Le Plaisir
Note moyenne
4,1
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62 critiques spectateurs

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ClashDoherty
ClashDoherty

273 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2024
Vu récemment (rediffusé à la TV) et j'ai tellement adoré que je me suis procuré le DVD (pas cher, ceci dit), car je savais bien que ce film, je le reverrai régulièrement, et je me doutais bien qu'il ne serait pas souvent rediffusé.
Adaptation par Max Ophuls de trois nouvelles de Maupassant, "Le Plaisir" vaut surtout pour son "sketch" central, le plus long (sur les 90 minutes du film, il en représente bien 50 ou 55, à vue de nez), qui adapte "La Maison Tellier" et permet à Jean Gabin de nous offrir une prestation toute en sobriété (non pas qu'il soit, généralement, du genre à cabotiner, pas du tout). Les deux autres séquences, très courtes et notamment la première ("Le Masque", qui dure environ 10-15 minutes), sont excellentes aussi, notons la réalisation, dans la première séquence au cabaret, virevoltante. Kubrick tenait Ophuls pour un des plus grands réalisateurs, et il vouait une vraie passion pour certains de ses films, tels que "La Ronde" et ce "Plaisir", inutile de se demander pourquoi. Bien que vieux (début des années 50), ce film reste d'une grande fraîcheur, tout juste peut-on reprocher, parfois, que la piste sonore, les dialogues donc, ne soi(en)t pas super audible, comme, justement, dans cette séquence de cabaret qui ouvre le film. Sinon, rien à dire, c'est sublime. Un vrai plaisir de visionnage.
fabrice d.
fabrice d.

50 abonnés 1 957 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 décembre 2023
Que dire sur ce film? Surement que tout a été dit ou presque. A part dire qu'on a aimé ou pas, le reste semble superflu. A voir pour la galerie d'acteurs.
velocio

1 558 abonnés 3 544 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 décembre 2023
Quelle virtuosité dans ma mise en scène et dans les mouvements de caméra, quelle belle photographie, mais le son est tellement mauvais qu'on suit les 3 histoires avec beaucoup de difficultés.
Elena Bironne
Elena Bironne

3 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 décembre 2023
J'ai adoré la diction de Jean Servais. Une voix reconnaissable entre mille.
Pour le reste, quel ennui. Film qui a terriblement vieilli.
Y Leca
Y Leca

47 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 décembre 2023
Rien de changé après "La Ronde" : des mouvements de caméra, et de la musique. Virtuosité de l'objectif qui aime filmer par la fenêtre et sophistication visuelle sont au service de scènes de groupe bien ennuyeuses et datées. Le scénario a l'épaisseur d'une feuille de cigarette au profit des mouvements des personnages. Classique mais certainement pas le chef d'œuvre que dit Télérama.
stans007
stans007

43 abonnés 1 477 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 décembre 2023
Transcription cinématographique de trois nouvelles de Maupassant : Le masque, La maison Tellier et Le modèle. L’adaptation et les dialogues de Max Ophüls et Jacques Natanson sont parfaitement réussis et totalement dans l’esprit cynique et précis de l’auteur. La maison Tellier est un bijou de justesse avec un voyage en train homérique, l’émoi à la communion, l’attitude ambigüe de Jean Gabin et l’élégance des femmes de l’époque même pour les cocottes. La troisième nouvelle « Le modèle » est également excellente et se termine par un ambigu : « Mais mon cher, le bonheur n’est pas gai. »
Redzing

1 463 abonnés 4 989 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2023
"Le Plaisir" propose trois sketches, adaptés de nouvelles de Guy de Maupassant. Un étrange individu qui se rend à un bal opulent. Des travailleuses de maison close en sortie à la campagne. Et un couple passionnel de peintre/modèle. L'occasion d'aborder la thématique du plaisir sous différents prismes.
On dit souvent que les films à sketch sont par nature inégaux, mais ici les trois histoires frappent de par leur qualité. Certes, la deuxième représente le cœur du film, durant bien plus longtemps que les autres. Néanmoins elles sont toutes très intéressantes, et différentes en ambiance.
Je soulignerai d'ailleurs l'incroyable capacité du récit et du réalisateur à varier les tons, y compris au sein d'une même trame. On passe par exemple de la description sobre et malicieuse d'une maison close de ville, à une séquence humoristique et grivoise où un vendeur ambulant truculent (Pierre Brasseur) trouve un succès très temporaire auprès des professionnelles ! Ou cette scène d'église, aussi émouvante qu'ironique, où nos travailleuses du sexe réalisent le décalage de leur mode de vie avec celui de petites filles campagnardes qui se communient !
"Le Plaisir", c'est également une mise en scène étonnement dynamique. Max Ophüls sait exploiter et faire vivre ses environnements. Avec une caméra qui évolue avec aisance au sein de la frénésie d'un bal, faisant ainsi ressortir l'extase de la fête. Ces plans extérieurs présentant méthodiquement la structure de la maison close. Ou ces déambulations dans la ville et les décors de campagne normande, donnant immédiatement de la vie à l'ouvrage.
Avec en prime de bons acteurs (Jean Gabin y tient un rôle touchant), et une jolie narration, c'est un film à voir.
OSC4R _
OSC4R _

