Voici un film que je ne suis pas prêt d'oublier car il ne me plait guère mais je suis admiratif devant cette leçon de nouveau cinéma des débuts 1970, totalement inimaginable 20 ans plus tôt (sans prendre en compte les petits écrans). Plus artificiel et fabriqué je n'ai jamais vu. Evidemment impossible de croire un seul instant au roman d'amour et aux péripéties de l'intrigue. Sans le coeur un film ne me touche pas et je reste spectateur soit frustré, soit contemplatif si le spectacle est de qualité, ce qui est ici tout à fait le cas. Il reste l'intellect et la forme ; la forme est exceptionnelle, ce qu'on voit est en adéquation permanente avec les rapports érotiques sadomasochistes du couple tout en restant en parfaite symbiose musicale avec l'air des ''moulins de mon coeur''. La bande son tient une place considérable et la seule émotion que j'ai pu ressentir provient d'elle et de quelques gros plan sur les artifices de Faye Dunaway. L'intellect est brillant avec une fin aussi intelligente qu'ambiguë : une femme soulagée de sa traitrise et un homme qui n'a pas su lui faire confiance…Quel raffinement dans les regrets! Si Vicky est parfaite (qui aurait pu mieux faire?) je n'en dirais pas autant pour Thomas car je trouve Steve McQueen trop bridé, sa personnalité s'adapte mal aux contraintes (sa scène du baiser suivant celle de la partie d'echec est un désastre) Sean Connery au somment de sa beauté m'aurait mieux convenu. Quoi qu'il en soit c'est assurément encore un film que tout cinéphile doit connaitre car il est réussi alors qu'il avait tout pour être raté, ce qui est un petit miracle dans lequel Michel Legrand a prit une grande place.
Version élégante et pleine de malice du jeu du chat et de la souris, l'Affaire Thomas Crown a grandement contribué à mythifier les figures de Faye Dunaway et Steve McQueen, tous deux impeccables dans ce jeu de séduction sur fond d'intrigue policière, le tout agrémenté de sous-entendus sacrément piquants pour l'époque. L'emploi du split-screen, pratique encore neuve à l'époque, accuse un peu les effets du temps, mais pour le reste, si le sujet policier est plutôt sommaire, la mise en scène est pétrie de clinquant et de précision, la musique envoûtante et les acteurs sont parfaits. Un film toujours aussi savoureux avec cinquante ans de recul.
mouais... j'ai toujours trouvé que Steve mac queen avait vraiment l'allure d'un parfait benêt, et Faye Dunaway m'a toujours agacé, donc je pouvais difficilement mettre plus à ce film.
Après je peux comprendre le trip 70's et donc que certaines personnes accrochent à cette production certes au dessus des productions moyennes de l'époque.
Mais personellement je reste sur mon bon vieux remake de John mactiernan, que je trouve bien supérieur.
PS je l'avais lu avant mais c'est vrai que la BO est vraiment pourrie de chez pourrie
Plutôt déçu. Mcqueen n'est pas crédible pour un sous, les personnages pas très interessants, et la réalisation molle, très molle finit de nous achever et nous laisse dans l'ennui. Seul la scène de partie d'échec érotique parvient à nous réveiller. Et je ne parle pas non plus de sa narration raté avec ses split screen aussi inutiles que chiant.
Un film qui a du charme, esthétiquement réussi, porté surtout par les deux acteurs principaux, mais dont le scénario est assez pauvre finalement. La partie d'échec la plus érotique du cinéma sans doute. Le split screen n'est pas une réussite selon moi mais le film n'en abuse pas, heureusement...
Film manquant de rythme par moment, des scènes qui devraient nous envouter, ennuis au final par manque de rythme (la scène du jeu d'éhec par exemple). Reste une mise en scène solide (même si le slipt scream a mal vielli) et de bons acteurs. Dans la soirée, j'ai aussiregardé le remake que je trouve pour ma part supérieur à l'original.
voila un superbe film avec une musique génial de michel legrand, steve mcqueen est un acteur fabuleux, le scénario n'est pas mal non plus, les dialogues et bien je pense que l'actrice principale a les meilleurs dialogues, les personnages secondaire sont bien aussi dommage que le personnage de yaphet kotto n'est pas était travailler un peu plus.
Tout n'est qu'aisance et volupté dans ce film pop, stimulant, ludique et terriblement sensuel, grâce au couple Steve McQueen/Faye Dunaway qui ne laissent rien deviner de leur royale détestation sur le plateau. Ou quand l'intelligence est sexy...
Un holdup original où aucun des protagonistes ne se connaît démarre ce film dans lequel Steve Mc Queen domine l’image avec sa décontraction habituelle. La bande son soignée sublime l’esthétique de la mise en scène et du jeu multi-écrans. Après près de 60 ans, cette œuvre apporte toujours autant de plaisir.
D’habitude je ne suis pas particulièrement sensible au côté glamour d’un film mais comment résister aux charmes du couple Faye Dunaway Steve McQueen. J’ai rarement vu deux acteurs aussi sublimes et aussi classe a l’écran, ils électrisent chaque scène où ils apparaissent et la tension entre eux est palpable (et pas seulement au cour de la chaude partie d’échec). Steve McQueen réussit même l’exploit de paraître classe en portant un peignoir orange !!! A part ce côté glamour l’affaire Thomas Crown est un jeu de chat et de la souris qui démarre avec une des meilleures scènes de braquage du cinéma. Norman Jewison déjà derrière la caméra du toujours génial Rollerball, donne un film policier vif, dynamique et sexy en diable. Même la musique de Michel Legrand est supportable c’est dire si ce film passe pour un petit miracle.
