Derniers Avis : Le Train sifflera trois fois - Page 4
Le Train sifflera trois fois
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pietro bucca
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3,0
Publiée le 26 novembre 2019
Bien que le film est un petit peu vieilli, ce classique cinématographique n'en garde pas moins un certain attrait. Bien que le film repose sur une attente continuelle, d'une grande mise en bouche, le casting excellent et le bon scénario fait que l'on se plonge dans cette histoire.
ce western psychologique reste un classique du genre réalisé en temps réel Gary cooper se retrouvant seul lâché par toute la ville doit faire face a une bande de tueurs à noté la bonne mise en scène de zinneman petit bémol le rôle assez effacé de grâce Kelly en épouse de gary cooper
La base est minimaliste, l’impact dramatique démesuré. Le Train sifflera trois fois sonne le glas d’une manière de regarder le western ici dépoussiéré de ses poncifs et idéaux de grandeur américaine pour laisser place à une peinture de l’individualisme communautaire où chacun délaisse la figure mythique, le Père symbolique qui jusqu’alors les protégea. C’est par son brouillage entre passé et présent, laissant les compagnes d’antan et l’ennemi intime abreuver un présent déserté par les valeurs humaines, que le film parle le langage intemporel de l’individu face à ses démons, comme incarnations d’un passé qui ne passe pas, qui n’oublie pas et perpétue une logique de vengeance. Si la justice divine est impuissante et la justice des hommes insuffisante, il faut au shérif jeter l’étoile et se faire justicier. Il est sauvé par son épouse qui, en tuant l’une des crapules, le rattache in extremis à une sphère d’appartenance sans laquelle il aurait, à coup sûr, perdu la vie. Preuve que le film ne s’attache guère à peindre les vertus de la justice individuelle mais, au contraire, à mettre en scène la justice comme un pouvoir partagé à destination d’un collectif.
Remarquablement mis en scène, original dans sa thématique et dans le traitement de son intrigue, Le train sifflera trois fois (High noon), sorti en 1952, est une charge voilée contre le maccarthysme. Porté par des Gary Cooper et Grace Kelly magnifiques, ce western dont le récit se déroule en temps réel parvient génialement à faire monter une tension qui ne retombera quasiment qu’à l’apparition du générique. Chronique de la lâcheté ordinaire, ce film qui prend le contrepied de la figure ordinaire du cow-boy sans peur pour mieux l’humaniser, et dont les scènes d’action brillent par leur absence, a fait date dans le genre. Un must.
Plus d'un demi siècle est passé depuis la sortie de ce classique du western américain et pour le coup l'enveloppe charnelle du métrage ne souffre pas vraiment des ans, en revanche, vu la réputation qui le précède je m'attendais à autre chose qu'à un western aussi bavard. Si la mise en scène est maîtrisée ainsi que la direction d'acteur, il est tout de même difficile de ne pas s'ennuyer ici, il ne se passe pas grand chose durant la plus grosse partie du métrage et même si l'intrigue est intéressante, on a du mal à s'y accrocher. Au delà de ça, j'ai toujours ce soucis de comparatif entre le western américain et le spaghetti que je préfère largement. Ici, c'est trop propre, pas assez dark et les gros plans n'ont clairement pas le même impact que chez Leone par exemple. Ce n'est vraiment pas mauvais mais je ne suis pas assez sensible au style, en revanche la partie finale, sous tension, relève clairement le niveau ainsi que certains personnages plus creusés que d'autres. Un peu déçu au final concernant ce classique quelque peu sur-côté pour ma part.
Formidable film. Sur la lâcheté, le courage, le destin, l’amour, l’amitié, la politique... Un immense western, du genre l’homme qui tua liberty valence... mais ce qui est formidable c’est l’idée de tout concentrer en temps réel sur la durée du film. L’intrigue et le film ont la même durée. Peut-être comme dans 12 hommes en colère. Comment tout peut basculer en très peu de temps..
Excellent western qui met en œuvre Gary Cooper et Grace Kelly dans une drôle de journée de noces. Les images et le montage sont très forts, témoin d’une époque où Hollywood faisait fonctionner son imagination avant son portefeuille. Un western précurseur parce que déroulant largement les fils psychologiques de l’intrigue. La tension est palpable et va crescendo jusqu’à l’avant-dernière scène. Un jeu bonus consiste à essayer de reconnaître Lee Van Cleef et Lloyd Bridges à leurs débuts. Un film à voir et à revoir. Et que dire de l’entêtante chanson du film « Si toi aussi tu m’abandonnes... »
Film qui se voulait en 1952 comme un anti-western avec au final plus de dialogues et moins d’action pure, et en effet on assiste à un déroulé de personnages de seconds rôles pas toujours aboutis mais détonnants. La scène finale ne s’encombre pas de détail et met sous la lumière le grand G.Cooper et la révélation G.Kelly, bimbo avant l’heure.
Je n'ai pas été séduit ... la mise en scène est classique (il y a toutefois quelques belles images), les attitudes des personnages sont convenues et les coups de feu de la fin sont franchement peu crédibles ... Certes, la fusillade finale importe peu : le plus important c'est la solitude du héros qui se construit au fur et à mesure que le temps passe ; une longue montée au calvaire qui transpire sur le visage de Gary Cooper. Bref, c'est seulement cette évolution d'abandon, de piège désespérément funeste, qui retient l'attention. Cela dit, une mise en scène plus psychologique aurait été dès plus souhaitable ...
