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tuco-ramirez
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3,0
Publiée le 23 juin 2025
Julie, jeune espoir du tennis belge, toute proche du graal, rejoindre l’équipe nationale ; lorsque son entraineur est mis à l’écart suite au suicide d’une joueuse, elle décide de se taire. « Slalom » traitait aussi de l’emprise d’un entraineur sur son athlète, avec les fabuleux Jeremy Rénier et Noée Abita. Ce film mettait au cœur du dispositif le prédateur et ses stratégies. Là, Leonardo Van Djil, pour son premier long, primé à la semaine de la critique cannoise de 2024, nous place juste après les faits pour assister au mutisme du sportif. Mutisme pourquoi ? Par culpabilité, pour défendre sa place en équipe nationale et ne pas faire de vague, par loyauté,… ? On ne le saura jamais même arrivé au terme du film ; et pourtant le sujet du film est la libération de la parole. Tout comme, le mystère autour de cette emprise, de quoi s’agit-il ? Abus sexuels, maltraitance mentale, emprise psychologique,…? Beaucoup trop de question sans réponse pour un film qui à trop vouloir éviter le pathos en montrant trop ; choisi d’alléger tellement son propos en éludant avec force de nombreux détails qu’il finit par ne pas nous faire comprendre ce qu’il cherche à dénoncer. Produit par les Dardenne, le jeune metteur en scène colle au plus près de son actrice, Tessa Van den Broeck, qu’il nous montre la moitié du temps en train de s’entrainer. Que c’est long, surtout que dans son casting amateur, le jeune fille est très probablement meilleure au tennis qu’à la comédie. Ce film parvient malgré tout à créer une atmosphère étouffante autour de ce silence. Il a le mérite aussi de tenter de décortiquer les méfaits et les mécanismes de l’emprise dans le milieu sportif, milieu dans lequel les jeunes sont très vulnérables à ce type de comportement. Même si c’est parfois barbant comme un match de fond de court, Leomardo Van Djil observe et restitue élégamment les non-dits. Pas indispensable.
De par son titre, Julie se tait est forcément un film de non-dit qui, à l'instar de Juste la fin du monde ou Aftersun, donne l'impression que l'essentiel se trouve hors-champs, entre les images. Je comprends et respecte cette intention, mais ce n'est vraiment pas mon truc.
Une jeune joueuse de tennis avec des espoirs de carrière avec tout ce que cela implique comme effort. On se demande où va le film, on pourrait croire être en face d'une fiction documentaire sur l'âpreté de cet apprentissage. Puis le climat devient plus pesant sans que l'on sache vraiment pourquoi. Jusqu'aux réponses de l'origine de ce climat.
Julie Zwijgt suit l’intériorisation d’un spoiler: traumatisme que le travail quotidien du corps, tennis oblige, ne parvient pourtant pas à exprimer. Ce paradoxe, à l’échelle de l’individu, se déplace à l’échelle du club et, plus généralement, de la société dans son ensemble : les règles de conduite demeurent confuses puisqu’elles contraignent les élèves à des entretiens alors même que les spoiler: motifs précis ayant conduit à la mise à pied de l’entraîneur ne sont pas abordés , que le personnel administratif et encadrant n’affirme jamais sa position vis-à-vis de cette situation. Le silence de Julie, que son entourage ne cesse de lui reprocher, concentre une spoiler: omerta qui culpabilise la victime . Pour traduire cette détresse solitaire, le réalisateur choisit d’enfermer son actrice principale dans des plans où le partenaire de jeu, l’adversaire ou l’entraîneur n’apparaissent pas ou en toile de fond : nous avons l’impression que le retour de balle s’effectue par rebond sur un mur invisible, contre les parois d’une cellule d’autant plus singulière qu’elle semble ouverte sur l’extérieur – en témoigne la récurrence des séquences filmées dehors. De même, le spectateur reste à l’écart, dans une distance avec les situations traversées, si bien qu’il ne se sent que peu concerné par l’appel à l’aide silencieux de Julie. Autrement dit, le dispositif de réalisation, pertinent, dessert quelque peu la puissance d’une œuvre trop maîtrisée et qui, par excès de technique, délaisse sa réception auprès du public.
Après le suicide d'une partenaire de club, Julie, jeune tenniswoman brillante se mure dans le silence quand son ancien entraîneur est mis à pied. Julie se tait et l'on a envie de lui tirer les vers du nez pour savoir ce qu'elle cache ou celui qu'elle protège. Ce film évoque l'omerta qui entoure ces adolescentes en quête de repère. Les amateurs de tennis seront servis avec des scènes d'entraînement interminables. Malgré tout, la jeune Tessa Van den Broeck impressionne par sa maturité et sa détermination sportive. L'ensemble laisse un goût d'inachevé comme annonçé par le titre. Intéressant tout de même de plonger dans cet univers.
Co-produit par les frères Dardenne, Julie se tait montre le quotidien des ados en sport études, fait de cours, parfois interrompus par des séances de kiné, mais aussi de longues heures passées sur les terrains à s’entraîner, à faire des gammes, à répéter les gestes pour être le plus performant possible le dimanche lors des compétitions.
Dans une forme souvent proche du documentaire, filmant au plus près les regards, les attitudes, les silences et les non-dits, le réalisateur belge propose une mise en scène extrêmement soignée, avec un travail sur le cadre très précis, montrant ses personnages principalement dans des plans fixes, usant de subtils jeux d’ombres et de lumières pour évoquer les violences et la pression psychologique que peuvent ressentir les adolescents dans le monde du sport de haut niveau. On appréciera également la musique entêtante de Caroline Shaw qui vient accompagner les images dans une forme d’épure stylistique privilégiant le cadre et les sons ces plutôt que les longs dialogues.
