Les Filles du ciel
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Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2026
"Les Filles du ciel" assez bien noté par les spectateurs est un drame social que j'ai aimé. Dans son premier long métrage, Bérangère McNeese nous plonge dans le parcours de quatre jeunes femmes mises à l'écart de notre société, un récit qui résonne profondément. À travers des scènes parfois éprouvantes, le film explore l'émancipation féminine, le féminisme et les liens d'amitié, confrontant ces jeunes femmes à un monde machiste et hostile. Les actrices Héloïse Volle, Yowa-Angélys Tshikaya et la captivante Shirel Nataf brillent à l'écran.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2025
Tourné et financé en partie par la région Hauts-de-France, "Les filles du ciel" est un drame social où la jeune Héloïse (si si le prénom existe) va trouver refuge dans un appartement où trois amies vivent avec un bébé en mettant l'argent gagné dans un pot commun. Jeunesse cabossée, sororité, mais aussi argent facile et tensions sont le quotidien de ces jeunes femmes. Le film est dur comme leur vie, mais cette joyeuse bande n'hésite pas à s'envoyer des punchlines bien senties. Héloïse Volle est une vraie révélation tant elle assume sa fragilité dans un premier temps pour s'affirmer ensuite. Le portrait d'une génération attachante. Vu en avant-première.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mars 2026
Ai vu « Les filles du ciel » de la réalisatrice belge, Bérangère McNeese qui signe là son premier film. Héloïse (Héloïse Volle) est mineure et fugue d’un foyer dans lequel elle est placée depuis quelques temps. Elle rencontre dans la rue, Mallorie l’extravertie (Shirel Nataf) qui lui propose de l’héberger dans l’appartement qu’elle partage avec deux autres copines Jenna (Yowa-Angélis Tshikaya) et Mona (Mona Bérard). Les failles de chacune donne de la force à la famille que ces 4 jeunes femmes paraissent avoir reconstituée… mais les apparences sont trompeuses. Peut être que j’attendais trop de ce film qui a du mal à se démarquer des excellents « Bande de filles » de Céline Sciamma, « Divines » de Houda Benyamina et de « Mustang » de Deniz Gamze Ergüven. Des invraisemblances de scénario déséquilibrent le film relativement dès le début. La mise en scène ne révolutionne pas le genre non plus. La grande force du film est son casting très efficace et homogène. Le propos s’il se veut souvent insolent (gratuitement) n’est jamais misérabiliste ni apitoyant. On ne saura jamais grand chose du passé des personnages qui s’illusionnent dans un présent au jour le jour et qui ne peuvent pas se projeter dans l’avenir, en cela le scénario est également assez frustrant. De plus le traitement scénaristique de ces 4 soeurs de galère est très inégal puisque le propos s’attarde principalement sur deux d’entre elles, au caractère trop à l’opposé l’une de l’autre, en suiveuse la timide Héloïse et en meneuse la tornade Mallorie. Rien d’indigne bien sûr mais un goût de déjà vu en beaucoup moins bien.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 novembre 2025
Il y a tout un tas d'éléments narratifs intéressants, au moins sur le papier, dans le premier long métrage de la Bruxelloise Bérangère McNeese, actrice et déjà réalisatrice de trois courts-métrages. Il y a aussi une belle énergie qui innerve l'ensemble du film et une sincère volonté d'apposer un regard franc et tendre, mais sans concessions, sur un mode de vie un peu marginal, fondé sur une sororité qui ne peut être sans failles. Le film est rude, voire abrupt, presque en continu, même s'il est traversé de moments de tendresse et d'espoir. L'idée n'était pas de rendre les héroïnes du récit sympathiques à tout prix, mais bien de montrer en quoi leur relation teste sans cesse sa solidité à l'épreuve des événements de la vie et d'un monde extérieur qui ne leur fait pas les yeux doux. Elles se sont réveillées en sœurs, mais le film ne s'intéresse pas de la même façon à chacune d'entre elles. C'est logique, pour éviter la dispersion, mais il y a comme un sentiment de frustration qui rôde, d'autant que la jeune femme qui a droit au plus d'attention n'est pas nécessairement celle qui semble avoir le plus de potentiel dramatique. Dans cette œuvre tendue, parfois un brin rugueuse, il manque peut-être davantage de romanesque, pour nous emporter et nous attacher davantage à ces filles du ciel, parfois trop terre-à-terre.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mars 2026
Les Filles du ciel s’inscrit dans une tradition du cinéma social français qui préfère observer plutôt que juger. Bérangère McNeese filme une jeunesse en tension, à la fois débrouillarde et vulnérable, en se plaçant au plus près de ses personnages. Héloïse (Héloïse Volle), figure centrale, incarne cette bascule fragile entre adolescence et entrée brutale dans un monde d’adultes déjà abîmé.

