l’on imagine sans peine raccourci, avant de se rendre à l’évidence que son rythme et sa pulsation forgent indéniablement cette expérience de cinéma hors du commun et hors du temps.

Retrouver Tony Leung, toujours aussi charismatique en chercheur hongkongais expatrié en Allemagne, est un bonheur immense, en tête de file d’un groupe d’acteurs et d’actrices remarquables qui ont pourtant la lourde tâche de faire converger trois timelines riches.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 avril 2026
Ai vu « Silent friend » de la réalisatrice hongroise Ildiko Enyedi qui a été présenté à la Mostra de Venise et qui a obtenu le prix du meilleur espoir pour la jeune Luna Wedler. Le film est extrêmement original techniquement, il passe du noir et blanc à la couleur avec fluidité, le montage est d’une grande précision ce qui permet de naviguer sur 3 époques en parallèle tout en ne perdant jamais pied. La photographie est évidemment somptueuse. L’élément, mais je devrais presque dire, le personnage principal du film est un Ginkgo Biloba de presque deux cent ans qui sied dans le parc d’une université en Allemagne. En 1908, il accompagne la jeune Grete (Luna Wedler excellente) qui est la seule étudiante dans une faculté de science où les mâles règnent en maitre. Dans les années 70, il regarde Hannes (Enzo Brumm) et Gundula (Marlene Burow) découvrir l’amour tout en s’occupant d’un géranium minuscule. Enfin en 2020 lors du Covid, l’arbre tient compagnie à Tony (sublime Tony Leung) lors du confinement. Léa Seydoux apparait régulièrement en WhatsApp. Très rapidement je n’ai réussi à m’intéresser qu’à une seule histoire, celle du siècle dernier en noir et blanc. Le voyage poétique, les silences, l’onirisme, l’évanescence, les rapports à la science m’ont laissé de marbre, hélas ! Je ne peux que reconnaitre les qualités techniques de ce long métrage, mais la structure narrative est trop errante et ne m’a pas permis de m’abandonner devant tant de beauté. Film totalement cérébral où il faut probablement trouver le bon moment et la bonne disposition psychologique pour apprécier cette longue contemplation philosophique de 2h30. Bien sûr j’aurais adoré être enthousiasme… peut être me faudra-t-il un autre rendez-vous avec le Ginkgo Biloba.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2026
Un film d'une grande originalité, d'une grande richesse et d'une grande beauté. C'est à la fois une expérience narrative, une expérience intellectuelle et une expérience sensorielle, unies dans un geste poétique vraiment étonnant. Et souvent fascinant. En prenant pour cadre unique une université allemande et pour personnage central un arbre enraciné dans son jardin botanique, lequel voit passer différents groupes de personnages humains à trois époques différentes, la réalisatrice hongroise Ildikó Enyedi avance en territoire peu défriché au cinéma, explorant de façon inédite et inouïe les connexions mystérieuses du monde vivant, animal et végétal, avec un focus sur la sensibilité, la communication, la conscience (?) du monde végétal. Elle ouvre un champ visuel et sonore qui nourrit une rêverie scientifique, sans négliger les portraits de personnages humains et le caractère concret de leurs histoires. Au-delà de l'exploration scientifique proprement dite, le film est ainsi une belle exploration humaine, une ode à la curiosité intellectuelle, à la liberté. Avec subtilité, des correspondances se font jour entre les différents univers vivants, captés par une observation et une réflexion communes sur la façon d'être au monde, le temps, la solitude, le silence... C'est singulièrement inspiré.
Contemplatif et méditatif, ce film offre par ailleurs un long moment de calme et de douceur, infiniment appréciable. Comme une respiration dans l'agitation du monde. Comme un écrin d'intelligence et de sensibilité dans la folie du monde. Et comme une autre voie (voix ?) dans le cinéma actuel. "J'imaginais un film sensuel, au sens le plus simple et le plus fort : un film qui ralentit notre appétit pour l'histoire, pour la tension, pour le drame, pour l'intrigue, qui propose autre chose, explique la réalisatrice dans un entretien pour l'AFCAE. Le cinéma peut aussi fonctionner ainsi. L'image et le son déclenchent des sensations qui ne passent pas nécessairement par le récit."
Le langage cinématographique ici déployé témoigne d'une inventivité à tous les niveaux : réalisation, image, montage, bande son, bande originale. Elle gouverne aussi la composition d'un casting qui paraît hétéroclite sur le papier, mais qui s'avère joliment harmonieux, avec notamment un Tony Leung toujours aussi fin. Perle rare d'un film rare.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2026
 SILENT FRIEND - Ildikó Enyedi | ⭐ 5,5/10