Voilà un film de bonne réputation, dirigé par le metteur en scène de La chaleur de la nuit, qui nous avait séduit dans les années 60, . Malheureusement, on sent lourdement le poids des années. On a vu depuis beaucoup mieux pour faire un braquage, soit en sophistication technique, soit en violence spectaculaire. Le montage en écrans découpés fait aussi daté, et si l'on reconnait très vite la musique de Legrand, elle n'est pas restée pour autant dans les mémoires. Reste un beau face-à-face, prévisible entre Macqueen et la belle Dunaway et la conclusion que l'argent qui ne suffit pas à rendre heureux. Cet argent qui comme le sel, qui donne du gout aux aliments, mais boire de l'eau salée n'a jamais étanché la soif. Le spectareur, lui, reste sur sa faim. DVD1 vo - janvier 2019
Globalement déçu par ce film. Je m'attendais surement à mieux et avec plus de rythme ; il a peut-être (trop) vieilli également. Malgré tout l'esthétique classique me plaît et la classe de Steve McQueen, ainsi que la beauté brute de Faye Dunaway assurent l'homogénéité de l'ensemble. Le tout est sublimé par l'agréable bande originale de Michel Legrand que je découvre seulement avec ce film, et notamment sa très jolie chanson du générique "Les moulins de mon cœur" (the windmills of your minds en version originale). L'utilisation assez novatrice (au cinéma) de la technique de "l'écran-splitté" annonce le style très seventies sachant que le film est sorti en 1968. Le principal défaut du long-métrage en fait, est qu'on a souvent l'impression de regarder un long spot publicitaire et que le scénario semble avoir été mis de côté. Par rapport au contexte de l'époque, je trouve par contre, remarquablement bien exécuté de suggérer la sexualité et le désir entre nos deux personnages tout en restant très pudique,spoiler: à l'image de cette scène de partie d'échecs sensuelle . Enfin moi qui suis un grand fan de Steve McQueen, je reste interloqué de savoir que c'est le rôle qu'il aurait préféré durant toute sa carrière alors que ce n'est, d'après moi, pas sa meilleure interprétation, loin de là.
De bonnes choses et des moins bonnes, c'est d'abord un film d'acteurs et si McQueen ne se fatigue pas de trop, Faye Dunaway parvient à illuminer le film mais seulement dans certaines scènes, dont la fabuleuse partie d'échecs. L'aspect thriller est très inégal, car si le casse est excellent, l'enquête de Dunaway apparait peu crédible et entachée de séquences peu claires. Cela reste néanmoins un assez bon film qu'il convient toutefois de ne pas surestimer, mais qui vaut bien mieux que son remake avec Brosnan. Quant à la bande son, elle est excellente, n'en déplaise aux esprits chagrins
Innovant pour son époque, avec des effets de mise en scène inédits, le film a vu sa modernité de surface se retourner contre lui et son orgie de split screens est devenue complètement indigeste. Sa modernité est ailleurs : dans un sens du rythme impressionnant pour l’époque (le montage de Hal Ashby, réalisateur de Harold et Maude, est particulièrement efficace, malheureusement plombé par des effets visuels ultra kitsch), dans une tension sexuelle assez osée (jusqu’à un baiser torride, qui détenait alors le titre du plus long baiser de cinéma) et dans le charisme de Steve McQueen et Faye Dunaway. Le vrai plaisir du film, qui aurait pu rester très anecdotique sans eux, c’est bien cette rencontre entre deux charismes, ce choc des icônes, qui changent de tenue à chaque scène et réussissent à mettre de l’érotisme dans une partie d’échecs (incroyable scène !). Rien que pour eux, et pour une histoire plutôt agréable à suivre, quand même, le film vaut largement le détour, malgré ses aspects les plus datés.
Thomas Crown, millionnaire qui s'ennuie, décide d'organiser un braquage en donnant des instructions bien précises à chacun des bandits sans jamais se les faire rencontrer ailleurs que durant le casse. Insoupçonnable, Thomas Crown va pourtant rapidement être dans la ligne de mire de la séduisante Vicki Anderson, enquêtrice pour une compagnie d'assurance. Celle-ci, persuadée que Crown est l'instigateur du braquage, va entreprendre un jeu de séduction avec le millionnaire. A ce jeu du chat et de la souris, qui sera trompé et qui attrapera l'autre ? Scénaristiquement, le film est assez mince et doit beaucoup à l'audace formelle de Norman Jewison. Le cinéaste, découvrant avec bonheur l'existence du split-screen, le popularise à travers une mise en scène pop et résolument colorée, pur produit de son époque sentant bon les années 60. L'intrigue, finalement assez fine, doit beaucoup au magnétisme du couple vedette : Steve McQueen inonde l'écran de charisme dans un de ses rôles les plus populaires tandis que Faye Dunaway est au sommet de son art, maniant son corps comme personne. Plusieurs moments inoubliables sont à compter : la partie d'échecs suggestive, la chanson "The Windmills of your mind" de Michel Legrand, le casse... Une œuvre culte aux dialogues ciselés et au charme fou...