Le film repose sur un équilibre délicat. D’un côté, il met en avant une solidarité féminine sincère, presque vitale. Ce groupe de jeunes femmes devient un refuge, un espace où l’on se reconstruit, où l’on recrée une forme de famille en dehors des structures classiques. La présence de Mallorie (Shirel Nataf), Jenna (Yowa-Angélys Tshikaya) et Mona (Mona Berard) permet de donner différentes nuances à cette sororité, entre protection, autorité et fragilité.

Mais cette force collective n’est jamais idéalisée. La réalisatrice montre avec précision comment un groupe peut aussi devenir une contrainte. Les règles implicites, les loyautés et les mécanismes de défense peuvent peu à peu enfermer celles qu’ils étaient censés protéger. Cette tension traverse tout le film, sans jamais tomber dans une démonstration appuyée. Elle reste incarnée, vécue, parfois presque invisible.

Le regard porté sur les hommes participe à cette complexité. Le film refuse les oppositions simplistes. Il montre une défiance construite, compréhensible, mais il laisse aussi exister des figures d’ouverture, comme Mehdi (Bilel Chegrani). Ce personnage agit comme un point d’équilibre, une possibilité de relation différente, qui ne vient pas résoudre les tensions mais les déplacer.

L’un des éléments les plus marquants reste le lieu. Cet appartement au 8e étage devient un symbole fort. Il représente à la fois une élévation, un refuge hors du monde, et une forme de suspension. Ce n’est ni un paradis, ni un enfer, mais un entre-deux où tout peut basculer. Le film joue constamment sur cette ambiguïté, en laissant le spectateur naviguer entre attachement et malaise.

Porté par un casting très juste, avec une mention particulière pour Héloïse Volle, le film parvient à créer une proximité immédiate. Son jeu, à la fois fragile et intense, rappelle certaines figures du cinéma muet, où tout passe par le regard et la présence.

Au final, Les Filles du ciel propose une lecture nuancée de la sororité contemporaine. Ni manifeste, ni condamnation, le film avance sur une ligne de crête. Il rappelle que la reconstruction passe par les autres, mais qu’elle ne peut jamais se faire au prix de soi.


La réalisatrice Bérangère McNeese dévoile un film touchant, dans une solidarité entre femmes, une communauté équitable, solidaire et participative. La cinéaste arrive à nous montrer un film à hauteur d'une adolescente de tout juste 16 ans, l'enchaînement des galères, des tensions et des déceptions amoureuses.

Gros coup de cœur pour ce casting fort de talent : Héloïse Volle, Shirel Nataf, Yowa Angélys Tshikaya, Mona Berard.
Héloïse ressemble à ces actrices du muet et de l'expressionnisme allemand, telle Lilian Gish, venant contraster avec Shirel Nataf dans un jeu plus excentrique.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2026
Héloïse quitté son foyer de mineurs suite à une déception amoureuse, elle se retrouve hébergée dans une colocation de 3 filles, une sororité inclusive mais aussi exclusive.
Film tendre et quelques fois piquant sur la vie en marge, son utopie et sa réalité.
Du cinéma du réel, qui pourrait ressembler à du Dardenne. Mais en mieux.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2026
Ce premier long métrage de cette réalisatrice belge est très attachant et n’a aucun rapport avec l’aéronautique. Il s’agit là du parcours d’une jeune fille complètement désocialisée qui intègre une sorte de communauté de filles qui vivent ensemble en marge et qui partage tout. On suit donc avec intérêt l’intégration de cette jeune fille dans ce groupe avec des galères mais surtout avec une solide solidarité. Le film est très bien scénarisé et ces filles du ciel jouent merveilleusement bien leur rôle.

