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    The Offence
    note moyenne
    3,9
    288 notes dont 58 critiques
    répartition des 58 critiques par note
    12 critiques
    23 critiques
    10 critiques
    9 critiques
    3 critiques
    1 critique
    Votre avis sur The Offence ?

    58 critiques spectateurs

    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 14 novembre 2020
    En 1971, Sidney Lumet est un réalisateur reconnu dont le cinéma n'arrive pas aux yeux des critiques de l'intelligentsia américaine à se départir d'un certain académisme lié à son goût pour l'adaptation de pièces de théâtre (Reginald Rose, Tennessee Williams, Ray Rigby, Eugene O'Neill ou Anton Tchekhov). Pour beaucoup aujourd'hui "The offence" est le premier grand film de Lumet. Une telle affirmation gomme des réussites majeures comme "M15 demande protection" ou "Point limite" sans parler de "Douze hommes en colère" son premier film qui le propulsa immédiatement dans le clan des réalisateurs qui comptent. En revanche "The offence" grâce à l'impulsion de Sean Connery à l'initiative du projet, marquera un tournant dans la carrière du réalisateur qui semble ici franchir un pas dans l'exploration des frontières troubles entre le bien et le mal qui délimitent les deux des grandes fonctions régaliennes qui cimentent les démocraties : justice et police . Sean Connery qui est alors à la fin de sa période James Bond a déjà œuvré six fois dans l'univers de Ian Fleming revu et corrigé par le producteur Albert R.Broccoli, période durant laquelle il a bataillé ferme avec l'United Artists pour avoir la liberté de diversifier ses interprétations. Pour accepter de tourner "Les diamants sont éternels" suite au désistement de George Lazenby son successeur désigné dans le costume de l'agent 007, il impose au studio le financement de deux films de son choix. Le premier de ces deux films sera "The offence" tiré d'une pièce de John Hopkins qui officiera au scénario. Naturellement Connery se tournera pour la réalisation vers Sidney Lumet avec qui il avait déjà tourné deux fois auparavant pour des films à forte intensité dramatique ("La colline des hommes perdus", 1965) ou au ton iconoclaste ("Le gang Anderson", 1971). Afin d’imprimer la pellicule du ton cauchemardesque de son film, Lumet ouvre le bal avec une scène filmée au ralenti nous exposant le chaos qui s'est emparé d'un petit commissariat anglais après qu'un des leurs ait "pété un câble" face à un violeur présumé de petites filles. Lumet nous propose une plongée dans la psyché d'un homme détruit pour n'avoir pas su dresser une paroi étanche entre les épreuves endurées lors de ses enquêtes et sa vie privée devenue complétement déstructurée par son incapacité à chasser de son esprit les images sordides qui ont jalonné ses enquêtes et qui nous sont envoyées régulièrement à l'écran via des flashs rapides. C'est la part d'ombre de chaque homme qui intrigue au plus haut point Lumet qui ne cessera de creuser ce sillon par la suite avec des films de plus en plus incisifs et maîtrisés ("Serpico" 1973, "Le prince de New York" 1981, "The verdict" 1982 ou "Contre enquête" 1992), qui se pencheront encore davantage sur le rôle de l'institution dans la bascule mentale qui s'opère chez ceux qui sont en permanence confrontés à la perversité humaine. 'The offence" nous parle de la lutte d'un homme affolé à l'idée d'être contaminé par les images mentales qui l'assaillent. A ce sujet, Lumet distille une ambiguïté qui en plus d'accroître le suspense, plonge le spectateur dans un malaise jamais dissipé jusqu'à la fin du film. Il faut un prodigieux Sean Connery à mille lieux de la suave maîtrise de l'agent 007 pour exprimer la force animale et rustre de cet inspecteur de banlieue en lutte avec ses démons intérieurs que plus rien ne peut apaiser y compris sa femme que dans sa grande confusion il assimile aux malfrats qu'il pourchasse. Véritable force brute, l'acteur écossais est saisissant de vérité, livrant là sans doute l'une de ses plus convaincantes prestations. Il faut saluer son courage et son honnêteté artistique pour oser ainsi défier les studios plutôt que de se satisfaire du succès facile et assuré que lui offrait la franchise "James Bond". Combien ont eu cette démarche ? Assez peu en vérité. United Artists a très vite senti le danger que constituait "The offence" pour l'image de sa poule aux œufs d'or en distribuant le film de manière plus que confidentielle malgré son succès critique en Europe. Lumet quant à lui aura su trouver le ton juste pour illustrer l'enfermement mental de cet homme grâce à une photographie aux tons très froids dans une Angleterre sans horizon autre que celui de cette banlieue sinistre et impersonnelle. Assurément "The offence" permit à Lumet d'entrevoir les variations qu'il pourra imprimer à ses préoccupations humanistes, libérées des surcharges narratives de ses premiers films. Dans le DVD édité par Wildside Vidéo une très instructive interview de Jean-Baptiste Thoret replace le film dans le contexte de son époque.
    AMCHI
    AMCHI

