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Vagelios
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0,5
Publiée le 31 juillet 2007
Assez rapidement ce film m' est apparu comme étant une daube avec des scènes parfois tellement mauvaises qu' elles sont ridicules. A cause de sa réalisation manquant de finesse artistique et de profondeur dramatique alors que la toile de fond s' y prête pourtant, le moins que je puisse dire est que je vais vite oublier le premier film de Spike Lee que j' ai vu.
... j'ai du mal à comprendre l'enthousiasme de tout le monde, pour un polar sans aucun suspense (ce qui est un peu gênant pour un polar), une image crasseuse, des personnages horripilants de vide et de vulgarité, sans personne pour relever le niveau. un film sur la beauffitude ?
Je rejoins les critiques 1 et 0 étoile. Un polar qui n'en n'est pas vraiment un. Tu parles d'un suspense... Des dialogues lourds. Le seul interêt est la présence d'Adrien Brody en pseudo punck. Cela fait vraiment peu.
Comme souvent chez Spike Lee, ce film peut se résumer par la bonne vieille fable de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse qu'un boeuf. ça n'en finit pas d'enfler, de se rengorger; ça flirte avec l'apoplexie, mais çà ne ressemble définitivement pas à un bovidé. Faut-il rappeler qu'une bouse chaude, fût-elle emballée avec le plus grand soin, ne reste jamais qu'une bouse chaude? Certes, la réalisation est châtiée. C'est clair, net, bien fait. On trouve même parfois un zeste d'élégance. Mais ces dialogues surfaits, ce bruit qui cache le vide, la sale gueule de Leguizamo, la difficulté à trouver son sujet (un tueur en série? Les angoisses existentielles d'une frappe de quartier?) font rapidement perdre pied. In fine, on a l'impression d'avoir été la victime d'une énième blague de potache : celle qui consiste à refiler au spectateur un chewing-gum qui a l'air plein, mais qui est vide dès qu'on tâte plus avant. Spike Lee ne me convainc décidément pas.
Cette histoire, telle qu'elle est présentée dans ce film, ne présente aucun intérêt à mes yeux. Si l'intention était de faire une sorte de thriller, c'est loupé. Si on doit y trouver une morale, je ne l'ai pas vue. Si ce sont les pathétiques histoires sentimentales et sexuelles qui sont le clou du scénario, alors ça ne vaut pas le détour. J'ai regardé ce flim parce que j'ai cru que Spike Lee était un réalisateur de talent un peu subversif, mais ce film ressemble à un scénario de commande pour une série B. À voir seulement si on n'a rien d'autre à se mettre sous les yeux.
Un très bon polar coécrit et parfaitement dirigé par Spike Lee. Drogue, sexe à gogo dans son scénario solide qui nous offre de violentes scènes de meurtres et de bonnes séquences musicales. Le film bénéficie assurément d'une superbe BO et des insertions disco ou punk de l'époque avec Sinatra, ABBA, The Who, Temptations ... Un obsédé criminel rode la nuit à New York au cœur de l'été 77. C'est la psychose, les filles portent une perruque blonde ou se font teindre les cheveux car le serial-killer s'attaque surtout aux femmes brunes. Des primes pour la capture du tueur au colt 44 surnommé le "Fils de Sam" sont émises ; des listes de suspects émergent, tout le monde soupçonne tout le monde. La police enquête; elle fait même appel à Luigi, le ponte de la communauté Italienne du Bronx. Dans ce milieu, nous allons suivre deux personnages formidablement campés. John Leguizamo dans le rôle de Vinn le pervers ami de Luigi, et Adrien Brody l'énigmatique Ritchie le punk musicien.
Si, comme le précise le journaliste dans l'intro, "il y a huit millions d'histoires à raconter chaque jour à New York", Spike Lee aurait dû en choisir une autre... Personnages inexistants, histoire qui piétine à force de bifurquer dans tous les sens, scènes inutiles. Seul Adrian Brody tire son épingle du jeu. Un film très long et très chiant.
Spike lee signe un film très moyen! john leguizamo est comme souvent insupportable avec un jeu très moyen heureusement adrien brody est convaincant. Le film est vulgaire et ne dit pas grand chose, sur fond de disco on assiste à un film brouillon ou se mêle liberté sexuelle et tueur en série. J'aime beaucoup spike lee et il a fait de nombreux grands films (mo better blues, Malcolm x, do the right thing, la 25ème heure, nola darling....) Mais là c'est assez mauvais!
Un fourre-tout de Spike Lee, qui ne laisse pas un souvenir impérissable, mais qui possède néanmoins quelques qualités. Dommage qu'il soit un peu trop lent, et trop peu intense, pour être vraiment captivant.
