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Cette tentative cinématographique de Julie Manoukian qui aspire à marier comédie et militantisme écologique. Le films nous présente les "Green Panthères", un trio de justiciers autoproclamés qui, face aux crimes environnementaux et aux injustices faites aux femmes, décident de se lancer dans le cambriolage engagé. Pour pimenter le tout, ils recrutes Bernard, un cambrioleur sur le retour incarné par Vincent Elbaz, dont la connaissance de l'éco-féminisme est aussi profonde que celle d'un poisson rouge. Vincent Elbaz, dans le rôle de Bernard, semble s'amuser à jouer le cliché du voleur vieillissant dépassé par les idéaux contemporains. Son interprétation oscille entre le maladroit attendrissant et le bougon incompris, offrant quelques moment de comédie involontaire. Émilie Caen, en tant qu'Olympe, la leader des "Green Panthères", tente de porter le flambeau du féminisme militant avec une ferveur qui frôle parfois la caricature. Tracy Gotoas, dans le rôle de Zora, complète le trio avec une énergie palpable, bien que son personnage manque de profondeur pour véritablement briller.
Le scénario, coécrit par Manoukian et Jean-Marcel Erre, se veut une satire des dérives capitalistes et des atteintes à l'environnement. Cependant, l'intrigue peine à trouver un équilibre entre la comédie légère et le message engagé, résultant en une narration qui s'éparpille et perd en cohérence. Les situations comiques semblent souvent forcées, et les dialogues manques de la finesse nécessaire pour véritablement marquer les esprits.
La réalisation de Manoukian, bien qu'animée de bonnes intentions, souffre d'une mise en scène qui rappelle davantage un téléfilm qu'une œuvre cinématographique aboutie. Les choix esthétiques sont convenus, et la direction d'acteurs laisse parfois à désirer, donnant lieu à des performances inégales. La dynamique entre les personnages principaux manque de la chimie nécessaire pour susciter une véritable empathie de la part du public.
"Haut les mains" ambitionne de traiter de sujets contemporains pertinents tels que l'écologie et le féminisme, mais se heurte à une exécution maladroite qui dilue son propos. Malgré des acteurs investis, le film ne parviens pas à transcender ses clichés et offre une expérience cinématographique qui laisse le spectateur sur sa faim.