L'intégration d'un adolescent bègue dans un monde qui ne pardonne pas aux différences, celui de l'école. Les angoisses de sa mère, les encouragements des son père, le soutien de sa famille, surtout de sa grand-mère, il a de la chance Colin d'être si bien encadré pour affronter son handicap. Alors quand en prime il a pour prof Monsieur Deverseau, il a toutes les chances de s'en sortir. Ce qui n'est pas le cas de son copain Max dont le père est spécialement intolérant. Une histoire touchante, avec des acteurs attachants. A tous les grands cœurs et les esprits fleur bleue, votre fibre émotionnelle va en prendre un coup. Bouleversant, pudique et touchant, avec ce film vous allez intégrer le milieu scolaire avec cette déficience psychologique qu'est le bégaiement.
Mais tout cela reste convenu, et quelques uns des personnages sont grotesques voir caricaturaux. Je sais que dans la vie de tout un chacun il y a des hauts et des bas, mais l'écart est trop grand entre rire ou pleurer.
La Belle au Bois Dormant : Conteuse au Pays Imaginaire, notre critique très sensible et émotive, pas d'accord, va vous conter ses sentiments concernant ce film
Lorsque je découvre Le Panache, je ne m'attends pas à être touchée à ce point. Pourtant, très vite, la magie opère. Ce n'est pas une magie faite de dragons, de sortilèges ou de royaumes enchantés, mais une magie plus discrète, plus précieuse : celle qui permet à un être humain de croire en lui-même.
Tout au long du film, j'ai la larme à l'œil, souvent. Certaines scènes me bouleversent par leur justesse et leur tendresse. Je regarde Colin avancer sur un chemin semé de doutes et d'obstacles, et je ne peux m'empêcher de penser à ces héros de contes qui doivent traverser une forêt obscure avant de découvrir leur propre lumière.
Je trouve les acteurs excellents. José Garcia est remarquablement à l'aise dans le rôle du professeur de théâtre Devarseau. Il apporte à son personnage une humanité chaleureuse, une bienveillance qui ressemble à celle d'un guide venant aider les voyageurs égarés. Il ne joue pas un magicien, mais il possède quelque chose de magique : la capacité de révéler aux autres ce qu'ils ignorent posséder.
Le jeune Joachim Arseguel, dans le rôle de Colin, l'élève bègue, me touche énormément. Son interprétation est sincère, sensible et profondément émouvante. Je ressens chacune de ses hésitations, chacune de ses peurs, mais aussi chacun de ses progrès. Son parcours me captive du début à la fin. J'ai également beaucoup aimé Tom Meusnier, dont le personnage apporte de la fraîcheur et de la douceur à l'histoire. Quant à Aure Atika, une belle actrice, je la trouve très juste dans le rôle de la mère de Colin. Son regard, sa présence et sa tendresse maternelle ajoutent encore davantage d'émotion au récit.
Ce qui me plaît particulièrement, c'est que ce film est à la fois psychologique et pédagogique. Il parle des blessures invisibles, du regard des autres, de la confiance en soi et de la difficulté de trouver sa place. Mais il le fait avec intelligence, sans jamais tomber dans la leçon de morale.
Je ressors de cette histoire avec le cœur serré mais rempli d'espoir. Dans mon Pays Imaginaire, je classe désormais Le Panache parmi ces récits précieux qui montrent que les plus grands combats ne se déroulent pas contre des monstres fantastiques, mais contre les peurs qui vivent en nous.
C'est un film que je conseille particulièrement aux étudiants, à tous ceux qui doutent de leurs capacités, qui hésitent à prendre la parole ou qui ont parfois l'impression de ne pas être à la hauteur. Ce film leur murmure doucement que chacun possède son propre panache, même lorsqu'il est encore caché.
Et lorsque le générique défile, je garde dans mon cœur une émotion douce et lumineuse, comme une petite étoile qui continue de briller longtemps après la fin du conte.
Ma note sera de 3,62 sur 5. Pour regarder ce film, il faut absolument oublier l'inimitable et cultissime « Cercle des poètes disparus » de Peter Weir sorti en 1990. Je ne sais ça ne sera pas facile.