Spike Lee croise plusieurs histoires et fait monter la fièvre en brossant le tableau d’une époque, sur fond de variations sexuelles et musicales, tensions sociales, raciales, jusqu’à la violence exacerbée. Le réalisateur excelle à dépeindre cette agitation frénétique et à stigmatiser la bêtise des foules, la haine facile à l’égard de ceux qui sont jugés différents. Il joue sur plusieurs registres : chronique sociale (tantôt drôle, tantôt flippante) et thriller aux accents scorsesiens (les portraits de petits caïds du quartier italien). Le tout est pimenté d’une ironie caustique, notamment face au grand cirque médiatique (Spike Lee incarne lui-même un journaliste TV). Ajoutons un montage très rythmé, une bande originale bien choisie, et l’on obtient l’un des films les plus aboutis du réalisateur.
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4,0
Publiée le 19 novembre 2013
Ambiance paranoïaque et musique disco sur fond de vague de chaleur new-yorkaise frènètiquement seventisèe et de serial killer qui abat des jeunes femmes! C'est de loin le meilleur film de Spike Lee du siècle dernier avec une mise en scène qui atteint des sommets de virtuositè et de prècision, dont on n'a pas fini d'explorer tous les contours! Sans lourdeur, il donne de la chair à son rècit et dresse un pamphlet fèroce de l'Amèrique des 70's sans clichè de ses habitants! En ce qui concerne le casting, le rèalisateur « black » , sensible aux tensions raciales qui persistent aux Etats-Unis, revisite les stèrèotypes du genre dans une chronique de la haine en tout point remarquable! John Leguizamo n'a jamais ètè aussi bon et donne une dimension ètonnante à ce coiffeur du Bronx! Regard illuminè et triste à la fois, Adrien Brody est surprenant en guitariste punk et dèsoeuvrè, un personnage complexe qui cristallise la destinèe de tout un quartier en pleine effervescence! Mais la plus sidèrante, c'est Mira Sorvino dont la beautè suscite tous les fantasmes! Personne ne peut en effet oublier sa danse suggestive (tout en plan-sèquence et de robe rouge affolante) avec Leguizamo! De plus, la bande son, explosive en diable (ABBA, Marvin Gaye, The Who, Elton John and Kiki Dee...) colle parfaitement à l’atmosphère de ce thriller torride et urbain! Un Spike Lee gènial (prèsent devant la camèra tout en ètant derrière) capable de crèer une atmosphère prenante tout en racontant une histoire! Mais la violence avec laquelle il revendique le droit à ce plaisir a tout d'un acte de rèbellion artistique...et multiple...
Un très bon Spike Lee (avec notamment des apparitions dans le film). La prestation des acteurs est exemplaire, une réalisation sobre et éfficace. seulement le gros point faible c'est l'histoire qui s'étire trop longuement sans vraiment prendre le chemin de nous surprendre. Au final ça peut lasser.
Bien qu’il se tourne pour la première fois vers une communauté autre que les afro-américains, en l’occurrence celle des italo-américains, Spike Lee nous offre tout de même avec Summer of Sam une chronique sociale new-yorkaise autour de son thème de prédilection, la tolérance. C’est surtout pour l’acteur/réalisateur l’occasion de recréer l’ambiance si particulière qui régnait dans la ville durant l’été caniculaire de 1977. Malgré ce que son titre laisse indiquer, il ne s’agit d’un thriller autour de l’enquête liée aux meurtres commis par David Berkowitz, ce serial killer auto-surnommé Le fils de Sam, ceux-ci ne servant en fait que de support à l’ambiance de paranoïa et d’intolérance qui régnait alors. Les deux autres éléments majeurs de cette reconstitution sont évidemment la musique, le disco, alors à ses débuts, y étant omniprésent, et le base-ball avec la série de victoire des Yankees. Dans ce contexte histoire, le scénario se centre sur deux personnages en particulier, Vinny, dont on suit les adultères à répétition, et son ami d’enfance, un gay punk victime de discriminations haineuses. Ce dernier est d’ailleurs brillamment interprété par Adrian Brody, méconnaissable dans ce look haut en couleurs. Leur histoire n’est malheureusement pas très surprenante et finit un peu par tourner en rond, rendant le film moins captivant qu’il aurait pu l’être.
Refusant de faire un film de serial-killer post-Se7en, Spike Lee insuffle dans Summer of Sam son grand talent pour les personnages et les communautés. Sorte de remake de M, le Maudit, Summer of Sam fait un portrait à la fois attachant et alarmiste sur une New York décadente.