Bernard CORIC

(Film visionné au siège de Memento le 25/02/2026 à PARIS)
Flower 0478
Flower 0478

106 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2026
L'histoire est touchante on voit des filles se soutenir entre elle dans la galère les actrices jouent très bien.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2025
Qui est le film ?
Le premier long métrage de Bérangère McNeese, Les Filles du ciel, s’inscrit dans une tradition féminine et sororale du cinéma européen qui interroge la jeunesse non pas comme âge de la légèreté, mais comme espace de lutte, de réinvention et de résistance à la gravité sociale. Connue d’abord comme comédienne, McNeese déplace ici son regard devant la caméra pour filmer un groupe de jeunes femmes vivant au dernier étage d’un immeuble populaire, qu’elles surnomment “le ciel”. Dans cet espace suspendu entre ciel et terre, ces filles partagent une vie de débrouille, de fêtes, de solidarité et de heurts. En surface, le film promet un récit de sororité, d’émancipation et de survie : la chronique d’une jeunesse qui tente de réinventer le monde depuis un toit, au-dessus de la gravité sociale.

Que cherche-t-il à dire ?
Les Filles du ciel s’attache à un moment de vie où la liberté semble à portée de main mais où la chute guette à chaque instant. McNeese interroge la possibilité d’un refuge féminin dans un monde qui n’en laisse guère. Que peut une communauté quand tout l’environnement social (la précarité, les institutions, les hommes) menace de la dissoudre ? La tension principale du film tient dans cette oscillation entre l’utopie et la survie : les filles s’élèvent, rêvent, dansent, mais le sol les rattrape sans cesse. Ce “ciel” qu’elles habitent devient alors une métaphore de leur condition : un entre-deux fragile où s’invente une autre manière d’exister, mais où rien ne dure.

Par quels moyens ?
L’appartement du septième étage, « le ciel », est moins un décor qu’un principe : un territoire liminal, au-dessus du monde mais jamais hors de sa portée. McNeese en fait un microcosme communautaire où s’expérimente une autre grammaire du vivre-ensemble. La verticalité du lieu « monter au ciel », « redescendre sur terre » articule une métaphore des oscillations entre refuge et exposition, idéal et nécessité. Dans cette enclave suspendue, les filles instaurent des lois, des tabous, des rituels : ne pas mentir, ne pas coûter, ramener de quoi vivre. Ce code moral bricolé fait office de constitution d’un État miniature : l’ordre y est autogéré, la solidarité règle les échanges.

Mais cette utopie fragile, comme souvent au cinéma, ne peut durer. Ce qui fait sa beauté fait aussi sa précarité. Le « ciel » n’est pas un lieu de salut mais un espace d’essai, où s’éprouve la possibilité d’un monde alternatif.

L’un des grands mérites du film est d’éviter la vision idéalisée de la bande de filles. Ici, la solidarité n’exclut pas la jalousie, la fatigue, la rivalité. McNeese filme ces tensions avec justesse, en refusant le sentimentalisme. Pourtant, la dramaturgie peine à s’incarner : les conflits se résolvent souvent trop vite. Ce manque de friction dramatique empêche la communauté d’exister pleinement.

La meilleure idée du film réside peut-être dans sa manière de filmer la colère. Les filles crient, frappent, dansent, affrontent et esquivent. Cette énergie physique, parfois anarchique, donne au film une tension électrique. Mais elle reste souvent sans prolongement : la colère s’exprime, mais ne se transforme pas.

Le film déploie un discours sur le corps féminin qui s’inscrit dans une lignée post-#MeToo mais sans rhétorique explicite. Le corps est ici outil de survie, moyen de subsistance, mais aussi drapeau d’une souveraineté retrouvée.
Ces filles travaillent, dansent, séduisent, marchandent : elles font du corps un espace d’autonomie partielle, tout en sachant qu’il reste l’objet de pouvoir. McNeese filme ces gestes sans jugement, sans pathos, avec une lucidité sensorielle. Le corps n’est ni sacralisé ni sali : il est simplement mis au travail par le réel et par la nécessité de s’en sortir. Pourtant, le film, trop soucieux de ne pas “objectiver”, finit parfois par désincarner. Le corps y est filmé avec respect, mais pas toujours avec regard.

