747 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
71 critiques spectateurs
5
21 critiques
4
37 critiques
3
9 critiques
2
4 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Bertie Quincampoix
145 abonnés
2 088 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 4 août 2026
Classique de la comédie noire britannique, ce film de 1949 tourné dans les studios Ealing de Londres – beaucoup de succès comiques y furent tournés dans ces années-là – s’appuie sur un scénario très drôle. Pour parvenir à récupérer un titre de noblesse, un homme se met en tête d’assassiner l’ensemble des prétendants qui le précèdent, soit une petite dizaine, tous incarnés par le comédien Alec Guinness (pour être précis, il incarne ici sept hommes et une femme différents). Un film qui se moque avec une ironie mordante de l’aristocratie britannique du début du XXème siècle – ses représentants y sont globalement dépeints comme bizarres ou dégénérés.
Film destiné aux admirateurs de l’humour britannique qui navigue « chez les gens bien » chanterait Jacques Brel. Pourtant, ce film de 1949 aux dialogues ciselés comme la fine lame d’un général anglais pourvu d’une coupe de moustache impeccablement entretenue et soignée. Les acteurs principaux sont décédés : Dennis Price (1015- 1973 / 58 ans) dans le rôle du 10 ème héritier de la lignée Chalfont d’Ascoyne et duc s’il vous plaît après avoir occi par vengeance toute un escadron hommes et femme de cette famille Ascoyne, Valérie Hobson (1917 – 1988 / 81 ans) son épouse tardive, Joan Greenwood (1921 -1987 / 65 ans) l’amie d’enfance et maitresse rouée à souhaits, Alec Guiness (1914 – 2000 / 86 ans) qui interprète plusieurs personnages. Auto -caricature des mœurs d’une aristocratie anglaise qui amuse la galerie avec ces portraits vous toisant avec une certaine condescendance et un goût vestimentaire faisant honneur au rang exigé par une société anglaise pointilleuse.
Noblesse oblige. C'est une comédie dramatique britannique sortie juste après la seconde guerre mondiale. En 1949. Un film en noir en blanc. De l'humour britannique. Une très bonne traduction française. Avec de grands acteurs qui débutent. avec Alec Guinness, et sa grande carrière, là il joue plusieurs personnages. Valérie Hobson et Joan Greenwood, très belles, même en noir et blanc.
Un peu vieilli mais incontestablement divertissant. Le cynisme du personnage principal est délicieux, les moralités élastiques de ses partenaires très subtiles, les rebondissements parfaits
Un film british, à l'humour british sur la noblesse british...Ou l'histoire d'un descendant d'une famille noble, dont la mère a été exclue du clan pour cause de mariage d'amour roturier n et qui à force d'intrigues, de meurtres, de maitresse et d'épouse, va tenter de reconquérir le titre et les biens dont il s'estime avoir été injustement dépouillé. l'histoire est écrite et narrée par le malheureux Duc, la nuit précédent son exécution;... Le ton est plaisant, l'ambiance so british, des pointes d'humour, du machiavélisme, du cynisme...avec de belles images N&B, mais le film, dont on sent venir les twistes finaux, prend son temps et au total apparait un peu vieillot, mais délassant
Une comédie très british avec des dialogues parfois savoureux, mais pas exempte de certaines longueurs. On passe quand même un moment agréable mais le film a incontestablement vieilli et même si cela reste un divertissement de qualité, les critiques paraissent aujourd’hui un peu surévalues.
La mère de Louis est issue d'une noble famille aristocratique. Mais, ayant épousé un homme socialement inférieur, elle a été écartée et réduite à la pauvreté, avec son fils. Désormais adulte, Louis comprend qu'il peut prétendre à la succession et au titre de famille... à condition d'éliminer les autres membres officiels d'abord ! L'occasion de s'élever socialement tout en assurant sa vengeance. "Kind Hearts and Coronets" (titre tiré d'un poème de Tennyson, d'ailleurs clamé dans le film) est une comédie acerbe typical british. Sur la forme, l'ensemble est délicieux de bout en bout, avec de nombreuses touches d'humour noir. Qu'il s'agisse de répliques qui font mouche, de meurtres commis avec légèreté, ou d'idées scénaristiques décalées. Toutefois l’œuvre est encore plus percutante sur le fond, offrant un véritable portrait au vitriol du système de classes sociales britanniques. Les aristocrates ne sont pas seulement présentés comme arrogants ou condescendants, mais comme des incompétents ou des hypocrites, à l'occasion particulièrement cruels ! Et Robert Hamer ne s'attaque pas qu'aux riches, pointant du doigt les ambitions déraisonnables de la classe moyenne (l'amie d'enfance vénale et son mari dramatiquement nul dans tout ce qu'il entreprend). Ou leur propension à vitre mépriser eux-aussi les plus pauvres quand ils commencent à gravir les échelons. A ce niveau, Dennis Price porte très bien le rôle de Louis. Au fur et à mesure qu'il élimine les obstacles à sa succession et qu'il s'élève socialement, il se montrera de plus en plus guindé et condescendant ! Face à lui, Alec Guiness dans un octuple (!) rôle, celui des membres de la famille à exécuter. Outre l'ironie de ce choix (Alex Guiness est lui-même le bâtard d'un homme de bonne famille), la technique est réussie. A travers les maquillages, et même une scène où plusieurs "Guiness" apparaissent ensemble à l'écran, pas évidente du tout à réaliser à l'époque. Le chef opérateur Douglas Slocombe prétend d'ailleurs avoir couché dans le studio pour être sûr que personne ne trifouille la caméra entre deux prises, et ne sabote l'effet ! Et Alec Guiness semble s'amuser à incarner, de manière relativement courte, chaque personnage distinct. En outre très proprement réalisé, "Kind Hearts and Coronets" est une belle comédie noire qui n'a rien perdu de sa force.
