Silent Friend
Note moyenne
4,0
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45 critiques spectateurs

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FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2026
« Et s'ils nous observaient comme nous nous les observons. » "Stille Freundin" se déroule à trois époques différentes qui ont comme personnage central un ginkgo géant qui se situe dans le jardin botanique de l’université de Marbourg. On suit une étudiante en botanique confrontée à la misogynie de son milieu, un étudiant qui noue une relation particulière avec un géranium et un neuroscientifique à la recherche d'une conscience végétale en plein confinement. "Stille Freundin" ne suit pas une intrigue linéaire classique, mais explore la connexion entre tous les êtres vivants. Une histoire riche en symboles, mais qui aborde aussi des choses concrètes comme notamment le rôle et la place des femmes à chaque époque. Cependant, on en revient toujours à ce rapport avec la nature. C'est le point charnière et celui avec lequel j'ai eu du mal puisque tout est plus ou moins contemplatif, méditatif et philosophique. Je n'ai pas réussi à m'intéresser aux histoires ou à m'attacher aux personnages. Si j'avais apprécié "Teströl és lélekröl" et "A feleségem története", je dois dire que je suis passé complètement à côté du nouveau film d'Ildikó Enyedi
Srohmer
Srohmer

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 mai 2026
film long, il y a de belles pistes mais pas abouties, ce qui rend l ensemble un peu décousu et décevant malgré de très belles images
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mai 2026
Tree of life
« Et si les plantes nous observaient, tout comme nous les observons ? »
Le personnage principal du film est un arbre bicentenaire trônant dans le parc d’un campus universitaire allemand. Témoin de la vie du lieu, à travers lui, on suivra trois personnes à trois époques différentes, mais trois personnes fascinées par le lien entre l’homme et la nature. 1908, Grete la première femme a intégré l’université, passionnée de botanique comme Hannes en 1972 et pour finir par un neurologue de renom enfermé seul dans l’université lors du confinement de 2020 qui creusera à cette occasion les modes de communication avec le monde végétal. La réalisatrice hongroise repartie avec le Lion d’Or à Berlin pour ce film en profite déjà de manière formelle pour jouer avec ces trois époques : netteté froide du numérique (les scènes en 2020), les contrastes du 35mm en noir et blanc (les scènes en 1908) et un 16mm granuleux, strié de teintes chaudes et ensoleillées (les scènes dans les années 70). Et la beauté esthétique qui contamine tout le film ne se limite pas à cela ; par ses plans, on ressent le regard de cet arbre sur ces humains qui grouillent à ses pieds, on adhère au message métaphysique de la communication Homme-Végétaux ; par son fond sonore et musicale, on a bien conscience de vivre une expérience bien particulière ; une sorte de fable animiste et poétique autour de ce qui nous lie. L’Homme ne peut que prendre conscience de son passage éphémère en ce bas monde ; ce film appelle à l’humilité envers d’autres formes de vie et envers notre qualité de mortels à l’existence si courte sur Terre.
Attention tout de même, on peut facilement rester en dehors d’un film contemplatif durant 2h30 et parsemé de théories scientifiques parfois touffus et abscons. Même si la séquence dans l’amphithéâtre avec le professeur de neurologie et la lanterne est d’une écriture stupéfiante mais le film avançant ce n’est pas toujours comme cela et cela peut se révéler conceptuel. J’aurais bien un peu raccourci pour éviter de sortir du film à intervalles réguliers dans sa seconde moitié.
Une expérience sensorielle métaphysique
Sly F.
Sly F.

21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mai 2026
Film certes un peu lent mais qui évolue au rythme du jardin de cette université allemande - progressivement une épaisse s'installe - une véritable colonne vertébrale - les trois époques sont bien différentes - la prise de vue, l'histoire et le jeu d'acteur, les thèmes et les couleurs - les questionnements sur le monde végétale ajoutent une couche supplémentaire - les relations restent toujours un mystère - avec les plantes mais entre êtres humains
JacquesTati
JacquesTati

