Parfois réduit à un admirateur et imitateur d’Alfred Hitchcock, Brian de Palma démontre, dans Obsession peut-être davantage que dans un autre de ses films, qu’il est davantage commentateur de l’œuvre du cinéaste britannique et qu’il saisit son geste comme une restauration personnelle et libre du geste premier, original et originel, conformément au désir manifesté par l’équipe en charge de la restauration des peintures de l’église de restituer la couche la plus récente d’une œuvre palimpseste. La fascination du cinéaste devant Vertigo le conduit à interroger ce vertige qui fut le sien au moment de la première projection et son impuissance à le revivre à l’identique, s’engage dans une série de variations autour de son modèle qu’il s’agit de reproduire quasiment à l’identique puis de retravailler en composant une seconde copie de la copie première. Le travelling circulaire initial résume cette problématique : comment refleurir le tombeau de 1959, soit un an après la sortie de Vertigo, quinze années plus tard ? Dès lors, De Palma fait évoluer la caractérisation amoureuse et conjugale de Michael Courtland – anciennement Scottie – vers celle d’une spoiler: paternité interdite parce qu’incestueuse , à l’instar du cinéaste lui-même ; il injecte dans cette réflexion esthétique, qui se rend en Italie, qui plus est à Florence, pour renouer avec la tradition des voyages destinés à former les jeunes artistocrates aux Beaux-Arts, une satire de la cupidité propre aux États-Unis, présente par la récurrence de l’argent – on ne cesse de parler de dollars, on se réunit à terme dans une pluie de billets – et par la notion même de remake cher au cinéma hollywoodien. Mise en abyme d’une mise en abyme révélatrice des obsessions de son cinéaste, Obsession amène ses personnages à interroger directement les dangers liés à l’artificialité et à la facticité d’une telle entreprise de substitution : l’entourage de Michael réagit et s’inquiète, un docteur est consulté, Sandra Portinari se déguise en Elizabeth de façon volontaire, prenant de court son futur époux. Tout y est piégé et réfléchi. Mais De Palma réussit l’exploit de susciter un frisson similaire à celui de Vertigo, qu’il déplace pour mieux en décanter l’essence sublime à laquelle contribuent Bernard Herrmann à la musique et Vilmos Zsigmond à la photographie.
La femme et la fille d'un riche promoteur sont kidnappées. Elles disparaissent dans un accident au moment du versement de la rançon. Définitivement ? C'est la question sur laquelle repose le suspense de ce psychodrame convenu qui prend forme après une longue ellipse. L'essentiel du récit tient à une équivoque que jamais Brian De Palma, même au moyen de violons lancinants, ne parvient à rendre intéressante ou émouvante. La mise en scène confine à l'exercice de style sombre et inquiétant, mais finalement plutôt monotone et artificiel. D'ailleurs la machination qui sera révélée n'est pas réellement surprenante, en dépit qu'elle semble un peu tirée par les cheveux. C'est un film sans violence, qui repose sur son atmosphère délétère, alimentée par la névrose du personnage masculin. On est plus proche finalement de l'esprit de Joseph Losey dans "Cérémonie secrète" que d'Hitchcock, puisque De Palma se réfère à ce dernier. De toute façon, le caractère psychologique attaché aux protagonistes et la nature du suspense n'ont aucun impact.
L’ombre d’Hitchcock pèse sur cette histoire troublante signée Brian de Palma qui aborde la culpabilité (thème cher au maitre du suspens) et le pouvoir de l’image sur l’esprit. Loin d’être un simple hommage se contenter de régurgiter les codes du genre, de Palma dans son propre style livre un thriller au suspens étranglé parfaitement maitrisé.
Une ambiance hitchcockienne totalement assumée, jusqu'à la musique, et une mise en scène sirupeuse qui a hélas énormément vieilli. Mais dans l'ensemble le film se regarde même si on en devine facilement le dénouement plutôt sordide et incestueux.
Un Vertigo à la sauce De Palma. Ca reste toujours soigné formellement, mais j'ai vu vraiment plus intéressant et prenant dans la filmographie du cinéaste. Quand à la révélation finale, je m'attendais à quelque chose de moins prévisible. 5,5/10.