83 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2022
Les raisons pour lesquelles ce film est incroyable :
- Jean Gabin
- La voix off
- Le système de narration 
- Les transitions
- La musique
- L’intégralité des plans mais surtout Le plan
Max Rss
Max Rss

260 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 novembre 2021
Ce genre de films, à l'instar du film à sketches, a un mal qui le guette fortement avant même qu'on le lance : le risque d'être inégal. Même quand il y a un bonhomme comme Max Ophüls pour piloter tout ça. Et malheureusement, "Le Plaisir" n'y échappe pas. C'est terrible de dire ça quand on s'attaque à un film d'un maître du cinéma mais il faut quand même se jeter à l'eau : rien ne fonctionne, ou presque rien. Une première histoire intéressante (la meilleure des trois) mais trop courte et offrant un final trop abrupt. Une deuxième histoire qui démarre bien mais qui est beaucoup trop longue pour ce qu'elle a à raconter et qui finit par devenir pesante. Et une troisième histoire tributaire d'un final superbe mais souffrant d'un déroulé assez pénible. Mais les problèmes ne s'arrêtent pas là, la voix-off (assurée par Jean Servais) prend beaucoup trop le pas sur les événements qu'elle décrit. Et puis, il y a le casting... Quand on aligne autant de grands noms dans un générique, fatalement, personne n'a réellement l'espace nécessaire minimum pour donner la pleine mesure de son talent. Que ce soit Jean Gabin, Gaby Morlaix, Danielle Darrieux, Claude Dauphin ou Pierre Brasseur, personne n'est à son avantage ici et c'est bien dommage. En ce qui me concerne, je retendrai surtout des dialogues ayant un bon niveau global et les divers géniaux mouvements de caméra d'Ophüls, enchaînant les travellings et les plan-séquence comme si c'était un jeu d'enfant.
Gablivildo62
Gablivildo62

17 abonnés 277 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 juin 2021
C'est Maupassant et le réalisateur Max Ophüls qui m'ont incité à regarder ce film à sketchs, genre dont je ne suis pas fan. Ça se regarde, c'est plaisant mais sans plus malgré une grande distribution : Claude Dauphin, Gaby Morlay, Jean Gabin, Danielle Darrieux, Madeleine Renaud, Ginette Leclerc, Pierre Brasseur, Daniel Gélin, Simone Simon. "Le plaisir" comprend 3 histoires "Le masque" (elle mérite à elle seule 3,5 sur 5), "La maison Tellier ensuite (2,5 sur 5) et enfin "Le modèle", pas terrible (2 sur 5). Le film "La ronde" réalisé aussi par Max Ophüls est amplement mieux..
Fêtons le cinéma

864 abonnés 3 747 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2021
En adaptant trois nouvelles de Guy de Maupassant, Max Ophüls signe certainement son œuvre la plus aboutie et virtuose, forte d’un enchaînement a priori simple, les histoires se succédant les unes aux autres, mais qui procède par répétition et déplacement de motifs : la quête de jouvence du premier personnage se retrouve, en effet, dans l’attirance de Joseph Rivet pour une prostituée auprès de qui il s’évade de son train de vie morose ; l’évolution et la dégradation des sentiments amoureux au sein de la cellule conjugale est amorcée par la première nouvelle et reprise par la dernière. La mise en scène du cinéaste s’avère en état de grâce, le summum étant atteint dans « La Maison Tellier » où la caméra semble glisser sur la façade de la maison afin d’en capter le mouvement de son personnel. La fluidité esthétique rappelle celle, narrative, de Maupassant dans ses contes et dans ses nouvelles : soit la volonté de retranscrire une tranche de vie, une scène d’un quotidien capté à un moment précis, qui existait déjà en aval et qui continuera d’exister en amont. La puissance du Plaisir tient à sa force de concentration : quelques minutes suffisent à poser un cadre et une atmosphère, qui renvoient explicitement à des milieux socioprofessionnels particuliers. Aussi, le récit médian passionne-t-il en ce qu’il mêle la peinture d’une maison, close pour un soir, dans laquelle s’exerce le plus vieux métier du monde, à une dénonciation de l’hypocrisie bourgeoise, les dirigeants, hauts fonctionnaires et personnalités importantes s’y croisant. Ce faisant, le cinéaste comme le romancier représentent la maison de prostitution tel un organe essentiel de la vie en société, garant de l’harmonie parce qu’il permet à ses membres de « se décharger » de leurs frustrations, au sens propre comme au sens figuré. La courtisane constitue donc à la fois une incarnation du vice, susceptible de semer la zizanie dans un couple, et la gardienne d’un équilibre des forces en présence dans le village ou dans la ville. Ophüls n’aura jamais été aussi drôle et incisif qu’en adaptant Maupassant : l’heure et demie file à toute allure, sans que nous ne puissions détourner le regard de l’écran, fascinés devant un spectacle techniquement superbe et dramatiquement abouti. Un chef-d’œuvre.
Ykarpathakis157

