Imagination débordante ou prémices d'une schizophrénie? C'est la question posée lorsque le jeune Simon entre en contact avec l'eau et croit entendre des voix. Cécile de France campe cette mère de famille en désaccord avec son mari sur la façon de gérer ce "trouble". Ce film atypique se révèle très décevant au final. Malgré l'investissement de l'actrice, ce long métrage pose surtout un questionnement sur l'éducation des deux parents : le mari absent se reposant sur la psychologie tandis que la mère prône un laisser aller total, spoiler: en témoigne la scène où elle se jette dans le canal avec son fils . Entre drame familial, film de genre ou surnaturel, l'ensemble donne un résultat brouillon qui m'a laissé plus que perplexe.
On est dans un film nous conte un récit intimiste teinté de fantastique. Cécile de France est sûrement l'unique satisfaction de "Par amour". Elle joue de manière convaincante cette mère dont l'amour va dépasser toute rationalité. Peu importe ce que la norme lui dicte de faire, elle protège son fils et décide de le croire. Le lien qu'elle entretient est plus fort que tout. Cela aurait pu être beau si ça ne paraissait pas si candide et aberrant.
Les voix qu'entend l'enfant ouvrent à un autre monde. Est-ce qu'il est fou ou visionnaire ? L'eau omniprésente dans ce film apporte un aspect onirique. La vision entre le réel et l'imaginaire se mélange, rendant ce drame troublant. L'ultime révélation gâche d'ailleurs beaucoup cet aspect. Alors que le tableau final aurait dû être comme une révélation, cela ressemble plus à une facilité scénaristique.
Jouer et trouver l'équilibre, si possible, entre le surnaturel, voire le mystique, et le réalisme, telle est la tâche à laquelle s'attelle Élise Otzenberger dans Par amour, un titre un peu fade pour une telle histoire, sans doute, mais quel autre imaginer ? Une famille sous l'eau ? Quoi qu'il en soit, le film soumet à rude épreuve la crédulité du spectateur, qui acceptera, ou non, les comportements de ses personnages, à commencer par celui de la mère, qui devient progressivement central et sur lequel les questions ne manquent pas. L'ouverture du film fait déjà planer un certain mystère et, à partir de là, tout s'enclenche, mais il est possible qu'on nous mène en bateau, ce sera à chacun d'expliquer les recoins opaques de Par amour. Sans doute aurait-il fallu une mise en scène plus forte pour nous conduire aux lisières du fantastique ou sur d'autres rivages, également envisageables. Si l'on reste à moitié convaincu par le traitement de cette histoire singulière, l'on a, au moins, l'occasion de découvrir une Cécile de France largement à la hauteur de ses prestations passées, dans un rôle parmi les plus difficiles qu'elle ait eu affronter durant sa carrière et qu'elle interprète avec l’ambiguïté et la tension nécessaires.
« Par amour » est un drame familial avec une touche de mystère et de fantastique. L’histoire menée par Cécile de France, suit une mère débordée dont la vie bascule lorsque son fils aîné revient profondément changé après une disparition étrange sur la plage. La réalisatrice parvient à jouer avec subtilité autour des thématiques de la parentalité et du lien entre l’humain et la nature. Les performances sont solides, et l’approche intime et intrigante.
Vilu en avant-première à Lille.. Je ne ferais vraiment pas une longue critique sur ce film que j'ai trouvé laborieux,sans originalité et avec un scénario à la limite du ridicule. Je me suis rarement aussi ennuyé devant un film que j'ai trouvé très très long alors qu'il ne dure que 1h30. Ça part dans tous les sens du drame à la science-fiction en passant par le fantastique...bref c'est un grand fouilli auquel je n'ai vraiment pas adhéré. Parfois je me demandais même où la réalisatrice voulait nous embarquer... Je passerai les effets spéciaux vraiment grotesques et la photographie très moyenne. Seuls les jeux d'acteurs de Cécile De France et des deux enfants sauvent le film de la catastrophe. Si Elise Otzenberger pensait nous faire un remake de Rencontre du troisième type ou de E.T alors c'est franchement raté.... Lors de la rencontre après le film elle nous a fait part de son amour pour l'eau mais ne sauve pas son film du naufrage. À éviter pour perdre son temps et son argent !!
Mère aimante de deux garçonnets, Sarah (Cécile de France) est traductrice de chinois. Le couple qu’elle forme avec Antoine (Arthur Igual) bat de l’aile et s’est donné une seconde chance en quittant Paris pour Metz. Un jour, en vacances aux bords de la mer du Nord, Sarah perd de vue Simon, son aîné. Quand elle le retrouve enfin, il est métamorphosé.
Par amour est un film troublant qui joue sur plusieurs registres. C’est au premier degré un drame familial qui raconte le désarroi d’une mère face aux troubles psychologiques dont son fils est affecté, qui prétend entendre, sous l’eau, des voix venues d’une autre planète. On imagine volontiers, pour l’avoir tous vécu à une plus ou moins grande échelle avec ses propres enfants, le désarroi de cette mère qui ne veut qu’une chose, le meilleur pour son fils, et qui s’interroge sur le moyen de le lui donner : le convaincre de son délire ou faire mine de le partager avec lui ?
C’est au second degré un film fantastique qui convoque le surnaturel ou, à tout le moins, l’éventualité de son existence. À ce titre, il fait penser à d’autres films qui jouaient sur le même registre : "Pendant ce temps sur terre" où la sœur d’un astronaute disparu en mission croit communiquer avec lui, "Take Shelter" et son père obsessionnel, soucieux de protéger sa famille d’un ouragan imminent, "Signes" de Shyamalan et les mystérieux dessins laissés par de non moins mystérieux extra-terrestres dans les champs de maïs d’un agriculteur du "Middle West"….
