Adaptation d'un des romans de Simenon, "Maigret et l'affaire Saint-Fiacre" s'avère être au final un polar d'un intérêt moyen. En effet, même si l'ensemble se laisse regarder sans déplaisir, on sent quand même le polar bien pépère, sans grande réflexion ou imagination, ou Gabin se contente de traverser les villes en cherchant des indices par-ci par-là, et cela sans grand enthousisame. Reste alors quelques répliques particulièrement tranchantes signées Audiard, et quelques seconds rôles assez inspirés (Michel Auclair et Robert Hirsch en tête.) Bref, pas déplaisant mais rien d'indispensable pour autant, surtout que Gabin fait vraiment du Gabin 100%. Moyen.
Excellent policier avec un très très grand Jean Gabin entouré par de très très bons seconds rôles,un très bon film,devant lequel on passe un moment poignant et bon. Je mettrais à ce film un 18,5/20.
Très classique dans sa mise en scène, Jean Delannoy sait cependant mettre en valeur ses personnages, portés par de très justes comédiens (notamment Michel Auclair et Robert Hirsch) qui se délectent à jouer les traits principaux de caractères moins lisibles que prévus, ainsi que par de savoureux dialogues, cyniques, sarcastiques, gouailleurs. Ainsi l'enquête policière prend davantage le tour d'une étude de moeurs à travers ces mâles gravitant autour d'une vieille comtesse, permettant ainsi à un Maigret mélancolique (impeccable Jean Gabin) d'interroger la filiation, la gratitude, la nostalgie. Sans esbroufe ni lourdeur ce whodunit fonctionne agréablement. Plaisant!
Maigret incarné par Gabin, l’ambiance provinciale des années 50, des acteurs avec de la gouaille et les bons mots d’Audiard. Voilà en résumé ce que propose le film qui vaut plus pour le décorum, son ambiance et sa galerie de personnage que pour son enquête policière. Le film a lui aussi un côté un peu vieillot, un peu pépère qui fait qu’il n’est pas transcendant mais qu’il reste assez plaisant.
"Maigret et l'Affaire Saint-Fiacre", film franco-italien adapté du roman "L'Affaire Saint-Fiacre" de Georges Simenon et réalisé par Jean Delannoy en 1959. Avec Jean Gabin dans le rôle de Maigret. Dans l'affaire St Fiacre Simenon revient, à travers son personnage, dans une région qu'il connait bien, celles des environs de Moulins (Allier) et de Paray-le-Frésil. L'action s'y passe, bien que la plupart des prises de vue soient faites en région Parisienne. Histoire de meurtre dans la petite ancienne aristocratie rurale endettée. Une enquête où Maigret reviens sur les lieux de son enfance. Un Maigret façon Gabin, le personnage lui-va bien. Un bon noir et blanc. Un bon Maigret.
On aime ou pas Gabin. Mais ce qui moi me marque dans ces vieux films, de l'acteur principal, aux seconds roles, c'est tout simplement leurs jeux d'acteurs, hyper crédibles. Bon le meurtre ici, est un peu tiré par les cheveux, mais l'enquete, malgré quelques petites lenteurs, est toute bonne.
Maigret revient dans son village d'enfance et enquête sur la mystérieuse mort d'une comtesse. Cette "Affaire Saint-Fiacre" est menée de manière très conventionnelle et (trop ?) posée, presque plus proche du drame que du policier. Mais elle se regarde sans déplaisir, grâce à quelques seconds rôles réussis, Jean Gabin assénant des dialogues signés Audiard, et une réalisation très correcte.
Grand Maigret joué par un grand Gabin... Que du classique mais du grand classique dialogue parfait millimétrée avec une mise en scène qui nous laisse toujours à l'affût. Juste un petit bémol, Gabin ne joue pas assez avec retenu, trop marqué par son amie d'enfance, on est tout de même des décennies après il a de l'expérience et n'est plus un gamin. A part ça il est vrai que ce film est sans nul doute un des meilleurs Maigret.
Un Maigret au schéma très classique rehaussé par des dialogues d'un Audiard performant quoique pas flamboyant, où l'expression filmique se ressent dans de très beaux plans châtelains à la répétitivité monotone mais confortable. Attention toutefois à ne pas vous laisser distraire, car un élément manqué et n'importe qui s'y perd.
Une formidable plongée dans la France provinciale des années 50, avec cette délocalisation du commissaire Maigret du côté de Moulins, où le jeune Jules vécut son enfance, son père étant le régisseur du Comte de Saint-Fiacre. Aussi, lorsque 40 ans plus tard la Comtesse fait appel à lui suite à la réception d'une lettre anonyme, Maigret accourt aussitôt et replonge dans ses jeunes années. Hélas, sa présence n'empêche pas le décès de la veuve Saint-Fiacre, à la suite d'un arrêt cardiaque, habilement provoqué par l'assassin. Maigret découvre alors que les suspects ne manquent pas, au sein de cette petite communauté corrompue... Malgré une enquête assez linéaire, le film de Jean Delannoy réserve son suspense jusqu'au dénouement, dans ce whodunit à la française, à la croisée d'Agatha Christie et de Claude Chabrol! Ajoutez les dialogues de Michel Audiard, le talent de Gabin (qui cabotine un brin) et la qualité des seconds rôles, et vous obtiendrez la meilleure enquête au cinéma du célèbre commissaire, supérieure à "Maigret tend un piège", et a fortiori à "Maigret voit rouge".
Sans doute la meilleure interprétation de Maigret par Jean Gabin, même si de nouveau Jean Gabin, transforme avec bonheur le célèbre commissaire en Jean Gabin. Le film est passionnant, l'atmosphère remarquablement vieille France et la fin tonitruante.