6 239 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2021
Le bonheur dit le narrateur à la fin n'est pas une plaisanterie. Et le film le croit même si à mesure qu'il montre des aperçus d'enfants jouant avec des cerfs-volants et des chaises joliment placées sur la plage il continue d'évoquer la grâce et l'élégance tourbillonnantes de la composition qui marquent chaque instant du film. Bien plus imprévisible et radical que la plupart des films le point culminant est la deuxième histoire qui semble d'abord être celle d'un groupe d'hommes qui se réunissent un soir où la maison close est fermée. Puis il suit le voyage des prostituées à la campagne avec un délicieux interlude dans le train alors qu'elles partagent le compartiment avec un vieux couple de paysans et un grand vendeur puis elles retournent à la maison close. La caméra de Max Ophüls fait des panoramiques délirants autour des fenêtres depuis l'extérieur alors que l'endroit se remplit de danse, déversant fête et plaisir. Les nombreuses surprises de cette histoire évoquent parfaitement l'énorme étendue de l'expérience émotionnelle humaine. Elle touche à tant de rêves d'évasion alors que les deux autres épisodes beaucoup plus courts et sombres nous rappellent le prix occasionnel de tels rêves...
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2018
Avec "Le Plaisir" Max Ophüls adapte trois nouvelles de Maupassant, pour un résultat inégal, mais néanmoins réjouissant.

Les deux premières parties souffrent ainsi de problèmes mineurs, le premier segment ne se structure autour d'aucun enjeu, fait presque office d'anecdote tant il se déroule en une proposition formelle et narrative à laquelle on ne donne pas le temps de s'épanouir, là où le second, au contraire, semble trop étiré pour ce qu'il a à raconter. C'est moins un problème de durée que de construction dramatique qui porte préjudice à ces deux histoires.

Cependant, la capacité d'Ophüls à penser sa mise en scène en totale empathie avec ce que ressentent ses personnages pallie à ce problème. L'énergie débordante du "Masque" laisse place à un montage plus stable et des mouvements moins amples une fois l'identité du danseur révélée. De même que son découpage du cadre dans "La Maison Tellier" rend compte d'une vision du collectif en constante évolution, de surcadrages qui permettent une présentation intime et individuelle des personnages, jusqu'à une scène de communion bouleversante, le cadre, dans son expansion ou sa contraction, est vecteur d'émotions. Enfin, "Le Modèle" se révèle être la partie la plus moderne dans ses intentions, pour sa narration évidemment, mais surtout pour ses choix formels inattendus, comme l'utilisation soudaine et tétanisante d'une caméra subjective.

Ophüls livre une œuvre ludique et inventive, qui dépeint des protagonistes pour qui l'amour est une occasion manquée, il le fait sans gravité mais avec drame, s'autorisant des parenthèses plus légères, et en résulte un long-métrage d'une humanité palpable.
pierrre s.

569 abonnés 3 446 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mars 2018
Un beau film, où les trois histoires sont plaisantes à suivre et la réalisation souvent géniale. Cependant on peut regretter une narration trop linéaire et une voix-off trop présente.
 Kurosawa

679 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 janvier 2018
On ne saurait dire si le titre est judicieux tant le film procure en effet un certain plaisir même si on aurait aimé que celui-ci soit plus grand. La mise en scène de Max Ophüls procure un véritable confort par l'élégance et la fluidité de mouvements de caméra et par des effets de décadrages qui accompagnent les sentiments des personnages, parvient à donner une densité à une matière narrative inégale. Les trois nouvelles de Maupassant ici adaptées ne sont pas inintéressantes, loin de là, mais sont portées à l'écran de façon trop linéaire : Ophüls ne choisit aucun axe mais filme tout à égalité, ce qui rend la première histoire divertissante mais sans enjeux et la deuxième trop longue du fait d'une absence de radicalité – le cœur de cette nouvelle, le seul aspect qui compte, c'est le mélodrame. Seule la dernière partie est totalement aboutie, à la fois dans l'élaboration d'une narration moderne et dans un montage concis qui intensifie la dramaturgie grâce à un rythme qui s'affole. "Le plaisir" est dans l’ensemble un beau film mais dont la construction est contestable.
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