Le problème de "Par amour" est, selon moi, qu’il ne va pas au bout de sa logique. spoiler: J’aurais aimé que le film se close par ce vers quoi il semblait nous conduire : Sarah aurait dû à la fin des fins se fracasser sur la réalité. Mais, dans un ultime plan d’une folle beauté, "Par amour" cède à la facilité du surnaturel. C’est très beau… mais, au risque d’insulter les mânes de Spielberg et de Truffaut réunis et de critiquer le dernier plan de "Rencontres du troisième type", ça n’a pas grand sens pour mon esprit (étroitement) cartésien.
Je viens de voir le film à arras film festival comme 1000 personnes malheureusement scénario nul ! Personne n a applaudi pourtant Cécile de France était présente! Gardez votre argent !
L’effort pour imposer un monde fantastique est forcément un peu plus grand que pour un monde réaliste, et malheureusement la crédibilité fait déjà défaut dans le second cas. Formellement, certains plans serrés m’ont fait décrocher quand la séquence devait être poignante. Les justifications m’ont été trop insuffisantes ou manquantes pour une immersion complète dans cette histoire. Les deux jeunes comédiens et Cécile de France excellent pour les quelques dialogues, et tirades drôles et mignonnes, qu’ils ont à se mettre sous la dent. Le scénario manque de profondeur, et on ne s’extirpe jamais vraiment de Rencontres du Troisième Type ; les thématiques sont très similaires.
Si cette histoire de voix entendues par un enfant capte l’attention au départ, la réalisation poussive et parfois maladroite tire peu à peu ce drame vers le bas. L’aspect poético-fantastique, pourtant original sur le papier, fait flop (ou plouf plutôt vu le thème central !) et n’arrive pas à provoquer la moindre émotion marquante et ce, malgré une Cécile de France qui fait ce qu'elle peut. Ce qui aurait pu être une œuvre sensible se transforme en récit fade et peu convaincant, et je ne parle même pas de cette fin en "eau de boudin" ! Frustrant, lent, vain. Site CINEMADOURG.free.fr
Dramatique familiale, offrant une interprétation sensible et déterminée. La réalisatrice Elise Otzenberger n'en est pas à son début, et possède déjà une petit "passif" ou plutôt "actif" dans la mise en scène de personnages hors du commun. Cette comédie suit un cours somme toute ordinaire, lorsque tout à coup, on bascule dans un indescriptible flou antre imaginaire ou paranormal.... Au delà de la mise en scène très propre, c'est un questionnement qui demeurera pour les plus "bienveillants" et une déception globale pour les puristes aux attentes aiguisées. Cécile de France livre ici un personnage plein de subtilité et de finesse, surfant sur l’ambiguïté et la souffrance....Notons un final déconcertant, osé..... !!**
Lors de leurs vacances en famille, Sarah et ses enfants partent à la plage. Laissant son fils jouer au football quelques minutes, Sarah a la peur de sa vie car elle ne parvient pas à retrouver son aîné : Simon, 9 ans. Elle le retrouve trempé au bord de l'eau, les yeux perdus dans le vide. À partir de ce jour, Simon développe une attraction étrange pour l'eau et sa famille s'inquiète. En salle le 15 janvier.
spoiler: "Par Amour" a été un véritable choc. Le film prétend être assez classique dans sa première partie, nous offrant une jolie histoire familiale entre une mère et son fils. On croirait presque deviner la suite : le diagnostic du neuroatypisme de Simon. Seulement voilà, ce n'est pas du tout la direction choisie par le récit qui fait une embardée brutale vers le fantastique en nous proposant des scènes d'une rare intensité. L'élément aquatique est représenté d'une manière presque mystique. On est en permanence tenté de rejoindre ce magnifique duo mère / fils dans leur délire collectif, jusqu'à la dernière minute.
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2,0
Publiée le 21 mai 2025
Après une frayeur à la plage, Simon, le fils de Sarah, n'est plus le même et semble irrésistiblement attiré par l'eau. Une obsession inquiétante qui pousse la maman à se demander si l'encourager dans son "délire" va l'aider ou le faire plonger davantage. S'il y a une exploration de la "preuve d'amour", le film d'Élise Otzenberger ne résume pas qu'à son titre. Il s'agit d'un mélange entre le drame familial et le film de genre, mais si je suis généralement très friand des mélanges de genre, j'ai l'impression que c'était le choix de la facilité dans ce cas précis. C'est comme si la réalisatrice ne voulait pas choisir. Il y a des choses intéressantes comme spoiler: quand le petit prétend de faire semblant pour attirer l'attention de ses parents afin qu'ils arrêtent de se disputer ou quand il est question de la fragilité de la mère , mais ce sont des aspects sous-exploités, et même réduits à néant par cette conclusion décevante. Au final, ce n'est pas désagréable, mais c'est pour moi un film qui ne s'assume pas.
Un conte inattendu et mystérieux, à l'orientation fantastique. Une manière détournée de parler de compassion et que finalement, les problèmes se règlent avant tout au sein du cocon familial. C. De France dans un personnage de mère fragile, toujours convaincante, avait déjà exploré un genre ésotérique avec le puissant Au-delà de C. Eastwood (2010). Néanmoins ce récit manque de développement, ne va pas assez loin dans ses intentions et son final laisse circonspect.