1684 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
186 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
66 critiques
3
49 critiques
2
37 critiques
1
8 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Yann B
47 abonnés
75 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 19 mai 2026
Ce film ne m’a pas captivé. J’ai trouvé la mise en scène étouffante avec un abus de cadrages en gros plan et de dialogues cérébraux, noyés sous des paroles superflues. Au final, c'est un copier-coller plutôt prétentieux du très bon film « Valeur sentimentale ».
Présenté en CO à Cannes 2026 ( au moment où j' écris ces quelques lignes, j' ignore s'il obtiendra un prix ), " El ser querido " s'inscrit plutôt dans la veine intimiste que Rodrigo Sorogoyen avait déjà abordé avec son " Madre " ( seul opus du réalisateur que je n' avais pas aimé).
Malheureusement si le point de départ est passionnant ( un cinéaste qui a abandonné sa fille il y a treize ans, lui propose le rôle principal dans son prochain film ) à l'écran le rendu final l'est nettement moins.
On reconnaîtra un vague cousinage avec " valeur sentimentale" grand prix ( cannes 2025 ), mais le film du Norvégien Joachim Trier était très largement plus réussi.
Blessure émotionnelle d'abandon, de perte et vraisemblablement carence affective laissé comme un trou béant dans l'âme de sa fille.
Mais aussi problème de paternité, exposé trop en surface, ou la part de narcissisme n' est sans doute pas bien loin, dans cet artiste de renom dont la surface sociale cache un vide de substance humaine, d'empathie et de valeur tout simplement.
Les dialogues sont la plupart du temps beaucoup trop superficiels ( la seconde partie est toutefois meilleure que la première ), de nombreuses scènes sont presque totalement dépourvues d'intérêt, dans cet opus qui devient trop long par la difficulté qu'éprouve le cinéaste à transmettre des émotions.
Il reste la prestation de Javier Bardem, acteur de premier ordre, formidable comme toujours qui domine l'ensemble de la distribution.
Finalement Sorogoyen éprouve autant de difficulté à traiter son sujet, que son personnage principal, accompli au plan professionnel, mais impuissant au plan émotionnel, montre son incapacité à demander pardon, à s'expliquer clairement, à prendre sa fille dans ses bras et lui dire qu'il l'aime ! Ça se laisse voir, mais pas beaucoup plus !
Le cinéma dans le cinéma comme les coulisses d’un tournage avec en surimpression les relations entre un père metteur en scène et sa fille actrice. On a déjà vu mais tout réside dans la maîtrise du metteur en scène et de son double : un très grand Javier Bardem. Trop tard pour un oscar mais just in time pour Cannes.
On se réjouit de retrouver Javier Bardem (en très gros plans) .. mais le film est plombant dans le traitement de ce face à face interminable père fille .. plus étouffant qu’émouvant. Quelques passages sur les difficultés d’un tournage mais qui rajoutent à l’ennui de cette tentative de réconciliation familiale
L’ÊTRE AIMÉ de Rodrigo Sorogoyen est le genre de film qui se regarde lui-même avec une admiration presque narcissique. Pendant plus de deux heures, on suit… un tournage de film déjà profondément ennuyeux. Le résultat est un long exercice d’auto-contemplation où il ne se passe finalement pas grand-chose.
La mise en scène multiplie les effets de style : noir et blanc, couleur, pellicule, numérique, format CinémaScope, puis 4:3. Sur le papier, cela pourrait avoir du sens. À l’écran, cela ressemble surtout à une démonstration technique gratuite, qui n’apporte rien à un propos déjà très faible. Le film change de forme sans jamais gagner en substance.
On sent la volonté de proposer une réflexion sur le cinéma, la mémoire et les relations humaines, mais le tout reste froid, prétentieux et terriblement soporifique.
La mise en scène est excellente, la montée en tension et le malaise des personnages sont virtusoses même si certains effets n'étaient pas nécessaires. Le récit est passionnant et captivant mais il est dommage qu'on reste souvent dans le point de vue (néanmoins subtil) du père. L'ensemble reste remarquable.
Saoulé pendant 2 heures de gros plans, entrecoupés de mouvements de caméra erratiques à donner la nausée.. même les quelques paysages de Fuerteventura sont très mal filmés. C'est par moment pathétique et presque ridicule, aucun vrai sentiment ne ressort, tout est bidon.