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    2,5
    Publiée le 7 décembre 2018
    The Offence vaut essentiellement pour la performance d'acteur de Sean Connery, il incarne un flic qui va craquer en tabassant un homme supposé être le meurtrier de jeunes filles. Le film est assez lourd, très sombre Sean Connery est totalement imprégné de son personnage. The Offence n'est pas vraiment un polar mais plutôt l'histoire d'un policier qui n'en peut plus de toutes les horreurs humaines qu'il a vues dans son métier. Sean Connery nous montre encore une fois son talent.
    Akamaru
    Akamaru

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    2,5
    Publiée le 28 mars 2013
    Sidney Lumet,malgré son oeuvre pléthorique(40 réalisations en 50 ans!) n'a jamais fait dans la dentelle ou l'amabilité. Spécialiste du polar réaliste,il allait avec ce film longtemps resté inédit,au bout de ses expérimentations formelles. "The Offence"(1971)marque en premier lieu,car il s'agit d'un contre-emploi absolu pour Sean Connery. Parallèlement à son 6ème épisode de James Bond,il jouait dans ce film au parti pris radical,où son personnage,un flic de la sordide banlieue anglaise des années 70,voit ses obsessions et ses traumatismes prendre le dessus sur sa lucidité. Regard lessivé,moustache raide,démarche lasse;l'acteur écossais fait ce qu'il faut pour se rendre antipathique et permet l'installation d'une ambiance à couper au couteau. Ce film parle quand même de viol pédophile,de schizophrénie et tabassage de témoins! Lumet n'a pas peur d'ennuyer avec son dispositif très théâtral,et avec des dialogues trop étalés pour être percutants. En revanche,l'ouverture sur des policiers courant au ralenti dans des couloirs,et la conclusion qui remet en perspective les notions d'innocence et de culpabilité ont de quoi faire frémir.
    Henrico
    Henrico

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    0,5
    Publiée le 7 juin 2010
    Un certain snobisme cinéphilique aura beau braire au chef-d’œuvre incompris, ce film demeurerait le plus minable des navets si ce n’était par l’interprétation extraordinaire de la pléiade d’acteurs britanniques dont Lumet a eu la bonne idée de s’entourer. La performance de Ian Bannen est magistrale ; celle de Trevor Howard, est comme à l’accoutumée formidable, quoique trop brève. Le rôle de Sean Connery, lui, constitue en soi une ironie du destin. C’est en effet la plus formidable interprétation de l’écossais, où celui-ci peut déployer la palette la plus complète de son art. Aucun rôle par la suite ne lui a apporté cette opportunité. L’inconvénient c’est que la médiocrité navrante du scénario et de la mise en scène interdisent à Connery de revendiquer son bel exploit dans sa filmographie. Lumet sabote une histoire et un personnage au départ assez intéressants. Premièrement en ayant recours à un traitement visuel freudien de fête foraine, ensuite, en adoptant une direction théâtrale peu inspirée, et pour finir, en émasculant le drame de tout suspense. On sait dès le début que c’est l’inspecteur le coupable. Son comportement est parfaitement névrotique. Par contre, le public est frustré de toutes les réponses aux questions posées par l’intrigue : quelles sont les causes originelles de la névrose ? L’institution se rend elle compte que l’inspecteur est Le pédophile compulsif ? S’intéresse t’elle seulement de savoir autre chose que les causes de l’homicide du suspect ? Toute chose à Lumet n’est pas forcément lumineuse…
    diamant7
    diamant7

