L'Ultime braquage
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "L'Ultime braquage" et de son tournage !

Qui réalise ?

Frederik Louis Hviid a réalisé son premier long-métrage, Shorta, en 2020, en collaboration avec Anders Ølholm. Le film a été présenté en avant-première à la Semaine de la critique du Festival de Venise, puis à Toronto, où il a reçu d’excellentes critiques. Frederik a ensuite réalisé la dernière saison de la série Temple pour Hera Pictures et Sky en 2020. En 2023, il a co-créé et co-réalisé la série télévisée Prisoner avec Michael Noer, dont la première a eu lieu à Canneseries. L’Ultime braquage est son deuxième long-métrage.

Reda Kateb et les films de gangsters

Reda Kateb s'y connaît en matière de films de gangsters. Après avoir été révélé dans le film carcéral culte Un prophète en 2009, où il campait un détenu toxicomane mais malin et respecté, l'acteur est apparu dans la série Mafiosa, le drame Les Derniers Parisiens, le polar Frères Ennemis et la comédie Omar la fraise, où il jouait un bandit à l’ancienne en cavale.

Retrouvailles

Gustav Dyekjaer Giese, qui campe le personnage principal de L'Ultime braquage, connaît bien le cinéaste Frederik Louis Hviid puisqu'il a tourné sous sa direction dans la sérié carcérale Prisoner.

Reda Kateb sur son personnage

"Une sorte de psychopathe à l’esprit extrêmement structuré. Quelqu’un qui est hors limite dans son rapport à l’autre et à la morale, mais qui a finalement trouvé dans ce métier de braqueur un endroit dans lequel il peut s’exprimer. Dans ces braquages, il cherche une forme de réalisation personnelle, une forte dose d’adrénaline. Et c’est d’ailleurs ce qui crée le contraste avec le personnage de Kasper, qui lui est à la fois en quête d’argent et de réussite personnelle. Mais tous deux sont accros à la même drogue dure. Celle du besoin du dépassement de soi, du goût du risque."

Inspiré d’un fait réel marquant au Danemark

Le film s’inspire d’un fait divers réel : le braquage d’un dépôt d’argent à Copenhague, qui a profondément marqué la société danoise. L’événement a révélé la vulnérabilité d’un système fondé sur la confiance civile, presque naïve, dans les institutions et dans autrui. Pour les Danois, cet acte a représenté une rupture : un “avant/après” dans la manière de concevoir la sécurité et la moralité publique. C’est cette onde de choc sociale que le film tente de retranscrire, bien au-delà d’un simple récit criminel.

Une scène de poursuite... filmée à l'arrêt !

L'une des séquences les plus haletantes du film — une poursuite avec des voitures de police — a été tournée d'une manière totalement inattendue : les voitures étaient immobiles. L’équipe a recrée l’illusion du mouvement en installant les véhicules sur un tarmac, la nuit, en pleine campagne. Pour simuler la pluie battante et la vitesse, des rampes d’eau projetaient de l’eau sur les pare-brise, et des drones équipés de lumières imitaient les phares rouges des voitures croisées.

Un plan-séquence immersif

La scène de l’attaque du fourgon blindé a été tournée en plan-séquence. La caméra, située à l’intérieur du véhicule, restait fixe et captait l’action à travers les rétroviseurs ou dans le dos des personnages. Ce parti-pris visuel a pour but de renforcer la tension, accentuer la sensation de confinement et inviter le spectateur à combler les zones d’ombre avec sa propre imagination.

Un véritable braqueur

Le rôle incarné par Reda Kateb s’inspire d’un véritable braqueur, que le réalisateur a rencontré personnellement et étudié en profondeur. Toutefois, l’acteur a choisi de ne pas le rencontrer, souhaitant se détacher de l’imitation. Il a préféré créer un personnage libre, construit à partir du scénario et d’impressions plus abstraites. Le résultat : un homme complexe, à la fois structuré et psychopathe, capable d’une grande douceur comme d’une violence extrême.

Une performance en anglais

Bien qu’il ait été autorisé à conserver son accent français, Reda Kateb a dû livrer sa performance la plus exigeante en anglais à ce jour. Pour être totalement libre sur le plateau, il s’est préparé des mois à l’avance avec un coach linguistique, avec qui il travaille même hors tournage pour entretenir son niveau. Pendant le film, il s’enregistrait en répétant ses dialogues, puis les écoutait en déambulant dans les rues de Copenhague. Cette méthode lui permettait de “mettre les mots en bouche” pour atteindre une fluidité maximale lors des scènes.

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