Une fois de plus, Brian de Palma nous obsède avec son thriller hypnotique ”Obsession”
Obsession pour la mise en scène Obsession pour le cadrage Obsession pour la musique Obsession pour le suspens Obsession pour son maître Hitchcock Obsession pour un scénario qui tient aux tripes, prévisible pour certains, inattendu pour d’autres. Obsession pour un final inoubliable Obsession de Brian de Palma pour faire des chefs d’oeuvre !
Un film ennuyant, au scénario lourdingue, avec deux acteurs principaux peu attrayants. Bon, à la fin, y’a son petit effet coup de théâtre, mais même là, la façon de filmer est très étriquée. Pas un bon film.
la fascination de Brian Depalma, son côté hypnotique typique. Une de ses première réalisation, avec un scénario passionnant. une interprétation simple mais magnifié, surtout part John lithgow, cliff Robertson. et surtout la belle, Geneviève Bujold. la fin est une belle surprise.
Un thriller plutôt réussi bien que prévisible. Obsession jouit d'une mise en scène maitrisée et parvient à maintenir un bon niveau de tension tout du long. En revanche, le film pèche par la caractérisation un peu étrange des personnages, probablement dû à l'âge du film.
J'avais beaucoup aimé le début. Délicieusement années 70 avec une musique tout à fait arrangée dans le style ultra romantique mais ce qui est étonnant c'est que cette musique n'évolue pas du tout quand on passe au thriller; il y a comme une anomalie. Cela n'est pourtant rien quand on est censé comprendre que l'enfant a la même tête et la même taille que la mère. C'est très très décevant et rend la fin vraiment ridicule.
La femme et la fille d’un homme d’affaires sont malencontreusement tuées dans un dérapage lors d’une remise de rançon. Plus tard, il rencontre une demoiselle qui est la copie de sa défunte épouse.
Quand on recycle, il faut savoir manier cet art brillamment et c’est ce qui fait défaut cette fois-ci. Outre un final grotesque, Brian de Palma s’empêtre dans une intrigue farfelue et, qui plus est, invraisemblable à la moralité discutable. Ce film a uniquement le mérite de donner envie de revoir Sueurs froides. Néanmoins, la psychologie du protagoniste est assez bien décrite.
Petite déception pour moi après avoir visionné ce film de Brian De Palma. Le jeu terne de Cliff Robertson ne m'a pas convaincu. Heureusement, Genevieve Bujold et surtout John Lightgow semblaient plus habités par leurs personnages, mais l'ensemble est assez empesé, lent, peu inventif. Autre défaut, j'ai deviné les principaux rebondissements bien en avance. Quant au "méchant" de l'histoire qui a tout manigancé depuis le début avec un machiavélisme certain, il se fait finalement tuer bêtement, ce qui manque de crédibilité.
Michael Courtland (Cliff Robertson) est un riche promoteur qui a une vie de famille heureuse, entouré de sa femme Elizabeth (Geneviève Bujold) et de sa fille. Tout bascule le jour où celles-ci se font kidnapper. En collaboration avec la police, Michael ne paye pas la rançon demandée. Lors de leur fuite, les ravisseurs et les otages trouvent la mort. Plusieurs années après, Michael se rend à Florence et rencontre une femme qui est le sosie de son épouse décédée. L’intrigue est plutôt intéressante, le rythme n’est pas toujours effréné mais on se laisse prendre au jeu. Le dernier bouleversement de l’histoire est malin (sauf la scène finale qui est totalement improbable). Malgré tout, le film n’a pas très bien vieilli, les dialogues sont souvent inadaptés et c’est parfois un peu ennuyeux.
Un sous Hitchcock très décevant, le film commence bien avec l'enlèvement, puis dès qu'il y'a la rencontre à Florence, le film devient très ennuyant avec quasiment aucun dialogue, des balades interminables et une musique à laquelle je n'adhère pas du tout. La fin rattrape un peu le tout mais malheureusement celle-ci est trop calquée sur "Vertigo" du coup il n y a rien d'innovant et Brian De Palma fait preuve d'un gros manque d'originalité, seule l'arnaque est bien montée mais trop tirée par les cheveux . La scène finale enfonce le tout tellement elle est "nianiante". Bref un film à oublié même si la fin est divertissante mais trop ressemblante au chef d'œuvre du maître du suspens.