Un western pour le moins spécial... Un village apeuré, un inconnu qui tire plus vite que son ombre, et des bandits sur le chemin du retour. A première vue le scénario est plutôt classique. Mais Eastwood nous dresse en fait le portrait d'un véritable anti-héros : un homme horriblement mysogine, immoral et égoïste. Cet homme des hautes plaines va semer une zizanie infernale au village : il inverse les rôles (on se croirait par moments dans l'île aux esclaves de Marivaux!), se fait détester des puissants et des femmes, mais crée une dépendance qui fait que personne n'est en mesure de l'arrêter... Les femmes tombent dans son piège, les chefs du village n'ont d'autre choix que de s'en remettre à lui. A l'image de son sauveur, le village va se déshumaniser pour prendre la forme de l'enfer. On prend un plaisir monstre à voir ce mystérieux solitaire imposer sa loi au village, Clint Eastwood brille dans ce rôle d'homme froid et efficace. La répartie de son héros est sans entache, beaucoup de répliques très bien trouvées (la réplique de l'étranger après que la femme soit venue tirer sur lui dans son bain, et la réponse du nain, sont juste excellents) et une musique oscillante qui colle à l'ambiance bizarre du film. Quant à la fin, on peut l'inscrire dans une sorte de fantastique qui expliquerait pourquoi cet homme n'a pas de nom, à moins que l'on opte pour une interprétation familiale plus terre-à-terre... Libre à nous, moi j'aime à penser que cet Homme sans nom est une sorte de revenant. Pas le meilleur d'Eastwood, mais un film à voir.
Un film magistral, rajoutant un supplément d'âme par rapport aux westerns de l'époque. Le cavalier solitaire qui se pose en sauveur de la ville reste le leitmotiv, mais est décliné ici avec une complexité toute autre. Le personnage qu'il interprète se transformant en véritable tyran sur toute la ville, Clint Eastwood prend à contre-pied tous les codes du western. Les images sont magnifiques, et l'on se souviendra longtemps de la scène des coups de fouets sur fond de feu de l'Enfer, qui mérite à elle seule sur le plan visuel la note ici attribuée.
Pour sa deuxième réalisation, Clint nous pond un western. Un bon western. Le film emprunte à Leone l'identité de son personnage de la trilogie du dollar, un homme sans nom. Mais si l'homme sans nom de Leone évoluait dans l'humour noir, le personnage de Eastwood évolue dans le néant le plus total. C'est bien ça la force du film. La réalisation ne tombe jamais dans la facilité. L'esthétique de certaines scènes est de toute beauté. Je lui reproche juste quelques faiblesses dans le scénario mais l'interprétation des acteurs et les trouvailles esthétiques compensent cette faiblesse. Un film plein de charme.
Clint Eastwood en Cow Boy dictateur, martyrisant les laches habitants d'une ville qui deviendra un enfer, au sens propre du terme: peinte en rouge, le feu rampant entre les maisons... des allures baroques qui rappellent que Sergio Leone a grandement influencé Eastwood. (petit détail sympa: dans le cimetiére du village, sur les pierres tombales, on peut distinguer 2 noms: Don Siegel et Sergio Leone...)
Un bon western porté par un toujours excellent Clint Eastwood. L'histoire est bien trouvée, et la scène finale est vraiment bien réalisées. Le seul problème pour moi, c'est que je trouve que ce film manque un peu de rythme à certains moments.
Avant que le mythe du héros solitaire ne soit exploité et usé jusqu'à la corde, un plutôt bon western avec Eastwood pas transcendant, plein d'incohérences mais divertissant. D'autre part il est à noter que la trame dramatique de l'histoire et ses rebondissements sera utilisée plus tard dans Pale Rider.
Deuxième film d'Eastwood comme metteur en scène et premier western, genre auquel il est alors fortement associé en tant qu'acteur. On retrouve évidemment de nombreuses traces de l'influence des deux réalisateurs qui ont fait de lui une star, Don Siegel à qui il emprunte un traitement cru et réaliste de la violence; et bien sûr Sergio Leone dont on retrouve içi le personnage caractéristique du mystérieux inconnu sans nom (et à la morale flexible) ainsi que certains codes de mise en scène telle une façon caractéristique d'étirer les scènes et les silences ou encore l'attention portée aux bruitages. Loin de la figure classique des groupes de colons courageux et solidaires que l'on retrouve dans tant de films du genre, Eastwood décrit une communauté rongée par la culpabilité d'avoir laissé lyncher un marshall par appât du gain ou par lâcheté. L'arrivée du personnage qu'il incarne et son comportement vont faire voler en éclat les apparences hypocrites qui maitiennent la cohésion sociale de cette petite ville. Le réalisateur se démarque néanmoins de ses mentors en greffant à son western un sous-texte fantastique à travers le personnage de l'homme sans nom. Apparaissant au début du film à l'horizon, il semble littéralement surgire d'un néant dans lequel il retourne à la fin, tout de noir vêtu, omniscient et infaillible, donnant l'impression de pouvoir apparaitre et disparaitre à l'envie et de pouvoir se dédoubler, le personnage prend peu à peu les atours d'un ange vengeur. D'autres éléments, comme la musique, la ville repeinte entièrement en rouge et rebatisée Hell ou le réglement de compte final au milieu des flammes renforçent cette impression. ATTENTION, film à voir impérativement en VO tant la VF est hallucinante d'incompétence et d'irrespect pour l'oeuvre. Ainsi, la VF de la séquence finale fait clairement dire à Eastwood qu'il est le frère du marshall alors que la VO fait comprendre par sous-entendu qu'il est le marshall. En voulant à tout prix rationaliser un récit conçu et pensé avec une dimension fantastique, cette VF est en contradiction totale avec le sens profond du film, la mise en scène d'Eastwood et le jeu des acteurs. Une hérésie complète!!!
Un Western qui a prit un sacré coup de vieux, mais il reste sympa à regarder pour la présence de Clint Eastwood, et pour sa réalisation (on reconnait son style). A mes yeux, "L'Homme des hautes plaines" n'est pas indispensable, mais c'est à voir pour les fans du "monstre" !
Eastwood encore marqué par sa collaboration avec léone, signait son premier western , et quel western ! L'homme des hautes plaines , au confins du fantastique, est un western spaghetti à l'américaine pourrait on dire . Le résultat est excellent , confirmant déja le talent d'eastwood derrière la caméra.
Le scénario est maigre, de même que les décors, plus que sommaires. Mais l'attitude désinvolte et arrogante du personnage joué par Clint Eastwood rend l'ensemble assez savoureux.
Western et deuxième film de Eastwood, High plains Drifter est plus intriguant et subtil que les autres western, moins "spaghettis". Le scénario ne se dévoile entièrement qu'à la fin, même si l'on en doute, et il persiste encore quelques mystères au final. L'action se borne à une seule ville, ce qui n'est pas déplaisant, mais on voit du coup toujours les mêmes acteurs, pas tous exceptionnels. L'humour est par contre présent et bien vu. Bref, un bon western, même si on reste un peu sur notre faim.
Un western situé entre le classique des Hawks, Ford, et les visions révolutionnaires du western de Leone, L'Homme des Hautes Plaines est un classique du western grâce à la vision d'un enfant du western et plus tard du cinema, Clint Eastwood.