Avec Silent Friend, Ildikó Enyedi signe sans doute l’une des propositions de cinéma les plus singulières de cette année. Un film à l'idée de départ très originale, en prenant pour personnage central… un arbre. Plus précisément un majestueux ginkgo biloba, témoin silencieux de plusieurs parcours de vie à travers trois époques, sur un même lieu.

Le film parle de science, de solitude, d’amour, du temps qui passe, et de notre lien au monde. Il oscille sans cesse entre observation scientifique et onirisme.

Son autre particularité est d'entrelacer trois récits, sur des scientifiques solitaires et rêveurs, tous reliés d’une manière ou d’une autre à cet arbre centenaire. Cette structure fait à la fois la force et la faiblesse du film. Car, si le concept est original et le point de départ passionnant, difficile d'en dire autant des trois récits déroulés à l'écran, qui peinent à raconter quelque chose de captivant.

Aussi soigné et ambitieux soit-il, le film finit par perdre en intérêt à force de trop s’attarder sur son aspect contemplatif. Les longs plans sur la végétation et cet arbre au centre du récit deviennent rapidement répétitifs, et l’ennui finit par s’installer. Avoir un dispositif original et une belle idée de départ ne dispense pas pour autant d’écrire un véritable scénario, et c’est sans doute là que le film montre ses limites.

Avec un point de départ pourtant assez proche (raconter des destins humains à travers le temps et la mémoire sur une même unité de lieu), Les Échos du passé, sorti en début d'année, parvenait bien mieux à captiver. Là où ce dernier parvenait à créer une vraie tension, Silent Friend reste souvent trop conceptuel et laisse davantage le spectateur à distance.

Très bonne surprise toutefois de retrouver Léa Seydoux qui confirme, après La Bête de Bertrand Bonello et L'Inconnue, prochain film d'Arthur Harrari, des choix de carrière se tournant de plus en plus vers des projets audacieux et exigeants.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2026
Avec son fil décousu d’histoires entrelacées le film peine à nous faire entrer dans la communication extrasensorielle que les personnages établissent avec la vie végétale
mais la démonstration de cette force vitale, alors même qu’elle nous dépasse, reste impressionnante
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 74 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2026
vu en avp au festival Premiers Plans d'Angers 2026. Ce film a un charme certain. Il faut se laisser embarquer par l'expérience presque sensorielle. Le côté lent et contemplatif pourra en rebuter certains par contre.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2026
Trois époques, un même lieu : le jardin botanique de l’université de Marbourg. En 1908, la première étudiante, Grete, doit lutter pour prouver qu’elle mérite sa place. Dans les années 70, Hannes expérimente le dialogue avec les plantes grâce à des enregistreurs. Enfin, durant le confinement de 2020, Tony, professeur et scientifique tente d’explorer les secrets d’un vieil arbre. La force de ces trois histoires entremêlés est de raconter notre rapport aux autres, a la nature avec une grande poésie. C’est attendrissant, captivant.
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 480 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2026
J’ai eu une impression qu'il ne se passait rien mais au contraire, il se passait quelque chose.

Un lien des 3 époques ? La nature, plus particulièrement un arbre. Témoin de la vie de 3 personnes.

Il y avait un bon rythme, chaque époque avait une bonne histoire.
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