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Vivien B
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4,5
Publiée le 20 septembre 2026
Tres beau film regroupant avec magie trois periodes de vie a trois époques différentes de peronnages attachants et tres variés gravitant autour d'un arbre magnifique dans l'université de marburg en Allemagne. Contanplatif, parfois drôle, invitant au reve. Une belle expérience très originale
Dans un jardin botanique, un arbre observe les humains depuis des décennies. Il a vu passer les générations, les amours, les solitudes et les petites tragédies. En 1908, il accompagne Grete, une jeune femme qui cherche à exister dans un monde qui ne lui accorde guère de place. Dans les années 70, il observe Hannes découvrir l’amour et développer une fascination pour les plantes. Aujourd’hui, il accueille Tony, avec lequel semble s’établir une étrange conversation dans un langage qui n’appartient qu’à eux. Trois époques, trois personnages et un même témoin immobile. Ildikó Enyedi propose avec "Silent Friend" un film particulièrement singulier, qui prend le temps de déplacer le regard. L'être humain n'est plus nécessairement au centre : c'est l'arbre qui devient le fil conducteur de l'histoire. Le film possède quelque chose de très contemplatif, parfois même un peu trop. Enyedi préfère les sensations, les silences et les détails aux grandes démonstrations. "Silent Friend" n'est donc pas toujours facile à suivre, mais il possède une vraie originalité.
Réalisé par la Hongroise Ildikó Enyedi, ce film de 2h30 nous plonge au cœur d'un jardin de l'université de Marbourg, en Allemagne, et plus précisément auprès d'un ginkgo biloba plus que centenaire qui sera le témoin de trois histoires, à trois périodes différentes des XXème et XXIème siècle. 1908 : la première étudiante est admise au sein de l'université. Années 70 : un jeune homme tombe amoureux d'une camarade dans le contexte d'une décennie contestataire et de libération des mœurs. 2020 : un chercheur chinois est isolé pendant des semaines dans les lieux en raison de la pandémie de covid-19. Ce film époustouflant dresse le parallèle entre ces trois solitudes, en dégageant des motifs ou des clins d'œil que l'on retrouvera dans chacune de ces périodes. Et surtout, Silent friend tente de créer des ponts entre l'univers des humains et celui des plantes, arrêtant sa caméra là où où le cinéma a peu l'habitude de nous emmener et créant des liens inattendus entre elles et nous. Sensuel, étonnant et majestueux.
Mais quelle beauté que ce film !?! Quelle puissance ! Trois époques, trois personnages (mention spéciale pour Luna Wedler, splendide) et un arbre. Il fallait le faire. A voir sur grand écran pour que la magie opère pleinement.
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2,0
Publiée le 25 mai 2026
« Et s'ils nous observaient comme nous nous les observons. » "Stille Freundin" se déroule à trois époques différentes qui ont comme personnage central un ginkgo géant qui se situe dans le jardin botanique de l’université de Marbourg. On suit une étudiante en botanique confrontée à la misogynie de son milieu, un étudiant qui noue une relation particulière avec un géranium et un neuroscientifique à la recherche d'une conscience végétale en plein confinement. "Stille Freundin" ne suit pas une intrigue linéaire classique, mais explore la connexion entre tous les êtres vivants. Une histoire riche en symboles, mais qui aborde aussi des choses concrètes comme notamment le rôle et la place des femmes à chaque époque. Cependant, on en revient toujours à ce rapport avec la nature. C'est le point charnière et celui avec lequel j'ai eu du mal puisque tout est plus ou moins contemplatif, méditatif et philosophique. Je n'ai pas réussi à m'intéresser aux histoires ou à m'attacher aux personnages. Si j'avais apprécié "Teströl és lélekröl" et "A feleségem története", je dois dire que je suis passé complètement à côté du nouveau film d'Ildikó Enyedi
