Le projet Plus forts que le diable est né du désir personnel de Manuel Molina de revoir Le ciel est à nous, le premier long métrage de Graham Guit, découvert il y a près de vingt-cinq ans sur la chaîne américaine Sundance. Le film étant devenu introuvable, il contacte le réalisateur via les réseaux sociaux afin d’en obtenir une copie. Celui-ci lui répond en lui envoyant non pas le film, mais son nouveau scénario, inscrit dans la continuité artistique de ses deux premiers longs métrages. Une rencontre à Paris donnera rapidement naissance au projet.
Plus forts que le diable a été présenté lors de l’édition 2025 du Festival du nouveau cinéma qui se tient chaque année à Montréal, au Canada. En France, il a été sélectionné lors de l’édition 2026 du Festival Premiers Plans d’Angers.
Cela faisait dix-sept ans, depuis la sortie de son dernier long-métrage Hello Goodbye (2008), que le réalisateur Graham Guit n’avait pas réalisé de film.
Plus forts que le diable marque la troisième collaboration entre Graham Guit et Melvil Poupaud après Le Ciel est à nous (1997) et Les kidnappeurs (1998).
Le réalisateur dirige pour la troisième fois son fils, Harpo Guit, après Le Ciel est à nous (1997) et Le Pacte du silence (2003). Ce dernier, également réalisateur avec son frère, Lenny Guit, a quant à lui dirigé son père dans le court-métrage Nathalie vous nique tous (2016) et le long-métrage Aimer perdre (2024).
Pour Plus forts que le diable, Graham Guit s’est inspiré de différents cinéaste parmi lesquels Jean-Pierre Melville, Martin Scorsese, les Frères Coen ou encore les Frères Safdie.
Le film se déroule sur une semaine et est découpé suivant les différents jours. À l’origine, ce n’était pas prévu par Graham Guit et cela s’est décidé au montage, de manière à structurer le récit qui allait vite. Le réalisateur s’est notamment inspiré de The Insider de Steven Soderbergh (2025), qui utilisait le même procédé.
Avec Plus forts que le diable, Graham Guit souhaitait parler de la relation au père. Le sien était photographe de plateau sur son premier long-métrage, Le Ciel est à nous (1997). Comme le personnage qu’interprète Melvil Poupaud dans le film, c’était un homme qui pouvait être un peu difficile mais qui était cependant un vrai personnage, avec du vécu. Il y a donc une part un peu autobiographique dans ce nouveau projet du cinéaste.