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3,0
Publiée le 8 septembre 2025
Avec Downton Abbey 3 : Le Grand Final, Julian Fellowes et Simon Curtis signent une conclusion élégante et cohérente. Le film reste fidèle à l’univers de la série, en mêlant intrigues intimes et bouleversements sociaux. Mary, fragilisée par son divorce, incarne la transition d’une génération qui doit assumer l’avenir du domaine, tandis que Robert comprend qu’il est temps de passer le flambeau. Le récit met en scène la chute progressive de la noblesse et l’émergence de nouveaux bourgeois, le tout dans un rythme feutré et théâtral, où chaque apparition mondaine devient une pièce jouée au détriment du vrai. Ascot, le bal Petersfield et la Foire régionale illustrent cette mise en scène des classes, opposée à l’authenticité populaire. Un film pensé pour les fans, hommage vibrant à Maggie Smith et chant du cygne d’une saga désormais culte.
Quelle belle fin! Evidemment il faut connaître la saga Downton, ses personnages attachants et son univers décalé, pour pouvoir apprécier ce dernier chapitre. Mais pour ceux qui ont vu la série et/ou les films précédents, ils adoreront comme nous ce dernier épisode. Bien sûr il y a quelque chose du dernier tour de piste. Mais la force de ce dernier opus a été pour les scénaristes de vouloir en faire un vrai film, pas seulement un tour d’honneur. Tout en gardant la qualité flamboyante qui fait la marque de fabrique de la franchise. En fait le générique donne l’explication de la réussite de ce film : comme pour les précédents films, c’est Julian Fellowes qui est aux fourneaux du scénario. Le créateur des romans, ensuite devenu le scénariste de la série et des films, a donc gardé jusqu’au bout son empreinte sur la qualité du scénario et de son rythme (notamment l’alternance et les liens entre les scènes dans l’office et dans les pièces de la famille). Et ça se voit. C’est la pérennité du scénariste d’origine qui garantit la cohérence de toute la saga. Il en va de même des acteurs, tous présents, et qui pour la plupart n’ont étonnamment pas vieilli. On les retrouve dans ce dernier opus comme on ouvre une boîte de confiserie, et le défilé de tous ces acteurs se déguste comme une gourmandise. Riche idée d’avoir fait rentrer de nouveaux personnages (dont le très spirituel Noël Coward). Et une mention pour le plan-séquence initial et pour la remarquable scène de la course d’Ascot. Alors il y a evidemment la nostalgie d’une fin irrémédiable d’un monde, et ce doute sur le fait que le nouveau monde sera meilleur que l’ancien. La fin est digne et émouvante. Mais il n’y a pas de déception que la saga s’arrête là parce qu’on est heureux que ce dernier film soit aussi réussi, et referme en apothéose les 15 ans partagés avec ces acteurs.
Ai vu « Downton Abbey III - Le grand final » de Simon Curtis. Voici la conclusion de la grande saga qui depuis 15 ans a permis de suivre le quotidien de la richissime famille Crawley et de ses domestiques. Pour ce dernier opus tous les accessoires, tableaux, bijoux, vaisselles, noeuds papillon sont en place. Idem pour la musique, la photographie, les mouvements de caméra qui respectent la grammaire attendue de la série. Evidemment la grande absente est la géniale Maggie Smith décédée il y a tout juste un an. Ses répliques imparables et son rôle de doyenne de la famille manquent à l’équilibre du scénario même s’il est souvent fait référence à son personnage. Tout comme l’on a plaisir à revoir des amis que l’on a perdu de vue depuis des années, très rapidement on se rend compte qu’on n’a plus grand chose à partager, qu’ils nous parlent de personnes que l’on ne connait pas, et que la conversation tourne rapidement en rond et à vide. Seuls les anciens souvenirs nous rattachent à quelque chose d’agréable, mais est-ce suffisant ? Les acteurs ont vieilli (mais nous aussi), le scénariste est en panne d’inspiration et il y a un manque évident de rythme dû principalement au fait que chacun de la vingtaine de personnages a sa petite scène de gloire et d’adieu, ce qui ne peut pas donner naissance à une vraie intrigue. On assiste plutôt à un défilé, pas désagréable mais tout à fait dispensable. Début des années 30, le crac boursier mondial a été brutal pour l’aristocratie anglaise qui a de plus du mal à se plier aux changements de moeurs (divorce, homosexualité…). Le lieu emblématique reste immuable, seules les générations se succèdent et ne se ressemblent pas. Est-ce que cela valait la peine d’être développé pendant 120 minutes ? Si ce n’est pas très novateur au moins ça ne fait pas de mal non plus. Pour les afficionados uniquement… encore que !!!
Nous sommes en 1930, dans une Angleterre en pleine évolution, fragilisée par les répliques du krach de Wall Street. Il est temps pour Lord Crawley (Hugh Bonneville), dont la mère, Lady Violet (Maggie SMith), vient de mourir, de céder la direction du fief familial à sa fille, Lady Mary (Michelle Dockery).
Après sept saisons et cinquante-deux épisodes, après deux films, sortis en 2019 et en 2022 auxquels j’avais consacré de longues critiques très subjectives, les producteurs de "Downton Abbey" ont décidé de fermer le ban. Aucune tromperie sur la marchandise : "Downton Abbey III" sera bien, comme son titre l’annonce dans un mauvais franglais teinté d’italien un « grand final ».