Dommage que le film soit, par moment, un peu trop ombrageux, et ne donne pas plus de clés au spectateur, notamment sur la relation d’emprise entre Julie et son ancien entraîneur. Malgré tout, on appréciera la maîtrise et la manière avec laquelle le réalisateur ausculte la vie de cette adolescente qui, malgré les tourments psychologiques, semble s’accrocher à son sport comme à une bouée.
Julie est une jeune espoir talentueuse du tennis belge. Son entraîneur est suspendu suite au suicide d’une de ses anciennes élèves. Alors que les membres du club sont invités à s’exprimer, Julie préfère garder le silence. Dans un film, lourd de silence, le spectateur assiste au processus interne d’une victime, qui accepte de se détacher du joug de son bourreau. C’est brillant, glaçant, bouleversant.
Vu en Belgique. Le film suit une jeune joueuse de tennis promise à un avenir sportif brillant mais soumise à un dilemne qui la ronge : doit-elle ou non dénoncer son entraîneur qui a eu, envers elle, des gestes déplacés ? Déjà vu et/ou lu parmi les flots d'œuvres post #metoo. Ce n'est pas la meilleure !
Bravo à Leonardo Van Dijl et ses acteurs ! J’ai pu voir le film en avant-première dans le cadre du festival « La grande révolte » à saint-André-des-Arts. Un film juste, sensible, pudique qui fait l’effet d’un uppercut. Tout est dit dans les silences de Julie. On perçoit parfaitement la difficulté et l’horreur d’un enfant, victime d’abus sexuels par par son coach sportif, à libérer la parole. Le constat est sévère : seuls 3% des plaintes pour viol sur mineurs aboutissent à une condamnation. Les 97% restant ne sont pas entendus ou crus. L’association Rebond, qui lutte contre les violences faites tes aux mineurs dans le sport, était présente au débat qui a suivi avec Médiapart. Bravo aussi à cette équipe qui fait un travail formidable pour prévenir, sensibiliser, agir.
Vu dans le cadre du festival nancy le livre sur la place. J’en avais entendu parler suite à sa projection au festival de cannes et je tenais absolument à le voir parce que le sujet m intéressait et je n ai pas été déçue.
Film presque documentaire qui dévoile lentement et progressivement au spectateur les signaux non verbaux de la situation vécue par Julie. Film à la fois lourd et subtil avec cependant une bienveillance quasi unanime de l entourage de Julie qui parait moins crédible !
Julie est promise à une brillante carrière de sportive de haut niveau, au tennis. Elle s’entraîne pour devenir Junior pro en Belgique. Lorsqu’Aline, une autre joueuse prometteuse du club se suicide, l’entraîneur, Jérémy, est mis à pied. Il y a enquête. Julie se tait.
Elle tente de comprendre pourquoi Jérémy est suspendu. Malgré un échange équivoque entre eux (« Julie, quand tu m’as demandé d’arrêter, j’ai arrêté »), Julie se mure dans le déni et se concentre sur les sélections de la BTF et sur ses cours. Lorsqu’un nouvel entraîneur est nommé, elle prend ses distances et fixe des limites radicales avec lui. Ni ses parents, ni les dirigeants du club, ni ses professeurs, ni ce nouvel entraîneur, ni ses amis ne la pressent. Aux questions qui lui sont posées, Julie répond par le silence. L’enquête progresse, Jérémy est nommé dans un autre club. Julie frémit. Prête à parler ?
Les personnages sont interprétés par des sportifs qui ne sont pas acteurs, ce qui donne au film une atmosphère plus réaliste que fictionnelle, plus testimoniale que dramatique et implicante. Comme si Julie nous avait signé une procuration pour vivre sa vie. Le film est distancié et taiseux. C’est Julie et elle seule qui impose le rythme au gré de sa prise de conscience, c’est elle qui fait progresser la situation, c’est elle qui sait.
Julie fait preuve d’un mental en acier : à coup sûr, celui d’une championne. Mais qu'a-t-elle fait des vaisseaux de son coeur ? Cette étape de sa vie est comme le film : dépourvue d’émotions, sans chaleur. Julie trace, son cœur ne s’emballe pas, ni le nôtre. La liste des producteurs et coproducteurs est longue. On y retrouve le réalisateur, Florian Zeller (?) et les frères Dardenne.
- Cette une façon différente de traiter le sujet des agression dans le sport. les plans dans l’obscurité ou a contre jour se lien avec les émotion de Julie par rapport a Jérémy
accessibilité : il est sous titré pendant tous le film meme les passage en français
Je suis mitigée concernant ce film. Tout le long, on subit les silences, les suppositions, les non-dits.. Jusqu'à la fin, on s'attend à comprendre l'origine de l'emprise et à nuancer les agissements de l'entraîneur Jérémy envers ses éleves de tennis, encore adolescentes, sans jamais avoir des vraies réponses.. Les faits : une élève s'est suicidée et le coach a été éloigné du collège pendant l'enquête. Julie, a défaut de savoir gérer la nouvelle tragique, a été incapable de dire quoi que ce soit à son sujet, même si elle était proche de ce dernier. Trop proche ? On ne saura jamais. C'est répétitif, long par moments, froid.
Un film sur l'emprise d'un entraîneur sur une joueuse de tennis ou plutôt sur l'après, sur la lente libération de la parole. Le film vaut pour l'ambiance lourde créée, en ne lâchant jamais l'actrise principale (belle performance). Néanmoins, "Julie se tait" est plombé par la faiblesse de l'écriture et de la dramarturgie, d'une fin qui se devine (la force qui devient une faiblesse est de ne jamais dire le contenu de l'emprise coach / joueuse) et par beaucoup de scènes bien moins profondes (tout les acteurs ne sont pas convainquants).