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    5,0
    Publiée le 17 septembre 2007
    Un film très pertinent à voir de suite !!
    MAXIE75017
    MAXIE75017

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    1,0
    Publiée le 4 août 2009
    Cela commence très bien, la grisaille anglaise, le décor est bien planté, Sean Connery dans un rôle assez novateur et risqué pour l'époque d'un flic torturé et très ambigu mais voilà après cet excellent début, Lumet nous inflige trois scènes de huits clos lourdes, théatrales, et extrêmement répétitives. Du psychologisme incroyablement pénible.
    halou
    halou

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    3,0
    Publiée le 20 juillet 2014
    Film sombre à l'ambiance malsaine où l'on découvre le vrai talent de Sean Connery dans un rôle qui le transforme. On comprend sa non diffusion à l'époque, surtout en France, étant donné le sujet délicat traité et l'image que Connery fait apparaître. Le film, avec ce fameux huis clos sous tension, est lugubre et oppresse son spectateur ce qui le rendra rédhibitoire pour beaucoup. Tout n'est que suggestion.
    Maqroll
    Maqroll

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    3,0
    Publiée le 2 mai 2013
    Un sujet fort, et encore plus de nos jours avec la vague d’effroi causée par le simple mot de pédophilie (même si c’est à tort et à travers). Sidney Lumet, auteur volontiers à thèse (cf. : Douze hommes en colère) et parfois porté sur les huis-clos (idem) réunit une fois de plus les deux exercices avec la particularité que le huis-clos est découpé en trois volets : le premier entre l’inspecteur et le présumé coupable (dont on ne saura jamais s’il est réellement coupable) puis un deuxième entre l’inspecteur et son supérieur et enfin un troisième qui est en fait le premier revisité (ou fantasmé, on ne le saura jamais non plus). Le résultat de tout cela est la thèse, sur laquelle beaucoup d’entre nous feraient bien de méditer, que les pulsions « monstrueuses » n’existent pas et sont bel et bien en chacun de nous, il nous appartient ensuite d’y céder ou pas. Autrement dit, ce n’est pas le fantasme qui est coupable, c’est le passage à l’acte. Jusque là, rien à dire. Je reprocherais tout de même la lourdeur de la forme avec notamment des flash-back au ralenti qui affadissent le propos et quelques approximations au niveau du fond : le fantasme est-il générateur de passage à l’acte ? Le film semble poser cet enchainement qui est tout sauf évident et qui aurait pu constituer en fait le véritable sujet du film. Au lieu de cela, on a droit à bon nombre de dialogues en forme de poncifs et - bien pire - d’images soi-disant choc, très ringardes, qui font que ce film est très loin des meilleures réussites de son auteur.
    Requiemovies
    Requiemovies

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    4,0
    Publiée le 18 septembre 2007
    Lumet, Lumet, génie...Réalisation au scalpel, sujet vertigineux et casse gueule, le maître offrait dès 73 un film d'une ampleur théâtrale de part sa direction d'acteurs (et le jeu des comédiens bien évidemment) et de sa maîtrise du découpage, un film angoissant et remuant. Huis clos multiplicateur, ralentis aux résonnances dissonnantes, Lumet nous assène un upercut filmographique.
    Dérangeant et troublant ce film interroge les démons intérieurs de chacun et comment les galvaniser de l'extérieur à l'intérieur (ou serait-ce l'inverse)...
    Un film magistral à voir en salle (bande son importante et omniprésente) sans resortir "claqué" d'une telle déferlante de folie humaine...
    Parkko
    Parkko