Treize ans de silence entre un père et sa fille, et Sorogoyen les condense en vingt minutes de restaurant, champ-contrechamp au bord de l'implosion. Ce prologue seul vaut le déplacement. Esteban, cinéaste célèbre et père absent, offre à Emilia le rôle principal de son nouveau film, quelque part entre réconciliation et manipulation. Sorogoyen délaisse les tensions électriques de "As Bestas" pour un cinéma plus intérieur, qui interroge la masculinité et le pouvoir de l'image sans jamais asséner son propos. Le sens de l'ellipse fait le reste. Javier Bardem, brut et contenu, donne à voir un homme immense qui rétrécit. Du grand cinéma.
Pouvant faire écho à un certain «Valeur Sentimentale» de par le lien implicite qu'il tisse entre la réalité et la fiction, le talentueux Rodrigo Sorogoyen (Que Dios nos perdone, El Reino, As Bestas) nous dépeint les retrouvailles d'une actrice et de son père cinéaste, qui l'a engagé pour interpréter l'un des rôles principaux de son nouveau film.
Dans ce décor aride dans lequel a lieu le tournage, le récit d'une tentative de réconciliation bien difficile entre deux "inconnus" (l'un pour l'autre), deux êtres fragilisés par le passé et l'absence, deux regards qui peinent à s'aligner, à se trouver.
Deux personnages joués avec beaucoup de talent par Javier Bardem et Victoria Luengo (découverte pour ma part dans la mini-série «Antidisturbios», créée par Sorogoyen), parvenant à faire passer beaucoup de choses, dans leurs mots comme dans leurs silences. Des personnages souvent sur le fil, à l'intérieur d'un film où la vie privée prend l’ascendant sur la vie professionnelle, et où la présence du passé ramène à la vie certains démons du passé (à l'image spoiler: de cette séquence de repas que l'on tourne encore et encore, au désespoir de toute l'équipe présente. Et se faisant le reflet de cette question pour le moins absurde : doit-on malmener ses comédiens pour obtenir le "meilleur" d'eux-mêmes à l'écran ? ).
Pour illustrer cette confusion entre le réel et la mise en scène, Sorogoyen joue avec les codes du cinéma (qu'ils soient visuels comme sonores, ou encore musicaux) avec une maîtrise certaine, même si je peux m'interroger sur le sens de certains changements de ratio ou basculements en noir et blanc au cours du récit, pouvant flirter avec un certain maniérisme un peu gratuit.
Une œuvre qualitative et à taille humaine, intéressante de par ce qu'elle nous raconte, et encore plus de par la manière dont elle nous la raconte, mais qui étrangement ne m'a pas autant embarqué, remué que j'aurai pu le penser. Peut-être parce le film s'est déroulé comme je pensais qu'il allait se dérouler. Peut-être parce qu'il m'a manqué un peu d'inattendu, de déséquilibre plus marqué. Peut-être parce que j'aurai voulu un peu plus ressentir ce côté "palpable" dans les rapports humains, entre conflits et réparation, entre rejet et bienveillance.
Mais malgré cela, une histoire de cinéma, de sentiments et de masques bien faite et très bien interprétée, et à découvrir en salle bien entendu.
Un film flou mais très immersif, dans une relation qui aurait dû rester privée.
Je l’ai trouvé très intense, mais à la fois très lent, avec une scène d’ouverture où tout s’explique en vingt minutes. Après celle-ci, le film se déroule de manière simple, ce qui le rend facilement compréhensible, mais son visionnage reste éprouvant, avec des séquences difficiles à regarder.
Bref, un film très complexe, parfois un peu flou, avec des changements de colorimétrie, de format, ou même des mouvements de caméra pas toujours justifiés, ou tout simplement que je n’ai pas compris.
Après les très bons El Reino, Madre et As Bestas, Rodrigo Sorogoyen nous gratifie d’un quasi-chef d’œuvre avec une double histoire, celle du tournage d’un film ambitieux par un réalisateur célèbre et tout puissant interprété par un Javier Bardem très convaincant et celle de la rencontre entre un père qui revient en Espagne (le même Bardem) après 13 ans à Hollywood, et sa fille. Interprétée par une Victoria Luengo admirable, Emilia exprime avec une intensité parfaitement juste les espoirs et les désillusions de cette rencontre avec son père disparu. La qualité technique du film - impressionnante scène d’ouverture - laisse cependant toute sa place à l’émotion activée tant par les magnifiques dialogues, un scénario intelligent et une direction d’acteurs au sommet. Le palmarès de Cannes ne devrait pas oublier de primer ce film.