1723 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
190 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
67 critiques
3
51 critiques
2
38 critiques
1
8 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Emanuel D.
4 abonnés
33 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 20 mai 2026
Même si je ne suis pas vraiment convaincu par le parti pris esthétique du changement de pellicule et de format et par les passages en noir et blanc, venant appuyer de manière didactique l'idée du "film dans le film qui se filme" et même si on n'est pas dans la même puissance que son précédent et excellent film As Bestas, force est de constater que le réalisateur nous livre-là un grand film, tout en tension et en subtilités, avec cet art bien particulier qu'il a de filmer la violence du masculin...on est sur une ligne de tension perpétuelle entre la douceur et la violence, l'amour et la cruauté, notions et sentiments qu'il fait entrechoquer avec intelligence...Bardem mérite amplement et sans tergiverser un premier prix pour ce rôle de réalisateur stalinien et stakhanoviste...le réalisateur ne lâche pas d'une semelle les visages qu'il "plaque" dans leur émotions et leur larmes, comme un entomologiste plaquerait des papillons dans un carnet de verre...des scènes durent 30s et il ne se passe rien mais il se passe tout dans la tête du personnage...comme dans As Bestas, les personnages féminin sont littéralement écrasés par la violence de l'homme quand il ne sait pas quoi faire de ses sentiments, comment les dompter, comment les dire...Bardem est juste BLUFFANT....clap clap...ps : s'il n'y avait pas ce parti pris esthétique de Sorogoyen j'aurai mis 5 étoiles....
Le manque du père, le manque de sa fille qui se retrouvent grâce à l’initiative du père réalisateur qui l’engage sur son film. Tout pourrait aller vers la réconciliation, le pardon, des êtres aimés…. Mais non. C’est impossible de changer. Un film tourne tout près des visages, avec des instants fugaces en noir et blanc. Javier Bardem superbe dans ce rôle.
Le cinéma filme le cinéma et ce n est pas nouveau: ici c est un peu longuet et sans originalite si ce n est la relation pere fille essentielle puisqu'elle donne le titre au film. Sans grand intérêt donc hormis l interprétation des deux acteurs principaux.
Quand un film parle de cinéma, je pars souvent avec un excellent a priori, et Rodrigo Sorogoyen confirme une nouvelle fois la règle avec *L'Être aimé*. Ce drame captivant nous plonge dans les coulisses ultra-réalistes d’un tournage espagnol où un réalisateur (interprété par un Javier Bardem impérial et magnifiquement complexe) dirige sa propre fille. La mise en abîme est totale, riche et d’une justesse rare. Visuellement, Sorogoyen se montre particulièrement généreux – peut-être un poil trop démonstratif en alternant les angles, les objectifs, le noir et blanc et la couleur –, mais la proposition est tellement somptueuse qu'on se résout à juste en profiter, jusqu’à sourire bêtement face à beauté et la justesse de certaines séquences. Une œuvre marquante, portée par un Bardem au sommet de son charisme. À voir absolument.
Ce film ne m’a pas captivé. J’ai trouvé la mise en scène étouffante avec un abus de cadrages en gros plan et de dialogues cérébraux, noyés sous des paroles superflues. Au final, c'est un copier-coller plutôt prétentieux du très bon film « Valeur sentimentale ».
Présenté en CO à Cannes 2026 ( au moment où j' écris ces quelques lignes, j' ignore s'il obtiendra un prix ), " El ser querido " s'inscrit plutôt dans la veine intimiste que Rodrigo Sorogoyen avait déjà abordé avec son " Madre " ( seul opus du réalisateur que je n' avais pas aimé).
Malheureusement si le point de départ est passionnant ( un cinéaste qui a abandonné sa fille il y a treize ans, lui propose le rôle principal dans son prochain film ) à l'écran le rendu final l'est nettement moins.
On reconnaîtra un vague cousinage avec " valeur sentimentale" grand prix ( cannes 2025 ), mais le film du Norvégien Joachim Trier était très largement plus réussi.