30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2026
Film un tantinet déroutant, et certainement voulu comme tel...
Hors même du propos, on est submergé d'images, de plans cinémaphotographiques, caractérisant un très grand travail artistique quant aux formes, aux couleurs, aux lumières, aux ambiances, aux perspectives...et passant de microscopiques cellules éphémères au géant Gingko bicentenaire, du noir et blanc au polychrome, de la pénombre crépusculaire à l'éblouissement magnésique, de la profonde et originelle nature à la technologie de pointe, de la technique à la posésie...
On est "baladés"...
S'ajoute à ce ballet d'images subtilement soutenu par des musiques elles aussi diversifiées, le voyage dans le temps entre trois espaces de vécus humains, de jeunes et de bien moins jeunes, complété par les sonotités de plusieurs langues issues de trois continents !!!
On sent la recherche d'une universalité du discours scénique, et peut-être l'idée que tout un chacun s'identifiera à l'un ou l'une des figures actives et s'appropriera au moins une partie du scénario.
Mais on ne peut passer à côté de la mise en valeur du monde végétal, ni de cette idée qu'il faut rester conscient des risques de l'anthropomorphisme dans toute étude biologique ou physiologique voire psychologique tournée vers les autres espèces que la nôtre, quel que soit le règne concerné. Rester très ouvert quant aux différences en sus des similarités qu'elles soient réelles ou seulement apparentes.
Cet aspect du jugement porté sur les choses, les gens et les événements, souvent insuffisamment ou mal fondé, voire infondé, ressort à divers moments et à divers niveaux, et donne à réfléchir.
En conclusion (provisoire !) un film fort intéressant susceptible d'amener un changement de regard autour de soi...
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2026
 SILENT FRIEND - Ildikó Enyedi | ⭐ 5,5/10

Avec Silent Friend, Ildikó Enyedi signe sans doute l’une des propositions de cinéma les plus singulières de cette année. Un film à l'idée de départ très originale, en prenant pour personnage central… un arbre. Plus précisément un majestueux ginkgo biloba, témoin silencieux de plusieurs parcours de vie à travers trois époques, sur un même lieu.

Le film parle de science, de solitude, d’amour, du temps qui passe, et de notre lien au monde. Il oscille sans cesse entre observation scientifique et onirisme.

Son autre particularité est d'entrelacer trois récits, sur des scientifiques solitaires et rêveurs, tous reliés d’une manière ou d’une autre à cet arbre centenaire. Cette structure fait à la fois la force et la faiblesse du film. Car, si le concept est original et le point de départ passionnant, difficile d'en dire autant des trois récits déroulés à l'écran, qui peinent à raconter quelque chose de captivant.

Aussi soigné et ambitieux soit-il, le film finit par perdre en intérêt à force de trop s’attarder sur son aspect contemplatif. Les longs plans sur la végétation et cet arbre au centre du récit deviennent rapidement répétitifs, et l’ennui finit par s’installer. Avoir un dispositif original et une belle idée de départ ne dispense pas pour autant d’écrire un véritable scénario, et c’est sans doute là que le film montre ses limites.

Avec un point de départ pourtant assez proche (raconter des destins humains à travers le temps et la mémoire sur une même unité de lieu), Les Échos du passé, sorti en début d'année, parvenait bien mieux à captiver. Là où ce dernier parvenait à créer une vraie tension, Silent Friend reste souvent trop conceptuel et laisse davantage le spectateur à distance.

Très bonne surprise toutefois de retrouver Léa Seydoux qui confirme, après La Bête de Bertrand Bonello et L'Inconnue, prochain film d'Arthur Harrari, des choix de carrière se tournant de plus en plus vers des projets audacieux et exigeants.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2026
Trois époques, un même lieu : le jardin botanique de l’université de Marbourg. En 1908, la première étudiante, Grete, doit lutter pour prouver qu’elle mérite sa place. Dans les années 70, Hannes expérimente le dialogue avec les plantes grâce à des enregistreurs. Enfin, durant le confinement de 2020, Tony, professeur et scientifique tente d’explorer les secrets d’un vieil arbre. La force de ces trois histoires entremêlés est de raconter notre rapport aux autres, a la nature avec une grande poésie. C’est attendrissant, captivant.
MARCo
MARCo

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2026
Le film est une bonne introduction d'un sujet d'actualité. On n'en conserve pas des souvenirs immémorables mais le traitement sous de multiples angles est original et prête à réflexion
Jean-Luc Macé
Jean-Luc Macé

18 abonnés 80 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2026
Cette relation entre cet arbre immobile mais témoin discret de la vie des scientifiques qui travaillent à côté de lui. Quelle belle leçon de vie écologique !
Marion
Marion

8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 avril 2026
Je reconnais que c’est un film original et que les images sont belles mais je n’ai pas été touchée par ces histoires et donc j’ai trouvé le film interminable.
Justine Critique
Justine Critique

2 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 avril 2026
Silent Friend est une pépite, un film magnifique et enchanteur qui laisse une empreinte. Le film esquisse une réflexion sur notre rapport au vivant qui nous échappe et invite le spectateur à percevoir l’imperceptible, à tendre l’oreille à l’invisible.