Le personnage d’Héloïse, outsider qui découvre le groupe, sert de relais au spectateur. Par elle, McNeese met en place un double regard : dedans et dehors. Mais cette position d’observatrice reste trop neutre pour produire un vrai déplacement. Elle observe plus qu’elle ne s’éprouve.

Les Filles du ciel hérite à la fois du réalisme social belge et d’un certain lyrisme sensoriel à la Andrea Arnold ou Varda. McNeese filme la débrouille comme un art de vivre : une économie du peu, où la ruse et la solidarité remplacent les moyens. Ce cinéma du bricolage résonne jusque dans la mise en scène : lumière naturelle, rythme heurté, dialogues spontanés, direction d’actrices axée sur la sincérité plutôt que la virtuosité. L’économie de production devient ici poétique : le manque se convertit en liberté formelle. Cependant, le naturalisme ne devient pas toujours style : il se contente de constater.

McNeese inscrit son récit sous le signe de la gravité. Ces filles qui veulent “monter” finiront forcément par tomber. Cette figure d’Icare, discrète mais insistante, donne au film une dimension symbolique séduisante. Mais le film y perd une part de chair : il illustre plus qu’il ne raconte.

Où me situer ?
Je regarde Les Filles du ciel avec admiration pour son geste et réserve pour sa forme. J’aime son énergie, sa sincérité, sa foi dans les filles qu’il filme. Je sens chez Bérangère McNeese un regard juste, une écoute rare, un vrai désir de cinéma. Mais je regrette qu’elle reste trop souvent à la surface de ce qu’elle a mis en place. Son dispositif (beau, exigeant, cohérent) manque parfois d’embrasement. C’est un film de promesse plus que d’accomplissement : chaque idée semble attendre d’être poussée un peu plus loin,. On sent ce que le film veut dire, mais on aimerait qu’il ose davantage se salir, se contredire, se perdre.

Quelle lecture en tirer ?
Les Filles du ciel est un film d’apprentissage collectif, un conte social traversé de lumière et de sueur, où l’utopie féminine se frotte au réel sans s’y dissoudre. McNeese signe un cinéma de la hauteur fragile : ni militant ni naïf, mais profondément incarné, attentif à ce que les corps savent avant les mots.
Noël C
Noël C

18 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2026
Une belle surprise, ce film sur le passage de la marginalité et de l’adolescence vers l’émancipation et l’âge adulte dans un univers très touchant de sororité pleine d’éclats, de cris et d’adversités, sans jamais tomber dans le glauque, ni les stereotypes. Et cela se passe en Belgique, où les espaces de liberté semble plus présents qu’en France !
Anne CC
Anne CC

14 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2026
Bravo aux 4 actrices ! 4 portraits de jeunes femmes attachantes, débrouillardes et pleines de vie, face à la société, aux difficultés de la vie, aux hommes et qui trouvent refuge dans leur appartement !

1er long métrage de la réalisatrice, un film plaisant, parfois rude, sur la précarité, sur une famille recomposée singulière, sur la reconstruction et surtout sur la solidarité et l’amitié !
Belle solidarité féminine ! À voir
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mars 2026
Une énergie et une volonté de s'en sortir de la part de ce groupe de filles certes présentes dans le film mais sans grande originalité
Sandy S
Sandy S

47 abonnés 13 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 avril 2026
Attention à ne pas trop se fier aux critiques spectateurs d’Allocine. Ceux qui ont aimé n’ont en général qu’une critique, créée spécialement pour remonter la note du film.

Pour ma part, on est dans le film « militante féministe » très simplet et dans l’air du temps. Rien de bien transcendant.
Jean-Luc Macé
Jean-Luc Macé

18 abonnés 77 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2026
Très bon jeu d'actrices mais scénario convenu ! Dommage, l'idée était intéressante. Peut mieux faire...
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

12 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 avril 2026
Une fugue. La rencontre d'un appart, de trois filles et d'un bébé. Maintenant se débrouiller avec le soutien des sœurs. Mais la sororité n'est pas tout le temps douce! Comme la vie, rien n' est simple. C'est un bon premier film qui explore le passage de l'enfance à l'adulte par le prisme d'une jeune ado en marge qui subit, dont les choix et les envies sont niés par omission ou autorité. C'est efficace, parfois forcé mais ça reste une vision assumée et positive finalement
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