Blessure émotionnelle d'abandon, de perte et vraisemblablement carence affective laissé comme un trou béant dans l'âme de sa fille.
Mais aussi problème de paternité, exposé trop en surface, ou la part de narcissisme n' est sans doute pas bien loin, dans cet artiste de renom dont la surface sociale cache un vide de substance humaine, d'empathie et de valeur tout simplement.
Les dialogues sont la plupart du temps beaucoup trop superficiels ( la seconde partie est toutefois meilleure que la première ), de nombreuses scènes sont presque totalement dépourvues d'intérêt, dans cet opus qui devient trop long par la difficulté qu'éprouve le cinéaste à transmettre des émotions.
Il reste la prestation de Javier Bardem, acteur de premier ordre, formidable comme toujours qui domine l'ensemble de la distribution.
Finalement Sorogoyen éprouve autant de difficulté à traiter son sujet, que son personnage principal, accompli au plan professionnel, mais impuissant au plan émotionnel, montre son incapacité à demander pardon, à s'expliquer clairement, à prendre sa fille dans ses bras et lui dire qu'il l'aime ! Ça se laisse voir, mais pas beaucoup plus !
Le cinéma dans le cinéma comme les coulisses d’un tournage avec en surimpression les relations entre un père metteur en scène et sa fille actrice. On a déjà vu mais tout réside dans la maîtrise du metteur en scène et de son double : un très grand Javier Bardem. Trop tard pour un oscar mais just in time pour Cannes.
On se réjouit de retrouver Javier Bardem (en très gros plans) .. mais le film est plombant dans le traitement de ce face à face interminable père fille .. plus étouffant qu’émouvant. Quelques passages sur les difficultés d’un tournage mais qui rajoutent à l’ennui de cette tentative de réconciliation familiale
L’ÊTRE AIMÉ de Rodrigo Sorogoyen est le genre de film qui se regarde lui-même avec une admiration presque narcissique. Pendant plus de deux heures, on suit… un tournage de film déjà profondément ennuyeux. Le résultat est un long exercice d’auto-contemplation où il ne se passe finalement pas grand-chose.
La mise en scène multiplie les effets de style : noir et blanc, couleur, pellicule, numérique, format CinémaScope, puis 4:3. Sur le papier, cela pourrait avoir du sens. À l’écran, cela ressemble surtout à une démonstration technique gratuite, qui n’apporte rien à un propos déjà très faible. Le film change de forme sans jamais gagner en substance.
On sent la volonté de proposer une réflexion sur le cinéma, la mémoire et les relations humaines, mais le tout reste froid, prétentieux et terriblement soporifique.
La mise en scène est excellente, la montée en tension et le malaise des personnages sont virtusoses même si certains effets n'étaient pas nécessaires. Le récit est passionnant et captivant mais il est dommage qu'on reste souvent dans le point de vue (néanmoins subtil) du père. L'ensemble reste remarquable.
Saoulé pendant 2 heures de gros plans, entrecoupés de mouvements de caméra erratiques à donner la nausée.. même les quelques paysages de Fuerteventura sont très mal filmés. C'est par moment pathétique et presque ridicule, aucun vrai sentiment ne ressort, tout est bidon.
Treize ans de silence entre un père et sa fille, et Sorogoyen les condense en vingt minutes de restaurant, champ-contrechamp au bord de l'implosion. Ce prologue seul vaut le déplacement. Esteban, cinéaste célèbre et père absent, offre à Emilia le rôle principal de son nouveau film, quelque part entre réconciliation et manipulation. Sorogoyen délaisse les tensions électriques de "As Bestas" pour un cinéma plus intérieur, qui interroge la masculinité et le pouvoir de l'image sans jamais asséner son propos. Le sens de l'ellipse fait le reste. Javier Bardem, brut et contenu, donne à voir un homme immense qui rétrécit. Du grand cinéma.