Tree of life « Et si les plantes nous observaient, tout comme nous les observons ? » Le personnage principal du film est un arbre bicentenaire trônant dans le parc d’un campus universitaire allemand. Témoin de la vie du lieu, à travers lui, on suivra trois personnes à trois époques différentes, mais trois personnes fascinées par le lien entre l’homme et la nature. 1908, Grete la première femme a intégré l’université, passionnée de botanique comme Hannes en 1972 et pour finir par un neurologue de renom enfermé seul dans l’université lors du confinement de 2020 qui creusera à cette occasion les modes de communication avec le monde végétal. La réalisatrice hongroise repartie avec le Lion d’Or à Berlin pour ce film en profite déjà de manière formelle pour jouer avec ces trois époques : netteté froide du numérique (les scènes en 2020), les contrastes du 35mm en noir et blanc (les scènes en 1908) et un 16mm granuleux, strié de teintes chaudes et ensoleillées (les scènes dans les années 70). Et la beauté esthétique qui contamine tout le film ne se limite pas à cela ; par ses plans, on ressent le regard de cet arbre sur ces humains qui grouillent à ses pieds, on adhère au message métaphysique de la communication Homme-Végétaux ; par son fond sonore et musicale, on a bien conscience de vivre une expérience bien particulière ; une sorte de fable animiste et poétique autour de ce qui nous lie. L’Homme ne peut que prendre conscience de son passage éphémère en ce bas monde ; ce film appelle à l’humilité envers d’autres formes de vie et envers notre qualité de mortels à l’existence si courte sur Terre. Attention tout de même, on peut facilement rester en dehors d’un film contemplatif durant 2h30 et parsemé de théories scientifiques parfois touffus et abscons. Même si la séquence dans l’amphithéâtre avec le professeur de neurologie et la lanterne est d’une écriture stupéfiante mais le film avançant ce n’est pas toujours comme cela et cela peut se révéler conceptuel. J’aurais bien un peu raccourci pour éviter de sortir du film à intervalles réguliers dans sa seconde moitié. Une expérience sensorielle métaphysique
Film certes un peu lent mais qui évolue au rythme du jardin de cette université allemande - progressivement une épaisse s'installe - une véritable colonne vertébrale - les trois époques sont bien différentes - la prise de vue, l'histoire et le jeu d'acteur, les thèmes et les couleurs - les questionnements sur le monde végétale ajoutent une couche supplémentaire - les relations restent toujours un mystère - avec les plantes mais entre êtres humains
Film un tantinet déroutant, et certainement voulu comme tel... Hors même du propos, on est submergé d'images, de plans cinémaphotographiques, caractérisant un très grand travail artistique quant aux formes, aux couleurs, aux lumières, aux ambiances, aux perspectives...et passant de microscopiques cellules éphémères au géant Gingko bicentenaire, du noir et blanc au polychrome, de la pénombre crépusculaire à l'éblouissement magnésique, de la profonde et originelle nature à la technologie de pointe, de la technique à la posésie... On est "baladés"... S'ajoute à ce ballet d'images subtilement soutenu par des musiques elles aussi diversifiées, le voyage dans le temps entre trois espaces de vécus humains, de jeunes et de bien moins jeunes, complété par les sonotités de plusieurs langues issues de trois continents !!! On sent la recherche d'une universalité du discours scénique, et peut-être l'idée que tout un chacun s'identifiera à l'un ou l'une des figures actives et s'appropriera au moins une partie du scénario. Mais on ne peut passer à côté de la mise en valeur du monde végétal, ni de cette idée qu'il faut rester conscient des risques de l'anthropomorphisme dans toute étude biologique ou physiologique voire psychologique tournée vers les autres espèces que la nôtre, quel que soit le règne concerné. Rester très ouvert quant aux différences en sus des similarités qu'elles soient réelles ou seulement apparentes. Cet aspect du jugement porté sur les choses, les gens et les événements, souvent insuffisamment ou mal fondé, voire infondé, ressort à divers moments et à divers niveaux, et donne à réfléchir. En conclusion (provisoire !) un film fort intéressant susceptible d'amener un changement de regard autour de soi...
Avec Silent Friend, Ildikó Enyedi signe sans doute l’une des propositions de cinéma les plus singulières de cette année. Un film à l'idée de départ très originale, en prenant pour personnage central… un arbre. Plus précisément un majestueux ginkgo biloba, témoin silencieux de plusieurs parcours de vie à travers trois époques, sur un même lieu.
