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willycopresto
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2,5
Publiée le 13 mars 2016
"Maigret tend un piège" (1957) Arte le 09.03.2016 Certes, pas question de comparer Gabin à Cremer : question d'époque et puis le second devait affronter 54 épisodes du commissaire imaginé par Simenon. Et pourtant, ce n'est pas cette réalisation-ci de "Maigret tend un piège" que j'ai préférée" L'autre est bien plus vivante, plus réussie et surtout bien plus crédible. . On ne s'ennuie pas pour autant, d'autant que le rôle principal n'est pas vraiment tenu par Maigret, mais le filon de Delannoy aura vité été épuisé ! Pas vu cet opus ? Ca sent le studio : vous n'aurez pas raté grand-chose ! willycopresto
Trop bourru le Maigret de Delannoy, il manque d’empathie, sexiste voir réactionnaire. Un Gabin droit dans ses pompes mais qui la ramène un peu trop. L’intrigue est intense, les personnages sont torturés et l’histoire est bien construite. Un bon Simenon sans aucun doute, mais pas la meilleure adaptation.
Gabin bouffe tout cru le personnage de Maigret, il mène l’enquête et fanfaronne. Pas de respect pour le petit personnel: « ….vous étiez de congés ? Et bien voilà ce que ça donne… » dit-il à la femme de ménage des Maurin et, même si c’est du Audiard, on a tendance à l’entendre au premier degré. Il est trop brut de pomme, sans tendresse, diablement instinctif mais fort peu sympathique.
Avant Gabin : Harry Baur puis ensuite pour le petit écran Jean Richard (inexistant) et Bruno Cremer (sacrément humain).
Une jolie réalisation, une belle lumière, mais Paris semble en carton pâte.
On retient la performance d’Annie Girardot, délicate, subtile et passionnée, elle donne de la profondeur à son personnage. Des seconds rôles qui accrochent, le boucher, la mère Maurin et la bignolle. Quant à Lino Ventura, il n’est que de passage, sa carrière décollera plus tard.
Jean Delannoy ne m’a pas convaincue sur son approche du commissaire emblématique mais le film reste à voir pour se rapprocher de Simenon, forcément.
Un exemple des avantages et des inconvénients qu'il y a à mettre en oeuvre le film policier ultime, où les rebondissements semblent ne jamais devoir s'arrêter. Si Jean Gabin compte comme un gros atout, on peut aussi citer deux points noirs d'importance : c'est long et lourd, et l'histoire nous vient du talent de Georges Simenon, pas des cinéastes.
Un bon épisode des enquêtes du fameux commissaire ( Gabin: impeccable) au prise avec un psychopathe dans un univers noir proche des meilleurs thriller de l'age d'or du polar Hollywoodien !
Film sympathique avec Monsieur Jean Gabin, qui permet de replonger dans une ambiance du Paris des années 50. Il y a des longueurs, mais la dernière demi-heure permet d'admirer toute la qualité du jeu de Gabin. Desailly en fait un peu trop dans le genre du fils à maman détraqué. Ce film permettra de constater à quel point le quartier du Marais était sale à l'époque (on se croirait au Moyen-Age !), rien à voir avec le Boboland d'aujourd'hui.
Alors déjà les mauvais points : on aurait pu attendre un peu de suspens, ou alors de nous laisser poireauter quant à l'identité du coupable. tandis que là il n'y en a pas l'ombre et dès qu'on voit le coupable on sait sans aucun doute que c'est lui le tueur. Dommage.
Mais bon comme on pouvait s'y attendre Maigret et la femme du peintr sont impeccables, on peut noter Lino Ventura dans un second rôle, le tout donne une impression de maitrise bien emballée. C'est propre et sans bavure et l'intrigue se déroule certes de façon prévisible mais de toute façon c'est un maigret que pouvait-on en attendre de plus?
Bref c'est avec un plaisir certain qu'on peut regarder ce film.
Un excellent film classique mais parfaitement bien construit, de 1958 , juste avant l'arrivée de la nouvelle vague. Probablement une des meilleurs adaptations de Maigret. Delannoy tourne en noir et blanc , magnifique photographie, classieuse et très sombre, propice à un vrai climat de polar.Jean Gabin est au Top , merveilleux Maigret, et tous les seconds rôles hors pair; Desailly, Girardot, Lino Ventura . Superbe reconstitution du quartier parisien du Marais , un vrai dépaysement. l'intrigue est très solide , on croit à ces personnages un peu psychotiques, qui gravitent tous autour de l'histoire incongrue d'une boucherie de quartier. Bravo à Audiard pour l'adaptation et bien sûr à Simenon pour le roman original. ,
Un très bon polar à l’ancienne, bien construit, très bien joué, avec notamment un Jean Desailly étonnant en futur pensionnaire d’hôpital psychiatrique…et un Jean Gabin que j’ai trouvé très à l’aise dans son rôle. L’esprit Simenon est totalement respecté.
