Ce film est présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025.
Pour créer le personnage de Fuki, cette jeune fille en CM2, Chie Hayakawa dit avoir puisé dans ses propres émotions d’enfance, entre "une peur diffuse, la culpabilité, le refuge dans l’imaginaire, l’émerveillement candide face à un tableau…" En outre, elle a voulu s’adresser à toutes ces filles qui se sentent seules dans leur famille, comme elle.
La réalisatrice a choisi l’année 1987 parce qu’elle avait l’âge de la petite fille du film cette année-là. Mais c’est aussi et surtout parce que le Japon était à son apogée économique, où les entreprises investissaient énormément et la population avait un très fort pouvoir d’achat, avant le déclin de ce modèle économique.
C’est la maternité (elle est maman de deux enfants) qui a provoqué un déclic dans la tête de Chie Hayakawa pour marcher sur les traces de son passé et écrire Renoir.
Le choix du titre vient de la fascination de Chie Hayakawa pour le tableau La Petite Irène de Renoir, au point que son père lui en a offert une reproduction quand elle était petite. Une anecdote qu’elle a d’ailleurs incorporée dans son film.
Pour son film, la réalisatrice s’est entourée à nouveau de collaborateurs internationaux rencontrés sur son précédent long-métrage, Plan 75, comme le directeur de la photographie Hideho Urata, basé à Singapour, la monteuse Anne Klotz et le musicien Rémi Boubal, qui sont tous les deux basés à Paris.
Yui Suzuki, qui interprète le rôle de Fuki Okita, marque ses premiers pas sur le grand écran, après avoir été remarquée dans le moyen métrage Touch de Kyosuke Takada en 2023.
Lily Franky, qui joue dans Renoir, est également l’un des acteurs phares de Kore-eda, avec qui il a tourné dans Tel père, tel fils (2013), Après la tempête (2016) et Une affaire de famille (2018).