Avec Noblesse oblige, Robert Hamer signe une satire sociale d’une élégance venimeuse, où le raffinement britannique masque en permanence une cruauté délicieusement amorale. Le film séduit par son humour noir d’une précision remarquable, transformant une série de meurtres en jeu mondain empreint d’un détachement presque aristocratique. Alec Guinness livre une performance virtuose en incarnant plusieurs membres de la famille D’Ascoyne, exploit qui renforce encore le caractère absurde et décadent de cette noblesse caricaturale. Derrière sa légèreté apparente, le récit développe une critique acérée des hiérarchies sociales et de l’obsession du statut dans l’Angleterre d’après-guerre. Malgré une mise en scène parfois très classique dans sa forme, Noblesse oblige conserve une modernité de ton et une intelligence satirique.
Alec Guiness incarne une famille d'héritier à lui seul et rien que pour ça, le film vaut déjà le couo d'être regardé. La chasse de ces héritiers par le plus loin de la branche afin d'hériter de la fortune de la famille est assez jouissive. Le film pour 1949 est exceptionnellement bien monté et dirigé. Je n'avais jamais entendu parlé de ce film avant que son remake récent ne sorte au cinéma avec L'ultime héritier. Un film à voir pour parfaire ses connaissances et sa culture cinématographiques.
Je pense comme Bertrand Tavernier que ce film de Robert Hamer est une critique acerbe au vitriol quasi-marxiste de la société britannique capitaliste, avec ses nobles, la finance de la City, ses militaires, ces hiérarques religieux, ses rois, ses reines, qui fait la même politique depuis des siècles pour protéger ses privilèges. L'idée faire jouer par Alec Guinness est génial et très efficace. Je pense que c'est son et ses meilleurs rôles de sa carrière. Après ce film qui ut un grand succès populaire, les producteurs et les censeurs refusèrent tous ses projets de film. Dennis Price est excellent dans son rôle de Louis Mazzini d'Ascoyne .
Un film au scénario étourdissant qui prend de l'ampleur petit à petit au fil du film. La prestation est réussie et l'humour noir y est omniprésent avec une finesse dans le jeu des acteurs et les dialogues. Un film d'humour noir avec un plan diabolique qui fonctionne bien à voir pour son audace totalement convaincante.
Extrêmement habile cette narration en analepse use d'un humour noir acerbe que renforce la satirique étude de moeurs d'un monde bourgeois ou aristocrate calfeutré dans ses privilèges, son dédain ou ses vices - sans pour autant dépeindre des héros manichéens puisque la vengeance s'explique tandis que la bienveillance s'exprime en certaines occasions. Variés, les meurtres se font aussi retors que les manipulations du protagoniste ou de son pendant féminin jusqu'à un double twist final savoureux. Dans l'écrin raffiné d'un classieux noir et blanc épousant des dialogues enlevés se déploient tout le cynisme de Dennis Price ainsi que le sel d'Alec Guiness. Délectable!
Un chouette petit film policier, ou le réalisateur et le scénariste ont pris le parti de commencer par la fin (ou presque) pour remonter aux sources. Cette façon de faire sied parfaitement au sujet traité et n'aurait pu être autrement. Le scénario est bien construit, pas trop incohérent en regard de l'époque ou cela est sensé se dérouler. Alec Guiness nous offre une superbe prestation en jouant pas moins de 8 rôles différents. Je dois avouer que je ne m'en était pas aperçu. Mais je ne suis pas physionomiste du tout! A voir par les amateurs de polar à l'anglaise.
Une production anglaise des années 50 pleine d'humour second degré bien plaisant... Le personnage principal est tour à tour cynique ou flatteur ou enjoliveur... Et il y a une révélation dans les 10 dernières secondes très sympa qui remet tout en question au dernier moment. Comme quoi on peut faire un très bon film au final, sans moyens énormes, et avec une poignée d'acteurs et d'actrices qui m'a fait penser à un autre film anglais du même genre : Arsenic et vieilles dentelles qui lui est postérieur... Je recommande ce film à tout le monde SAUF aux allergiques du noir et blanc
Un caviar du cinéma britannique d’après-guerre, connu pour être le film dans lequel Alec Guinness interprète huit personnages à lui seul. Au-delà de cette performance somme toute anecdotique, « Noblesse Oblige » est avant tout une délectable comédie d’humour noir et de cynisme qui, en dépit de son âge avancé, tient bigrement bien la route. Il y a du raffinement dans l’écriture, notamment au niveau des dialogues et beaucoup d’élégance dans sa mise en scène. Et même si je n’ai pas véritablement ri, j’ai trouvé le récit de ce serial killer vraiment jubilatoire