Quelques fils narratifs lui permettront de durer deux heures : la disgrâce dans laquelle Lady Mary menace de tomber après la révélation de son divorce, les mésaventures financières d’Harold (Paul Giamatti), l’oncle d’Amérique, l’organisation au château d’une soirée en l’honneur du dramaturge à succès, Noël Coward, celle au village de la foire annuelle, deux événements qui seront l’occasion de remettre en cause les hiérarchies coutumières. Mais l’essentiel n’est pas là. Il s’agit de faire un dernier tour de piste, de saluer tour à tour chacun des personnages, y compris les absents (Lady Violet, Sybil la sœur cadette, morte en couches, Matthew, le premier époux de Lady Mary…)
Le procédé sent un peu la naphtaline, comme si on reposait des figurines dans leur écrin. Mais ce serait un reproche bien amer à faire à ce long épilogue qui suscitera chez tous les amoureux de la série une immense nostalgie. Ils se replongeront plus de dix ans en arrière, au début des années 2010, quand ils binge-watchaient (sic) ses épisodes les uns après les autres, pendant de longs week-ends pluvieux.
La salle où j’ai vu le film hier soir était bondée. Le public était majoritairement féminin et avait mon âge – une autre façon de dire qu’il était très âgé. C’est le signe de la popularité de la série, de l’engouement et de la fidélité de ses spectateurs et plus encore de ses spectatrices qui en sont sortis la larme à l’oeil.
Le krach boursier de 1929 à Wall Street vient d'avoir lieu, la famille Crowley encore sous le choc de la disparition de Lady Violet (dans le film précédent) doit aussi faire face à des soucis financiers. De plus, le divorce de Lady Mary Talbot passe mal auprès de la bourgeoisie du comté de Downton... Suivre les péripéties de cette famille de l'aristocratie anglaise des années 1920-1930 n'est pas vraiment ma tasse de thé (servie par un majordome évidemment). Mais les personnages sont assez attachants, qu'ils soient nobles ou domestiques au service de Downton Abbey. Un peu moins émouvant et intéressant que le second volet de 2022 ("Downton Abbey II : une nouvelle ère"), ce 3ème épisode (le dernier annoncé) se regarde agréablement, sans plus. Les fans de la série apprécieront à coup sûr. Plaisant. Site CINEMADOURG . free . fr
Il est temps que cela s’arrête . Kitsch à souhait ! Désuet même si on essaie de donner à ce film un côté moderne en abordant l’émancipation des femmes . Les personnages de la saga ont vieilli … beaucoup … trop peut être aussi ?
Avec Downton Abbey, the third....., Simon Curtis nous replonge avec délice dans ce monde britannique, feutré, bourgeois, gorgé de convenances et de traditions, mais aussi d' élégance et de raffinement. Nous retrouvons les personnages "culte" maintenant de la famille "Crawley" mis à part Violet Crawley, comtesse de Grantham ( l' illustre Maggie Smith disparue ), et leurs domestiques, et bien entendu la demeure de prestige magnifique. On pouvait se demander justement, si le départ de la comtesse qui organisait toute la vie de cette famille d' une main de fer, mais avec un humour incomparable, allait se ressentir et faire défaut. Je peux rassurer tous les fans que la transition est parfaitement mise en scène ; Elle est toujours là, en filigrane et en immense tableau, et l'humour respectueux constitue le fil rouge de cette suite divinement orchestrée. Les intrigues se conjuguent avec bonheur avec les grands changements de génération, avec une étonnante modernité. J' adore les films où la danse, surtout celle de salon, est à l'honneur...et ce troisième volet ne manque pas de belles scènes dansées, même si le point fort restera toujours les dialogues qui claquent sans jamais devoir monter le ton, et sonnent juste. Au global, un plaisir des yeux et des oreilles, à travers un casting attachant ( Michelle Dockery, Hugh Bonneville, Laura Carmichael, Joanne Froggatt ou Jim Carter ) pour ne citer que les principaux, pour un clap de fin, comme l' annonce le titre. A savourer délicatement jusqu' au générique compris...... !!**
Où sont passés les luxes d'antan ? Où est passée la critique sociale ? Cette "finale" est une oeuvre mièvre. Un jeu d'acteurs frôlant la caricature. Où est passée la finesse ? Des erreurs grotesques de caméra. Des gros plans abusifs. Des profondeurs de champ retouchées. Que reste-t-il "finalement" ? Des costumes. Des décors. Des dialogues. Mais surtout......combien Maggie Smith nous manque.
Un magnifique voyage dans le temps. On ne change pas une recette réussie : décors fastueux, reconstitution majestueuse, costumes et bijoux sublimes. De quoi faire plaisir aux fans de la série, à condition de ne pas espérer une intrigue trop créative ou fouillée.
Très ennuyeux. Il ne se passe rien et le dialogue se réduit à "Tout change. Il faut s'adapter...".Nettement inférieur aux deux suites cinématographiques et nul par rapport à la série.
Grand final ? Plutôt un film lisse, sans aspérité, sans rebondissement, sans profondeur...qui reste plastiquement réussi, mais dans lequel je n'ai pas retrouvé la dynamique de la série. avec ses personnages attachants et plus complexes qu'en apparence. Pas un bouquet final donc, mais un feu qui s'éteint doucement.
Fan absolu de la série et des deux premiers films, je me considère en plus comme très bon public. Mais cette fois, grosse déception : j’ai trouvé le film long et poussif, au point de m’ennuyer pendant 1h30. Ce n’est que dans la dernière demi-heure que la magie de Downton a enfin opéré, trop tard