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CH1218
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3,5
Publiée le 12 août 2026
Présentant quelques similitudes avec « Touchez pas au Grisbi » d’un an son aîné, cette adaptation, devenue elle aussi un classique, appartient au renouveau du polar français des années 50. Le casting a de la gueule avec Lino Ventura, Albert Rémy, Marcel Dalio, Paul Frankeur, Magali Noël ou encore Lina Kedrova mais c’est bien Jean Gabin qui règne en patron dans cette intrigue filmée dans un beau noir-blanc qui en accentue le côté sombre.
Un classique incontournable de 1950, réalisé par Henri Ducoin. Ce film nous plonge de manière brute et très codifiée dans l’univers du trafic de drogue. Jean Gabin, dans le rôle de « Le Nantais », incarne un caïd qui débarque d’Amérique avec l’ambition de restructurer et moderniser le réseau de drogue parisien.
Ce qui frappe dans ce film, c’est la précision avec laquelle il décrit le fonctionnement d’un réseau de trafic, un véritable exploit rare pour l’époque : la coupe de la marchandise, le rôle des passeurs et la déchéance des toxicomanes sont abordés avec soin.
Certes, le film présente un côté daté qui contribue à son charme, lui donnant une authenticité que l’on ne retrouve plus dans les productions modernes. C’est un bon polar à la française qui mérite d’être redécouvert.
Cependant, je trouve que la deuxième partie du film est un peu lourde. 7/10
Gabin et Ventura sont les têtes d'affiche de ce classique du polar à la française. Certainement un des premiers à s'intéresser au trafic de drogue et surtout, un twist qui fait tout le sel.
Gabin est d'une froideur rarement vue et il excelle dans ce rôle tout en sobriété. Du début à la fin, le film est froid, chaque personnage l'est. Ambiance sombre pour un film en noir et blanc. Lino pour un deuxième film a déjà un grand rôle et il est lui aussi glacial.
Pas mal de lenteur et c'est le seul reproche au film car il n'y a finalement rien à jeter. Classique à voir et revoir pour les fans de polar sombre. Si le film est vieux et ancien, on peut franchement dire que les bases sont solidement posées.
En 1955, Henri Decoin signe un classique du film policier français. Reposant sur un rythme pépère, l’histoire décortique les réseaux de distribution de la drogue à travers une enquête au sein du banditisme. Cet aspect quelque peu didactique (la présentation des filières mais également les méfaits de la consommation de stupéfiants) ancre le récit dans une atmosphère sombre. Jean Gabin s’impose comme le patron de cette intrigue, même si certains seconds rôles (comme Lino Ventura) viennent donner la réplique de manière consistante. On regrettera un scénario très linéaire dont les rares rebondissements se laissent deviner longtemps à l’avance. Bref, du cinéma noir à l'ancienne truffé d’un argot toujours aussi ébouriffant à entendre.
Un bon polar français des années 50 qui met en scène Jean Gabin et Lino Ventura, montrant déjà à l'époque le trafic de drogue. On voit que le film commence par un message d'avertissement et les dangers que le trafic peut mener. Aujourd'hui on regarde ce message et on s'aperçoit que rien à changer. Car il est vrai, le cinéma est l'adaptation de notre époque, et des années 50 à aujourd'hui, on parlait déjà de trafic de drogue. Le film est sombre, ambiance noir et on aime ça, avec des dialogues qui sont de la poésie de la langue française, dommage qu'on n'entende plus ce genre de répliques aujourd'hui.
La Razzia sur la Chnouf. Un film sorti en 1954. Une belle époque parisiènne. Il y a encore des voitures des années quarante dans les rues. Jean Gabin à 49 ans. S'il joue le flic ou le gangster, il y a peu de différences. Lino Ventura a 35 ans. C'est son second long métrage. Les deux acteurs ont joué dans Touchez pas au Grisbi la même année. Il y a aussi Magali Noël et Lila Kedrova. Une bonne ambiance parisiènne. Le Paris des clubs et des restaurants. Une bonne entrée en salle à l'époque.
Austère. Tout en intimidation. Avec son carton introductif prémonitoire sur une société d’aujourd’hui complètement gangrenée… Film noir de haute volée avec un Gabin toujours magistral.
Un film historique ! Un polar bien de chez nous en noir et blanc dans les bas-fonds du Paris des années cinquante. On y voit, entre autres, toutes les formes de téléphones de l'époque : de comptoirs, de chambres, d'extérieur et même en meuble d'intérieur. Et puis un duel de caïds avec Gabin et Ventura.
Des grands comédiens au service d’un scénario solide, aidés par des dialogues comme on les aime! On ne ne lasse pas de voir ce film et le revoir, encore et encore
Un film qui a pris de l’âge : la « chnouf » c’est de l’opium, hiérarchie, soumission féminine, machisme... De l’époque où les flics avaient encore le droit de cogner. A noter la prestation convaincante de Lila Kedrova.
Difficile de comprendre certains éléments incohérents du scénario. Heureusement la fin vient remettre le film sur une note juste. En revanche le son est inaudible, nous avons dû mettre les sous titres en français !
Toujours beaucoup de justesse, dans le jeu de ces très grands acteurs. Un polar de bonne facture, meme si, le rythme aurait pu etre un peu plus soutenu.
"Razzia sur la chnouf" est un film emblématique du polar français des années 50, une œuvre qui, si elle accuse aujourd'hui le poids des ans, conserve un intérêt certain pour son audace et son casting de légende. Henri Decoin nous plonge dans les bas-fonds de Paris avec un regard quasi-documentaire sur le trafic de drogue, une démarche courageuse pour l'époque.
Le film vaut avant tout pour son casting de monstres sacrés. Jean Gabin, spoiler: en faux caïd infiltré , est impérial, charismatique et impose sa présence à chaque plan. À ses côtés, on découvre un tout jeune Lino Ventura, qui crève déjà l'écran par son intensité brute. Leur présence, alliée à une atmosphère de film noir réussie, servie par une superbe photographie en noir et blanc, donne au film une patine et une authenticité indéniables. Le scénario, bien que simple, est solide et culmine sur un dénouement mémorable.
Cependant, le film souffre de son appartenance à ce "cinéma de papa" que la Nouvelle Vague critiquera quelques années plus tard. La mise en scène est carrée, voire académique, et le rythme est particulièrement inégal. La première partie est descriptive à l'excès, tombant dans un aspect didactique un peu lourd qui installe des longueurs avant que l'intrigue ne démarre véritablement. Les intrigues secondaires, notamment la romance convenue, n'arrangent rien et alourdissent un récit qui aurait gagné à être plus resserré.
Au final, "Razzia sur la chnouf" reste un film intéressant plus qu'un chef-d'œuvre intemporel. Il mérite le détour pour sa valeur historique, pour son regard précurseur sur le monde de la drogue et surtout, pour admirer le magnétisme de Gabin et les débuts prometteurs de Ventura. Mais son style daté et son rythme lent l'empêchent de captiver pleinement le spectateur moderne. Un classique respectable, mais imparfait.