Le film explore avec ce majestueux ginkgo comme témoin ayant traversé les siècles plusieurs destins au fil des époques tous animés par cette obsession de comprendre les plantes, décrypter leurs signaux, entrer en communication avec un monde invisible. À l’image de cet arbre solitaire dans son parc, les scientifiques que l’on suit sont souvent perçus comme marginaux, solitaires mais embrassent tous cette quête presque mystique de connexion avec leurs pairs et la nature.

Le message est fort, essentiel même, il nous invite à ralentir, observer, écouter, comprendre que la nature est un tout dont nous faisons partie.

La réalisation est originale avec un réel travail sur l’image et les textures notamment un très beau portrait de femme en noir et blanc à l’atmosphère nostalgique qui évoque l’entrée des femmes dans le monde scientifique. L’ensemble dégage une ambiance envoûtante, contemplative, parfois hypnotique.

Un film volontairement lent, contemplatif, poétique qui marquera les spectateurs sensibles à la beauté de la nature et au cycle de la vie et qui invite à prendre le temps, observer, ressentir et chercher une forme d’harmonie avec le monde qui nous entoure.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 avril 2026
Au début du 20ème siècle, un photographe engage comme assistante Grete, une jeune scientifique réprouvée de son milieu universitaire encore peu enclin à la présence féminine. Il lui explique que la plupart des personnes considèrent la photographie comme un reflet de notre réalité alors qu'elle en révélerait davantage sa nature fragile. Cette réflexion pourrait présenter la ligne directrice du cinéma de Ildikó Enyedi : chercher à révéler la fragilité de la nature qui nous entoure, où naît notre réalité, au sens d'appréhender sa sensibilité, ses états-d'âme à la manière dont les humains ressentent des émotions.

Cette exploration des affects de la nature trouve une résonance à travers le temps dans un même espace : le jardin botanique de l'université allemande de Marbourg. Ainsi, trois époques s'entremêlent et tissent des liens étroits entre elles. Elles sont chacune dotées d'une identité propre par leur photographie significative dans l'imaginaire commun : le noir et blanc historique pour 1908 relatant donc l'histoire de Grete, première étudiante de l'université, qui trouve grâce à la photographie un rapport nouveau aux végétaux – l'image vintage du 16mm pour les années 70 dans lesquels un jeune homme rencontre à la fois l'amour d'une femme et celle des plantes – et enfin l'année confinée de 2020, lisse et à la netteté parfaite, où l'on suit la recherche du scientifique Tony Wong sur l'analogie entre l'homme et la nature par leur capacité à réagir. Enyedi nourrit ces trois histoires entre elles ; elles se répondent, semblent communier ensemble autour d'une sensualité liée à cet environnement fascinant du jardin botanique. Le raccord des époques et le mystère que représente cette nature, évoque alors un monde enchanté, transfiguré, renforcé par l'univers sonore envoûtant. Finalement, le vivant qui nous entoure est perçu à la fois comme un terrain de jeu et un reflet de soi, une amie comme une intériorité, la nature comme continuum à la vie humaine.

Les végétaux représentent donc une énigme captivant ces trois personnages ; la cinéaste s'intéresse autant à eux qu'à l'objet de leur obsession. C'est le jeu de mise en scène auquel elle se prête, filmer autant ces protagonistes que ce qui les entoure créant alors un rapport linéaire entre nature et humain dont le film explore leur lien intrinsèque. Ainsi, émerge une belle idée du film, laissant parfois la mise au point sur les plantes au premier plan, l'activité humaine devenant de ce fait une partie floutée en fond. Ceci prend son sens par les expérimentations de ces personnages dont la fascination se propage peu à peu, et sensiblement, à nous spectateurs. Le partage de cette passion est tant créé par les idées développées que par la beauté des images de la nature et celles plus abstraites, notamment de belles créations numériques inspirées de l'activité cérébrale humaine et les signes captés des réactions des plantes, tirées de la partie suivant les expériences du docteur Wong. Si le film explore les rapports entre les êtres vivants, c'est également par les interactions humaines où les liens se nouent et se coupent, les recherches des personnages chacune perturber, voire saboter, que ce soit par un gardien austère ou bien par la simple condition féminine de Grete.

