Le genre de film qui m'endore d'une traite, surtout avec Roschdy Zem en tête d'affiche, que demander de pire? Au début, j'ai eu un soupçon d'interêt jusqu'à ce que la grande intrigue montre le bout de son nez! C'est vrai, quel suspense, et quel acteur! Je le conseille, honnêtement à tous ceux qui ont des problèmes de sommeil (endormez-vous en moins d'une heure et demie!)...
Un bon film sur le monde des avocats commis d 'office. Le début est prometteur, dommage que la suite du scénario tombe dans la légereté et la fantaisie. Je vous le conseille malgré tout.
Oh là là, c'est pas le tout que TF1 nous abreuve de mauvais téléfilms policiers le jeudi soir et voilà qu'on nous en sert directement en cinéma: histoire ridicule, personnages caricaturaux (ce qui entraine un jeu d'acteur à la limite du supportable), dialogues vides..... La liste pourrait être trés longue mais la vision en est tellement pénible qu'il m'a été impossible de regarder jusqu'au bout. Quoiqu'il se dise, la France doit progresser dans ce domaine de films pour vraiment intéresser les spectateurs
Que les choses soient claires : "COMMIS D'OFFICES" n'est pas un film, mais un médiocre téléfilm sponsorisé par la chaine ARTE et soutenu "haut et fort" par le journal "Libération" - double pédigrées de la bien-pensance et double hypocrisies assumées par les apôtres de cette "forme de pensée" accumulant les paralogismes "idéologiques". Se taper un (mauvais) téléfilm en salle relève du foutage de gueule et de la tromperie commerciale sur la marchandise. Les situations sont cousues de fils blancs et les dialogues (sur)articulés face à la caméra sont dignes de "CORDIER JUGE ET FLIC". Ce film pseudo social empile les clichés les plus risibles tel un énorme catalogue boursoufflé et moisi de la "La Redoute". Les aberrations archi-grotesques sont nombreuses et sont faussement cocasses - par exemple l'avocaillon incarné par Rochdy ZEM est enfermé en cellule avec un très sympathique (!!) proxénète albanais, or, la mafia albanaise, est réputée pour être la plus violente au monde - cherchez l'erreur ! Le scénar' nous impose tous les poncifs les plus manichéens : les "gentils" ont des bonnes bouilles innocentes à la limite du gros nounours béat (voir Bertrand/Mathias Mlekuz avec sa voix de "soprano-caca" et ses mimiques "popos"), et les "pourris" ont des comportements relevant de la pure scatologie émotionnelle. (Marsac/J-P Ecoffey s'empiffrant tel un porc au restaurant) Le ridicule devient transcendant lorsque "l'intrigue" s'essaye boiteusement à la légèreté et à l'humour "bon enfant" neu-neu : l'avocaillon Antoine Lahoud (Rochdy ZEM) humilie certain membres du grand banditisme parisien dans un "MacDo" en s'amusant avec ses joujoux du "menu enfant" (!), ensuite notre avocaillon pousse la chansonnette dans un karaoké sur les airs de "Juste une mise au point" de Jackie Quartz - c'est confondant de connerie. Rochdy ZEM confirme qu'il est un acteur de films dramatiques et non de films comiques - alors que l'on cesse de nous l'imposer dans des "comédies".
Un thriller qui aurait mieux fait de se cantonner à son idée première, c'est-à-dire faire un film sur les avocats commis d'offices et non viré dans le complot et la magouille déjà vu des centaines et des centaines de fois. Décevant.
Un film qui n'est pas sans rappeler le style réaliste de Schoenderffer et ses films comme "Scènes de crime" transposé chez les avocats. Le film démarre doucement pour bien décrire le quotidien de cet avocat avant de glisser brusquement dans le polar... Trop brusquement, à peine prise sous l'aile d'un cabinet foireux cet avocat ne se pose pas de questions et acceptent trop facilement de marcher dans l'embrouille. Pour avoir travaillé avec des avocats je peux préciser que même ceux qui sont commis d'office gagne plutôt bien leur vie, d'ailleurs certains font ce choix délibéré ! Alors que dans le film on nous fait croire que c'est la croix et la bannière ! Un bon avocat d'office gagne largement plus qu'un salarié moyen ! ... Sinon à partir du moment où le film quitte le milieu avocat pour plonger dans celui du crime les invraisemblances s'accumulent notamment la façon que l'avocat se fout des mafieux au McDo où à l'hôtel. Entre le choix trop facile de l'échange et ces petites scènes plus risibles que réalistes le film perd de sa légitimité (la réalisatrice est avocate !). Dommage on sort déçu malgré un potentiel énorme.
Hannelore Cayre adapte son propre roman éponyme, elle même avocate, on ne pouvait être que confiant envers sa vision du milieu juridique. Pourtant, pour son premier long-métrage, si Commis d'office reste crédible tout en égratignant l’image des avocats, on reste perplexe face à son film. Trop d’idées traitées en si peu de temps (la défense des petits délinquants, l’échange à la prison, la Suisse, le dénouement trop simpliste et expédié au quart de seconde), le tout en à peine une heure trente ! En voulant trop en faire, la réalisatrice laisse un arrière goût d’inachevé et ce, malgré l’excellent jeu des comédiens : Roschdy Zem & Jean-Philippe Ecoffey.
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3,0
Publiée le 5 juin 2011
Comment rèussir sans se trahir quand on n'est un simple avocat, honnête et consciencieux? "Commis d'office" nous le dit, c'est un film qui nous offre un èclairage particulier sur le mètier d'avocat où les inègalitès de statut sont assez ètonnantes! La rèalisatrice Hannelore Cayre (elle-même avocate à la cour d'appel de Paris en tant que pènaliste) signe une adaptation de son premier roman qui fait office d'ètat des lieux de la justice pènale à Paris! Son exigence, tant au niveau des dècors que dans le dètail des situations dècrites, donne à certaines sèquences la force d'un documentaire! Roschdy Zem a d'ailleurs lui-même accompagnè la cinèaste au palais de justice de Paris pour s'imprègner du mètier et du vocabulaire des bavures! Les dialogues sont relevès et Jean-Philippe Ecoffey compose un avocat sulfureux dans l'extravagance et le cynisme entraîne le film dans quelques sèquences truculentes...