J'ai aimé le fameux baiser très court à cause de l'époque (Voir dans les anecdotes du film), les quelques scènes de suspens comme seul le maître sait les faire, le jeux des acteurs qui sont toujours impeccables, mais la première heure du film reste tout de même assez lente et sans suspens. De plus, la fameuse histoire d'amour ne m'a pas convaincu :(
En cette année 1946, après la Seconde Guerre mondiale et au début de la Guerre froide, Alfred Hitchcock revient avec un film d'espionnage: "Notorious". Pour ce genre de films, l'intrigue reste plutôt classique mais néanmoins bien ficelée. L'originalité et la force de "Notorious" vient de l'extraordinaire mise en scène du Maître du suspens. Les talents de cinéaste d'Hitchcock font ici toute la différence. Il faut dire qu'il est bien aidé par un trio d'acteurs de haute volée que sont Bergman/Grant/Rains. Ce n'est certes pas la plus belle oeuvre du maître mais le résultat vaut largement le coup d'oeil.
Célèbre pour sa séquence longue durée du baiser entre la parfaite Ingrid Bergman et Cary Grant en forme de pied de nez aux censeurs, « Les Enchaînés » est l’un des sommets de la filmographie d’Alfred Hitchcock. Ecrit par le prolifique Ben Hecht, le scénario est un ingénieux mélange d’espionnage et d’amour que le réalisateur met si brillamment en scène. Noire, psychologique, politique même, l’histoire joue subtilement sur ses ambiguïtés, notamment par l’empathie que le spectateur éprouve envers le personnage joué par Claude Rains. Grande absente du début, la tension tarde à montrer son suffocant visage mais une fois installée, elle ne quitte plus l’écran jusqu’au dernier plan de cet excellent film. A noter également la remarquable interprétation de l’actrice autrichienne Léopoldine Konstantin en mère autoritaire et abusive.
C'est peut-être pas l'une des œuvres majeurs de la filmographie impressionnante de Sir Alfred Hitchcock mais "Les enchainés" contient du suspense teinté d'amour comme sait concocter le maitre du genre !! Une femme dont le père a fait des affaires avec les Allemands accepte pour se racheter la proposition de la police Américaine et d'un flic charmeur de se rendre au Brésil, plus exactement dans la capitale de Rio, enquêtait sur une famille suspecte d'espionnage avec les Allemands. Pendant l'infiltration, la demoiselle s'amourache passionnément du policier qui l'aide. Tout les ingrédients du cinéma d'Hitchcock sont réunis ici, le mystère sur cette famille, des détails d'enquètes très bien travaillés, des plans minutieux, une fin qui vaut le détour, une passion de romantisme déchirante entre les deux personnages principaux. Cary Grant est charismatique dans la peau du flic aidant et aimant la femme joué elle par la belle et excellente Ingrid Bergman. Les fans nombreux d'Alfred Hitchcock seront ravis.
C'est une histoire d'amour sur fond d'espionnage -ou bien l'inverse- dans laquelle Ingrid Bergman, fille d'un nazi incarcéré et jeune femme débauchée, accepte de démasquer des comploteurs nazis réfugiés au Brésil. Avant d'entrer dans le vif du sujet et de l'intrigue, Hitchcock expose l'histoire d'amour naissante entre Alicia et Devlin, l'espion américain qui l'a enrôlée. L'un et l'autre auront-ils raisons de risquer, au gré du scénario, le sacrifice de leur amour et de ne pas se dérober à leur mission patriotique? C'est la question subtile qui se pose tout au long du film et qui constitue son thème, non pas indépendant de l'intrigue, mais complètement impliqué. L'action, typiquement hitchcockienne, n'en prend que davantage de relief. Car, dans l'antre des méchants et inquiétants nazis (ou pathétique, comme l'est Claude Rains, amoureux d'Ingrid Bergman), le rôle d'Alicia est constamment menacé d'être découvert. Le suspense est brillant et Hitchcock lui attache ces petits détails dont il a le secret (la clé de la mystérieuse cave à vin...).Pour ces raisons, après un début de film incertain, le récit devient passionnant.
Un classique, un duo d'acteurs classique, la scène de la bouteille, encore classique, la scène du baiser langoureux toujours du classique. On résumera ce film par la force d'être devenu un classique dans son genre, au même titre qu'un Casablanca. Un Classique, qui se construit autour d'une histoire assez simple, amour, haine, trahison. Même si tout cela est bien lissé, comme si, ces jeux d'espions étaient d'un autre temps, où les règles de courtoisie prévalait sur les intérêts des nations belliqueuses. On retrouve donc avec un certain plaisir le couple phare de cette histoire d'amour sur fond d'espionnage, avec un certain manque d'intensité qui laisse le champs libre pour la romance.