Le film parle de science, de solitude, d’amour, du temps qui passe, et de notre lien au monde. Il oscille sans cesse entre observation scientifique et onirisme.
Son autre particularité est d'entrelacer trois récits, sur des scientifiques solitaires et rêveurs, tous reliés d’une manière ou d’une autre à cet arbre centenaire. Cette structure fait à la fois la force et la faiblesse du film. Car, si le concept est original et le point de départ passionnant, difficile d'en dire autant des trois récits déroulés à l'écran, qui peinent à raconter quelque chose de captivant.
Aussi soigné et ambitieux soit-il, le film finit par perdre en intérêt à force de trop s’attarder sur son aspect contemplatif. Les longs plans sur la végétation et cet arbre au centre du récit deviennent rapidement répétitifs, et l’ennui finit par s’installer. Avoir un dispositif original et une belle idée de départ ne dispense pas pour autant d’écrire un véritable scénario, et c’est sans doute là que le film montre ses limites.
Avec un point de départ pourtant assez proche (raconter des destins humains à travers le temps et la mémoire sur une même unité de lieu), Les Échos du passé, sorti en début d'année, parvenait bien mieux à captiver. Là où ce dernier parvenait à créer une vraie tension, Silent Friend reste souvent trop conceptuel et laisse davantage le spectateur à distance.
Très bonne surprise toutefois de retrouver Léa Seydoux qui confirme, après La Bête de Bertrand Bonello et L'Inconnue, prochain film d'Arthur Harrari, des choix de carrière se tournant de plus en plus vers des projets audacieux et exigeants.
Trois époques, un même lieu : le jardin botanique de l’université de Marbourg. En 1908, la première étudiante, Grete, doit lutter pour prouver qu’elle mérite sa place. Dans les années 70, Hannes expérimente le dialogue avec les plantes grâce à des enregistreurs. Enfin, durant le confinement de 2020, Tony, professeur et scientifique tente d’explorer les secrets d’un vieil arbre. La force de ces trois histoires entremêlés est de raconter notre rapport aux autres, a la nature avec une grande poésie. C’est attendrissant, captivant.
Le film est une bonne introduction d'un sujet d'actualité. On n'en conserve pas des souvenirs immémorables mais le traitement sous de multiples angles est original et prête à réflexion
Cette relation entre cet arbre immobile mais témoin discret de la vie des scientifiques qui travaillent à côté de lui. Quelle belle leçon de vie écologique !
Je reconnais que c’est un film original et que les images sont belles mais je n’ai pas été touchée par ces histoires et donc j’ai trouvé le film interminable.
Silent Friend est une pépite, un film magnifique et enchanteur qui laisse une empreinte. Le film esquisse une réflexion sur notre rapport au vivant qui nous échappe et invite le spectateur à percevoir l’imperceptible, à tendre l’oreille à l’invisible.
Le film explore avec ce majestueux ginkgo comme témoin ayant traversé les siècles plusieurs destins au fil des époques tous animés par cette obsession de comprendre les plantes, décrypter leurs signaux, entrer en communication avec un monde invisible. À l’image de cet arbre solitaire dans son parc, les scientifiques que l’on suit sont souvent perçus comme marginaux, solitaires mais embrassent tous cette quête presque mystique de connexion avec leurs pairs et la nature.
Le message est fort, essentiel même, il nous invite à ralentir, observer, écouter, comprendre que la nature est un tout dont nous faisons partie.
La réalisation est originale avec un réel travail sur l’image et les textures notamment un très beau portrait de femme en noir et blanc à l’atmosphère nostalgique qui évoque l’entrée des femmes dans le monde scientifique. L’ensemble dégage une ambiance envoûtante, contemplative, parfois hypnotique.
Un film volontairement lent, contemplatif, poétique qui marquera les spectateurs sensibles à la beauté de la nature et au cycle de la vie et qui invite à prendre le temps, observer, ressentir et chercher une forme d’harmonie avec le monde qui nous entoure.