La figure du shérif d'une intégrité inébranlable à la personnalité quasi monolithique c'est assez typique des westerns de cette époque. C'est cruellement creux, vu et revu. Ajouter à cela une musique omniprésente, et ce film sera amplement dispensable.
Chose pas si fréquente j’ai passé un bon moment avec un très vieux western. Tout d’abord parce que le film m’a fait beaucoup penser « aux Dalton à la noce » un album de Lucky Luke qu’il a très largement inspiré. Parce que cela m’a amusé de voir Lloyd Bridges l’amiral Benson des Hot Shots avec 40 ans de moins et dans un rôle plus sérieux, de voir aussi Grace Kelly à ses débuts ainsi que Lee Van Cleef dans un tout petit rôle. Et puis tout simplement parce que le film est bon, mettant en avant la couardise de l’homme la faculté de l’être humain à détourner les yeux quand le courage lui manque pour affronter une situation en même temps que sa vanité. Il a vraiment réussi à m’emballer même si certains passages font un peu remplissage.
meme si pour certains ce film est considéré comme un anti western pour plusieur raison que je comprend mais que je ne peux pas dévoiler car sa spoile le film . Moi j'ai plutôt apprecier ce film que moi j'ai trouver que ce film n'était pas assez long jaurai aimer voir plus longtemp ce film . La bande originale et pas mal et reste dans la tête. Gary Cooper un excellent acteur. l'histoire et c'est vraie un peux différent des autres western par le comportement de son héros. Mais moi j'aurais penser que la fin du film ce serais passer d'une autre façon.
Un film intéressant qui bouscule les codes du western puisqu'une seule scène d'action a lieu et elle se trouve à la fin. Le héros prépare l'arrivée du tueur remis en liberté qui a juré de se venger. Cette préparation s'effectue "en temps réel" puisque le temps de préparation coïncide avec la durée du film. La pression psychologique sur le héros est intéressante puisqu'il vient de se marier et veut protéger sa femme mais il refuse de partir par devoir malgré les habitants qui refusent de l'aider. J'ai néanmoins été déçue de la scène finale, trop rapide à mon goût dans la résolution du "problème" et qui m'a un peu laissé sur ma fin.
Fred Zinnemann nous offre un western devenu classique, grâce à son casting, et l'histoire que l'on suit en temps réel. L'action se passe à la toute fin du film, mais le scénario est rempli de suspens, et on découvre le personnage campé par Gary Cooper.
Le futur ancien shérif était censé quitter la ville après son mariage avec Grace Kelly, il semble être aimé de tous. Puis, une fois que l'on apprend qu'un ancien bandit est sorti de prison pour venir se venger du shérif qui l'a mit en prison, toute la ville se défait peu à peu du protagoniste qui semble en fait très peu désiré.
A noter que c'est la première fois, que l'on voit Lee Van Cleef à l'écran, connu par tous, plus tard, pour son rôle dans la trilogie du Dollars de Sergio Leone.
« High Noon » est un western crépusculaire, serti dans un noir et blanc tout aussi ténébreux. Tout entier dirigé vers un affrontement final qu'on sait irrépressible, il parvient à nous tenir en haleine toute la durée du long métrage, dans une tension sourde et terrible. Le pitch est simple : le shérif vieillissant Will Kane (magistral Gary Cooper) part à la retraite le jour de son mariage, mais au moment où il quitte sa ville, il apprend que son ennemi juré, un bandit qu'il a jeté en prison, revient en ville, libéré par des juges complaisants, et ce pour se venger. Kane rebrousse chemin, et décide de faire face au terrible Frank Miller, qui est censé revenir par le train de midi. Kane s'efforce alors de monter une équipe de pistoleros pour faire face à Miller et ses sbires. Mais c'est là que le film prend toute sa dimension tragique : Kane a toutes les peines du monde à recruter des hommes prêts à se battre à ses côtés, pour lui en somme. C'est là également que le titre originel, « High Noon », prend tout son sens : plein midi, mais aussi et surtout... l'heure de vérité. Kane devra-t-il affronter seul Miller et ses trois acolytes ? Un à un Kane essaie de convaincre les habitants de la ville, mais il essuie refus sur refus, le renoncement des habitants qui lui doivent tant sonne alors comme un coup de poignard dans le dos, et nous assistons impuissants à la descente aux enfers de Will Kane, non sans rappeler un autre très grand rôle de Gary Cooper : « L'Extravagant Mr. Deeds », signé Capra. A vrai dire j'ai été étonné par la qualité et la force de ce film. Cooper porte le long métrage sur ses épaules avec un aplomb extraordinaire, et le pitch minimaliste sert de prétexte à dépeindre la nature humaine avec un tel brio qu'on ne voit pas le temps passer. Je craignais que le long métrage se limite à cet affrontement final, dans une linéarité rachitique, mais la richesse des personnages et de la mise en scène m'ont détrompé. A la fois génial film de genre et film universel, « High Noon » vaut largement le coup d’œil !