En fin de compte, Silent Friend trouve sa puissance dans sa capacité à pouvoir questionner la perception du spectateur sur la nature. Si cela tient à sa rigueur des recherches expérimentales déjà établies, la richesse et l'intelligence du film réside dans sa manière d'en embrasser pleinement la poésie des doctrines théoriques scientifiques. Alors que dans nos sociétés modernes, la science est devenue une matière scolaire dictant des faits, Ildikó Enyedi revient à son essence première : celle de nous interroger sur le monde qui nous entoure. ■

@
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 avril 2026
Non, le personnage principal n'est pas un arbre. Ou alors l'acteur est mal dirigé...

Un ami silencieux : il a bon dos le ginkgo biloba! Un prétexte surtout, qui fournit le titre au film, et guère plus. Cameron en a suggéré dix fois plus avec Avatar, et nous a profondément ému, résultat que ce film n'atteint pas. Le film aurait pu, par exemple, illustrer cette vertu d'activation de la mémoire bien connue aujourd'hui du ginkgo biloba, d'une façon ou d'une autre, puisque finalement, il fait évoluer des êtres humains, les pauvres microbes que nous sommes, aux pieds de cet être datant d'avant les dinosaures.

Rien de tout cela. Le film a toutefois des moments forts remarquablement réussis, comme l'examen oral de botanique mené par de vieux barbons (de l'étudiante en 1908) ou l'exposé sur la vision totalisante du bébé par rapport à la vision éliminante de l'adulte (du prof de neurologie de nos jours). Mais qu'ont-ils à voir avec le ginkgo biloba ? Parmi les moments forts, citons aussi des chansons emblématiques latino-américaines particulièrement bienvenues (elles font sens, bien plus que les tentatives de captations respiratoires de l'arbre).

Ce film bizarre a pourtant une qualité exceptionnelle : sa photographie. C'est sa force. Donc si vous ne cherchez pas à comprendre, si vous voulez juste ressentir, planer, voire vous assoupir, alors allez voir ce film. Mais peut-on passer sous silence le fait d'avoir dormi quelques minutes ? Non, ce serait malhonnête. C'est vrai que c'est désolant, quand on aime la nature, notamment les arbres, quand on aime les êtres, notamment leurs efforts de communication, de se retrouver déçu par un tel chef-d'œuvre (puisque c'en est un quelque part) - mais un chef-d'œuvre qui a une irrépressible vertu soporifique !

spoiler: Ce dont on se souviendra est sans doute le moment où la réalisatrice nous amuse le plus, et nous enchante, sans conteste le moment où le jeune soixante-huitard constate qu'un petit géranium maigrichon, mais bien éduqué, peut lui ouvrir la porte et la refermer derrière lui.
Philippe Sony
Philippe Sony

5 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 avril 2026
J'avais été enchanté par "l'histoire de ma femme" et on retrouve la même touche ici : une réalisation ultra-léchée, des images magnifiques, un art de faire passer des sentiments juste par des regards ou des plans. C'est une des rares réalisatrices qui peut se permettre de faire des films longs avec des scénarios courts (mais très cohérents) tant elle injecte de beauté, d'intelligence et une communication intense au delà des dialogues. On ne voit pas passer les 2 heures 30 même si on ne sait pas expliquer complétement ce que l'on a vu on en ressort comblé. Une réalisatrice qui mériterait une diffusion bien plus large..
Mumuse777
Mumuse777

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2026
Belles images. Des techniques cinématrographiques réunies de façon intéressante. Puis, si on aime les contacts avec la nature, il y a de quoi se faire plaisir. Pour moi l'aspect sexuel était présenté de manière un peu trop appuyée, sauf le jeune homme (années 70 ?) qui avait une interprétation de son béguin pour la jeune femme, tout à fait originale.
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