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    3,0
    Publiée le 3 août 2012
    La filmographie de Sidney Lumet est passionnante pour peu qu'on la regarde comme une étude complète de l'homme face à la justice, face à la loi mais aussi de qu'est-ce que la vérité, qu'est-ce que c'est qu'être coupable etc. Et, bien entendu, The Offence s'insère particulièrement dans ces obsessions.
    Le début est vraiment très bon, tout le passage dans la campagne anglaise où il y a une utilisation des décors vraiment intéressante, le réalisateur en tire complètement partie. Je dirai que la suite est malheureusement assez convenue dans sa narration - mais pas dans son scénario. On tombe dans une mise en scène qui a du mal à se défaire de son huis clos qui gêne un peu le récit - alors que le réalisateur n'est pourtant pas gêné dans 12 hommes en colère - et qui ne parvient pas à faire décoller un récit, qui, est un peu pesant aussi parfois.
    WardStradlater
    WardStradlater

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    2,0
    Publiée le 20 août 2012
    Tout n'est pas bon, ni mauvais, dans The Offence. Si l'intrigue parait intéressante, renforcée par une interprétation digne de ce nom, le film tire trop en longueur et l'ennui. C'est vraiment dommage, car l'exploration intérieure d'un flic torturé par les horreurs qui jonchent son passé faisait le point fort du film. Psychologiquement complet, donc, mais cela reste tout de même un film - spectacle - et le manque de dynamisme tachette le reste, et on ne voit plus que ça.
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    2,0
    Publiée le 31 janvier 2011
    Inédit en France, The Offence (1973) sort pour la première fois en France, près de 35 ans d’absence et le voilà enfin sur nos écrans ! Alors pourquoi n’avoir jamais distribué ce film chez nous ? Raison invoquée : ne pas casser l’image de Sean Connery, jusque là, connu en tant que James Bond, le fait de le voir cette fois-ci en flic névrosé, aurait pu en choquer plus d’un !
    Un flic enquête sur un violeur de fillette et parvient à mettre la main sur ce qui lui semble être le coupable idéal.
    Mise en scène dérangeante, musique très typée éléctro, très seventies (à vous en cramer les tympans), Sidney Lumet déstabilise durant près de deux heures les spectateurs. La confrontation entre Sean Connery & Ian Bannen (dans la dernière heure du film) est l’apothéose du film, à la fois virulente, agressive, psychédélique, on en arrive même à ce demander si le psychopathe ne serait pas le policier ! Une réalisation dérangeante et frappante !
    hjb M.
    hjb M.

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    4,5
    Publiée le 15 décembre 2015
    une époque (les années 70) où quelques réalisateurs, et acteurs, ont pris de gros risques : "The offense", "La grande bouffe", "L'empire des sens", "Portier de nuit", etc ... Cette époque est bien révolue, hélas ! Films composés par ordinateur, à destination d'un public de teen-agers pour qui l'histoire de l'humanité commence il y a 5 ans, et comédies romantiques raplapla pour midinettes lobotomisées, tel est devenu à peu près notre lot
    Tedy
    Tedy

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    1,0
    Publiée le 3 avril 2007
    Un polar original qui traite de ce que ressent un policier qui voit tant d'horreur chaque jour et qui finit par craquer; bien interprété par Sean Connery; mais terriblement ennuyeux.
    Hotinhere
    Hotinhere

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    3,0
    Publiée le 18 mars 2021
    Un polar psychologique éprouvant et dérangeant, à l’atmosphère oppressante, desservi par quelques longueurs, mais sublimé par l’interprétation follement névrosée de Sean Connery.
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