Un Hitchcock de qualité, pas franchement renversant mais qui bénéficie de solides atouts: une très belle photo, un Claude Rains comme d’habitude irréprochable, un scénario assez convenu mais qui ménage quelques scènes adroites (la réception) ou ambigües (le souper sur la terrasse), servies par des dialogues subtils et précis (la scène initiale)... Et puis, évidemment, Ingrid Bergman, qui en ces années-là, aurait pu s’asseoir devant une caméra pour lire l’annuaire, et méduser quand même le public. Quelle beauté! Quelle classe! Dès qu’elle est là, on ne peut que se taire et admirer. A côté d’elle, Cary Grant semble bien falot - question de personnage aussi, car c’est elle qui porte tout le poids de l’intrigue sur ses épaules. Derrière sa caméra, Tonton Alfred joue la carte de la discrétion, de la sobriété et de la fluidité, et ça marche plutôt bien. La scène finale, en particulier, où tout est suggéré, avec cette descente d’escalier et cette porte menaçante qui se referme sur Claude Rains, est une belle réussite. Même les rétifs à l’univers d’Hitchcock comme moi passeront obligatoirement quelques bons moments devant ce film.
Cary Grant, Ingrid Bergman comme acteurs principaux et Hitchcock à la réalisation. Cela s'avère donc prometteur, et on n'est loin d'être déçu au visionnage. Le maître du suspense monte son intrigue avec habileté et certaines scènes sont de petites merveilles de réalisations : je pense à celle de la cave à vins en particulier.
Film d’espionnage assez moyen finalement. Loin d'être le meilleur film d'hitchcock. Pas de réel suspens. La présence de Cary grant devient lassante tellement on trouve qu'il interprète les mêmes rôles dans les films d'Hitchcock. Et puis on a surtout l'impression que les personnages sont niais (c'était peut être tourné il y a 70 ans mais dans ce cas le film a très mal vieilli).
Le titre anglais "notorious" souleve beaucoup de questions . Les gens célèbres seraient-ils "enchaînés" à un destin qui les dépassent ? Ou est ce que ce n est pas plutôt leur nom célèbre qui attire à eux encore plus de célébrité et par la même occasion une destinée hors du commun et qui peut être malheureuse . L' amour ne leur échappe t il pas finalement à l image dé l'héroïne du film qui meurt s entendant avouer l'amour qu'elle espère depuis longtemps mais qu elle ne vivra pas. Derrière ces questionnements auquels le scénario ne repond pas vraiment la mise en scène est parfaite . Ingrid Bergman porte ce rôle avec force et on remarquera que pas une fois ou seulement une lors de la soirée elle se découvre . L idée de l empoisonnement entraîne une chute mortelle qui donne de la couleur au film . C est élégant comme toujours chez Hitchcock et très glamour .
En grand maître de la manipulation du spectateur qu’il est, Hitchcock nous surprend une nouvelle fois en réussissant à créer un suspense efficace non pas dans la trame de son thriller d’espionnage mais bien dans la passion triangulaire qui va en découler. C’est en cela que Les enchaînés a su rentrer dans les annales du 7ème art, le savoir-faire dont a fait preuve le réalisateur pour magnifier la relation ambiguë et glamour entre les personnages interprétés par Carry Grant et Ingrid Bergman ayant dépasser les codes scénaristiques que lui imposait son pitch.
J'ai personnellement adoré ce film, traitant de la réalisation de Psychose marquant un tournant dans la carrière du réalisateur (âgé de soixante ans et considéré en fin de carrière), mais aussi de la vie Hitchcock et de son couple avec Alma Reville. Ce qui m'a particulièrement plut c'est de pouvoir passer derrière la caméra (même si cela reste très succin), on voit chaque étape de la construction de Psychose: choix de l'adaptation, casting, mise en scène, montage, choix de musique et avant première. Hitchcock a réalisé ici un film faisant écho à sa propre vie (ou du moins son envie, son désir) et celle de son casting (il choisit principalement des personnes ayant un lien fusionnel avec leur mère, un lien fort, étouffant mais aussi des femmes étant relativement proche et attentionnée avec leurs enfants). Là où j'ai eu du mal à suivre ce sont les moments où Hitchcock parle avec le véritable tueur ayant inspiré le livre (et donc le film), je ne pense pas avoir compris ses flashbacks et leur parallèle avec la vie du réalisateur. Le casting du film est impressionnant Anthony Hopkins, habitué des films à suspens ne pouvait qu'interpréter Hitchcock, Helen Mirren en épouse dévoué à son mari, Scarlett Johansson (avec qui je me suis réconcilié dans ce film) en héroïne de film et fantasme du réalisateur,... Chacun d'eux et brillant, époustouflant et leur transformation les rends pour la plupart méconnaissable (où du moins les changes drôlement). Tout cela accompagné de la musique de Danny Elfman qui est adapté et magnifique. Je ne connais pas du tout les films d'Alfred Hitchcock, ma peur les a laissé en attente ("Les oiseaux'" et "Psychose") mais ce long métrage m'a donné très envie de les découvrir et de m'intéresser à un réalisateur qui m'intrigue énormément.
Hitchcock est une marque déposée synonyme de grande qualité de réalisation. L'intrigue, le rythme, la direction des acteurs ainsi que leur choix sont impeccables dans ce film dont chaque minute tient le spectateur en haleine.
Excellent Hitchcock qui mêle espionnage, mélodrame et film de guerre. Le personnage du mari nazi est superbe d'ambiguïté tantôt sadique et tantôt pitoyable. Le scenar est impec et le suspense haletant n'a pas pris une ride. Plus quelques superbes idées de mise en scène qui annoncent déjà les superbes films à venir du grand Alfred !