Quatre femmes ont été poignardées et en sont décédées dans le quartier du Marais dans le 4ème Arrdt de la Capitale. Le Commissaire Maigret mène l'enquête.
Magnifiquement interprété par la distribution complète conduite par J. Gabin, soutenue par des dialogues formidables de Michel Audiard, "Maigret tend un piège " est du cinéma grand public de haute qualité. Certes la mise en scène de J.Delannoy est compassée et froide, mais le film est une franche réussite. Aucun temps mort, pas une scène de trop, on est ici en face d'un exemple de la qualité française. Certes, le film contemporain du debut de la nouvelle vague ( 1958) garde un parfum du cinéma de la décennie précédente. Delannoy fit d'ailleurs partie de "la liste" des réalisateurs égratignés ( selon moi de manière un peu excessive) par les jeunes turcs de la nouvelle vague française. La collaboration entre Gabin et Delannoy donnera un autre film qui tient la route, scénarisé à partir d'un autre roman de la série des Maigret de Simenon. Mais " Maigret tend un piège"est le plus accompli des deux.
Enquete plutot agréable a suivre et film doté d'un sacré casting. Le film est assez réussi. Seul un rythme un petit peu plus soutenu aurait été bienvenue. Pas mal.
Difficile de faire en définitive plus classique que ce "Maigret tend un piège", tant parfois il peut paraitre conventionnel. Pourtant, à s'y pencher deux fois, il s'avère que le film ne l'est pas tant que cela, et arrive même d'être d'une qualité parfois étonnante. Certes, rien de bien original sur la forme, mais on sent tout de même du travail bien fait, appliqué, avec un Gabin un peu plus subtil qu'à l'habitude. Mais c'est surtout dans la représentation de son tueur et de ses différents personnages que le film surprend, étant même parfois d'une force extrême, notamment dans ses dialogues écrits par un Michel Audiard en grande forme. Et que dire de la saisissante interprétation de Jean Desailly, qui fait classe ici de tout son talent. Si bien que le résultat est certes classique, mais fort bien mené et très agréable. Un bon film.
« Injure au représentant de l’ordre ? Mais mon pauvre vieux, personne peut blairer les flics, c’est vieux comme le monde, on n’emballe pas les gens pour ça. »
Rare Maigret où l’on croise Louise, Madame Maigret (Jeanne Boitel), ce Maigret-ci est le premier des deux réalisés par Jean Delannoy, dialogués par Audiard et interprétés par Jean Gabin (qui incarnera encore le commissaire divisionnaire dans « Maigret voit rouge », de son ami Gilles Grangier, sans Audiard, cette fois). Dans les rôles de Lucas et Torrence, on retrouve André Valmy et, surtout, Lino Ventura, lancé 4 ans plus tôt dans « Touchez pas au grisbi » (Jacques Becker), qui avait aussi relancé la carrière de Gabin. Enfin, on découvre Annie Girardot, pas encore la star qu’elle deviendra mais déjà actrice confirmée, Jean Desailly, de la compagnie Renaud-Barrault, qui dépasse ici ses rôles de jeune premier un peu fades pour celui d’un artiste quelque peu tourmenté et un savoureux Guy Decomble, aujourd’hui oublié mais habitué des seconds rôles dans des productions populaires marquantes.
Le scénario, lui, prenant quelques libertés de ton avec le roman de Simenon, nous amène dans un quartier du Marais aux allures du Whitechapel londonien, décor des crimes de Jack l’Eventreur. On y assiste aux meurtres et au piège tendu par Maigret, piège qui s’étire en jeu du chat et la souris, jusqu’à l’interrogatoire final, scène d’anthologie.
La réalisation est à la fois sobre et énergique en fonctions des moments, sans fioritures excessive, sans innovation non plus.
Au final, on assiste à près de deux heures haletantes, ballotté entre les différents personnages et leurs secrets plus ou moins inavouables. Un grand moment de cinéma noir.
Première apparition sur grand écran du célèbre commissaire imaginé par Georges Simenon, incarné par Jean Gabin à trois reprises. Gabin endosse sans problème le pardessus de Maigret dans cette enquête que l'on suit avec plaisir : un maniaque s'en prend à des jeunes femmes dans le quartier du Marais au cours d'un été caniculaire, et semble vouloir défier le commissaire, qui décide de lui tendre une embuscade. Sur le moment, ce piège est un échec, mais petit à petit, Maigret remonte la piste du tueur, jusqu'au rebondissement final. Autour de Gabin, on retrouve Annie Girardot, Jean Desailly, et un débutant nommé Lino Ventura. Un très bon exemple de film policier à l'ancienne, vilipendé à l'époque par les partisans de la Nouvelle Vague, que le public contemporain redécouvrira avec intérêt, se plongeant dans une époque révolue avec un plaisir immense. Presque aussi bon que "L'affaire Saint-Fiacre", et largement supérieur à "Maigret voit rouge".